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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 08:40

Lundi 3 novembre 2008,


Nietzsche invite le voyageur à sortir et à venir pour lui parler, lui donner un masque, un autre masque. Cet appel renvoie au style d’Ainsi parlait Zarathoustra avec l’introduction du masque, ce qui est nouveau dans le texte nietzschéen.


«Les hommes foncièrement tristes se trahissent quand ils sont heureux; ils ont une façon de se saisir du bonheur; comme s’ils voulaient l’écraser et l’étouffer, par jalousie, ils ne savant que trop, hélas! Qu’il leur échappera»p278.


Dans cette neuvième partie de l’ouvrage, je retrouve le style du «gai savoir», d’où la difficulté de résumer les maximes. On a l’impression que Nietzsche passe vite d’un thème à l’autre. Au lecteur de recoller les morceaux et d’en faire des propos organisés sur des thèmes graduels.


«Il me loue, donc il me donne raison : cette ânerie nous gâte la moitié de la vie, à nous solitaires, car elle permet aux ânes de se croire nos voisins et nos amis»p295.


«Les plus grands événements, les plus grandes pensées (…) sont ce que l’on comprend le plus tard»p296. Nietzsche donne l’exemple de l’étoile la plus lointaine, elle n’est considérée que lorsqu’elle se rapproche de nous. Ceci lui permet de parler de la nécessité de la hiérarchie pour les esprits comme pour les étoiles.


«L’âme aristocratique a le respect de soi»p297. L’enthousiasme est une vertu de l’esprit, il est aussi l’esprit même si on essaie de le cacher.


Le solitaire est plus intéressant que le philosophe. Ce matin, j’ai pensé au labyrinthe et plus exactement au carrefour des labyrinthes, titre d’un ouvrage de Castoriadis que j’ai souvent sous les yeux. Cette idée m’est venue, alors que je pensais à la mort, à celle de Georges Lapassade, d’Aziz Kharouni, et de René Lourau. Je me suis interrogé sur ce qu’il faut dire le 13 novembre, journée de commémoration consacrée à Georges Lapassade, si je décide d’y participer.


«Toute philosophie est une façade - tel est le jugement de solitaire. Il y a quelque chose d’arbitraire dans le fait qu’il s’est arrêté là, et qu’il a jeté là un regard en arrière et un regard à la ronde, qu’il a cessé de creuser, et a posé sa bêche. Il y a de la méfiance là-dessous! Toute philosophie dissimule une autre philosophie, toute opinion est une cachette, toute parole peut être un masque»p299.


L’homme est un animal complexe qui se distingue des autres animaux par sa ruse et son intelligence. Il crée la paix pour pouvoir jouir de son âme, mais la morale dérange cette paix et à sa place il faut mettre de l’art.


«Un philosophe, hélas! C’est un être qui souvent se fausse compagnie à lui-même, qui a souvent peur de soi, mais qui est trop curieux pour ne pas, chaque fois, revenir à lui-même»p300.


Contre toute pensée de la pitié, sauf celle de l’aristocratisation par goût de domination du maître.


Contre Hobbes et ceux qui sont contre le rire. Nietzsche se réfère aux dieux qui rient tout le temps, même lors des célébrations des rites sacrés.


Eloge de Dionysos et conclusion sur la vanité de l’écriture et de la pensée qui vieillit dès qu’elle est écrite.


Du haut des cimes : Postlude.


Benyounès Bellagnech

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 09:48

Samedi 1er novembre 2008,


Neuvième partie : Qu’est-ce que l’aristocratie?


Puis-je m’exprimer ainsi en disant pour résumer la première explication que donne à lire Nietzsche, première définition qui nous incite à accepter d’abord ce qu’il y a : les différences entre les classes sociales, la tendance de l’homme à s’élever toujours plus haut et à commander, et enfin une réalité du passé : «La caste aristocratique a toujours été à l’origine la caste des barbares; sa prédominance est fondée d’abord sur sa force physique, et non sur sa force psychique. C’étaient des hommes plus complètement «hommes» que les autres, ce qui signifie de plus «complètes brutes» à tous égards»p263.


Nietzsche, dans ce qui précède évoque la force psychique et fait à peine allusion à la corruption. Dans ce qui suit, il précise que la corruption est la cause de la fin de l’aristocratie et donne en exemple la monarchie française. Il précise que l’aristocratie doit asservir les autres classes, en faire des instruments ou échafaudages pour son élévation.


