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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 17:30

Jeudi 2 octobre 2008,


Qu’est-il arrivé pour que j’en reste au passage du convalescent. Ce qui est certain est que mercredi je n’ai pas lu un mot. Me suis déplacé à Paris 8 pour assister à la présentation du NCT et au rendez-vous avec Thao Lang, responsable de formation à l’ABG. Je savais qu’au niveau pratique la rencontre ne déboucherait sur rien, si ce n’est la consolidation du réseau. J’ai écrit le journal qui permettra de revenir d’une manière réflexive sur les données recueillies dans la journée.


Ceci étant, lorsqu’on est dans ce genre de situation, on se trouve complètement immergé dans une micro-situation, limitée dans le temps, l’espace, ainsi que le nombre de personnes rencontrées. La discussion, surtout lorsqu’on y prend part, donne l’impression qu’on pense et qu’on réfléchit avant de parler. En fait, il ne s’agit que de réaction à chaud face à ce qui se dit. On établit rapidement des relations instantanées pour donner l’impression de la réflexion ou de l’analyse.


Comment faire le lien entre ce vécu du mercredi et cette lecture de Zarathoustra ?


A priori aucun lien n’est possible du moins dans l’immédiat. L’univers de Zarathoustra est construit comme un dispositif d’écriture, alors que mon vécu est proche d’une réaction instinctive et spontanée à la Pavlov.


J’ai une journée devant moi pour lire un texte philosophique.


«Contre lui-même l’homme est la plus cruelle bête; et chez tout ce qui a nom «pécheur» et «porte-croix» et «pénitent», à la volupté que donnent ces plaintes et ces accusations ne soyez sourds!


Et moi-même-de l’homme veuille-je ainsi me faire l’accusateur? Ah, mes bêtes, ceci jusqu’à ce jour ai seulement appris: pour que l’homme a de meilleur est nécessaire ce qu’il a de plus méchant;


Ce qu’il a de plus méchant toujours est sa meilleure force, et la plus dure pierre pour qui crée le plus haut, et nécessairement l’homme devient tout à la fois meilleur et plus méchant;-…»p270.


Plus loin, je souligne ceci : «-à jamais je reviendrai pour cette même et identique vie, dans le plus grand et aussi le petit, pour à nouveau de toutes choses enseigner le retour éternel, - pour à nouveau dire le dit du grand midi de la Terre et de l’homme, pour faire aux hommes de nouveau l’annonce du surhomme.


…Ainsi - de Zarathoustra s’achève le déclin… Or l’aigle et le serpent, le trouvant de la sorte taciturne, respectèrent le grand silence autour de lui, et s’enfuirent discrètement»p273.


De la grande nostalgie : Zarathoustra s’adresse à son âme enfin libérée de tout le poids accumulé par l’homme. Il lui demande de danser et chanter des chants de l’avenir: «Ton grand libérateur, ô mon âme, le sans-nom - auquel chants à venir, en vérité, déjà ton souffle a la senteur, -…»p276.


Le deuxième chant de danse : dialogue entre Zarathoustra et la danse, sous forme de poésie et de chant. La sagesse est reléguée au second degré. La profondeur de minuit en lieu et place de la profondeur de la vie et du désir .


Les sept sceaux (ou : Le chant du oui et de l’Amour) : «Jamais encore je ne trouvai la femme qui voulusse enfants, sinon de cette femme que j’aime; car je t’aime, ô éternité!

Car je t’aime, ô Eternité!»p285. Ce passage est écrit sous forme de poème.


Quatrième et dernière partie.


Le sacrifice du miel : … «Et je remercie, en vérité, mon éternel destin de ne me harceler ni presser, de me laisser du temps pour des farces et des malices, en sorte qu’aujourd’hui pour pêcher je suis monté sur cette cime»p291.


Le cri de détresse :

Dialogue avec les rois : aux rois dit Zarathoustra : «Mais peut-être vous avez trouvé sur votre route ce que je cherche, moi, l’homme supérieur!»p299.


«Rome se fit putain et finit au bordel;» 


«Le César romain est tombé au rang de bétail, Dieu même - s’est fait juif!»p300.

La sangsue : «Et avec mon propre sang, en vérité, j’ai augmenté mon savoir propre!»p305


L’illusionniste : je vais essayer de lire un peu cet après-midi. Pour une fois que ce n’est pas une illusion. Contrairement à l’illusion de Zarathoustra qui est bien imaginée et pour laquelle il construit un discours qui part d’une simple rencontre avec un homme que Zarathoustra prend pour un surhomme, enfin il se rend compte que ce n’est qu’un bouffon ou un chercheur dont le discours s’adresse à la populace.


Hors service : le pape à la fin de sa vie qui commence à peine à croire que Dieu n’existe pas. Il se met hors service, d’où sa rencontre avec Zarathoustra qui lui tient le discours d’au-delà le bien et le mal.


