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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:30

Mercredi 22 octobre 2008,


Une idée m’est venue il y a un instant, mais je l’ai oubliée. Je me souviens tout simplement du fait que je devrais commencer ce journal par cette idée!


«Les divers concepts philosophiques ne sont rien d’arbitraires, ils ne se développent pas chacun pour soi, mais en relation et en parenté entre eux»p52.


Nietzsche constate que tous les philosophes ont le même parcours : lire, relire, répéter, revenir en arrière dans le cadre d’un système prédéfini. Ils tentent tous de se démarquer par quelque chose tirée de ce système. Mais au fond, ce n’est là, qu’une subjectivité particulière du cheminement personnel. La langue et notamment la logique prédéterminent la pensée. Lorsqu’on voit ce que l’homme a fait de la logique, on comprend bien la fermeture dans un cercle vicieux de la philosophie.


Expliquer tout par cause et effet est une absurdité : «Il ne faut user de la cause et de l’effet que comme purs concepts, c’est-à-dire comme de fictions conventionnelles qui servent à désigner, à se mettre d’accord, nullement à expliquer quoi que ce soit»p54.


Nietzsche remplace «le libre arbitre» par le «selfarbitre» «qui n’est qu’un mythe; dans la réalité, il s’agit seulement de volonté forte ou débile»p 55.


Les deux volets différents du déterminisme, responsabilité et indifférence se rejoignent dans le caractère personnel de chaque attitude.


Ce que Nietzsche disait à propos du déterminisme, responsabilité et indifférence se rejoignent dans le caractère personnel de chaque attitude.


Ce que Nietzsche disait à propos des philosophes peut s’appliquer à lui aussi, lorsqu’il parle de lui comme vieux philologue qui donne une certaine interprétation de la nature. On peut dire qu’il se livre. Pas de loi dans la nature, il n’y a que la force. Laquelle et comment agit-elle? Question sans réponse.


A partir du moment où la psychologie commence à s’intéresser aux «mauvais» sentiments: haine, jalousie, cupidité, domination, et ainsi aller dans les profondeurs. Nietzsche prévoit que «la psychologie soit de nouveau intronisée comme la reine des sciences, celle que les autres sciences ont pour fonction de servir et de préparer. Car désormais la psychologie est de nouveau la voie qui conduit aux problèmes fondamentaux»p58. (Prophétie).


Deuxième partie : L’Esprit Libre.


L’ignorance, le non savoir, la simplification, de la vie et de tout ce qui nous entoure permettent une certaine jouissance. La langue qui tend parfois à l’enfermement est aussi vivante. (Morale et science)


Un conseil de Nietzsche que je reprends à mon compte: «Retirez-vous plutôt, à l’écart, réfugiez-vous dans quelque retraite! Mettez vos masques, usez de ruse, afin qu’on vous confonde avec d’autres, ou même qu’on apprenne à vous craindre un peu»p 61.


Autre posture conseillée par Nietzsche réside dans le contact avec les hommes au bénéfice de la connaissance. Il faut, dit-il, être en lien avec les vulgaires, avec ceux qui se lâchent et disent tout sur eux-mêmes. Le mal.

On aura de quoi rire : les amis ou les bons amis : on leur laisse leur intelligence ou s’en débarrasser.


S’en prendre à la langue allemande, voilà ce qui n’est pas nouveau chez Nietzsche. Mais dans ce passage (p 65-66-67), il explique pourquoi. L’incapacité de cette langue à accueillir la satire grecque ou italienne, de traduire Aristophane ou Machiavel.


«Il ne faut pas aller dans les églises si l’on veut respirer un air pur»p69.


La jeunesse en trois actes : l’insouciance, la conscience et le doute et plus tard encore de la jeunesse. Autrement-dit, la jeunesse et son contraire reviennent sans cesse à la jeunesse. «Dix ans plus tard, on comprend que tout cela, c’était encore- de la jeunesse!»p70.