La vie est volonté de puissance, c’est pour cette raison primordiale que Nietzsche met en avant la force et la puissance de l’aristocratie. On ne peut pas dire qu’il est contre l’égalité et l’harmonie, encore, précise-t-il, que les conditions pour cela soient réunies, c’est de l’égalité des forces dont il parle. «A supposer que ce soit là une théorie neuve, c’est en réalité le fait primordial de toute l’histoire, ayons l’honnêteté de le reconnaître»p266.


Plus j’avance dans la lecture de cet ouvrage, plus les propos de Nietzsche deviennent accessibles, par exemple lorsqu’il parle des deux morales, celles des puissants et celle des faibles. «Il y a des morales de maîtres et des morales d’esclaves»p260. Nietzsche ne se contente pas de lancer des grandes idées, mais il en donne les détails de ce qu’il avance en premier : Dans ce cas, il évoque les normes des deux classes et décline les qualificatifs : vérité, mensonge, lâcheté, mesquinerie, vénération, méprise… etc. L’amour passion, spécialité européenne est d’origine aristocratique : c’est une déduction.


La vanité est un atavisme, elle revient aux esclaves, nous dit Nietzsche.


Nietzsche cite l’exemple de la «Bible» et le rapport avec lui entretenu par l’aristocratie. Il dit que c’est l’un des rares gestes qui a permis de sauvegarder ce texte. En revanche, il reproche aux modernes, lecteurs de journaux, leur manque de tact, tact qui subsiste un peu chez les paysans.


Benyounès Bellagnech

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 09:18

Vendredi 31 octobre 2008,


Nietzsche rapporte une conversation entre deux vieillards sur la politique et l’homme d’Etat fort. «Mais moi, perdu dans ma béatitude et loin du réel, je supputais le temps qu’il faudrait à un autre plus fort pour triompher de cet homme fort; et je me disais que par un phénomène de compensation, quand un peuple voit s’abaisser le niveau de son esprit, il y a un peuple voisin qui devient plus profond»p233..


«Ce que je veux dire, c’est que la démocratisation de l’Europe est aussi l‘une des causes qui concourent involontairement à former des tyrans, le mot pris dans toutes ses acceptions, même dans la plus spirituelle»p235.


Nietzsche décrit les Allemands, la nation allemande, non pas avec précision, mais presque poétiquement: l’âme, la musique, le manque de l’oral et de l’oreille, manque de style, etc.


Pp245-246, il dit quelque chose sur les juifs qui coupe court à toute culpabilité à son égard sur son caractère antisémite : «Nous qui parmi les spectateurs sommes des artistes et des philosophes, nous éprouvons à l’égard des juifs - de la reconnaissance»p246. Plus loin, Nietzsche dit qu’il faut compter avec les juifs pour leur avenir (Etat juif), et pour l’avenir de l’Europe.


Autre attaque contre les Anglais privés de toute philosophie et de tout art.


Comparaison entre l’anglais, le français et l’allemand. Ce dernier n’a pas ce que les deux autres ont et notamment le français (goût et art).


Benyounès Bellagnech

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 08:48
 

Jeudi 30 octobre 2008,


Huitième partie : Peuples et Patries

 


«Ce genre de musique (Wagner) exprime à merveille ce que je pense des Allemands : ils sont d’avant-hier et d’après-demain -ils n’ont pas encore d’aujourd’hui»p 230.

 


Benyounès Bellagnech
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 16:04

Mercredi 29 octobre 2008,


«Il est difficile d’apprendre ce qu’est un philosophe, parce que c’est impossible à enseigner. Il faut le «savoir» par expérience, ou alors avoir l’orgueil de l’ignorer»p191. Ces lignes ne peuvent à elles seules résumer la conception de la philosophie chez Nietzsche, néanmoins elles indiquent la démarche studieuse à suivre pour dégager cette conception en parcourant l’ensemble de l’œuvre de Nietzsche.


Septième partie : nos vertus


Lu une vingtaine de pages, mais je ressens encore une fois ce manque de concentration et pourtant ce chapitre me semble important dans ce livre. Je le relis.


La vérité est femme, il faut éviter de lui faire violence. A propos de l’amour et du sacrifice.

«Il ne faut avoir trop raison si l’on veut avoir les rieurs de son côté; voire, le bon goût comporte qu’on ait aussi un tout petit peu tort»p 200.


L’homme est créateur et création à la fois.