Le plus hideux des hommes : «n’apprend que celui qui agit», dit Zarathoustra p322.


«J’aime les grands contempteurs. Mais l’homme est quelque chose qui ne peut que se surmonter»
p323.

 

Benyounès Bellagnech

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 09:37

Mardi 30 septembre 2008,


Des renégats : qui sont-ils? Des vieux observés par Zarathoustra. Il tient un discours sur la fin de vie dénonçant ce qui arrive souvent aux gens avançant dans l’âge, retrouvent la croyance, la piété et la prière. Leur fausse solitude n’est qu’une attente qu’on vienne vers eux. Ils sont casaniers et ne peuvent plus assumer, la parenté, etc. douter de l’existence de Dieu pour certains est synonyme de sagesse. Faux de Zarathoustra car cela appartient au passé révolu. Dieu n’existe pas. Ils sont morts de rire. Le rire tient une place importante dans les discours de Zarathoustra. Discours tenu à l’approche du retour de Zarathoustra au pays de la «vache pie».


Le retour au pays : pour retrouver la santé après le périple auprès notamment «des gens du bien»

«Surtout ceux qui se nomment «les gens de bien», c’est eux que j’ai trouvé les mouches les plus venimeuses; en toute innocence ils piquent, en toute innocence ils mentent, comment seraient-ils capables de me rendre justice?»p232.


Enfin «Avec de béates narines je respire la liberté de la montagne! Libre est enfin mon nez de l’odeur de tout ce qui est humain!»p233.


Des trois méchantes choses : «En rêve, mon dernier rêve matinal, sur un promontoire j’étais debout, ce jour d’hui, au-delà du monde je tenais une balance et je pesais le monde»p234. Les trois méchantes choses sont volupté, manie de dominer, égoïsme.


De l’esprit de pesanteur : Tout est mis à l’épreuve, même le chemin qui mène à tout. Apprentissage du moi, du je, dire non et oui. Avant de voler, il faut marcher, sauter, grimper, courir et danser. Tout un parcours. Apprendre à aimer pas le prochain, mais soi-même.


«Et seulement à contrecœur toujours ai-je demandé mon chemin-toujours ce fut contre mon goût. De préférence, j’interrogeai les chemins mêmes et les mis à l’épreuve.

Epreuve et questionnement, ce fut toute ma façon d’aller, - et à pareilles questions, en vérité, il faut apprendre aussi l’art de répondre. Mais tel est mon goût :

-ni bon ni mauvais goût, mais bien mon goût, duquel plus ne me fait honte ni mystère.

‘voila maintenant mon chemin; où est le vôtre?’,; à ceux qui me demandaient «le chemin» ainsi ai-je répondu. Car le chemin - cela n’existe pas!»p244.


D’anciennes et de nouvelles tables : sur 20 pages, Zarathoustra tente de détruire les anciennes tables et aussi les nouvelles. A moi-même me fais récit. Zarathoustra donne le ton de son discours. «Là aussi, en chemin, j’ai ramassé le mot «surhomme», et que l’homme est quelque chose qui ne se peut que surmonter»p247.


Des pensées sur l’éducation me viennent parfois en lisant Nietzsche. Ne faut-il pas envisager une étude sur le surhomme? Lorsque Zarathoustra déclare : «ô mes frères, sur les astres et l’avenir, jusqu’à présent, on ne fit que délirer, on ne sut rien : et c’est pourquoi sur le bien et le mal, on ne fit jusqu’à présent que délirer, on ne sut rien!»p251. Ne serait-ce une position radicale opposée non à l’éducation, mais à la pensée de l’éducation. Comment se fait-il que l’on ait pu enseigner pendant des millénaires, alors que l’on ne savait rien. C’est une bonne question.


Le convalescent.


Benyounès Bellagnech

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 15:59

Lundi 29 septembre 2008,


Bien que je ne dispose que de peu de temps, je vais essayer de lire un peu pour ne pas perdre complètement le fil par des déplacements. Ces derniers peuvent être considérés comme inhérents à la vie chez les nomades et chez l’homme de mon temps. Lors d’un déplacement samedi dans le train, j’ai pu avoir un regard nietzschéen sur les habitations de la région parisienne. Les maisons vues comme des petits jouets d’enfants. Regard d’en haut sur l’espace, la vie des gens et le temps.


Jusqu’ici le discours de Zarathoustra traite du soleil, de la chaleur, de midi, de la lune et sur la montagne des oliviers, on s’attend à ce que Zarathoustra poursuive le discours dans le même climat - l’olivier pousse dans un climat méditerranéen.-Cependant, c’est de l’hiver qu’il s’agit. Zarathoustra trouve le moyen de donner un sens équivalent au précédent. Non pas qu’il s’adapte au changement de climat, bien au contraire, cela le durcit davantage.

