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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:33

Mardi 16 décembre 2008,

 


L’idée de l’être de «je suis» domine la pensée philosophique. Alors qu’il ne s’agit que d’une croyance à l’auteur qui n’agit pas. C’est la négation du vouloir par le verbe, la logique (cause à effet).


 «a)La nécessité n’est pas un fait, mais une interprétation.


   b)Si l’on a compris que le «sujet» n’est pas une chose qui agit, mais une simple fiction, il s’ensuit de nombreuses conséquences.


    c)Si nous renonçons au sujet agissant, nous renonçons aussi à l’objet qui supporte l’action.


    d)Renonçons à la notion de «sujet» et «d’objet», puis à celle de «substance», et par suite à celle de diverses modifications, par exemple la "matière", l’«esprit» et autres êtres hypothétiques, à l’«éternité» et à «l’immutabilité de la matière», etc. Nous nous débarrasserons ainsi de la matérialité»pp70-71.

 


Nietzsche soumet à la critique radicale de la notion de finalité des faits en tant que réductrice des phénomènes observés, exemple du soleil. Il pousse la fin jusqu’à l’infini et le néant pour conclure que la cause et l’effet ne sont que notre interprétation.

 


«Comme les gens qui ont pour profession de «connaître» sont les seuls à avoir parlé de la connaissance, il y a dans leurs propos beaucoup de mensonge : ils avaient intérêt à la présenter comme l’état le plus désirable»p73.

 


«(…) Connaître, c’est «se mettre en relation avec une chose», se sentir déterminé par elle et la déterminer en retour… c’est donc en tout cas une façon de constater, de désigner, de rendre conscientes des relations (non pas de scruter des êtres, des choses, des «en-soi»)»p173.

 


Je ne reprends pas les critiques de Nietzsche vis-à-vis de Kant. (la chose en soi).

 


«Tout l’appareil de la connaissance est un appareil d’abstraction et de simplification, organisé non pour la connaissance, mais pour la maîtrise des choses : La fin et les moyens sont aussi éloignés de l’être que les concepts. Grâce à la fin et aux moyens, on s’empare du processus lui-même (on invente un processus qui soit concevable), mais grâce aux concepts, on s’empare des choses engagées dans ce processus»p85.

 


«Le concept de vérité est absurde. Tout le domaine du «vrai» et du «faux» ne se réfère qu’aux relations entre les êtres, non à «l’en-soi»… Il n’y a pas «d’être en soi» (ce sont les relations qui constituent les êtres) pas plus qu’il ne peut y avoir des connaissances en soi»p207.

 


Chapitre III La morale vaincue par elle-même.

 


«La victoire que le chercheur exige de remporter dans le domaine moral consiste à abandonner toute prévention favorable à l’endroit des états et des actions qu’il a appris à vénérer; tant qu’il cherche, il lui faut briser son cœur respectueux»p105.

 


Benyounès Bellagnech

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:53

Lundi 15 décembre 2008,


Ce deuxième ouvrage emprunté à la bibliothèque m’oblige à changer de méthode de lecture. Je ne peux plus me contenter de temps à autre de souligner avec un marqueur les passages qui m’intéressent. Je dois tout retenir et parfois recopier dans ce journal des fragments entiers.


«Derrière la pensée consciente, ce sont les instincts qui travaillent»p19.


«Le philosophe n’est qu’une sorte d’occasion et de possibilité qui permet à l’instinct de s’exprimer»p19.


«Les philosophes (…) n’ont pas senti que les concepts et les mots sont un héritage venu de temps où tout se passait obscurément et sommairement dans les esprits»p82.


La quarantaine de pages de ce chapitre nous donne la vision de Nietzsche ou sa théorie non pas seulement de la philosophie, mais surtout des philosophes. Pour quelqu’un qui a lu des livres de Nietzsche, il retrouve facilement des idées déjà exprimées ailleurs.


