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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 10:23

Vendredi 14 novembre 2008,


Nietzsche, Le crépuscule des idoles, Denoël/Gauthier, coll. «Bibliothèque Médiations», 1976.


Le crépuscule des idoles ou comment on philosophe au marteau. J’ai le pressentiment que Nietzsche le philosophe va laisser libre court à sa conception de la philosophie: «Ce petit écrit est une grande déclaration de guerre» contre les idoles, contre tout type d’idole terrestre et céleste.


44 maximes dont les caractéristiques sont qu’elles suffisent à elles-mêmes. On ne peut les lire et saisir que séparément, point de résumé, ni de synthèse a postériori. La philosophie du marteau est une sorte de résonnance de coups qui se succèdent, mais à chaque fois, il faut lever le bras et donner un coup pour avoir l’effet du son et du geste. 44 coups, idées, effets, définition, jugement ou le tout à la fois, y passent, le psychologue, la femme, la morale, la philosophie…etc.


Le problème de Socrate


Les chapitres de l’ouvrage ne sont pas numérotés, mais désignés par des titres. Par conséquent, ma lecture doit s’adapter à cette configuration, d’où la nécessité de faire de chaque titre un chapitre à lire avant d’écrire sur ce que je lis. Bien évidemment, le marqueur peut me servir d’indicateur de propos ou phrases qui me paraissent importantes à transcrire par la suite.


Nietzsche situe le problème de Socrate dans la décadence dans sa vision de la vie qui ne serait qu’une longue maladie. Il s’attaque à sa dialectique qui serait une lutte contre la décadence, lutte désespérée. Il souligne que Socrate est laid et qu’il vient de la populace et du mélange. C’est un malade qui s’est donné la mort (la cigüe) qu’il voulait aussi administrer à la Grèce. Nietzsche met dans le même sac Platon. «La dialectique n’est-elle qu’une forme de la vengeance chez Socrate?»p23.


«Ce qui a besoin d’être démontré pour être cru, ne vaut pas grand chose»p22.


«C’est une duperie de soi de la part des philosophes et des moralistes que de s’imaginer sortir de la décadence en lui faisant la guerre»p25.


La «RAISON» dans la philosophie


Pour une fois, Nietzsche se charge de résumer le chapitre pour faciliter sa compréhension, dit-il.


Le monde est apparence et le contraire n’est pas vrai. Les signes caractéristiques du non être indiquent le néant. parler d’un autre monde, c’est se venger de la vie. Parler de deux monde «réel» et «apparences» (Les chrétiens et Kant) est un signe de décadence.


Auparavant, Nietzsche met le point le point sur les sens en lieu et place de la raison. Les premiers sont à la base de toute science, alors que la raison fonde la métaphysique, la psychologie…etc.


«Nous entrons dans un grossier fétichisme. Si nous prenons conscience des conditions premières de la métaphysique du langage, c’est-à-dire de la raison»p31.


«Ah! Quelle vieille femme trompeuse! Je crains bien que nous ne nous débarrassions jamais de Dieu, puisque nous croyons encore à la grammaire»p32.


Benyounès Bellagnech

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 14:03

Mercredi 12 novembre 2008,


En lisant hier cette troisième dissertation ( Quel est le sens de ton idéal ascétique?), j’ai pensé au style spécifique de cet ouvrage et particulièrement à l’écriture de cette partie difficile à découper en fragments comme d’habitude. J’avance dans cette lecture sans m’arrêter comme je le faisais avant.


Je termine la lecture du livre : l’ascétisme des prêtres, des artistes, des philosophes et des savants. Nietzsche identifie l’origine de cette posture chez les religieux. Ainsi, il définit le lien, sans le dire explicitement, entre la religion et la morale. Les autres ascétiques dont les philosophes ne font pas plus que cela.


Je comprends le sens de cette dissertation, a priori incompréhensible si l’on s’enferme dans le titre de l’ouvrage. Mais lorsque l’on termine la lecture, on comprend que Nietzsche veut démontrer comment la morale, telle qu’il l’a étudiée, a été mise en œuvre par ce qu’il appelle les ascétiques.


Benyounès Bellagnech

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 18:32

Mardi 11 novembre 2008,


Nietzsche donne sa définition de la mauvaise conscience : le renoncement de l’homme à sa nature. Pour Nietzsche, l’exemple le plus significatif est l’animal que l’on retire de son milieu naturel aquatique par exemple et que l’on met dans un zoo. On imagine la difficulté d’adaptation de cet animal blessé qui renonce à la vie naturelle. Dès lors, l’homme sauvage et fort, qu’il vive en société et dans la complexité, donne à voir un spectacle dramatique qui amuse les dieux grecs. Pour remédier au renoncement aux instincts simples, l’homme crée «l’âme» et la promesse de l’avenir.