«Ils s’appointent encore sur mes hasards et sur mes accidents, - mais moi je leur dis : laissez venir à moi le hasard, il est innocent comme un petit enfant»p218.
«C’est de mon âme la sage exubérance et bienveillance de ne point cacher son hiver et ses tempêtes de neige; elle ne cache non plus ses engelures»p219.


De passer outre : A l’entrée d’une grande ville, un bouffon s’adresse à Zarathoustra le mettant en garde de pénétrer dans cette ville où il n’aura rien, ni aucune place en tant que penseur et solitaire. Le Bouffon qui auparavant singeait Zarathoustra fait tout pour dissuader ce dernier à entrer dans cette ville. Zarathoustra constate que même si le bouffon a raison, il se doit de passer outre ses conseils et d’entrer dans la ville où il ne se passe rien ni bien, ni pire.
«M’écœure aussi cette grande ville, et non pas seulement ce bouffon. Ici ni là on ne peut rien améliorer, rien rendre pire.

Malheur à cette grande ville! Et déjà je voudrais voir la colonne de feu où elle se consumera!»p223.


Benyounès Bellagnech

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 13:16

Samedi 27 septembre 2008


Troisième partie. Le voyageur: il est minuit, le voyageur s’en va loin et grimpe jusqu’en haut de la montagne. Il vit l’autre rive de l’île de la Crête, dit-il. Grimper plus haut au-dessus de tout, même les étoiles. Zarathoustra parle à lui-même, dans la solitude tant souhaitée et voulue.


D’où vient cette hauteur des montagnes? De la mer, très profonde qu’il contempla. Solitude, impossibilité, point d’expérience que soi-même. Zarathoustra commence à penser à ceux qu’il a laissés derrière lui. Il en rit et pleure en même temps.


De la vision et de l’énigme : «On est plus solitaire à deux que seul» expression volée de Zarathoustra lorsqu’il se trouvait avec le nain. Le voyageur est accompagné de matelots et après un long silence, il se met à parler de la pierre qui finit par tomber, de la souffrance, du courage comme le plus meurtrier des meurtriers… de l’abîme au bout de toute vision et des chercheurs à la recherche de l’énigme.


Style narratif et images inouïes, tel ce serpent dans la bouche qui fût mordu par celui-là même qu’il avait dans sa bouche. Le chien au clair de lune qui assiste en hurlant à la scène. Ainsi parlait Zarathoustra de la vision et de l’énigme. Il conclut : «Me ronge de ce rire la nostalgie; encore être vivant, comment le puis-je souffrir? Et à présent cesser de vivre, comment le souffrirai-je ?»p200.


De la béatitude malgré soi : j’ai oublié tout à l’heure ou ci-dessus de souligner un passage important sur les notions de l’éternité et de l’instant. «Cette longue voie derrière dure une éternité. Et cette longue voie devant est une seconde éternité. Elles se contredisent, ces voies se heurtent de plein front : - et c’est ici, sous ce portique, qu’elles se joignent. Le nom de ce portique est là-haut inscrit: «Instant!» p 197.


Jeu de mots entre l’heur et l’heure. L’après-midi de ma vie, voila l’interlocuteur de Zarathoustra dans ce passage où il traite des enfants, de l’œuvre et de la pensée. Le désir est le lien entre ces notions. Discours se poursuivant jusqu’à la tombée de la nuit. Ainsi parlait Zarathoustra.


Et toute la nuit fut dans l’attente de son malheur; mais en vain attendit. Peur et calme restait la nuit et même l’heur pour lui se fit toujours plus proche. Mais au matin, Zarathoustra rit en son cœur et dit pour plaisanter : «Mon heur court après moi. La cause en est qu’après les femmes je ne cours! Or l’heur est une femme»p204.


Avant que se lève le soleil : temps de contempler le ciel et l’abîme. Le hasard et l’accident en lieu et place de toute raison. «Au-dessus de toute chose se tient le ciel Hasard, le ciel Innocence, le ciel Accident, le ciel Exubérance» «Par accident», telle est la plus vieille noblesse du monde; à toutes choses l’ai restituée, les libérant de l’asservissement au but». (…) «En toute chose une seule est impossible -la rationalité»p207. Un peu quand même : danser sur les pieds du hasard…séparation.


Une petite parenthèse dans le virtuel qui m’a donné le tournis. Quelle dissociation! Je me demande si Nietzsche était de mon temps, que penserait-il de ce délire technologique. Jeudi, Com m’envoie un message : votre profil m’intéresse. Des infos supplémentaires sur moi; ce qui ne me gêne pas du reste, mais les cases à remplir et les liens et blogs et que sais-je encore à visiter; tout cela bouffe du temps et m’éloigne de la lecture de Nietzsche. Philosophie et/ou virtualité.