Chapitre II : La volonté de trouver «le vrai» (…) «’Penser’ conformément à la définition des théoriciens de la connaissance, c’est une chose qui n’arrive jamais : c’est une fiction tout arbitraire, où l’on parvient en détachant du fait un élément isolé et en faisant abstraction de tous les autres, c’est un arrangement artificiel destiné à rendre les faits intelligibles…»p42.


«La logique n’est pas née de la volonté de parvenir au vrai»p53.


«Il ne faut pas interpréter cette nécessité où nous sommes de créer des concepts, des espèces, des formes, des fins, des lois (’un monde de cas identiques’) comme si elle devait nous mettre en mesure de fixer ce qu’est le monde vrai; il faut y voir la nécessité de nous accommoder un monde qui nous rende l’existence possible; nous créons par là un monde qui nous paraît prévisible, simplifié, intelligible, etc.»p58.


Interruption de la lecture vers 10 heures du matin jusqu’à 16 heures 30, entretemps je m’interroge sur la place de la grammaire et de la logique dans la pensée. Interrogation suscitée par ce que j’ai retenu de la lecture matinale.


Benyounès Bellagnech

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 22:22

Dimanche 24 décembre 2008,

 


Lu le chapitre 5 du livre. L’auteur insiste sur Nietzsche le psychologue et affirme que Nietzsche n’est pas philosophe au sens de l’amour de la sagesse. Un psychologue hors norme, c’est-à-dire que tout absolument, tout part de son intérieur, de son sang, de ses nerfs, de son nez et de son estomac. Il n’est pas physiologiste, mais un penseur : Penser, c’est interroger le savoir -son savoir et sa connaissance.

 


Nietzsche est plutôt artiste, il a un style et c’est bien son propre style, dominé par la sincérité et la vérité. La volonté de celle-ci en fait un guerrier qui passe sa vie dans le feu.

 


Marche progressive vers soi-même : ce titre du chapitre 6 signifie, si on le lit séparément, que Nietzsche n’aurait fait qu’une démarche d’introspection pour se découvrir. Pourtant, il s’agit du contraire, c’est-à-dire que cette marche progressive est faite essentiellement de ruptures totales et successives. Les mots : tempête, volcan, tremblement de terre sont utilisés autant par Zweig que par Nietzsche pour décrire la trajectoire.

 


En effet, l’auteur parle de la première rupture d’un vieux avant l’heure à l’âge de 27 ans (la naissance de la tragédie), mais Nietzsche dit lui-même par ailleurs que tout a commencé à l’âge de treize ans. Bref, la suite est faite de ruptures violentes avec la spécialité -philologue, avec la fonction-professeur, avec l’institution-université… et on peut continuer ainsi jusqu’à la fin de sa vie. Quant aux objets de sa pensée, on peut dire la même chose, d’où l’objet phéniste qui brûle totalement et renaît presque du vide, et c’est bien ainsi que l’on peut qualifier l’œuvre de Nietzsche.

 


Dans la découverte du Sud, l’auteur voit une sorte d’illumination, non pas spirituelle, mais naturelle. Zweig en tant que littéraire aborde cette étape déterminante de l’œuvre et de la vie de Nietzsche sous l’angle de la création et de la littérature. Face à la grisaille allemande du Nord, Nietzsche fait le choix de la luminosité du Sud; ce qui lui a permis d’abandonner, de délaisser tout ce qui est allemand en lui (en dehors de la langue), la religion, la morale et la philosophie. Il réalise ainsi une autre grande rupture.

 


Très tôt musicien, Nietzsche abandonne cette passion pour un temps de philologie, de l’érudition et de l’université. Il retrouve plus tard la musique et le chant en lien avec la tragédie. De l’adoration de Wagner au début à la haine viscérale de sa musique vers la fin. Il retrouve enfin la liberté, la légèreté et la clarté de la musique et des idées.

 


La septième solitude ou la nième ou encore la dernière solitude. Nietzsche vers la fin de sa vie. La solitude s’est accentuée au point de n’avoir que sept amis ou sept lecteurs sur 701 millions d’Allemands. Personne ne veut de lui, ni de ses livres. La solitude qu’il a tellement convoité l’a accompagné jusqu’à la fin de sa vie.

