Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Mercredi 11 février 2009
La semaine passée, Marie-Claire m’apporte un gros livre d’environ 700 pages. Je suis surpris non pas du geste, mais du volume de l’ouvrage. Ne sachant pas de quoi il s’agit exactement et étant occupé à lire d’autres ouvrages et à écrire pour le blog, je me suis demandé si j’allais pouvoir le lire rapidement pour le rendre à Marie-Claire. Le livre que j’ai terminé le 7 février m’a ouvert une porte sur le storytelling aux Etats-Unis et m’a aidé à m’interroger sur le récit et sa fonction idéologique. Je sens que cet ouvrage va m’éclairer sur le capitalisme de désastre.
Naomi Klein, La stratégie du choc, Le méac/Actes Sud, 672 pages.
Ce matin, je termine la lecture de l’introduction : Eloge de la table rase, trois décennies à défaire et à refaire le monde. L’auteur explique la naissance de la stratégie du choc en tant que théorie et action. Cela commence par le Chili jusqu’à la guerre d’Iraq sans oublier les catastrophes « naturelles ». Le Tsunami, Katarina… La guerre des Malouines. Des théoriciens de cette tendance sont cités : Milton Friedman « Capitalisme et liberté » et Francis Fukuyama « La fin de l’histoire ». L’auteur explique chiffres à l’appui la montée de cette nouvelle forme du capitalisme en lien avec les guerres et les catastrophes naturelles.
Partant de l’expérience psychiatrique d’Ewen Cameron, l’auteur retrace la théorie de la table rase qui consiste à tout effacer du cerveau d’un patient pour recréer un nouveau cerveau. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, y compris le choc électrique (l‘électrochoc), la torture, l’isolement total y compris sensoriel pour effacer la notion de temps et d’espace chez le soigné.
L’auteur désigne cette méthode par le choc, expérimenté sur les individus. Il sera étendu aux nations par la guerre, l’économie et la politique.
Dans ce premier chapitre, l’auteur rapporte des témoignages, cite des rapports voire parfois des rapports d’audiences juridiques.
Il faut noter que ces méthodes sont nées dans des laboratoires scientifiques financés par des Etats pour des fins citées ci-dessus. Ces méthodes ont vu le jour à la fin des années 40 et ont servi jusqu’à nos jours en Irak par exemple.
Chapitre deux : L’autre docteur choc. Milton Friedman et la quête d’un laboratoire du laisser-faire.
La page blanche pour appliquer un programme politique et économique.
Benyounès Bellagnech
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