De la rapetissante vertu : spectacle de petites gens à petites vertus. Zarathoustra retourne sur terre pour voir pousser ces petites maisons comme des jouets d’enfants dans lesquelles les hommes deviennent petits, ainsi que leur vertu, hypocrisie et servitude. A quoi sert Zarathoustra? À rien devant ce monde désolant. «Mais à quoi bon parler là où personne n’a mes oreilles? Encore une heure trop tôt ici je suis venu»p214. Il attend midi, l’heure du feu qui emportera tout sur son passage, tel un fleuve qui remonte vers la source.


Sur la montagne des oliviers.


Benyounès Bellagnech

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 08:51

Vendredi 26 septembre 2008,


Manque terriblement de solitude nécessaire à la philosophie. Nietzsche en parle dans cet ouvrage, ainsi que d’autres philosophes. Remarque matinale en ce vendredi où je dois consacrer du temps aux IrrAIductibles.


L’homme est une maladie sur terre, l’occasion pour Zarathoustra de partir loin auprès d’un volcan et de discourir sur l’Eglise qui est un Etat. Les deux ne disent que des mensonges. L’âme et la vérité se trouvent dans la profondeur et le volcan n’en révèle que la surface, c’est cela l’événement.

Le devin : «ô toi qui de la vie est le porte-parole»p174.


«Courage! A chaque chose son temps! Mais prenez soin, ô mes disciples, qu’ayons un bon repas, et sans tarder! Ainsi de mes vilains rêves je veux faire pénitence!

Quant au devin, qu’à mes côtés il mange et boive, en vérité je veux encore lui faire voir une mer où il se puisse noyer !».

«Ainsi parlait Zarathoustra. Mais lors dévisagea longuement le disciple qui avait interprété le rêve, et en même temps hochait la tête»p174.


De la rédemption : c’est aux handicapés que s’adresse en premier Zarathoustra. Il leur dit que l’essentiel ne leur manque pas : la langue, la tête, le nez. Le regard est jeté sur l’homme du passé et d’aujourd’hui pour voir un amas de corps comme un champ de bataille. «Un voyant, un voulant, un créant, un avenir même, et un pont vers l’avenir- hélas! En quelque sorte aussi un estropié sur ce pont : voila tout ce qu’est Zarathoustra!»p177.


Le vouloir est créateur : enseignement. C’est en langage de bossu qu’il faut parler aux bossus. C’est en langage d’école qu’il faut parler aux écoliers.


De la prudence avec les hommes : tout mène vers le surhomme et d’abord la critique acerbe de toute sorte d’homme: le vaniteux, le bon, le juste, etc. «Vers des avenirs plus lointains, vers des midis plus australs que jamais n’en rêverait un imagier, là où des dieux de tout vêtement se feraient honte!
(…)
Et c’est moi-même déguisé que parmi vous je veux m’asseoir, -afin de ne pas vous reconnaître, vous, et de ne pas me reconnaître, moi non plus : car voila bien avec les hommes mon ultime prudence»p184.


L’heure du plus grand silence : Avant de repartir en solitaire Zarathoustra tient à ses amis un discours reprenant du déjà dit : la volonté de puissance et commandement. Je retiens ceci, qui a l’air secondaire dans le texte, mais pas pour moi: «Les plus silencieuses paroles sont celles qui portent la tempête. Pensées qui viennent sur pieds de colombe, voila celles qui mènent le monde».(…) «Devenir enfant te faut encore et sans avoir honte. De la jeunesse encore tu portes la fierté, tardivement tu devins jeune: mais qui veut devenir enfant, de sa jeunesse encore il faut aussi qu’il soit vainqueur»p 187.


Benyounès Bellagnech

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 19:42

Jeudi 25 septembre 2008,


Réveil perturbé par les soucis habituels. Je décide de consacrer la journée à la poursuite de la lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra.


Des vertueux: Qu’est-ce que la vertu? Zarathoustra dénonce toute vertu résumée dans salaire, talion, peine, juste vengeance et ne donne aucune définition. «En vérité, je vous ai enlevé plus de cents mots, et à votre vertu ses jouets les plus chéris; et maintenant contre moi vous êtes irrités, comme sont irrités des enfants» p124.


De la canaille : Elire un lien au-delà du milieu de la canaille. «Et j’ai tourné le dos aux gouvernants lorsque je vis ce qu’ils nomment à présent gouverner : trafic et marchandage du pouvoir-avec la canaille!» p 126. Choisis cette phrase hors contexte parce qu’elle me parle. La description que fait Nietzsche de la canaille est plus large, son éventail se trouve chez l’homme dans tous les domaines de la vie… «Et tels des ouragans, nous voulons vivre au-dessus d’eux, voisins de la neige, voisins du Soleil: ainsi vivent les ouragans» p127. «En vérité, pour tous bas-fonds, Zarathoustra est ouragan, et voici le conseil qu’il donne à ses ennemis, et à tout ce qui crache et bave: 'Contre le vent gardez-vous de cracher!'» p127.