Première étape: on juge l’acte par ses conséquences.


Deuxième étape : on le juge par ses causes ou ses intentions. La première étape correspond à la préhistoire, la deuxième à la morale. Nietzsche dit qu’il est temps de remettre la morale en question et de la dépasser en approfondissant la connaissance de nous-mêmes.


Soyons prudents vis-à-vis des sentiments de dévouements, de sacrifices…etc.


La prudence du philosophe est légitime, car il s’est fait avoir et berné depuis longtemps. Il s’est enfermé dans la pensée du vrai et du faux. Soumis à la morale, il n’a pas pu franchir le pas et reconnaître la fausseté du monde et sortir de la contradiction vrai-faux, pour ne pas la considérer que comme une gradation.


«Le philosophe n’est-il pas fondé à dépasser la confiance crédule que l’on témoigne à la grammaire? Je respecte fort les gouvernantes, mais ne serait-il point temps que la philosophie renonça à une foi de gouvernante?» p 75.


Quand l’homme cherche le vrai que pour faire le bien, il ne trouvera rien.


Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:21

Mardi 21 octobre 2008,


«Qu’est-ce que la vérité? Question déjà posée à maintes reprises. Mais pour y répondre, il faut en poser d’autres et notamment la plus fondamentale d’entres elles, c’est-à-dire la volonté ou le vouloir de la vérité, quelle est l’origine de ce vouloir ou encore pourquoi chercher le vrai et pas le non-vrai, pourquoi ne pas chercher l’ignorance ou l’incertitude? «Qu’est-ce en nous qui veut trouver la vérité?».«Nous nous sommes interrogés sur la valeur de ce vouloir»p 27.


La chose en soi ou un dieu caché, c’est «la vérité» aucun doute là-dessus n’est permis, aucune antinomie non plus, la vérité se cache et il faut la chercher. C’est le lot de tous les métaphysiciens. C’est la mise en question de ce postulat que Nietzsche met en œuvre. Il dit que peut-être il y a autre chose et que des philosophes chercheront «ce peut-être».


Il ne faut pas que j’oublie de souligner que Nietzsche nomme cette «vérité-la chose en soi» le préjugé, qu’il se donne la peine de questionner.


Les philosophes, contrairement à ce qu’ils prétendent, obéissent eux-aussi à l’instinct de conservation, leur tour de passe, leur procédé en apparence logique n’échappe pas à leur instinct de vie même s’ils le nient.


Le jugement faux est nécessaire à la vie, y renoncer serait nier la vie. «Admettre que le non-vrai est la condition de la vie, certes, c’est résister dangereusement au sentiment qu’on a habituellement des valeurs, et une philosophie qui se permet cette audace se place déjà, de ce fait, au delà du bien et du mal»p31.


Nietzsche, dans l’élan, cite pour la première fois dans cet ouvrage Kant et Spinoza, comme représentatifs, je suppose, de cette philosophie qu’il veut mettre à nu.


La philosophie ne serait qu’une expression de la vie même du philosophe. Nietzsche ne croit pas à l’instinct de connaissance, il ne croit même pas au penchant du philosophe, que l’on peut trouver chez les savants.


«Chez le philosophe, au contraire, rien n’est impersonnel, et sa morale, en particulier, donne un témoignage net et décisif de ce qu’il est, c’est-à-dire de la hiérarchie qui préside chez lui aux instincts les plus intimes de sa nature»p34.


De la méchanceté des philosophes, Nietzsche cite Epicure contre Platon. Par la suite, il reproche aux philosophes de vouloir être ce qu’ils ne sont pas, par rapport à eux-mêmes et par rapport à la nature.


«La philosophie n’est autre que cet instinct tyrannique, la volonté de puissance sous la forme la plus intellectuelle, la volonté de «créer le monde», d’instaurer la causa prima»p37.


