Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Lundi 1er septembre 2008
Kafka, Le procès, Flammarion, 1983.
Je termine ce matin la lecture de cet ouvrage. J’apprends des choses dans la présentation sur Kafka : un grand écrivain ayant très peu publié durant sa vie. Il a détruit des textes et le peu qui a été sauvegardé fut publié par son ami Max Bord, lequel est aussi écrivain.
J’ai souligné auparavant l’intérêt de Kafka pour l’éducation. Dans Le procès, on a affaire à la loi et à la justice. Chercher la justification, c’est ainsi que certains résument l’œuvre de Kafka. Il est vrai que nous avons affaire au questionnement permanent de l’auteur sur le sens des actes humains. Les chemins empruntés par l’auteur sont tortueux et souvent ne mènent nulle part : A la question de savoir qu’Est-ce qu’on reproche à Joseph K.? De quoi est-t-il l’accusé ou encore pourquoi la justice s’intéresse-t-elle à lui? Nous n’obtenons aucune réponse. Une série de faits et actes qui se terminent par la mort de K. mais qui ne sont pas élucidés.
On ne comprend rien, on ne sait rien, et pourtant le lecteur ne peut s’empêcher d’aller au bout des 300 pages.
Le style de Kafka me plaît, m’attire, me donne l’impression de lire de la littérature. Ce fut mon but. Il est donc atteint.
Je me suis intéressé à la loi et au droit, notamment à la lecture de Hegel et de Derrida. Kafka vient au bon moment m’accrocher à ce thème philosophique.
En lisant ce livre de Kafka, je me suis demandé s’il ne fallait pas inscrire cette lecture dans le journal philosophique. En effet, les questions qui donnent lieu à des réponses inachevées ne peuvent être que philosophiques. Kafka s’intéressait à Kierkegaard, mais pas à Nietzsche.
« La logique a beau être inébranlable, elle ne résiste pas à un homme qui veut vivre». Kafka.
Benyounès Bellagnech
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