Des tarentules : le passage fait suite au précédent sur la canaille. La tarentule nous rapproche de Zarathoustra dans la dénonciation. «En vérité, cyclone, ni tourbillon n’est Zarathoustra, et, s’il est danseur, du moins jamais danseur de tarentelle!» p131.


Des illustres sages : Zarathoustra parle aux sages : «Pour moi vous êtes des tièdes, mais froid est le flot de toute profonde connaissance. Froides comme glace sont les sources les plus intimes de l’esprit : pour des mains brulantes et des actions brulantes on les nomme réconfort» p 134. «Mais vous, ô les servants du peuple, vous les illustres sages, -de faire route avec moi comment seriez-vous capables?-p135.


Le chant de la nuit : Passage écrit comme un poème. «Voici la nuit; maintenant s’éveillent toutes chansons de ceux qui aiment. Et d’un homme qui aime son âme aussi est la chanson».p138.


Le chant de danse : décrit comme une scène de théâtre. C’est hymne à la nature et à la vie dans laquelle dieu devient petit et pleure devant la danse des filles et écoutant le discours de Zarathoustra.


Le chant des tombes : il s’agit ici de la jeunesse ou ce qu’il appelle la sagesse de la jeunesse. «En toi, survit aussi ce qui de ma jeunesse ne fut racheté; et; comme vie et jeunesse, en ce lieu tu es assis, plein d’expérience, sur d’ocres ruines de tombeaux.

Oui, certes, de tous tombeaux pour moi, tu es encore le destructeur; je te salue, ô mon vouloir! Et seulement où sont des tombes, là sont aussi des résurrections!»p145.


De la domination de soi : Le vouloir, la volonté de puissance et de création, voilà de quoi il s’agit. Je ne résiste pas à vouloir copier certains passages : «En vérité, je vous le dis, un bien et un mal qui seraient impérissables-cela n’existe pas! C’est à partir de soi que toujours à nouveau il faut se dominer»p149.

(…) «Et peu importe que se brise tout ce qui sur nos vérités-se peut briser! Plus d’une maison encore reste à bâtir»p149.


Des sublimes : Au fur et à mesure que j’avance dans cette lecture, je me rends compte que des idées prononcées par Nietzsche ou émises m’échappent notamment au cours de la transcription. L’homme du désert, la jalousie, le mensonge, sentiments, comportements et positions m’échappent. En réalité, Nietzsche se lâche et mélange tout : poésie, théâtre, narration, compte… tragédie, mythologie, philosophie, politique et j’en passe. Faut-il que le lecteur se lâche avec lui. Je crois que oui. Cet ouvrage ne doit pas être lu comme un cours de philosophie, mais comme de la philosophie tout court.


«Et vous me dites, mes amis que des goûts et des couleurs on ne doit disputer? De Goûts et de couleurs toute vie est dispute!»p150.


Du pays de la culture : Après avoir tout explorer dans la culture et notamment la peinture, Zarathoustra conclut: «Ainsi je n’aime plus que le pays de mes enfants, l’inexploré, au plus lointain des mers; à ma voile c’est celui là que je commande de chercher et de chercher.

Par mes enfants me veux racheter d’être l’enfant de mes pères, et par tout avenir veux racheter-ce présent!» p155.


De l’immaculée connaissance : un passage à relire car je n’ai pas réussi à retenir l’idée principale que Zarathoustra fait passer. Immaculé: sans tâche, transparent. Mythe de Marie…«En vérité, comme l’aime le soleil, j’aime la vie et toutes mers profondes. Et c’est ceci que moi, je nomme connaissance : tout ce qui est profond doit s’élever-jusques à ma hauteur»p159.

Des érudits
: Réquisitoire contre eux : ces tricoteurs de chaussettes de l’esprit, ces moulins qui fabriquent de la poussière dans des lieux poussiéreux, comme ces badauds qui restent debout à voir passer ceux qui pensent et pensent leurs pensées… Zarathoustra les a fréquentés et dit marcher au-dessus de leurs têtes. «Mais au-dessus de leur tête, malgré tout, je marche avec mes pensées et, sur mes propres fautes voudrais-je même marcher, encore serais au-dessus d’eux et de leur tête».p162. Remarque : si l’occasion se présente à moi pour parler des érudits, je dois reprendre entièrement ce passage de Zarathoustra, car il est très convaincant et ironique.


Des poètes : moins sévère avec les poètes, mais néanmoins ils pointent leur vanité et pénitence.


De grands événements.


Benyounès Bellagnech

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 16:51

 

Mercredi 24 septembre 2008,

 


De la voie du créateur : ce n’est pas un éloge de la solitude, mais Nietzsche en fait ici l’hymne!… 

«Avec mes larmes va dans ta solitude, ô mon frère. J’aime celui qui au-dessus et au-delà de lui-même veut créer et, de la sorte, court à sa perte»p 86. L’auteur écrit au début de ce texte: «‘Celui qui cherche, c’est à sa perte que facilement il court. Toute solitude est faute’, ainsi dit le troupeau. Et au troupeau longtemps tu appartiens» p 84.