 


Ce chapitre me fait penser à ce que je n’ai pas encore lu de Nietzsche. Ecce homo et Aurore. L’auteur évoque le premier, mais pas le second livre.

 


Pour la seconde fois, l’auteur compare Nietzsche à Van Gogh. J’ai oublié la première comparaison, mais je suis loin d’oublier celle-ci pour la simple raison qu’elle me renvoie au texte de Nietzsche. Zweig dit que la fin de Nietzsche ressemble beaucoup à celle de Van Gogh de par son intense créativité, l’écrit pour le premier et la peinture pour le second. L’auteur estime que cette période est la plus créative pour l’un comme pour l’autre.

 


Cette affirmation me renvoie illico aux textes de Nietzsche de cette période.

 


Etre grand, c’est donner une direction : Nietzsche esprit démoniaque et visionnaire, incompris par ses contemporains. Il l’affirmait en disant qu’après la prochaine guerre en Europe, on commencera à le comprendre: «Car seules les natures tragiques sont capables de nous faire percevoir la profondeur du sentiment et seule la démesure permet à l’humanité de reconnaître sa mesure»p145.

 


Je termine à 10 heures la lecture du présent ouvrage et avant de passer au suivant, je note que cette lecture m’apporte un plus sur Nietzsche. Les bons écrivains m’aident à perfectionner la forme. La limpidité et le lyrisme de leur style m’accroche comme lorsque je lis un roman avec cette envie de connaître toute l’histoire. Il y a aussi la dimension du voyage dans le langage et la description : Zweig le fait merveilleusement lorsqu’il entre dans les interstices du corps de Nietzsche ou lorsqu’il a recours à la description de la nature: la tempête, l’ouragan, le volcan pour décrire ce que l’on appelle le coup d’éclat dans la pensée de Nietzsche, sans oublier bien sûr les animaux rapaces et autres faucons, lions, etc.

 


Nietzsche, La volonté de puissance, Ed Gallimard, coll. «Tel», 1995, TI, 600p.

 


A noter que ce titre fait partie de l’œuvre posthume de Nietzsche. Il n’a pas été édité du vivant de Nietzsche. Est-ce que cette remarque a une incidence sur la lecture?

 


Il faut démontrer avant d’essayer de séduire et convaincre, ainsi commence le livre.

 


«Dans ce siècle (où l’on comprend que la science en est à ses débuts), construire des systèmes est un enfantillage. Il faut au contraire prendre des décisions de méthode à longue portée, pour des siècles, car il faudra bien que nous ayons un jour en main la direction de l’avenir humain»p5.

 


En lisant les fragments les uns après les autres, j’en suis au 23, je retrouve du déjà vu ou lu dans le livre de Zweig notamment à propos de l’oiseau de l’avenir, de la solitude extrême et des «traces de guerre; de tremblements de terre aussi. Oubli»p8.

 


Après 30 fragments intervient le livre premier, critique des valeurs supérieures, rapportées à la vie.

 


«La vérité fait mal parce qu’elle détruit une croyance; elle ne fait pas mal par elle-même»p31.

 


Les fragments s’enchaînent, mais ils traitent de questions diverses. Ainsi, on passe de l’amour, à l’idéalisme, à un programme de livre.

 


«Le savoir ne fait pas le philosophe. Le savant n’est qu’une bête de troupeau dans le royaume de la connaissance. Il cherche parce qu’on le lui a commandé et qu’on lui en a donné l’exemple»p15.

 


Benyounès Bellagnech

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:53

Samedi 13 décembre 2008,


Stefan Sweig, Nietzsche, Ed Stock, Coll. «La bibliothèque cosmopolite»,1996, 150p.


Lu hier une trentaine de pages rapidement. Je n’ai rien écrit sur cette lecture. Je vais relire ces trente pages.


