Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
  • Contact

Recherche

27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 15:14

Samedi 27 décembre 2008,


L’idéalisme moral prend la place de la religion chez l’homme moderne. Et la science?


«Un siècle de barbarie commence, et les sciences seront à son service!»p70 en 1880-81.


«Notre temps n’a pas à se croire très supérieur aux autres à cause de son goût du savoir. Chez les Grecs, tout se transforme en vie; chez nous, tout reste à l’état de connaissance»p70.


En essayant d’écrire quelques impressions sur le point 3 avant de passer au 4 du chapitre, je me suis rendu compte que j’ai omis d’écrire le titre de ce point sur l’art et même deux autres sous-titres : 2: la foule des «mal-venus» et 3: l’art moderne. Je sais bien que la lecture d’hier a été rapide, car parfois il m’arrive de me dire que ce que je suis en train de lire, c’est du déjà vu ou lu et donc qu'il n’y a pas besoin de le souligner. Ces deux Tomes de La volonté de puissance traversent toute l’œuvre de Nietzsche.


Ce passage de l’art moderne m’a un peu intrigué au début par sa critique acerbe contre l’art moderne à tel point que je me suis dit : et après cette démolition que reste-t-il de l’art? Je retiens quelques noms : Stendhal, Mérimée, Hegel et Taine…etc. Bref, c’est l’art Dionysiaque qui a la côte chez Nietzsche. Passage long et superbe qui mérite que l’on s’y attarde. Il faut que j’écoute Wagner et ensuite que je relise le cas Wagner.


4. La grande révolte de la plèbe et des esclaves.


Hors contexte : «La démocratie est une forme décadente de l’Etat»p103.


Auparavant, Nietzsche se dresse contre la religion et la démocratie. De la religion, il passe à la morale et ensuite à l’art. Cette fois-ci, il s’attaque à la démocratie et notamment à l’égoïsme et au troupeau qui sont pour lui de la même nature. Il confirme son penchant aristocratique et ascétique. Le grand esprit et la grande âme ne doivent pas se mêler à la populace. Haïr le socialisme faux espoir (naïf) à l’égalité et faillite intellectuelle. Il s’attaque également à la forme montante du capitalisme. Il vénère l’artisan et le propriétaire individuel fier de ce qu’il fait et de ce qu’il possède.


5. Les points forts du 19ème siècle.


Considérer la morale comme maladie et être moraliste, c’est à ce paradoxe qu’est confronté Nietzsche. Le physiologiste et le malade n’ont pas le même intérêt. Conservation et nouveauté en lutte permanente. Nietzsche distingue trois sortes de nihilisme : passif, actif et normal.


Ce que Nietzsche énumère comme points forts ne cesse de croître et de toucher tous les domaines. C’est surprenant.


«Ce qui distingue notre XIX siècle, mais le triomphe de la science, mais le triomphe de la méthode scientifique sur la science »p117. Cela va de l’instinct, à l’immorale-la nature, en passant par la santé, la guerre, l’art, la politique et les droits… Nietzsche compare souvent le 19ème avec le 17ème siècle contre le 18
ème.

 


«Ce n’est qu’une question de force : posséder tous les traits morbides du siècle, mais les compenser à l’intérieur d’une force exubérante de construction et de restauration. L’homme fort»p307.


Chapitre III Ma tâche


Bien que Nietzsche parle de lui-même tout au long de ce chapitre, son style reste le même : «J’ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne, j’ignore ce que peuvent être des problèmes purement intellectuels»p213. Ce fragment résume assez bien le chapitre. Morale, science, politique, art, philosophie, histoire…etc.


Chapitre IV La hiérarchie des valeurs


1. La morale, théorie de la hiérarchie.


Primauté des jugements moraux pour la vie. Mais ceci n’est conçu qu’à partir de la volonté de puissance. C’est l’homme fort ou le dominant qui impose les jugements moraux. Tout cela part d’un fond instinctif. On ne vit pas pour l’utilité et le bonheur, mais pour la puissance comme force en lutte contre d’autre force. La base du goût est physiologique, la morale vient après pour imposer des goûts contre d’autres goûts. «Ce qui séparait les hommes supérieurs des inférieurs, les instincts qui creusent des fossés entre les hommes» «Ce que nous avons calomnié»p151.