 


De petites jeunes et de petites vieilles : «En l’homme vraiment homme est un enfant caché qui veut jouer. Allons! Vous autres femmes, en l’homme découvrez donc l’enfant!p88. «Que l’homme ait crainte de la femme lorsqu’elle aime : car elle offre tout sacrifice et tout le reste pour elle est sans valeur»p 89. Ces propos sur les femmes de la bouche de la vieille et de la jeune, ainsi parlait Zarathoustra.

 


De la morsure de la vipère : Nietzsche raconte l’histoire de la morsure d’une vipère ou d’un serpent qui le réveille et lui permet de tenir un discours sur la justice et la morale :
«Le négateur de la morale, ainsi m’appelle les gens de bien et les justes; amorale est mon histoire.
Si vous avez un ennemi, ne lui rendez le bien pour le mal, car ce serait lui donner honte. Mais prouvez-lui qu’il vous fait du bien (…)
Et subîtes-vous une grande injustice, ajoutez-y sur le champ cinq petites injustices. Il est affreux de voir quelqu’un sur qui ne pèse que l’injustice»pp 90-91.


D’enfant est le mariage = traité sur le mariage libéré de la transcendance religieuse et n’obéissant qu’à l’ultime ici-bas, je nomme le désir de création.

«Soif du créateur, vers le surhomme flèche tendue et nostalgie : parle, mon frère, est-ce là ton vouloir quand tu te veux marier? Sacrés me sont pareil vouloir, pareil mariage»-p94.

 


De la libre mort :

«Ainsi moi-même veux mourir, afin que par amour de moi, vous mes amis, de la Terre ayez meilleur amour; et Terre veux à nouveau devenir afin d’avoir repos en celle qui m’enfanta» p 97.

 

«A la bonne heure mourir, c’est-ce qu’enseigne Zarathoustra»p95.

 


De la prodigue vertu : on retrouve la question du maître et disciple sur le chemin du surhomme. «0 vous les solitaires du jour d’hier, ô vous les séparés, quelque jour vous devez être un peuple : de vous, qui vous-mêmes vous élûtes, doit naître et grandir un peuple élu - et de lui le surhomme»p 102. Un vrai disciple de Zarathoustra est celui qui dépasse le maître, sans cela il serait mal considéré. Il cite l’exemple de vénération qui un jour s’effondre et rien ne subsiste de cette relation maître et disciple. Aimer le maître et le haïr à la fois peut être conçu dans la séparation. C’est-ce que dit Zarathoustra dès le début.

 


Nietzsche reprend ce paragraphe en deuxième partie :
«…et seulement quand vous m’aurez tous renié, à vous je veux revenir.
En vérité, mes frères, c’est avec d’autres yeux qu’alors je chercherai mes perdus; d’un autre amour alors je vous aimerai»p 106.

 


L’enfant au miroir : La première partie se termine par la séparation. Zarathoustra s’en va dans la solitude. Il décide de repartir à la recherche d’amis et d’ennemis, mais cette fois-ci il repart sur de nouvelles bases. Souvenons-nous de midi et de la prodigue vertu, de l’or qui luit au soleil sur terre.
«Ah! Puissé-je m’entendre, de par le charme de mon pipeau, à vous rappeler jusqu’à moi! Ah! Que ma lionne Sagesse apprenne à tendrement surgir! Et beaucoup déjà avons ensemble appris !
Ma sauvage sagesse par des monts solitaires est devenu gravide; sur des rochers déserts elle a mis bas son petit, son dernier-né.
Maintenant par des arides solitudes, elle gambade en bouffonnant, et cherche et cherche tendre gazon-ma vieille sauvage sagesse!
Sur le tendre gazon de vos cœurs, ô mes amis!-sur votre amour elle voudrait nicher ce qu’il y a de plus cher!»p 109.

 


La sagesse de Zarathoustra est une liane sauvage. Deuxième étape du voyage de Zarathoustra.

 


Aux iles fortunées : «Créér-voila le grand rachat de la souffrance et ce qui rend la vie légère. Mais pour être le créateur il est besoin de peine et de force métamorphose»p111. Tant qu’à créer Dieu qui donne le tournis, il faut créer le lointain, c’est-à-dire soi-même.

 


Des compatissants : contre tous les compatissants.
«Ainsi contre la compassion soyez-moi mis en garde : c’est d’elle que pour les hommes encore vient une lourde nuée ! En vérité, aux signes de tempête je n’entends ! Mais aussi notez cette parole; tout grand amour encore est au-dessus de toute sa compassion ; car ce qu’il aime, il veut encore le créer!.