«Considérez enfin que même le disciple de la connaissance, en se forçant à connaître, contre le penchant de son esprit et souvent de son cœur, en s’obligeant à nier là où il voudrait affirmer, aimer, adorer, agit en artiste et glorifie la cruauté. Sonder ainsi toutes choses jusque dans leurs profondeurs, les fouiller jusqu’au tréfonds, c’est déjà une façon de se faire violence, de faire souffrir exprès la volonté foncière de l’esprit qui s’élance sans cesse vers l’apparence et le superficiel. Dans toute volonté de connaître, il y a au moins une goutte de cruauté»p214.


Fragments intéressants sur la femme : «Ce sont les mauvaises cuisinières, c’est la totale absence de raison dans la cuisine qui ont constitué l’entrave la plus durable et l’obstacle le plus grave à l’évolution de l’homme»p221.


Benyounès Bellagnech

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:41

Mardi 28 octobre 2008,

 


L’homme ou le philosophe ou l’esprit objectif n’est rien qu’un instrument.

 


Au scepticisme, Nietzsche oppose le principe de volonté. «Le temps de la petite politique est révolu, le prochain siècle déjà amènera la lutte pour la domination universelle, l’obligation de faire une «grande politique»»p182.

 


«Non seulement, ces philosophes de l’avenir s’imposeront la discipline critique et tout ce qui nous habitue à la netteté et à la rigueur dans les choses de l’esprit, mais ils feront étalage de ces qualités comme d’une parure; cependant ils ne voudront pas être appelés critiques pour autant. Ils considéreront que c’est gravement offenser la philosophie que de décréter, comme on aime tant à le faire aujourd’hui, que la philosophie elle-même est une science critique et rien d’autre»p186.

 


«Les véritables philosophes sont ceux qui commandent et légifèrent (…). Pour eux, connaissance est création, leur œuvre consiste à légiférer, leur volonté de vérité est volonté de puissance…»p188. Le reste, ce ne sont que des soldats de la philosophie (Kant et Hegel aussi).

 


Benyounès Bellagnech

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 14:09

Dimanche 26 octobre 2008,


Tout ce qui est utile à la présentation relève de la morale, ce n’est pas l’amour du prochain, mais c’est la crainte du prochain qui prédomine selon Nietzsche. C’est la peur qui serait à l’origine de la morale; donc dès qu’elle disparaît, toute la morale s’écroule. Nietzsche donne l’exemple de l’Européen : «Un jour, plus tard -la volonté et le chemin qui mènent à cet état -plus rien à craindre -voilà ce que partout en Europe, on appelle aujourd’hui le «progrès»» p162.


Pour Nietzsche, ce qui domine est l’instinct de l’animal de troupeau appelé homme. Le christianisme ne fait que le renforcer. «Bien plus, avec l’aide d’une religion qui s’est montrée docile et flatteuse aux ultimes désirs du troupeau, les choses en sont venues au point que nous trouvons jusque dans les institutions politiques et sociales l’expression de plus en plus évidente de cette morale; le mouvement démocratique est l’héritier du mouvement chrétien»p163.


La démocratie comme forme dégénérée de l’organisation politique, contre laquelle Nietzsche s’élève et assigne aux nouveaux philosophes la tâche de créer autre chose à partir d’autres possibilités.


«Il faudra enseigner à l’homme à sentir que l’avenir dépend d’un vouloir humain; il faudra préparer de grandes entreprises, de grandes expériences collectives de discipline et de sélection, si l’on veut mettre fin à cette effroyable domination de l’absurde et du hasard qui a jusqu’à présent porté le nom d’«histoire» - la formule absurde du «plus grand nombre» n’en est que la forme la plus récente»p165.


«(…) on a la pleine conscience que l’homme n’a pas encore épuisé ses possibilités les plus hautes»p166.


«Quiconque a pensé à bout, ne fût-ce qu’une seule fois, cette possibilité, connaît un dégoût de plus que les autres hommes - et peut-être aussi une tâche nouvelle»p167.


Sixième partie : Nous les savants :


Science et philosophie : La prédominance de la première est expliquée ici par la faiblesse de la philosophie et des philosophes ont réduit la discipline à une théorie de la connaissance.


Cette partie est très condensée et mérite toute mon attention et ma vigilance. Il s’agit en effet de démonstration de ce qu’est le philosophe et qui est le savant.


Benyounès Bellagnech

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 18:15

Samedi 25 octobre 2008,


Levé avant six heures, j’ai passé du temps sur Internet, plus particulièrement sur un site de recherche d’emploi. Je dois décrire les détails de ce que j’ai fait dans le Journal sur le travail. J’ai envie de trouver une transition à la lecture de Nietzsche. C’est fait.