Nous les hyperboréens


4 fragments contre la morale et pour la philosophie comme antithèse de la morale :


«L’immoraliste, au contraire, que peut-il exiger de soi? Que me proposerai-je comme tâche dans ce livre? Peut-être aussi «d’améliorer» l’humanité, mais autrement, mais inversement; en l’affranchissant de la morale, et des moralistes du même coup, en lui faisant prendre conscience de leur dangereuse ignorance, en lui faisant un cas de conscience… Restauration de l’égoïsme humain!»p153.


Le socialisme et le communisme ne sont que des formes de la corruption chrétienne.


«Toute l’éducation jusqu’à présent malhabile, incohérente, privée de centre de gravité, atteinte de la contradiction des valeurs»p154.


«Les moyens des faibles pour se maintenir sont devenus des instincts, sont devenus «la nature humaine», ce sont les «institutions»…


Partir de l’individualisme, passer par la religion, le socialisme et l’anarchie pour expliquer le processus individuel, collectif, organisationnel en vue de dissimuler les forces. Mais une fois l’objectif atteint ces forces ressurgissent et donnent lieu à la hiérarchie.


«On veut la liberté tant que l’on n’a pas la puissance. Quand on l’a, on veut la prépondérance; si l’on n’y atteint point (si l’on est encore trop faible), on veut la «justice»; c’est-à-dire l’égalité de puissance»p159.


Personne n’a besoin des immoralistes, même pas la vérité. Seule la volonté de puissance compte et cherche d’autres forces pour les dominer.


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 17:21

Vendredi 26 décembre 2008,


Nietzsche, La volonté de puissance II, Ed Gallimard, coll. «Tel», 1995, 500p.


Livre III LE NIHILISME VAINCU PAR LUI-MÊME


INTRODUCTION


L’aurore, la clarté du ciel ou l’heure de la connaissance.


«On commence à entrevoir le contraste entre le monde que nous vénérons et le monde dont nous avons l’expérience, le monde que nous sommes. Un choix nous reste : détruire soit notre vénération, soit nous-mêmes. En ce dernier cas, c’est le nihilisme»p9.


«La volonté de puissance, essai d’une transvaluation de toutes les valeurs. Cette formule exprime une réaction qui est mon principe et ma tâche; c’est un mouvement qui dans je ne sais quel avenir abolira ce nihilisme absolu, mais qui le présuppose, logiquement et psychologiquement, qui ne peut venir qu’après lui, que de lui ; car pourquoi l’avènement du nihilisme est-il désormais nécessaire? Parce que nos valeurs antérieures elles-mêmes aboutissent en lui à leurs conséquences ultimes; parce que le nihilisme est l’aboutissant logique de nos valeurs et de nos idéaux les plus hauts, -parce qu’il nous a fallu d’abord passer par le nihilisme pour découvrir la valeur réelle de ces «valeurs»… Nous aurons besoin, quelque jour, de valeurs nouvelles»p16.


«La morale est un renoncement à vouloir-vivre»p17.


Nietzsche annonce dans l’introduction une sorte de programme - il n’utilise pas ce terme - : L’origine de la morale, la lutte contre le 18ème siècle Rousseau et sur suite le romantisme. Il poursuit des objectifs : Le retour éternel de l’identique. Il s’allie avec l’art, la création et la révolution. Il cherche une patrie : «Nous qui n’avons jamais eu de patrie - nous n’avons pas le choix, il nous faut être des conquérants et des explorateurs : peut-être laisserons-nous à nos descendants ce qui nous a manqué à nous-mêmes, -peut-être leur laisserons-nous une patrie»p21.


«Il n’est pas surprenant qu’il faille quelques milliers d’années pour renouer le fil -qu’importent quelques milliers d’années!»p21.


Chapitre Premier Le nihilisme, conséquence nécessaire des jugements de valeurs antérieurs.


1. Décadence de l’âme européenne


Pour les deux siècles à venir, Nietzsche prévoit la catastrophe pour la civilisation européenne.

Ce qui n’est qu’énoncé dans l’introduction est détaillé dans ce qui suit : soumettre les trois siècles 17, 18 et 19ème à la critique de leurs figures «représentatives» de la civilisation. Ainsi chaque siècle a ses symboles (Descartes, Pascal, Kant, Rousseau, Voltaire et enfin Hegel et Schopenhauer. «Ce qui manque, c’est le philosophe qui interprète l’action au lieu de la traduire en poésie»p35.


2. Symptômes de la décadence


La volonté de puissance est le contraire du laisser aller, manière de conclure sur les effets de la lassitude.


«Le pessimisme, forme préliminaire du nihilisme»p48.


