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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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"L'homme total" Une approche de l'éducation tout au long de la vie 8

1. De la pensée dialectique à l’esprit critique

Dans ce chapitre sur la méthodologie, la dialectique agit sur ma réflexion et permet à l’esprit critique de surgir. J’acquiers un mode de discernement plus fin me permettant de juger, la part de vrai ou de faux, de bons ou de mauvais que me dicte ma conscience. L’art de la connaissance me semble indissociable du raisonnement. Pourtant, lors de cette démarche d’analyse, tout ne peut s’expliquer sans ajouter une part de relativisme. La relativité tient compte du résidu13, il existe en tant qu’élément différent non classifiable, il exprime une autre réalité.

Bien que la dialectique s’explique selon certaines règles précises, j’ai saisi une évolution. Elle s’est enrichie au cours du temps, notamment, par l’interprétation des hommes qui l’ont modifiée, adaptée selon leur pratique. Pourtant, deux facteurs essentiels sont toujours présents : l’identité et la contradiction comme révélateur d’une vérité universelle.

Henri Lefebvre est marxiste, il s’inspire essentiellement d’Hegel et de Marx, pour construire son raisonnement dialectique. Or, Hegel définit l’origine de ce concept chez Platon, mais Socrate en serait le précurseur. K. Marx quant à lui, perpétue la tradition d’Hegel tout en le contredisant sur certains faits. Quant à Mao Tse Toung, marxiste aussi, il maintient le sens donné par son maître, mais s’en distingue et l’approfondit en l’adaptant à son propre contexte.

Bien d’autres encore usent de la dialectique, comme Jean-Paul Sartre qui dans son livre La critique de la raison dialectique, l’exprime comme une méthode d’analyse sociologique. Or, je ne m’attarderais pas davantage sur ce thème. Mon objectif est de démontrer le continuum dans lequel Henri Lefebvre s’inscrit. Pourtant, je rajoute Mao Tse Toung, car mon intérêt est dicté par sa distinction de la contradiction principale et secondaire. Il m’offre une vision facilitant l’identification de la rupture essentielle qui s’inscrit par la révélation de la contradiction spécifique. Elle m’apporte le discernement et l’évolution vers un esprit plus critique. La dialectique permet de saisir l’essence du possible, encore imperceptible et en phase de se réaliser. Ainsi, la contradiction devient l’amorce de la compréhension et du raisonnement, la base de la logique dialectique parce qu’elle inspire la réflexion.

Dans un premier temps, j’aborderai une approche épistémologique du concept de dialectique, puis j’amorcerai ensuite mon explicitation vers la pensée critique comme moyen d’objectiver mon argumentation.

(13) Dans son livre Métaphilosophie, Henri Lefebvre donnent l’exemple de plusieurs résidus, qui est l’élément qui ne peut entrer dans l’ensemble prévue par la catégorie. Ainsi, chaque système qui constitue une catégorie rejette l’exception soit le résidu. Voici le tableau représentatif des résidus vu par Henri Lefebvre dans son livre.

 

Puissance

 

 

Résidu

 

 

La religion

 

 

La vitalité (naturelle, charnelle)

 

 

La philosophie

 

 

Le non-philosophique (le quotidien, le ludique)

 

 

Le politique

 

 

La vie privée (la privation de tout ce dont se saisit le politique)

 

 

L'État et l'étatique

 

 

Le singulier et les singularités. La liberté

 

 

La centralisation

 

 

Les décentralisations (ethniques, nationales, régionales, locales)

 

 

Les mathématiques (le nombre et la mesure)

 

 

Le drame

 

 

La structure

 

 

Le temps. L'histoire. Le mouvement dialectique. Le tragique

 

 

La technique et la technocratie

 

 

 

L' "insolite". L'imaginaire

 

 

La cybernétique

 

 

Le désir. La subjectivité

 

 

L'Art (devenu culture, nourriture pour la consommation de masse)

 

 

La « créativité ». Le style. (La maîtrise du quotidien et sa métamorphose.)

 

 

La bureaucratie

 

 

L'individuel

 

 

L'organisation

 

 

Le déviant. L'original. Les moments et situations

 

 

La raison et la rationalité (technique ou pragmatique)

 

 

L' « irrationnel ». Le naturel

 

 

L'adaptation. La notion de "normal"

 

 

Le caractère. Le non-mimétique

 

 

La mimèsis

 

 

La capacité poïétique

 

 

La langue et le discours

 

 

La parole. L'indicible et le non-dit

 

 

La signification (signe, signifiant, signifie)

 

 

L'insignifiant

 

 

Le danger nucléaire

 

 

L'état de survie. La vie possible par-delà les portes de la mort

 

 

Sandrine Deulceux

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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