«Je fais cas d’un philosophe dans la mesure où il est capable de fournir un exemple». Considérations inactuelles.


Tragédie sans personnages qui se joue par Nietzsche dans la solitude presque absolue. Sans amis, ni femmes, ni enfants; même les lieux sont passagers et éphémères. Cette tragédie se confond avec la vie et l’œuvre de Nietzsche qui sont le principal acteur, sans scènes, ni témoins, ni spectateurs. La volonté et le grand destin se conjuguent en Lui.


Portrait bref de Nietzsche sur lequel un regard d’un homme de lettres est posé. On a l’impression que la vie de Nietzsche peut être décrite en une journée : chambre d’hôtel, vieux meubles, minimum pour écrire, peu de nourriture, santé très fragile, pas de relations, insomnie, médicaments… La journée ainsi décrite résume au moins 15 ans de sa vie.


Zweig décrit la souffrance extrême de Nietzsche en lien avec la nature et le climat. «Je ne suis ni esprit, ni corps, mais une tierce chose. Je souffre pour tout et partout»p 34 Nietzsche.


L’auteur nous fait une révélation heureuse sur la liberté de Nietzsche. En effet, la souffrance ou la maladie a été d’un grand secours à Nietzsche, lui permettant d’échapper au service militaire, à l’université en tant que philologue, mais encore au livre (libéré du livre). «La douleur cherche toujours à connaître les causes, tandis que plaisir a tendance à rester où il est sans regarder en arrière»p39.


«Je connais mieux la vie, parce que j’ai été si souvent sur le point de la perdre»p 40 Nietzsche.


La maladie de Nietzsche le pousse à chercher en profondeur pour se découvrir. La santé vient au bout de la douleur, telle une perspective de transformation de soi. C’est la jouissance et le raffinement tant souhaité. Les deux extrêmes se lien entre eux pour donner une pensée.


«Les deux extrémités du sentiment pénètrent en même temps sa poitrine haletante, et dans ses tempes frémissantes le sang fait bruire à la fois la vie et la mort en une musique unique et apocalyptique»p43.


Oser comparer Don Juan à Nietzsche, offre à Zweig la possibilité d’aller aux tréfonds de la philosophie. Celle-ci reste une aventure maîtrisée pour les grands, tels que Kant, Hegel, Schopenhauer… tandis que pour Nietzsche, c’est tout à fait le contraire, c’est une aventure tout court avec laquelle il vit et respire. Conquérant sans glorifier l’objet de la conquête, il n’habite pas la pensée, il la savoure et entre en elle. «C’est l’éternelle vitalité qui importe, et non pas la vie éternelle»p55 Nietzsche.


Benyounès Bellagnech

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 12:48

Vendredi 12 décembre 2008


J’écris ce matin dans deux journaux : Journal de lecture et Journal du militant. Je pense à mon programme de lecture philosophique délaissé depuis un certain temps : en témoigne ce journal. Je vais à la bibliothèque municipale d’Orly chercher des titres bien précis : Aurore de Nietzsche et Nietzsche de Gilles Deleuze. Je ne trouve ni l’un, ni l’autre. Je prends Nietzsche de Stefan Zweig et La volonté de puissance de Nietzsche T1 et T2.


Je vais essayer de lire rapidement Stefan Zweig, histoire de me distraire un peu avant de passer aux textes de Nietzsche sur la volonté de puissance.


Benyounès Bellagnech

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 15:14

Jeudi 20 novembre 2008


Le cas Wagner

Un problème musical


Avant d’écrire le commentaire sur ce que je suis en train de lire, j’ai envie de ne pas laisser passer ce que j’ai fait ce matin. Je suis allé au centre Calmette pour une prise de sang. L’ordinateur du centre est en panne. En attendant mon tour, je lis le quotidien Libération. Je m’arrête sur un article sur Jacques Derrida, dont les séminaires sont en cours de publication. Ce qui m’intéresse en ce moment, ce n’est pas Derrida, mais la philosophie. J’essaie de lire un article. Je suis attiré par Nietzsche. Y-a-t-il quelque chose qui m’intéresse lorsque je vois ce nom? Oui cité dans la foulée. J’essaie de lire attentivement. Je n’ai pas le temps. Je dois me montrer à l’accueil pour la prise de sang. C’est fait. Mes remarques et observations sur l’organisation du service, des infirmiers, de ma présence dans ce lieu, n’ont aucun intérêt.