«Cet instinct de liberté rendu latent par la force, resserré, refoulé, rentré à l’intérieur, ne trouvant pas dès lors qu’à s’exercer et s’épancher en lui-même, cet instinct, rien que cet instinct - nous l’avons déjà compris- fut au début la mauvaise conscience»p124.


Nietzsche fait remarquer que la volonté de puissance a présidé par la suite chez les puissants, les dominateurs qui ont fondé l’Etat. Ce fait a créé une contradiction entre le dominant et le dominé, la mauvaise conscience et le désintéressement.


Nietzsche appelle à revenir aux origines, à la relation créancier et débiteur. Les ancêtres occupent dans cette relation un rôle important. La souffrance du passage d’une génération à une autre de la même race. Les générations successives se font le devoir de rendre quelque chose aux ancêtres, d’où le sacrifice même du sang, la commémoration, et la création des dieux. «Ici, toutes les origines des dieux, une origine qui remonte à la crainte»!p128.


La dette et l’obligation envers les ancêtres et les dieux, voilà ce qui explique ce qui précède. «A supposer que nous ayons commencé à entrer dans le mouvement contraire, il serait permis de conclure, avec quelque vraisemblance, du déclin irrésistible de la foi au dieu chrétien, à un déclin de la conscience de la dette (faute) chez l’homme, déclin déjà fort rapide aujourd‘hui; on pourrait même prévoir que le triomphe complet et définitif de l‘athéisme libérerait l‘humanité de tout sentiment d’une obligation envers son origine, sa causa prima. L’athéisme et une sorte de seconde innocence sont liés l’un à l’autre»p130.


Sur la dette et le devoir, Nietzsche ne veut pas en dire davantage. Il faut revenir à l’origine de l’humanité pour les expliquer, mais du fait d’avoir déjà conclu auparavant, il se permet de pousser l’impossible vers l’impossible : Le créancier qui se sacrifie pour le débiteur (Le dieu chrétien). «En l’homme, il y a tant de choses effroyables. Trop longtemps, la terre fut un asile d’aliénés!…»p134.


Le retour au penchant naturel de l’homme, voila une direction à prendre. Nietzsche s’en défend: «C’est la tâche du jeune, du fort et de l’antéchrist et antinihiliste, ce vainqueur de Dieu et du néant. Il faut qu’il vienne un jour»p139. Zarathoustra l’impie.


Troisième dissertation : Quel est le sens de ton idéal ascétique?


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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 23:23

Lundi 10 novembre 2008,


Nietzsche s’attaque encore une fois à l’explication des choses par le principe de cause à effet, déformé par l’incessante interprétation. En lieu et place de cette erreur fondamentale, il avance ce qu’il appelle le principe de la vie, la volonté de puissance, celui de l’activité proprement dite. Le châtiment ne s’explique pas par son but.


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 22:44

Dimanche 9 novembre 2008


Le contrat ou le trafic sont la forme d’échange qui reflète la promesse (Le terme est explicité dans ce qui précède). Au cas où la promesse n’est pas tenue, tout type de châtiment devient possible. Nietzsche estime que depuis l’âge primitif, ce type de rapport entre le créancier et le débiteur a prévalu. D’où le droit des maîtres, c’est-à-dire les créanciers sur les débiteurs qui ne tiennent pas leur promesse. «La compensation consiste donc en une assignation et un droit à la cruauté»p88. Nietzsche donne des exemples des anciens Egyptiens et de Rome.


«C’est dans cette sphère du droit d’obligation que le monde des concepts moraux ’faute’ ou ’conscience’, ’devoir’, ’sainteté du devoir’ a son foyer d’origine; -à ses débuts, comme tout ce qui est grand sur la terre, il a été longuement et abondamment arrosé de sang»pp88-89.


Nietzsche insiste sur le fait que c’est sur la base de cette cruauté que la morale a été bâtie. La morale des puissants, j’entends, et il donne des exemples de fêtes et cérémonies autour des peines capitales et autre cruauté. «Sans cruauté, point de réjouissance, voilà ce que nous apprend la plus ancienne et la plus longue histoire de l’homme- et le châtiment aussi a de telles allures de fête»p91.


