Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Vendredi 13 mars 2009
Chapitre vingt. L’Apartheid du désastre. Un monde composé de zones vertes et de zones rouges.
Le capitalisme du désastre prend forme en 2005 après l’ouragan Catharina. L’auteur raconte d’abord ce qu’il lui est arrivé une fois sur place quelques jours après l’ouragan qui a frappé la Nouvelle Orléans. Cela commence par les secours, les hôpitaux comme illustration de l’apartheid.
En effet, en l’absence de sécurité sociale généralisée, les riches sont pris en charge, mais pas ceux qui n’ont pas d’assurance ou qui ne peuvent pas payer.
Au lieu de faire intervenir les services publics pour secourir les sinistrés, l’Etat fait appel aux sociétés privées grassement payées. Ces grands groupes effectuent les travaux par l’intermédiaire de sous-traitants.
L’auteur fait le parallèle avec l’Irak, c’est-à-dire que le désastre est l’occasion rêvée de faire table rase et de tout recommencer avec le privé. Les entreprises bénéficiaires des marchés sont les grands groupes qui financent les républicains. Ainsi la politique new libérale se développe au détriment de l’Etat et des services publics.
L’auteur poursuit ses explications en parlant des zones vertes : des villes entièrement dédiées au privé, isolé du reste des habitants interdits de cité et qui finissent par partir ailleurs.
Benyounès Bellagnech
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