Je rentre à la maison, rédige le CR du Conseil d’administration du RESAO du 18 novembre 2008, je l’envoie à Odette. Celle-ci vient de me téléphoner pour m’inviter à manger ou boire un café au Sénat. Je préfère terminer le CR. C’est fait, je viens de l’envoyer. Mon envie d’aller à la manifestation du monde de l’éducation tombe à l’eau. Il faut que je prenne des précautions : médicaments et nourriture. Pour ce faire, je reste à la maison. Il est 13 heures, je reprends la lecture.


Je termine la lecture du texte. Au début, j’appréhendais cette lecture. Je ne cherchais pas à comprendre, ni à m’arrêter à chaque passage ou à chaque idée. Lecture d’un trait et rapide. Je ne connais pas Wagner, sa musique ne me dit rien. Par conséquent, la critique ou la guerre contre Wagner ne me concerne pas a priori.


La seule chose qui m’importe dans cette lecture, c’est le style nietzschéen et sa philosophie. Cela ressemble à ce que l’on appelle une ligne politique ou philosophique tracée dans les ouvrages lus précédemment et que je retrouve dans le texte.


Faut-il relire un jour ce texte? Je ne le sais pas si je vais pouvoir me faire une éducation musicale.


Benyounès Bellagnech

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 16:03

Mardi 18 novembre 2008,


Ce chapitre traite des Allemands, tels que Nietzsche les connaît. Il commence par souligner les bons côtés de la nation allemande avant d’y émettre ce qu’il appelle ses objections :


- «Les Allemands s’ennuient maintenant de l’esprit, les Allemands se méfient maintenant de l’esprit. La politique dévore tout le sérieux que l’on pourrait mettre aux choses vraiment spirituelles»p66.


-Les ravages de l’alcoolisme, la bière dans tous les milieux. Il s’agit d’une dégénérescence collective.


-Le dépérissement de l’esprit dans son instinct.


- Pas d’éducation de noblesse. Les lycées et l’université sont des lieux d’apprentissage utile, la science qui domine au lieu et place de la pensée.


-Les éducateurs doivent apprendre à voir, à penser, à parler et à écrire; dans ces trois choses, le but est une culture noble.


«Savoir danser avec les pieds, avec les idées, avec les mots: faut-il que je dise qu’il est aussi nécessaire de le savoir avec la plume, - qu’il faut apprendre à écrire? - Mais en cet endroit, pour des lectures allemandes, je deviendrais tout à fait une énigme…»p73.


Flâneries inactuelles


Les dernières lignes de ce chapitre résument ce que veut dire tout le reste. En effet, chaque fragment de ces cinquante pages contient une idée, une opinion, un point de vue et parfois une analyse. Cela commence par certains auteurs, se termine également par des auteurs et entre les deux des notions morales ou des concepts tombent sous les coups de marteau, la justice, l’égalité, la morale, la religion, la classe ouvrière, la philosophie.


Lire le chapitre sans s’arrêter m’est apparu comme la méthode spécifique pour ce texte. Les détails de chaque auteur cité ou thème abordé ne peuvent être saisis que dans l’ensemble. Nietzsche, dans ses flâneries, met en œuvre sa philosophie critique.


«L’aphorisme, la sentence, où le premier je suis passé maître parmi les Allemands, sont les formes de l’éternité»; mon orgueil est de dire en dix phrases ce que tout autre ne dit pas en un volume…


J’ai donné à l’humanité le livre le plus profond qu’elle possède, mon Zarathoustra : Je lui donnerai sous peu son livre le plus indépendant»p125.