L’échange, l’estimation de la valeur, le commerce entre gens égaux en puissance, sont à l’origine de toute pensée. Acheteur et vendeur, promesse, assoient le droit et la cruauté, entre les égaux et le châtiment contre les faibles. Nietzsche estime que la différence entre l’homme et l’animal se situe d’abord dans cette sphère.


Nietzsche explique que le non respect du contrat conduit au conflit et à la cruauté.


«C’est-ce qui explique pourquoi la guerre même (y compris le culte des sacrifices guerriers) a revêtu toutes les formes sous lesquelles le châtiment apparaît dans l’histoire»p99.


Plus la communauté croît et s’enrichit, moins on accorde d’importance à ce que l’on appelle les petits délits, du fait qu’ils ne nuisent pas aux plus riches. C’est le droit pénal, mais c’est surtout la «grâce».


Il faut chercher l’origine de la justice dans ce qui précède. Nietzsche s’attaque à Dühring et tente de démontrer que le ressentiment et la réactivité sont essentielles dans l’explication de la justice.


[Je ne suis pas convaincu de ce que je viens d‘écrire, cela manque de clarification. Il faudrait que je précise la notion du ressentiment et donc relire ce fragment de six pages]


Le ressentiment serait le sentiment réactif. Ce que j’ai écrit ci-dessus est faux. C’est le contraire qui est vrai. La justice, la loi, l’institution fonctionnent dans l’état de guerre et de conflit. Cela a du sens dans la pensée de Nietzsche. Le ressentiment et la réactivité ne peuvent être à l’origine de la justice. Celle-ci est à relier au châtiment.


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 00:10

Samedi 8 novembre 2008 suite


Deuxième dissertation : La «faute», la «mauvaise conscience» et ce qui leur ressemble.


Elever l’animal pour tenir la promesse. Ceci ne va pas sans la faculté d’oubli, nécessaire à la suite. Nietzsche revient au côté physiologique déterminant dans la vie de l’homme (la nourriture et le travail des organes qui ne peut se faire sans l’oubli). L’animal de l’oubli a créé par ailleurs la mémoire; la mémoire de la volonté qui permet l’acte.


Remarque : Je crains d’introduire ici une confusion entre cause et effet réfutés par Nietzsche et volonté et acte qui remplaceraient la cause et l’effet. A voir plus loin!


La promesse, l’individu du souverain, dominant, responsable et conscient.


Rappel des châtiments et tortures dans l’histoire germanique (la cruauté), mémoire de la conscience.


Le châtiment, le dommage et le contrat.


Benyounès Bellagnech

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 23:53

Samedi 8 novembre 2008,


Parce que c’est long et laborieux ce chemin de la vengeance la plus sublime et qui dure plus de 20 siècles, que nous avons du mal à le voir, dit Nietzsche, évoquant le triomphe du judaïsme et d’Israël.


«J’ai beaucoup de choses à taire»p44, à cet endroit, conclut Nietzsche, le fragment 9, après avoir décrit le triomphe du judaïsme et la décadence de l’Eglise et de son poison.


Dans le fragment suivant, Nietzsche donne à lire une description de la morale de l’aristocratie qui est l’antipode de celle décrite auparavant. Les exemples viennent de la Grèce antique créatrice des mots qui désignent les qualités de la noblesse : pas de ressentiment, ni de vengeance, mais le courage, le bonheur, la vie sublime… L’ennemi dernier de l’aristocrate n’est pas le faible, mais lui-même. Sa morale n’a pas besoin de l’autre, contrairement au faible qui fonde tout sur la haine et la vengeance de l’autre, c’est-à-dire du noble.


«Nous ne rencontrons donc ici que des procédés opposés à ceux de l’homme noble, qui après avoir conçu spontanément et par anticipation, c’est-à-dire tiré de son propre «moi», l’idée fondamentale de «bon», n’arrive à créer la conception du «mauvais» qu’en partant de cette idée. Ces deux termes, ce «mauvais» d’origine aristocratique et ce méchant distillé dans l’ombilic de la haine insatiable- le premier une création postérieure, un accessoire, une nuance complémentaire, le second, au contraire, l’idée originale, le commencement, l’acte par excellence dans la conception d’une morale des esclaves- quel contraste n’offrent-t-ils pas, ces deux termes «mauvais» et «méchants», tous deux opposés en apparence au concept unique : «bon» »p 50.


Ce que je viens de recopier ici m’apparaît nécessaire pour assimiler la suite du fragment. Or, après relecture des cinq pages, je me rends compte qu’il faudrait peut-être recopier le tout. Mais à quoi cela servirait-il? Je ne peux pas répondre à cette interrogation et donc je ne recopie pas, quitte à sacrifier l’enchaînement des explications de ce que j’ai recopié ci-dessus.