La posture nihiliste est ici réfutée car elle relève de l’instinct de la mort. Nietzsche s’attaque aussi au positivisme rejeté par les sceptiques qui cherchent à aller au fond de la connaissance, de la réalité et du corps. Il voit dans leur passéisme une volonté non pas de revenir en arrière, mais de passer au-delà.


Vient le tour de Kant, le plus influent selon Nietzsche, même s’il y en a qui veulent nier ce fait. «Il-Kant- s’enorgueillissait d’avoir découvert dans l’homme une faculté nouvelle, celle de former des jugements synthétiques à priori»p39. Nietzsche s’interroge sur le bien fondé de cette catégorie.


L’atomisme et son versant religieux et psychologique sont aussi mis en examen par Nietzsche (pp 42-43).


La primauté de l’instinct de vie sur celui de la conservation. Méfiance à l’égard de Spinoza.

La physique, science moderne fondée sur la base des sens (voir et toucher), dominera le siècle, assure Nietzsche. Mais, ajoute-t-il, cela se fera au détriment de la pensée platonicienne qui a établi un «réseau de concepts, pâles, froids et gris, autrement-dit une profondeur et de la jouissance à interpréter. Alors que les choses ont tendance à se limiter au voir et au toucher. Nietzsche ne se dresse pas, pour une fois contre Platon, mais il l’utilise contre les «scientistes».


Les organes ne sont pas des phénomènes comme le prétend la métaphysique ou encore ceux qui croient que le réel est l’œuvre des organes; dans ce cas, les organes seraient issus des organes, s’exclame Nietzsche.


L’introspection en prend elle aussi pour son grade. En effet, Nietzsche tente de la démanteler en prenant l’exemple de «je pense» et de «je veux». Il s’attarde sur le premier et démontrer sa vulgarité.


Encore une attaque contre le «je» ou le «moi» qui pense. Nietzsche estime que cela vient d’une superstition imposée par la logique et renforcée par l’atomisme.


«Ce n’est pas le moindre charme d’une théorie que d’être réfutable; elle séduit par là les esprits tant soi peu subtils. Il semble que la théorie cent fois réfutée «du libre arbitre» ne doive sa survivance qu’à ce charme là; on voit toujours à nouveau réapparaître quelqu’un qui se sent de force à la réfuter encore»pp48-49.


Nietzsche estime que la notion de volonté (vouloir) de Schopenhauer n’est guère différente de la chose en soi ou du moi et que je critique dans les pages précédentes. On constate le même procédé de préjugé a priori, ce qui induit qu’il suffit de vouloir pour réaliser ou créer. Or, Nietzsche interroge le qui veut, quoi, comment, etc. Vouloir suppose quelqu’un qui commande et un autre qui obéit, ou une chose. Autrement-dit, vouloir est soumis à des conditions et le tout exige une analyse fine et profonde, ce que ne font pas les philosophes.


«Dans tout vouloir, il s’agit simplement de commander et d’obéir à l’intérieur d’une structure collective, complexe, faite, comme je l’ai dit, de «plusieurs âmes»; c’est pourquoi une philosophe devrait pouvoir se permettre de considérer le vouloir sous l’angle de la morale, la morale conçue comme la science d’une hiérarchie dominatrice, d’où naît le phénomène de la vie»pp51-52.


Benyounès Bellagnech

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:06

Lundi 20 octobre 2008,


Lu le journal. En plus des concepts cités hier ci-dessus, j’ajoute la critique, la connaissance et d’autres thèmes importants pour moi en ce moment : l’éducation sentimentale chez Kierkegaard et la pratique du journal…


Nietzsche, Par delà le bien et le mal, UGE, coll «10-18», 1982.


Pourquoi lire la présentation de l’ouvrage ? Pour en avoir un résumé, pour le situer dans un contexte, pour y déceler les conditions de son écriture ou de son élaboration, pour le situer dans l’ensemble de l’œuvre propre à l’auteur; je peux continuer ainsi à chercher les raisons sans parvenir à me dire que je suis convaincu par celle-ci ou par celle-là. Ces interrogations me sont venues à la suite de la lecture de cette présentation.