Hier, je me suis arrêté à «Où n’entrent en jeu, ni amour, ni haine, la femme n’est qu’une médiocre actrice»p122.


«Esprit de contradiction, fredaines, méfiance, joyeuse, raillerie sont signes de santé; toute forme d’absolu relève de la pathologie»p131.


«La folie est rare chez les individus; dans les groupes, les partis, les nations, elle est de règle à certaines époques»p131.


«On ne hait pas celui qu’on méprise, mais bien l’adversaire qu’on estime égal ou supérieur à soi»p 135.


Je reprends cette maxime car elle correspond à ce que je pense de certains proches de l’université en ce moment.


Lecture rapide des maximes et interludes. Il faut juste souligner qu’il est possible de les reprendre une à une par exemple pour l’intitulé d’un article ou d’un ouvrage selon les thèmes à traiter.


Cinquième partie : contribution à une histoire naturelle de la morale :


Comme à l’accoutumée, Nietzsche interroge tous les philosophes sur leurs méthodes et procédés d’aborder la morale en tant que «science». Ont-ils étudié toutes les subtilités des comportements humains, l’ont-ils fait partout dans le monde. Est-ce qu’ils ont respecté la méthode simple de la recherche : observation, induction, déduction, analyse et conclusion pour enfin établir une science de la morale? La réponse à toutes ces questions est négative, même chez Schopenhauer, nous dit Nietzsche. La morale reste donc infondée sans fondement.


«L’essentiel de toute morale, ce qui en fait la valeur inestimable, c’est qu’elle est une longue contrainte»pp 141-142.


«Il semble même que l’esclavage sous toutes ses formes, soit le seul et indispensable moyen de discipliner et d’éduquer l’esprit»p144.


L’oisiveté déjà abordée auparavant revient avec la privation et le jeûne, dimanche créé par les Anglais (ennuyeux), le jeûne dans les religions monothéistes et enfin : «Il sera désormais plus facile d’expliquer par quel paradoxe c’est justement pendant l’ère chrétienne de l’Europe et sous la pression des jugements de valeur chrétiens, que l’instinct sexuel s’est sublimé en amour passion»p145.


Tout y passe depuis Platon. Socrate est l’exception, car il soumet la raison aux instincts, se moque de lui-même (dialecticien et ironiste).


Difficile de savoir ou de connaître ce que l’on veut savoir ou connaître, dans les pages 148-149, Nietzsche nous explique les processus : il suffit, dit-il d’observer comment agit-on face à une langue que l’on ne connaît pas, idem au son ou à un objet, etc.


En résumé, dans tout savoir, il y a réduction et interprétation selon qui nous sommes et ce que nous avons ou utilisons comme outils.


La pitié et la propriété : Le cas des parents avec leurs enfants.


Benyounès Bellagnech

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:00

Vendredi 24 octobre 2008,


Le sacrifice est l’une des cruautés religieuses, sacrifice du premier né, de sa «nature» : instincts de vie et de joie… Le temps est venu de sacrifier Dieu au néant, au hasard…


Libérer la pensée de toute morale et laisser vivre la vie telle qu’elle est, c’est la tâche du philosophe Nietzsche toujours enfant, éternel enfant (p101).


Comment l’oisiveté conduit à une position à l’égard de la religion? Nietzsche parle du travail et des plaisirs qui remplacent la prière et la croyance, il prolonge l’idée aux universitaires et savants, pour conclure : «Lui le petit nain prétentieux, le plébéien agile et laborieux, l’ouvrier intellectuel et manuel des «idées», des «idées modernes» p104.


Un rapprochement étonnant entre les artistes et les religieux. Ils accordent trop d’importance aux formes par crainte de la vérité et du pessimisme et pour échapper à la souffrance.


«Aimer les hommes pour l’avenir de Dieu - tel fut jusqu’à présent le sentiment le plus noble et le plus raffiné auquel les hommes aient pu parvenir»p105.


Trois types de relation avec la religion : Les philosophes peuvent s’inspirer des religions pour l’histoire et l’éducation. Le premier type de lien avec la religion est du fait des hommes destinés à commander et à diriger sans se mêler de ceux qu’ils dirigent. Le second type relève des hommes qui dirigent et commandent les autres directement.


Enfin, le troisième type est le plus grand nombre qui se sert de la religion pour supporter la souffrance et la fatalité d’être asservi par les classes dominantes.