Ce que je dois aux anciens


Est-ce une introspection? Non. Nietzsche rejette plus qu’il prend. Dès le lycée, il constate : «J’avais tout appris d’un seul coup. Serré, sévère, avec au fond autant de substance que possible, une froide méchanceté à l’égard de la belle parole et aussi à l’égard du beau sentiment - c’est à toutes ces qualités que je me suis deviné»p127.


Nietzsche rejette et ne retient par exemple de Rome qu’Horace. Quant aux Grecs, pas grand-chose non plus à retenir si ce n’est Thucydide et Dionysos.


Dans cette configuration, Platon devient le pire ennemi ou le philosophe de la décadence. Nietzsche termine par un hymne à la vie que l’Eglise a tout le temps combattu.


«L’origine de la tragédie fut ma première transmutation de toutes les valeurs : par là je me replace sur le terrain d’où grandit mon vouloir, mon savoir - moi le dernier disciple du philosophe Dionysos - moi le maître de l’éternel retour…»p135.


Le Marteau parle


Le chapitre précédent n’est pas le dernier de ce livre. C’est une erreur que je me presse de corriger. En fait, Nietzsche conclut le livre par un extrait d’Ainsi parlait Zarathoustra : Devenez durs! p138.


Benyounès Bellagnech

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:26

Lundi 17 novembre 2008,


Erreur des causes imaginaires. Nietzsche explique en transposant l’état de rêve à l’état d’éveil (le canon). Cette posture est généralisée dans le domaine psychologique ; le rêve, la mémoire jouent un rôle important dans cette confusion entre l’imaginaire et le réel. «Ainsi se forme l’habitude d’une certaine interprétation des causes qui, en réalité, en entrave et en exclut même la recherche»p52.


Ramener quelque chose d’inconnu à quelque chose de connu en vue de le justifier est devenu habituel, quitte à ignorer tout le reste qui peut constituer une autre explication. C’est la psychologie, mais c’est aussi «La morale et la religion [qui] appartiennent à la psychologie de l’erreur : dans chaque cas particulier, on confond la cause et l’effet de ce que l’on considère comme vérité, ou encore une condition de la conscience avec la causalité de cette condition»p55.


Erreur du libre arbitre. Pour sauver le monde, il faut nier Dieu. C’est la conclusion de Nietzsche qui part d’une interrogation sur la responsabilité estimant que cette idée a été créée pour juger et punir : travail des prêtres et des bourreaux de l’humanité. Evoquer la responsabilité conduit à désigner la culpabilité et la faute de l’homme pour ensuite l’attribuer à la volonté psychologique consciente. Le pire est que cette erreur est appliquée à l’existence toute entière.


«L’idée de Dieu fut jusqu’à présent la plus grande objection contre l’existence… Nous nions Dieu, nous nions la responsabilité en Dieu : par là seulement nous sauvons le monde»p57.


Ceux qui veulent rendre l’humanité «meilleure»


A quoi sert la morale? A rendre l’homme meilleur entre guillemets. Comment? Par l’élevage et la domestication. Nietzsche donne ici deux exemples : chrétien et hindou. Les deux méthodes visent à affaiblir l’homme, à le rendre laid et malade. La bête humaine devient une bête en captivité.


«Si l’on voulait s’exprimer en formule, on pourrait dire: tous les moyens par lesquels jusqu’à présent l’humanité devrait être rendue plus morale étaient foncièrement immoraux»p64.


Ce que les Allemands sont en train de perdre.


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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 15:19

Dimanche 16 novembre 2008,


Erreur de la confusion entre la cause et l’effet. Nietzsche donne l’exemple de Cornaro dont le livre a eu autant de succès que la Bible. Il préconise la diète pour la longévité. Nietzsche tente de prouver le contraire, expliquant que la bonne santé serait la cause de la longévité et le contraire ne tient pas la route. La religion et la morale tentent d’imposer de faire ou de ne pas faire quelque chose pour obtenir autre chose : «Le vice et le luxe font périr une race ou un peuple». Nietzsche dit : «Lorsqu’un peuple périt, dégénère physiologiquement, les vices et le luxe (…) en sont la conséquence»p49.


