Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Lundi 16 avril 2007
J’hésite entre l’écriture de ce journal et l’écriture du Journal de recherche. La différence entre les deux n’est pas si claire. Ecrire et chercher s’entremêlent parfois. Lire sans écrire ne suffit pas et écrire sans lire non plus. La recherche suppose les deux. C’est la lecture de -Ulrich Müller-Schöll, Le système et le reste, La théorie critique d’Henri Lefebvre, Economica-Anthropos, 2007.- qui induit cette confusion et cette hésitation. En effet, je termine la lecture du livre ce matin. Cela a duré quelques jours, parfois pénibles. Cette lecture s’inscrit dans une démarche globale : La maîtrise de la dialectique et la lecture de l’œuvre d’Henri Lefebvre.
Distinction purement formelle, car l’un ne va pas sans l’autre. Cependant, l’obligation qui s’impose à moi réside dans la production d’un texte (thèse universitaire), dans lequel la dialectique occupe une place importante. D’où l’hésitation entre le Journal de recherche et celui de lecture. Pour trancher, je jette un coup d’œil sur le Journal de recherche. Je me rends compte que j’ai déjà entamé l’écriture sur Phénoménologie de l’Esprit de Hegel dont j’ai déjà lu une centaine de pages. Je me sens obligé de reprendre cette lecture depuis le début. Je me souviens avoir interrompu cette lecture pour terminer l’écriture de l’éditorial pour la revue et du même coup j’ai entrepris la lecture d’Ulrich Müller-Schöll. Cet ouvrage est fondamental pour moi, car je me sens en phase avec la lecture de Lefebvre. J’arrive maintenant à saisir les concepts fondamentaux qui traversent l’ensemble de son œuvre. Ce livre vient combler des lacunes. J’en cite provisoirement une ou deux : La première concerne la discussion de Lefebvre directement ou indirectement avec d’autres penseurs marxistes : Bloch, Lukacs, Marcuse… La deuxième consiste à débattre sur la différence entre Sartre et Lefebvre. Une relecture de cet ouvrage s’impose lorsqu’il faut clarifier tout cela.
Ulrich Müller-Schöll amorce un chantier difficile pour résumer les thèses de Lefebvre. L’auteur lui-même reconnaît la pénibilité, voire l’impossibilité de cette tâche. Mais, il faut lui reconnaître une lecture très fine et détaillée des principaux concepts de Lefebvre.
Je ne sais pas comment les autres lecteurs vont accueillir ce livre, mais en ce qui me concerne, mis à part les reproches que je dois émettre sur la traduction française qui est parfois très approximative, les idées émises par l’auteur sont en revanche très claires. Certes, il faut avoir lu un tant soit peu Henri Lefebvre pour comprendre le livre.
Ce livre m’est doublement utile : pour la recherche et pour l’approfondissement de ma lecture de Lefebvre.
Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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