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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal de lecture : jeudi 2 novembre 2006

Jeudi 2 novembre 2006, 10 heures 30,

 

Avant de terminer le chapitre sur l’histoire et en finir avec cet ouvrage, dont la lecture a été suspendue vendredi dernier, pour des raisons que j’expliquerai plus loin, je note qu’entre-temps, j’ai été emballé par une thèse… (Voir plus loin).

 

Ce chapitre sur l’histoire, à l’instar d’autres chapitres (ce sont des articles) commence par la définition de la notion de l’histoire. La tentative de définition renvoie à la civilisation grecque, cité de la philosophie et de l’histoire. Cependant, la définition  - disons scientifique – est intimement liée à Hegel et Marx. Henri Lefebvre note ou constate l’insuffisance de l’acquis Hegelo-Marxien qui conduit tantôt à l’historicisme (tout expliquer par le passé) et souvent au fonctionnalisme, structuralisme… etc.

 

De l’Histoire avec un grand H, il résulte des histoires (des savoirs, individuels, de groupes… etc.). Il y a eu la préhistoire, il y a l’histoire et il y aura la post-histoire. Henri Lefebvre ne se contente pas, comme je le fais ici –d’effet d’annonce, mais il développe bien ses thèses.

 

L’histoire comme concept complexe qui tend à l’universalité est en crise comme les autres crises (philosophie, économie, société…). Pour franchir le pas de la déconstruction, l’auteur fait appel au devenir comme dépassement.

 

Il aborde la question fondamentale des formes (logique, marchande, contrat, gestion de la vie et de l’espace). Sans pour autant oublier la démarche méthodologique et d’analyse qui traverse l’ensemble de son œuvre et que l’on retrouve dans ce chapitre.

 

« La démarche régressive (allant du présent au passé pour éclairer le présent par ce qu’il est devenu et ce qui est advenu), puis progressive (revenant au présent à partir de ses multiples et complexes conditions, ceci pour « l’analyser » non sans viser une « explication » difficilement exhaustive) permettrait d’expliquer le possible. Non pour fabriquer l’avenir, mais pour savoir le probable, écarter l’impossible. Le passé de l’histoire et du devenir prendrait ainsi place, dans la philosophie renouvelée, à côté de la pensée du logico-mathématique et de la pensée du politique. Dans un système ? Non dans un projet. Selon quelle démarche méthodique ? Par déduction (logique) ? Non. Par induction, c’est à dire en extrapolant, en passant à la limite ? Non. Par transduction, à savoir par construction d’un projet virtuel, en tenant compte des « données », mais aussi des tendances et tensions, de l’héritage dit historique, de ce qu’il a de vivant – et de mort… » p 47.

Peut-être vivons--nous dans une période transitionnelle.

 

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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