Erreur d’une causalité fausse. Cette causalité a été attribuée au moi et à l’esprit. Ainsi, après avoir eu ce type de rapport avec la chose, cette dernière fut confondue avec le moi et l’esprit.


«L’erreur de l’esprit comme cause confondue avec la réalité! Considéré comme mesure de la réalité! Et dénommé Dieu!»p51.


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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:59

Samedi 15 novembre 2008,


Comment le «Monde-vérité» devient enfin une fable.


Histoire d’une erreur


«Moi Platon, je suis la vérité», périphrase de la proposition p 35. Le monde-vérité accessible au sage, au religieux et au vertueux, résumé dans Platon. La vérité devient femme et chrétienne, inaccessible, mais permis aux trois catégories citées ci-dessus.


Le monde-vérité inaccessible, indémontrable que l’on ne peut pas promettre (l’ancien soleil au fond, obscurci par le brouillard et le doute; l’idée devenue pâle, nordique…)


Le monde-vérité inaccessible, pas atteint, mais qui nous oblige de faire quelque chose. Comment fait-il, car il est inconnu.


Supprimons une idée réfutée. Le monde-vérité est aboli, reste les apparences, supprimons les. Midi, point culminant de l’humanité.


La morale en tant que manifestation contre nature.


L’Eglise a tout le temps attaqué les passions, le désir est l’intelligence. «Mais attaquer la passion à sa racine, c’est attaquer la vie à sa racine: la pratique de l’Eglise est nuisible à la vie…»p40.


«Que l’on parcoure toute l’histoire des prêtres et des philosophes, y compris celle des artistes : ce ne sont pas les impuissants, pas les ascètes qui dirigent leurs flèches empoissonnées contre les sens, ce sont les ascètes impossibles, ceux qui auraient eu besoin d’être des ascètes…»p41.


La spiritualisation de la sensualité s’appelle l’amour et l’inimité est aussi un triomphe de la spiritualisation. Cette dernière s’étend à la politique, aux empires, etc.


«Il faut être riche en opposition, ce n’est qu’à ce prix-là que l’on est fécond : on ne reste jeune qu’à condition que l’âme ne demande pas la paix»p42.


«On a renoncé à la grande vie lorsqu’on renonce à la guerre»p42.


Cet état de fait peut avoir plusieurs explications que Nietzsche énumère par la suite.


«La vie prend fin là où commence le ‘Royaume de Dieu’»p43. Nietzsche distingue entre le naturalisme et la morale. Celle-ci est contre-nature et contre les instincts et la vie.


Toute évaluation de la vie ne peut être qu’une autre vie. La valeur ne s’exprime que de l’extérieur de la vie qui n’est pas moins une vie. Quel type de vie? Nietzsche dit avoir expliqué cela auparavant : La vie décadente sur laquelle est bâtie toute la morale. «La morale, telle qu’on l’a entendue jusqu’à maintenant - telle qu’elle a été formulée en dernier lieu par Schopenhauer, comme «négation de la volonté de vivre»- cette morale est l’instinct de décadence même, qui se transforme en impératifs : elle dit : «va à ta perte!» - elle est le jugement de ceux qui sont déjà jugés…»p44.


Face à la négation des moralistes : ne pas être naturel, «tu dois être ainsi et pas autrement», Nietzsche oppose l’affirmation : «Nous autres immoralistes, au contraire, nous avons largement ouvert notre cœur à toute espèce de compréhension, d’intelligibilité et d’approbation. Nous ne nions pas facilement, nous mettons notre hon neur à être affirmateurs»p45.


Les quatre grandes erreurs


Il est 11 heures 30, je ne retiens pas bien ce que je lis. J’arrête.


Benyounès Bellagnech

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