Reprenons. L’idée du «bon» vient des nobles et des aristocrates. Le bon suffit à lui-même, tandis que le méchant est une perception de la victime violentée par le puissant; par conséquent le mauvais, la brute, le fauve, la bête…etc. dérivent ou proviennent de la morale du faible. Nietzsche cite les exemples des barbares qui ravagent tout sur leur passage dans la joie, le courage et le bonheur. Ceci est perçu par les faibles comme mauvais, c’est la morale des faibles. «Ce sont les races nobles qui ont laissé l’idée de «barbare» sur toutes les traces de leur passage; leur plus haut degré de culture en trahit encore la conséquence et même l’orgueil»p52. Nietzsche cite ici les Grecs, les Arabes, les Japonais… La race blonde, les fauves.


Nietzsche souligne que la culture qui commence à dominer est celle des faibles en vue de domestiquer les plus forts et du coup la conception de l’homme qui s’installe est celle du ressentiment, de la souffrance… de la réaction.


Espérer, tenir debout et aller loin, heureux, fort, puissant, en somme être au-delà du bien et du mal. C’est ce que souhaite Nietzsche pour l’homme. Mais, il constate qu’il en va autrement pour l’homme européen. «Nous sommes fatigués de l’homme…»p56.


Nietzsche revient à la charge en donnant l’exemple de l’agneau face aux grands oiseaux de proie. La force de ces derniers et leur jouissance de la viande fraîche et douce est considérée comme mauvaise par les agneaux. La transposition de cet exemple sur l’homme est plus grave car l’homme agneau ajoute à cette explication le langage qui derrière l’acte désigne un acteur en séparant par exemple l’éclair de la foudre ou en créant la cause et les effets à la place de l’acte tout court ou encore l’âme, la chose en soi de Kant.


«Où se cache la fabrication de l’idéal sur la terre?»p60. Nietzsche nous invite à la prospection, à entrer dans cette usine où ont été créés l’âme, Dieu, la charité, etc. chez ces faibles dont la morale se propage partout sur terre.


A commencer par la foi, l’amour et Dieu. Nietzsche ne doute pas que les faibles cherchent aussi la force et le bien-être, mais où, dans l’au-delà, ou paradis, et ils sont prêts à tout sacrifier pour ce mensonge. L’agneau Saint Thomas d’Aquin est cité comme témoin dans sa langue, en latin sur deux pages 65-66.


Le bon et le mauvais se sont livrés bataille depuis bien longtemps, Rome et Judée. Qui a triomphé? Pour Nietzsche, c’est Judée. La Renaissance, la réforme et la Révolution française ne sont que des parenthèses dans ce conflit millénaire. Nietzsche conclut que Napoléon est la synthèse de l’humain et du surhumain!…


Nietzsche conclut cette dissertation par un programme d’étude de l’histoire de la morale. Ce travail concerne les scientifiques, les historiens… «Toutes les sciences devront préparer dorénavant la tâche du philosophe de l’avenir : cette tâche consiste, pour le philosophe, à résoudre le problème de l’évaluation, à déterminer la hiérarchie des valeurs»p 72.


Benyounès Bellagnech

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 18:34

Vendredi 7 novembre 2008,


Je vais essayer de lire autrement, c’est-à-dire par fragment, car le résumé de la dissertation s’avère très compliqué. Les fragments sont numérotés, ils font deux à trois pages. Je peux supposer que chacun d’eux contient au moins une idée principale.


Nietzsche s’interroge sur l’habitude des psychologues anglais qui consiste à chercher l’évolution de l’homme dans la morale. Il les compare aux petites grenouilles inoffensives qui grouillent autour de l’homme. Ces psychologues sacrifient leurs désirs à la vérité simple… et immorale.


Contrairement à ce que pensent les généalogistes anglais de la morale, le terme «bon» n’est pas neutre et désintéressé; ce n’est pas parce que le puissant fait au geste «bon» pour le faible que l’acte doit être qualifié de bon. Le puissant le fait pour lui-même, sans rien attendre en retour. Ainsi, Nietzsche tente de renverser complètement l’explication de l’origine du mot «bon», il va même plus loin en avançant que la langue elle-même est le produit des puissants (aristocrates).