Nietzsche conclut cette partie du livre en décrivant les méfaits de la religion sur l’homme européen. «Des hommes qui n’étaient ni assez grands, ni assez durs pour avoir le droit de sculpter l’homme, des hommes qui n’étaient ni assez forts, ni assez lucides pour accepter avec une sublime abnégation la loi qui impose des échecs et des naufrages innombrables, des hommes qui n’étaient pas assez nobles pour discerner les degrés vertigineux et les abîmes qui séparent l’homme de l’homme, voila ceux qui ont jusqu’à ce jour, avec leur principe de «l’égalité devant Dieu», régi le sort de l’Europe, jusqu’à ce qu’enfin ait été sélectionnée une race amenuisée, presque ridicule, un animal grégaire, un être docile, maladif, médiocre, l’Européen d’aujourd’hui»p111.


Quatrième partie : Maximes et intermèdes :


A première vue, il me sera difficile de résumer cette partie. Il faut que j’apprenne à ruminer comme le propose Nietzsche. Souligner ou reprendre quelques maximes qui me parlent en ce moment comme celle-ci: «Un éducateur dans l’âme ne prend rien au sérieux que par rapport à ses disciples - soi-même non excepté»p112.


Benyounès Bellagnech

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:20

Jeudi 23 octobre 2008,


Cela fait une semaine que je voulais écrire le Journal de travail; c’est fait ce matin, je pense donc reprendre ma lecture philosophique.


Remarque : Hier après-midi, alors que je marchais à Paris, je me suis interrogé sur ce que m’apporte la lecture de Nietzsche. A Notre Dame, j’ai vu un attroupement ou une foule de gens venue se recueillir sur le cercueil de Sœur Emmanuelle. Mon regard sur la foule et la cérémonie me conforte dans la poursuite de la lecture de Nietzsche.


«Le monde du dedans, le monde défini et désigné par son «caractère intelligible», serait justement «volonté de puissance», et rien d’autre»p77. Cet extrait résume tout le passage sur la vision du monde qui est autre que celle des philosophes du «monde comme représentation» Berkley et Schopenhauer. Je relis le passage pour bien distinguer entre la volonté et la volonté de puissance.


«La pensée n’exprime que la relation des instincts entre eux». Les Instincts, les passions…etc. C’est la vie la nôtre. J’ai auparavant souligné cette primauté de connaître la profondeur de nous-mêmes. Nietzsche tente ici d’expliquer que ce principe appliqué au réel au monde conduit d’une part à ne pas se soumettre au principe cause-effet, et d’autre part à la volonté de puissance qui expliquerait tout. La volonté tout court nous enferme dans (cause-effet).


Je ne saute pas la page 79 dans laquelle Nietzsche explique que le bonheur n’est pas un argument et que le vrai est devant le malheureux et celui qui périt en cherchant le vrai ou la vérité.


A propos de la nécessité du masque pour ce qui est profond : «Tout esprit profond a besoin d’un masque; bien plus, un masque se forme perpétuellement autour de tout esprit profond, grâce à l’interprétation continuellement fausse, c’est-à-dire plate, donnée à toutes ses paroles, à toutes ses démarches, à toutes les manifestations de sa vie»p81.


Ne pas se lier à un ami, une patrie, une science, etc. Il faut savoir se garder, c’est la plus forte preuve d’indépendance.


Les philosophes de demain seront des tentateurs. Ils seront les amis de leurs vérités comme tous les philosophes.


Les nouveaux philosophes décrits dans les pages 83-87 ressemblent curieusement à Nietzsche lui-même, sa pensée, sa méthode de travail, sa vie, son amitié pour la solitude, ses sentiments, ses idées, etc.


Troisième partie : Le phénomène religieux


Le début de cette partie porte sur la religion. Je n’arrive pas à me concentrer sur le texte de Nietzsche lorsqu’il rentre dans les détails du christianisme ou du judaïsme. Cependant, des passages sur la philosophie me réveillent, créent en moi une sorte d’électrochoc.


Ainsi, la phrase : «Que fait, somme toute, la philosophie moderne?»p98, m’oblige à redoubler d’attention en lisant la suite. Que veut nous dire Nietzsche ? Je relis.


Certes, la philosophie a mis en doute la croyance en l’âme, mais elle a créé subtilement quelque chose de semblable, la pensée. Penser serait devenu une cause jusqu’à Descartes. Avec Kant, retournement de situation et impossibilité de démontrer le contraire : «pense» déterminant et «je» déterminé. C’est le début de ce qu’on appelle la phénoménologie. L’existence serait purement phénoménale, bien que ses prémisses ont été décelés avant.


Le sacrifice.


Benyounès Bellagnech

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