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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique : mardi 11 novembre 2008

Mardi 11 novembre 2008,


Nietzsche donne sa définition de la mauvaise conscience : le renoncement de l’homme à sa nature. Pour Nietzsche, l’exemple le plus significatif est l’animal que l’on retire de son milieu naturel aquatique par exemple et que l’on met dans un zoo. On imagine la difficulté d’adaptation de cet animal blessé qui renonce à la vie naturelle. Dès lors, l’homme sauvage et fort, qu’il vive en société et dans la complexité, donne à voir un spectacle dramatique qui amuse les dieux grecs. Pour remédier au renoncement aux instincts simples, l’homme crée «l’âme» et la promesse de l’avenir.


«Cet instinct de liberté rendu latent par la force, resserré, refoulé, rentré à l’intérieur, ne trouvant pas dès lors qu’à s’exercer et s’épancher en lui-même, cet instinct, rien que cet instinct - nous l’avons déjà compris- fut au début la mauvaise conscience»p124.


Nietzsche fait remarquer que la volonté de puissance a présidé par la suite chez les puissants, les dominateurs qui ont fondé l’Etat. Ce fait a créé une contradiction entre le dominant et le dominé, la mauvaise conscience et le désintéressement.


Nietzsche appelle à revenir aux origines, à la relation créancier et débiteur. Les ancêtres occupent dans cette relation un rôle important. La souffrance du passage d’une génération à une autre de la même race. Les générations successives se font le devoir de rendre quelque chose aux ancêtres, d’où le sacrifice même du sang, la commémoration, et la création des dieux. «Ici, toutes les origines des dieux, une origine qui remonte à la crainte»!p128.


La dette et l’obligation envers les ancêtres et les dieux, voilà ce qui explique ce qui précède. «A supposer que nous ayons commencé à entrer dans le mouvement contraire, il serait permis de conclure, avec quelque vraisemblance, du déclin irrésistible de la foi au dieu chrétien, à un déclin de la conscience de la dette (faute) chez l’homme, déclin déjà fort rapide aujourd‘hui; on pourrait même prévoir que le triomphe complet et définitif de l‘athéisme libérerait l‘humanité de tout sentiment d’une obligation envers son origine, sa causa prima. L’athéisme et une sorte de seconde innocence sont liés l’un à l’autre»p130.


Sur la dette et le devoir, Nietzsche ne veut pas en dire davantage. Il faut revenir à l’origine de l’humanité pour les expliquer, mais du fait d’avoir déjà conclu auparavant, il se permet de pousser l’impossible vers l’impossible : Le créancier qui se sacrifie pour le débiteur (Le dieu chrétien). «En l’homme, il y a tant de choses effroyables. Trop longtemps, la terre fut un asile d’aliénés!…»p134.


Le retour au penchant naturel de l’homme, voila une direction à prendre. Nietzsche s’en défend: «C’est la tâche du jeune, du fort et de l’antéchrist et antinihiliste, ce vainqueur de Dieu et du néant. Il faut qu’il vienne un jour»p139. Zarathoustra l’impie.


Troisième dissertation : Quel est le sens de ton idéal ascétique?


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http:lesanalyseurs.over-blog.org  

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