Dans la préface, Nietzsche nous prévient qu’il s’agit d’une attaque en règle contre le système. «Ne nous montrons pas ingrats, même s’il faut avouer que la pire, la plus tenace, la plus pernicieuse de toutes les erreurs connues a été celle d’un faiseur de système, je veux dire l’invention de Platon de l’esprit pur et du bien en soi»p24.


Première partie : Des préjugés des philosophes


Benyounès Bellagnech

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:46

Dimanche 19 octobre 2008


Il est 18 heures 20, je tiens ma promesse en entamant ce deuxième cahier du Journal philosophique. J’ai envie de commencer par lire le premier cahier de ce journal, afin d’en saisir le lien et la succession entre ces deux journaux d’une part, et de vérifier une possible construction de la pensée philosophique d’autre part.


Le programme que je me suis assigné n’est qu’au début, mais au fur et à mesure que j’avance dans la lecture, des horizons se dessinent et ma démarche se précise; l’objectif étant la construction de la critique : Des concepts, tels que l’éducation, l’homme et le possible sont à l’œuvre dans ma machine interrogative.


Benyounès Bellagnech

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 10:37

Jeudi 16 octobre 2008,

 


Ce que j’ai vécu hier m’incite plutôt à écrire le Journal du travail qu’à poursuivre cette lecture. Cependant, je suis sur le point de terminer ce journal, qui me permettra de faire un bilan de lecture philosophique et d’envisager la suite à donner à ce travail. Décalage, certes, par rapport à mon vécu actuel, n’est-ce pas de la philosophie simple et profonde dans une situation complexe.

 


«…Les personnages du poète chant de la mélancolie, de l’illusionniste et du génie se fondent dans l’unique personnage de l’illusionniste»p479.

 


Dans les pages suivantes je tombe sur des notes et explications du personnage qui m’intéresse, car j’ai envie de l’introduire dans mon intervention sur Georges Lapassade ; il s’agit du mendiant volontaire. Ce que je viens de lire ne m’apporte rien de nouveau. Il faudrait que je relise le passage concernant ce sujet dans le texte.

 


De l’homme supérieur : des ajouts non négligeables sur qui est l’homme supérieur ; le concept de l’homme est remis en question (495-496).

 


Je termine la lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra. Que faire maintenant? Dois-je relire le premier cahier de ce journal du début à la fin et en tirer quelques leçons pour la suite ou poursuivre mon programme de lecture décidé auparavant sans marquer un arrêt? Ce premier cahier de journal n’est pas terminé, il reste une page et demi à remplir. L’urgence pour moi réside dans la relecture du passage du mendiant volontaire.

 


Pourquoi comparer Georges Lapassade au mendiant volontaire? En réponse à la surprise d’apprendre que ce dernier payait l’impôt sur la fortune et donc était riche. Contrairement à ce que j’ai toujours cru. Georges se comportait comme un pauvre. Il ne parlait pas d’argent et très peu d’implication. Quelle explication puis-je donner à ce comportement? Dans cet ouvrage, l’ombre de Zarathoustra suit immédiatement le mendiant volontaire, tous les deux l’accompagnent dans son périple. Ce n’est plus un hasard, car c’est l’occasion pour Nietzsche de dire sa haine des riches et des pauvres en même temps, la populace d’en haut et celle d’en bas. Quel est le message que Nietzsche veut donner ou faire passer?

 


Ruminer et faire la sieste au soleil, c’est la leçon des vaches. Le mendiant volontaire est parmi eux, il mange du miel et des graines. C’est un pacifiste. Zarathoustra l’invite dans sa caverne et lui demande de parler à ses bêtes, à son serpent et à son aigle. Zarathoustra s’énerve lorsque le mendiant volontaire tente de le vénérer ou de le remercier.


