Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
1.2. La place de la pensée critique
1.2.1. L’esprit critique
Le syntagme esprit critique s’explique par le sens donné au terme esprit, énonçant la qualité de l’intelligence, le sens de la réflexion et le principe de la pensée. Le terme esprit fait appel aussi à la réflexion, à la foi subjective dictée par la conscience et objective dirigée par le raisonnement. Le terme « critique » quant à lui vient du grec "kritikos ", qui exprime la capacité de jugement et de discernement. La fusion de ces deux termes, porte le sens d’avoir un esprit critique vers la capacité de raisonnement, de jugement. Elle amène la distinction de la différence, entre le bien du mal, le vrai du faux, en fournissant une argumentation objective.
L’esprit critique s’exprime par le doute, il faut savoir remettre en question la valeur des choses pour accéder à la connaissance profonde et déterminer une vérité objective. Les fondements constituants de la société sont remis en cause car leur légitimité d’hier ne peut se stabiliser et s’exprimer à l’identique dans le futur. La recherche de la vérité débute par cette phase de doute, elle se rencontre dans tout mode d’analyse critique, et permet de faire avancer la recherche.
Selon Henri Lefebvre, l’esprit critique ne peut se dissocier de l’esprit scientifique « il est nécessaire pour ne pas se satisfaire de l’acquis - pour ne pas confondre le familier avec le connu et pour ne pas croire que tout est déjà connu. Pour pressentir l’inconnu et ne pas le ramener à l’acquis, il faut déjà cette réelle liberté d’esprit, cette insatisfaction profonde de la pensée, qui se définit comme le contraire du pessimiste et du scepticisme, car elle comporte la confiance en la pensée (H. Lefebvre, 2002, p. 27) ».
Sandrine Deulceux
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