‘Moi-même, je m’offre à mon amour, et à mes prochains comme à moi‘-ainsi va la parole de tous les créateurs.

Mais tous les créateurs sont durs»pp 116-117

 


Des prêtres : description négative de l’espèce : «De trous était fait l’esprit de ces rédempteurs; mais en chaque trou ils avaient mis leur délire, leur bouche-trou, qu’ils ont appelé Dieu »p120.

 


Benyounès Bellagnech

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 19:46

Mardi 23 septembre 2008,


En raison de mon déplacement lundi à Paris 8, je n’ai rien lu.


De la guerre et guerriers :
«De nos meilleurs ennemis nous ne voulons être épargnés, ni de ceux-là non plus que nous aimons foncièrement. Ainsi que je vous dise la vérité!»p65.

De la nouvelle idole :
«Etat, ainsi se nomme le plus froid de tous les monstres froids. Et c’est avec froideur aussi qu’il ment ; et suinte de sa bouche ce mensonge : Moi, l’Etat, je suis le peuple»p 66.

«Où cesse l’Etat, là seulement commence l’homme qui point n’est superflu, là seulement commence le chant du nécessaire, l’unique, l’irremplaçable mélodie.

Où cesse l’Etat, -Là jetez donc votre regard, mes frères! Ne le voyez-vous et l’arc-en-ciel et les ponts du surhomme?…»p 69.


Ce passage sur l’Etat est à placer au centre du concept du surhomme. Le caractère poétique de la description de ce monstre froid donne l’impression que Nietzsche n’a pas de théorie de l’Etat et pourtant elle y est bien explicitée. Cette remarque correspond à ce que j’ai lu ce matin chez Michel Leiris inspiré par Rimbaud et non pas par des anthropologues dans son voyage en Afrique qui a donné lieu à L’Afrique fantôme.

Des mouches de la place publique :

De la chasteté :

De l’ami :

De mille et une fins :

De l’amour du prochain : Nietzsche conseille l’amour du lointain plutôt que celui du prochain. L’amour du prochain est le mauvais amour de soi. Même chose pour le voisin qu’on trompe en lui mentant sur nous-mêmes. «De votre amour du prochain, c’est aux lointains de payer les frais; et dès qu’à cinq vous êtes ensemble, toujours meurt un sixième»p 83.


Benyounès Bellagnech

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 17:59

 

Dimanche 21 septembre 2008

 


Avant de me lancer dans une autre lecture, je dois revenir sur la conclusion d’hier. Les quelques lignes écrites rapidement en guise de conclusion ne me satisfont guère. Alors que je lisais vite pour terminer et passer à autre chose, une idée m’est venue de lire les journaux de Kierkegaard. Ce serait probablement le moyen d’entrer dans la totalité de son œuvre. Ce qui me gêne chez lui, ce sont ses postulats ou les principes fondamentaux de sa pensée. L’existence de Dieu dans l’absolu, l’idée du péché sur laquelle il bâtit son traité du désespoir, le scandale originel… etc.


Ceci étant sa critique et de la philosophie et de la théologie en partant du moi et de l’individu unique, singulier, est un apport considérable à la philosophie et à la psychologie au 19ème siècle. Son recours incessant à la didactique le classe parmi les dialecticiens qu’il ne faut pas négliger lorsqu’on aborde la méthode de pensée de ce philosophe.


Comment en est-il arrivé là ? Je suppose que la lecture de ses journaux pourrait m’éclairer sur cette question. J’y reviendrai.


Ce matin, après hésitation, je me dirige vers la chambre pour prendre le livre que je dois commencer à lire. Hier, j’ai décidé de poursuivre ou de reprendre la lecture de Nietzsche. Je choisis La généalogie de la morale. Je l’ouvre et constate qu’il fait suite à Par-delà le bien et le mal. Je dois retourner dans la chambre chercher ce dernier à lire avant La généalogie de la morale.


Lis la présentation de G.B. dans l’édition UGE, coll. 10/18, 1982. Je change d’avis et décide de relire Ainsi parlait Zarathoustra.

 
Ce désordre dans le choix du livre à lire est la conséquence de ce que j’ai appelé par ailleurs la récréation. En voulant me reposer de Nietzsche, j’ai perdu le fil chronologique de son œuvre.


Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Gallimard, coll. Idées, 1979.L’édition française est placée sous la direction de Gilles Deleuze et Maurice de Gaudillac. Lu la présentation des responsables de cette édition. Ces notes éclairent le lecteur intéressé par l’édition sur le cheminement et le destin d’un livre comme celui-là.  
 


Prologue de Zarathoustra, début de la première partie dans laquelle celui-ci tente d’enseigner le surhomme sans succès. «Voyez, je vous enseigne le surhomme! (…) soit le surhomme le sens de la Terre»p 22. «Voyez, je vous enseigne le surhomme; lequel est cette mer, en qui peut votre grand mépris de se perdre»p 23. «Voyez, je vous enseigne le surhomme, lequel est cet éclair, lequel est ce délire!»p 24.