«Déguerpis! Loin de moi, méchant flatteur! Cria Zarathoustra»p328.

 

 

Benyounès Bellagnech

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 22:31

Mercredi 14 octobre 2008


Peut-on penser la mort? Nietzsche dit non. La dernière fois où j’ai écrit dans ce journal est le mercredi matin 8 octobre, Aziz est décédé ce même jour dans l’après-midi. Je n’ai rien à ajouter.


«Le plaisir est femme, il court après celui qui le méprise»p453.


«Les petites vertus sont utiles aux petites gens, mais qui me convaincra que soient utiles les petites gens?»p454.


Benyounès Bellagnech

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 18:59

Mardi 7 octobre 2008,


Des extraits de correspondances de Nietzsche avec son entourage : famille, amis, éditeurs. Des doutes subsistent à propos de ces lettres que l’on prétend falsifiées par la sœur de Nietzsche Elisabeth. On a quelques informations sur la vie de Nietzsche, sur sa santé, sur ses déplacements France-Italie et un peu sur l’œuvre et notamment Ainsi parlait Zarathoustra (1882-1884).


Dans notes et variantes, on trouve des extraits, des notes trouvés dans les cahiers de Nietzsche. Je me rends compte maintenant que ma méthode de lecture de l’œuvre de Nietzsche correspond au type de travail qu‘il lui a lui-même réalisé.


Je peux me permettre de reprendre certains passages des notes lorsque j’ai envie, par exemple :


«Qui connaît le lecteur, n’écrit certainement plus pour des lecteurs -mais pour lui-même, l’auteur».p418.


«Que tout un chacun ait le droit de lire et lise, à la longue cela ne ruine pas seulement les écrivains, mais aussi les esprits en général»p 418.


«La vie est pesante à porter : pour cela sont nécessaires avant midi le défi et après-midi la soumission»
pp418-419.


«Apprendre à commander est plus pesant que d’apprendre à obéir»p439.


«Doux et fades comme l’odeur des vieilles filles, vous les érudits!»p441.


«Erudits : ainsi l’on nomme aujourd’hui aussi bien les soldats de l’esprit qui -malheureusement- aussi ceux qui tricotent des chaussettes pour l’esprit»
p442.


Benyounès Bellagnech

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:48

Lundi 6 octobre 2008,


L’heure du repas du voyageur ou de l’errant. Pourquoi ce choix de midi pile, d’un arbre ou d’un pied de vigne pour dormir ? «Silence! Silence! Le monde à l’instant même n’est-il pas devenu parfait? Que m’advient-il donc?»p333.


Et Zarathoustra se lance dans un dialogue avec son âme. Sommeil profond ou repos du corps dont l’âme de même éveillée et interrogative. «Qui es-tu donc, ô mon âme?»p335. L’âme scrute le ciel, le soleil, les arbres, s’éloigne pour revenir et réveiller le corps». Mais à bon droit l’on pourrait en conclure que lors Zarathoustra longtemps n’avait dormi»p336.


La salutation : Zarathoustra reprend son chemin en direction de la caverne. Des bruits confus lui arrivent de la caverne. Tous les personnages rencontrés auparavant sont là. Zarathoustra salue leur présence dans ce lieu et leur tient un discours d’hospitalité. Cependant après les avoir écouté (le roi de droite comme le roi de gauche), il dit : «Non, les hommes de la grande nostalgie de la grande nausée, du grand dégoût et ce que vous nommâtes le résidu de Dieu…

(…) il faut que viennent des lions rieurs! (…) Le présent d’hospitalité que je demande à votre amour, c’est que vous parliez de mes enfants. Pour eux, je suis riche, pour eux me suis fait pauvre; que n’ai-je donné,

-que ne donnerai-je pour posséder une seule chose : ces enfants là, cette vivante pépinière, ces arbres vifs de mon vouloir et de ma plus haute espérance»p342.


