Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Dimanche 24 août 2008
Le rythme de cette lecture ne me satisfait pas. Je peine à avancer tout en étant préoccupé par l’article que je dois rédiger pour la revue.
« Quand je dis quelque chose, cette chose perd immédiatement et définitivement son importance, quand je la note, elle la perd toujours aussi, mais en gagne parfois une autre» p278.
Page 332. Arrête la lecture, envie de me reposer et boire un verre.
Tiens à lire le journal de Kafka jusqu’au bout. Cela commence à me plaire. Puis-je envisager de lire d’autres journaux consistants tels que celui de Goethe, de Kierkegaard ou d’autres écrivains importants? Bref, je n’ai pas l’intention d’écrire aujourd’hui, mais de continuer à lire.
Lu ce matin un passage sur une expérience russe de Kafka. Il interrompt le récit et je ne sais s’il va le reprendre ou non. Il privilégie son travail sur le Procès.
« Compris une fois de plus que tout ce qui est écrit par bouts et non d’affilée au cours d’une grande partie de la nuit (voire de la nuit entière) est médiocre, et que je suis condamné à cette médiocrité par mes conditions de vie» p409.
Il est midi. Interromps la lecture. Bois un verre de vin, le temps d’attendre le repas de midi. Il ne se passe rien. Reprends la lecture bien que je sois sûr qu’elle ne sera pas de qualité. J’ai commencé à lire depuis sept heures du matin. Mon rythme ne me permet pas de faire davantage au risque de m’endormir en lisant. Pourtant et faute d’autre chose, je vais tenter le coup.
«1919, 27 juin
Nouveau journal, je ne le commence à vrai dire que parce que j’ai lu l’ancien. Un certain nombre de motifs et d’intentions que je ne peux plus retrouver maintenant (il est minuit moins le quart)» p909.
Benyounès Bellagnech
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