Deuxième hypothèse sur l’origine du bon consiste à dire que le bon est utile et opportun, ce principe est rentré dans l’oubli. Nietzsche pense que c’est impossible car le contraire est vérifiable au quotidien. Il cite l’exemple de Spencer pour prouver que l’humanité a besoin du jugement bon, utile et opportun, des valeurs égales. Toutefois, Nietzsche s’interroge sur le pourquoi le bon est bon et utile?


Pour tenter de répondre à la question de savoir d’où vient le bon, Nietzsche tente d’expliquer l’origine étymologique du mot. Il provient de la noblesse aussi bien que le vulgaire et le mauvais. C’est l’aristocratie qui est derrière le jugement et ce depuis longtemps. Or, la démocratie a eu des effets «désastreux» sur les sciences et particulièrement sur la morale.


«Le préjugé démocratique, mettant obstacle à toute recherche touchant la question des origines»p32.


Nietzsche poursuit son explication étymologique et raciale de l’origine du bon (La Grèce, Rome, et l’époque moderne). Selon lui, ces références convergent vers l’homme supérieur.

Au bon et mauvais, Nietzsche rajoute le pur et l’impur qu’il concède aussi à la race supérieure, tout en précisant que le mot pur doit être compris dans son sens simple = homme pur, propre… ce qui le distingue de l’animal.


Chez les classes supérieures, il s’opère une distinction entre les guerriers, les puissants d’une part, et les prêtres d’autre part. Les premiers vénèrent la guerre, le courage, la robustesse, la fête, etc., alors que les prêtres s’en détachent petit à petit et mettent en valeur d’autres actes (prière… faiblesse…). Nietzsche explique que cette race de prêtres revient aux juifs qui ont triomphé depuis 20 siècles. «Je veux dire que c’est avec les juifs que commence le soulèvement des esclaves dans la morale : ce soulèvement qui traîne à sa suite une histoire longue de vingt siècles et que nous ne perdons aujourd’hui de vue-que parce qu’il a été victorieux…»pp40-41.


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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:12

Jeudi 6 novembre 2008,


C’est fait. Je relis ce matin ce que j’ai écrit dans ce second journal. Ma question fût non pas ce que j’ai retenu de cette lecture, mais comment la conclure. J’ai la réponse. Par delà le bien et le mal est un titre trompeur à première vue, car il peut induire en erreur le lecteur qui doit se dire que l’ouvrage est consacré uniquement au bien et au mal et à leur dépassement. C’est une habitude scolaire que «les soldats de la philosophie» ont consacré et renforcé. Nietzsche bouscule l’attente et l’habitude.


Après avoir lu le livre, on peut se permettre de poser d’autres questions : Qu’est-ce que la philosophie? Qui sont les philosophes? Ont-ils pour métier la critique ou celle-ci n’est-elle pour eux qu’une discipline et un procédé? Il ne s’agit pas de définir la morale, mais de chercher d’où vient-elle? A quoi sert-elle? Critique de la volonté et explication de la volonté de puissance ? Les «écoles philosophiques», les savants, la politique, la femme, l’aristocratie, la démocratie…etc.


Ainsi, j’aurais résumé non pas le livre en entier, mais les questions qu’il suscite en moi et pour chercher les réponses à chaque question, ce journal pourrait m’être d’une inestimable utilité.

Je passe à la lecture de Nietzsche, la généalogie de la morale, Ed Gallimard, coll «Idées», 1972.


L’avant-propos est consacré à l’explicitation de l’origine du livre, des idées qu’il contient et de son élaboration progressive. La forme de l’écriture est aussi justifiée par Nietzsche, ainsi que le style et l’interprétation. Cette présentation suffit à elle-même et permet de faire l’économie de toute autre interprétation.


S’il faut un jour parler de : Comment Nietzsche écrit-il ses livres? La réponse se trouve en grande partie dans cet avant-propos.


Première dissertation «Bien et mal» «Bon et mauvais». Les 80 pages, plutôt dévorées. Lecture rapide et donc obligation de tout relire.


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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:34

Mardi 4 novembre 2008,

Impossible de consacrer la matinée à la lecture, je dois me rendre à la fac pour une rencontre avec Saida. Je vais lire rapidement les quatre dernières pages de cet ouvrage.

C’est un poème qui renvoie à Zarathoustra. Evoque la trajectoire de midi jusqu’à la tombée de la nuit: « voici que la lumière a épousé la nuit ». Invitation des hommes et séparation avec eux et avec les dieux pour la solitude.

Comment débuter la lecture de cet ouvrage? J’ai essayé de répondre à cette question au début de ce second journal philosophique. Comment terminer cette lecture? Je dois répondre à cette autre question importante dans le cadre de mon programme.

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