Le passage que je viens de lire est écrit comme un scénario d’une pièce de théâtre. J’ai souligné le caractère poétique du style de Nietzsche, mais cette fois-ci je découvre la théâtralité de ce même style. La frontière entre la poésie et le théâtre disparaît ou se fond dans le texte.


La cène : rien à voir avec la scène. Il s’agit d’une cérémonie religieuse chrétienne. Pour Zarathoustra, il s’agit d’un festin préparé par tous, même le roi y est cuisinier. «La meilleure chère, le ciel le plus pur, les plus robustes pensées, les plus belles femmes»p 345. Ces mots de Zarathoustra le sage surprennent le roi. Lors de cette «scène» mouton, vin… Il n’y fut parlé que de l’homme supérieur.


De l’homme supérieur : Discourir sur l’homme supérieur dans une dizaine de pages. Le lecteur que je suis se prend au jeu de Nietzsche qui résume sa pensée, la condense et rend ainsi impossible le résumé de ce passage.


Désormais, le discours est destiné à l’homme supérieur et uniquement à lui, ainsi Zarathoustra écarte tout ce qui a trait à l’homme (Dieu, populaire, serviteurs…). L’homme supérieur doit danser et bien rire.


«Comme beaucoup encore reste possible! A rire au-dessus et au-delà de vous-mêmes, apprenez donc encore! Haut les cœurs, ô vous qui dansez bien! Haut, toujours plus haut! Et n’oubliez non plus de bien rire!

Cette couronne de rieur, cette couronne de roses, à vous mes frères, je lance cette couronne! J’ai sanctifié le rire: ô vous, les hommes supérieurs, apprenez-donc-à rire!»p 357.


Le chant de la mélancolie : scène de départ et de retrouvailles avec ses animaux (Aigle et serpent) en plein air, Zarathoustra laisse derrière lui le vieil illusionniste, suit un chant. Pas de signature de Zarathoustra. Est-ce que cela signifie que le chant pourrait être attribué au vieil illusionniste? C’est probable car Zarathoustra ne nous a pas habitué à la mélancolie.


De la science : La suite confirme ce qui précède. Au discours (chant) mélancolique, le scrupuleux oppose la crainte qui serait à la base de la science et à celle-ci Zarathoustra oppose le courage de la bête en l’homme. Zarathoustra repart prendre de l’air.


Parmi les filles du désert : «Le désert croit : malheur à qui recèle des déserts»p372. Chant du voyageur.


Le réveil : L’assemblée dans la caverne continue à faire la fête. Zarathoustra sort à l’air pur. Il revient et rapporte le scène et le discours sur Dieu -l’âne en faisant participer le OU-JE de celui-ci lorsqu’on parle de lui.


La fête de l’âne : Interrogés un par un les hôtes de Zarathoustra (le Pape, les deux rois, le vieil illusionniste… etc.) sur cette fête de l’âne -dieu et la joie qu’elle leur procure, Zarathoustra s’adresse à eux tous : «Cette nuit, n’oubliez ni cette fête de l’âne, ô vous les hommes supérieurs. Ce que chez moi vous inventâtes, comme un bon signe je le reçois; - pareilles interventions, ne les trouvent que des convalescents!

Et si de nouveau la célébrez, cette fête de l’âne, le faites par amour de vous, le faites aussi par amour de moi! Et en mémoire de moi!»p380.


Le chant du marcheur de nuit : La mi-nuit
,instant important auquel je dois rester attentif.

«O vous, les hommes supérieurs, c’est bientôt la minuit ; lors à l’oreille vous veux dire une chose telle qu’à l’oreille me la dit cette vieille cloche,»… p383.


«Les plus purs doivent être les maîtres de la Terre, les plus inconnus, les plus robustes, les âmes de la mi-nuit qui sont plus qu’aucun jour claires et profondes!»p386.


