Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Dimanche 4 janvier 2009
Les guerres de religion sont un progrès des masses qui fait suite aux querelles des notions entre les sectes. Nietzsche attribue la réforme au soulèvement des paysans représenté par Luther. L’Eglise est une institution plus noble que l’Etat, elle assure la domination aux hommes les plus spirituels.
Lorsque j’ai lu par ailleurs les attaques contre Nietzsche contre la religion, j’en ai déduit que l’auteur n’y voyait que le côté sombre de toute croyance. C’est une erreur car Nietzsche souligne le côté lumière dans la civilisation chrétienne et notamment chez les Français et chez certains penseurs comme Pascal…
Pp77-78. Nietzsche évoque la mort : «Pas tellement important. - En règle générale, lorsque l’on assiste à un décès, une pensée surgit que l’on réprime aussitôt au fond de soi par un faux sentiment de convenance : à savoir que l’acte de mourir n’est pas si important que le prétend le respect universel, et que le mourant a probablement perdu pendant sa vie des choses plus essentielles que celle qu’il est maintenant sur le point de perdre. La fin, ici, n’est certes pas le but»p77.
«…Ce qui me rend heureux, c’est de voir que les hommes refusent absolument de penser la pensée de la mort! Et je contribuerais volontiers à leur rendre la pensée de la vie cent fois plus digne d’être pensée encore!»p78.
La vie est une expérimentation de la connaissance. La science où l’on apprend à atteindre un but par les moyens adaptés à ce but.
A considérer la nécessité du vrai comme puissance sans oublier le non vrai, faute de quoi la vérité deviendrait ennuyeuse.
«Le simple fait d’étudier un sujet sérieusement et à fond est une violence volontaire contre la tendance foncière de l’esprit qui se dirige inlassablement vers l’apparence et la surface - dans toute volonté de connaître il entre déjà une goutte de cruauté»p97.
Conscience et savoir : c’est la première qui m’intéresse, en lisant je m’attendais à une définition, mais Nietzsche explique sa genèse, d’où vient à l’homme sa conscience. «S’assimiler le savoir, se le rendre instinctif, voila qui constitue une tâche absolument nouvelle, à peine discernable, dont le regard humain devine tout juste la lueur -une tâche qui n’est discernée que de ceux qui ont compris que seules jusqu’à présent nos erreurs s’étaient assimilées à nous et que toute notre conscience ne se rapporte qu’à des erreurs!»p100.
Dans le fragment suivant, Nietzsche développe sa réflexion sur la conscience en l’attribuant nécessairement au besoin vital de l’homme pour communiquer (communauté-grégaire).
«Ce qui est le plus intelligible dans le langage n’est pas le mot lui-même, mais le ton, la puissance, la modulation, le tempo avec lesquels une série de mots est prononcée - bref, la musique derrière les mots, la passion derrière cette musique, la personne derrière cette passion : tout ce qui ne peut être écrit. Voila pourquoi toute l’écrivaillerie ne sert de rien»p104.
Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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