«Aux hommes, je veux apprendre le sens de leur être : lequel est surhomme, l’éclair qui jaillit de la sombre nuée Homme»p 29.Zarathoustra quitte la ville sans être entendu. Se débarrasse du cadavre et noue une relation avec l’aigle et le serpent. Point de compagnie «humaine».

 

Des trois métamorphoses : L’esprit aux reins solides, le chameau qui devient lion et l’enfant devient le lion. Discours tenu dans la ville : la Vache pie.


Des chaires de vertus : discours de sage sur le sommeil et ses vertus. «Sa sagesse veut dire : veiller pour bien dormir. Et, en vérité, n’eût la vie aucun sens, celui-là serait aussi pour moi le plus digne d’être choisi»p 40. «Bienheureux ces somnolents, car bientôt ils s’assoupiront… Ainsi parlait Zarathoustra»p 40.


De ceux des arrières-mondes : songer à dieu dans l’ivresse, telle la pensée de l’ivrogne qui crée cet arrière-monde. Penser le corps, du je, du moi, voici une autre idée qu’il faut avancer. Le discours concerne le sens de la Terre.

 
Des contempteurs du corps : «Ce que le sens perçoit, ce que l’esprit connaît, cela jamais en soi n’a sa propre fin…»p 45. Zarathoustra ne veut pas suivre les contempteurs du corps car ils ne sont pas le pont qui mène vers le surhomme. Il faut noter qu’il s’agit aussi de l’enfance. Thème que j’ai abordé auparavant et je constate que Nietzsche lui accorde beaucoup d’intérêt : l’enfance face à la raison, la roue qui tourne sans raison.


Des affections de joie et de souffrance : «L’homme est quelque chose qui ne se peut que surmonter : et pour cela aime tes vertus, car à ta perte elles te mèneront»p 50. Cette phrase résume en gros les deux pages.


Du blême criminel : «Mais une chose est la pensée, une autre le fait, une autre encore l’image du fait. Entre elles, ne s’engrène le rouage de la cause»p 55.


Du livre et de l’écrire : «De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce qu’on écrit avec son sang. Écris avec du sang, et tu apprendras que sang est esprit»
p 54.


De l’arbre sur la montagne : Aller plus haut et ne pas accepter que d’autres aillent encore plus haut, auquel cas il faudrait encore grimper. L’exemple de l’arbre qui en cherchant la lumière monte plus haut tout en s’enracinant dans la terre. «Mais de par mon amour et mon espoir, je t’en conjure : hors de ton âme point ne rejette le héros! Garde sacrée ton espérance la plus haute!»p 60.


Des prêcheurs de mort : «Partout résonne la voix de ceux qui prêchent la mort - et pleine est la Terre de ceux auxquels il faut prêcher la mort. Ou l’«éternelle vie», pour moi c’est tout pareil, - pourvu qu’au loin et sans tarder ils déguerpissent»p 63.

 
Cette méthode de lecture ne peut pas être la règle. En effet, je reconnais parfois facilement certains thèmes abordés par Nietzsche dans des ouvrages lus précédemment. Il se peut que je saute des fragments pour avancer sans m’arrêter sur telle ou telle formule, expression, paragraphe ou fragment.

 

Benyounes Bellagnech

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 09:41

Samedi 20 septembre 2008,


Lu deux chapitres ce matin. L’auteur étaie ses arguments sur le péché ; il commence par «Pécher, c’est ignorer» et traite du moi, suite aux chapitres précédents, du paradoxe, de l’orthodoxie chrétienne et de Socrate comme fondateur de l’éthique. Je me sens dans l’incapacité de reprendre tout ce qu’écrit l’auteur et n’ayant pas le cahier tout près, je me suis contenté de souligner à l’aide du marqueur les passages qui m’intéressent.


«Socrate, certes, fut un moraliste (l’Antiquité l’a toujours revendiqué comme tel, comme inventeur de l’éthique) et le premier en date, comme il est et restera le premier dans son genre ; mais il commence par l’ignorance»p 178


«…Mais qui pense que c’est d’un Socrate qu’a besoin ce monde troublé par toute cette science !»p 183


«Ce qui manque le plus quand on s’égare, c’est toujours ce dont on se doute le moins- évidemment, car y penser, ce serait se retrouver»p 183


A propos du concept. «Le secret de toute compréhension est que l’acte même de comprendre dépasse toujours la position qu’il pose. Le concept pose une position, mais qui nie le fait même de la comprendre»
p 191.


Termine à l’instant (19 h 30) la lecture de cet ouvrage. Kierkegaard est à l’opposé de Nietzsche. C’est une récréation dialectique, les idées de l’un de ces deux philosophes sont la négation des idées de l’autre. Couple contradictoire.


Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

 

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