-«Que ne veut de plaisir, Il est plus assoiffé, plus cordial, plus affamé, plus effrayant, plus intime qu’aucune peine, se veut lui-même se mord, en lui c’est de l’anneau que lutte le vouloir»p388.


Plaisir veut éternité : apprenez ça. Avec cette phrase se termine le chant du marcheur de nuit.


Le signe : récit du réveil après cette nuit particulière. Seul, les reins brisés, Zarathoustra se leva ce matin là. Commence à parler. Ses hôtes ne se réveillent pas. Présence du lion qui les surprend et les fait fuir. Zarathoustra est seul. «Ma passion et ma compassion -qu’ai-je à en faire? Est-ce donc à l’heure que j’aspire? J’aspire à mon ouvrage!

Courage! Le lion est venu, proches sont mes enfants, Zarathoustra maintenant est mûr, mon heure est venue; -

Ceci est mon matin, c’est mon jour qui se lève; debout maintenant, debout, ô toi le grand midi !

Ainsi parlait Zarathoustra, et quitta sa caverne, ardent et vigoureux comme un soleil matinal qui de sombres montagnes vient»p393. C’est la fin d’Ainsi parlait Zarathoustra.


Ainsi parlait Zarathoustra annonça l’avènement du surhomme, comme on peut le lire sur la couverture de cette édition. Toutefois, on peut émettre un doute sur cette interprétation si l’on tient compte de la fin du discours de Zarathoustra.


J’ai encore une centaine de pages à lire: notes, explications, etc.


Benyounès Bellagnech

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 17:35

Dimanche 5 octobre 2008,


Samedi journée chaotique que je dois décrire dans le Journal de travail.


Le mendiant volontaire : C’est un homme que rencontre Zarathoustra sur son chemin. Il entend de loin une voix au milieu des vaches. Va à sa rencontre. L’inconnu tient un discours aux vaches. Zarathoustra apprend de l’homme qu’il était riche et a tout abandonné pour se réfugier chez les pauvres. Ceux-ci sont à leur tour répugnants. Il se réfugie chez les vaches. «Car d’elles ne devrions apprendre qu’une chose : à ruminer», dit-il (p 325). «Il n’est plus vrai que bienheureux soient les pauvres. Mais le Royaume des Cieux est chez les vaches»p326.


«Populace en haut, populace en bas. Qu’est-ce encore aujourd’hui que ’pauvre’ et ’riche’ ? Cette différence, l’ai désapprise, - alors j’ai fui, plus loin, toujours plus loin, jusqu’à ce que ces vaches je sois venu» p 327. Le mendiant volontaire essaie vers la fin de s’accrocher à Zarathoustra. Mais ce dernier se débarrasse de lui en agitant son bâton. «Déguerpis! Loin de moi» lui dit Zarathoustra.


L’ombre : Dialogue entre Zarathoustra et son ombre. Après s’être débarrassé du mendiant volontaire et cru être seule en route, il découvre un compagnon avec lequel il engage une conversation. «Une voyageuse suis, qui déjà sur tes talons ai beaucoup cheminé; toujours pérégrinant, mais sans but et sans chez moi non plus, en sorte que peu s’en faut vraiment que je ne sois la juive errante, sinon que ne suis éternelle et juive non plus!»p330. Ce dialogue engagé avec l’ombre renvoie aux principaux thèmes philosophiques : le bon goût, le diable, Zarathoustra l’invite à danser.


A l’heure de midi :


Benyounès Bellagnech

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 17:27

Vendredi 3 octobre 2008,

 


Quelques minutes pour faire allusion à une lecture éclairée de Abdelhafid Chlyeh, Les Gnaoua d’Essaouira, Ed Sefrioui, 1994.

 


Le mendiant volontaire : Je n’ai pas le temps de lire, je dois me préparer pour une réunion des IrrAIductibles.


Benyounès Bellagnech
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