3. Le parfait nihiliste


Serait-il nihiliste? Nietzsche développe ici une méthode originale : pousser l’affirmation à l’extrême et pousser la négation à l’extrême. Il ne conclut pas au nihilisme qui est pessimisme et lassitude, mais dans l’état actuel de la morale, de la science et de la philosophie, il y voit un salut ou une volonté de puissance.


Chapitre II Le problème de la modernité


1. L’absence du but et de discipline


«Nous savons que la disparition d’une illusion ne crée pas tout de suite une vérité, mais un nouveau fragment d’ignorance, un élargissement de notre «espace vide», un accroissement de notre «désert»…»p59.


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 18:34

Jeudi 25 décembre 2008,


J’ai un peu forcé la nuit dernière sur la nourriture et la boisson. Le sommeil a été perturbé et le réveil difficile. Quelles sont les conséquences sur la lecture et l’écriture, cette journée de jeudi me le dira.


«Tous les instincts et toutes les puissances qui sont approuvés par la morale m’apparaissent comme identiques par essence à ceux qu’elle calomnie et répudie; par exemple la justice, forme de la volonté de puissance, la volonté de trouver le vrai, moyen de la volonté de puissance»p375.


Chapitre VI Psychologie de l’art


Je peux résumer ce chapitre par la phrase suivante : l’art est volonté de puissance exprimée d’une manière raffinée. L’ivresse, l’amour et la beauté. La laideur : état de faiblesse et de dégénérescence.


«Pour l’artiste, la «beauté» est en dehors de toute hiérarchie parce que dans la beauté les contraires sont maîtrisés, ce qui est le signe suprême de la puissance exercée sur une réalité opposée; cela sans tension. Qu’il n’y ait plus besoin de violence, que tout suive et obéisse si aisément et obéisse de l’air le plus aimable du monde, voila ce qui réjouit la volonté de puissance de l’artiste»p388.


Avant de passer au chapitre 7, je dois noter que cette lecture est extrêmement éclectique. Le chapitre que je viens de terminer est très intéressant du point de vue esthétique. Nietzsche développe sa théorie sur l’art qui reste liée à ces concepts fondamentaux, mais en même temps il rentre dans les détails de l’art, de l’artiste, de la danse, de la musique…etc. Faire l’impasse de l’esthétique chez Nietzsche serait une faille dans la lecture de l’ensemble de l’œuvre du philosophe.


Chapitre VII L’organisme social


«Le désir le plus redoutable et le plus profond de l’homme, son besoin de puissance - c’est-ce qu’on appelle la «liberté» - est celui qu’il faut le plus longtemps tenir en bride. C’est pourquoi la morale, jusqu’à présent, avec son penchant instinctif et inconscient pour la pédagogie et l’élevage, a été préoccupée de tenir en bride le besoin de puissance; elle vilipende l’individu tyrannique et, en glorifiant la prévoyance sociale et le patriotisme, elle souligne l’importance de l’instinct de puissance du troupeau»p359.


«Le moi est encore un phénomène si rare! Le besoin d’un Etat, d’institutions sociales, d’Eglises, etc., ne s’est pas affaibli : voyez les guerres! Et les «nations»!»p392.


«Les jugements moraux sont des épidémies qui ne durent qu’un temps» p397.


«Je vais tenter une justification économique de la vertu. - Le but voulu est de rendre l’homme aussi utilisable que possible et de le rapprocher autant qu’il se peut de la machine infaillible. Il faut à cette fin, l’équiper en vertus machinales- (il faut lui apprendre à ressentir comme supérieur en valeur les états dans lesquels il fournit un travail utile et machinal; pour cela il est nécessaire que les autres travaux lui deviennent odieux, dangereux et soient décriés autant que possible).


La première pierre d’achoppement, c’est l’ennui, la monotonie qu’entraîne toute activité machinale. Apprendre à le supporter et mieux qu’à le supporter - à voir l’ennui environné d’un charme supérieur - tel a été jusqu’à présent la tâche de toute espèce d’enseignement supérieur. Apprendre ce qui nous importe pas, et voir dans cette activité «objective» un «devoir»; apprendre à apprécier isolément le plaisir et le devoir - telle est la tâche inappréciable et le chef d’œuvre de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi le philologue a été jusqu’à présent l’éducateur en soi, parce que son activité elle-même est le modèle d’une autonomie qui atteint au grandiose; sous ses drapeaux, le jeune homme apprend à «piocher»: première condition pour arriver un jour à faire machinalement son devoir (de fonctionnaire, d’époux, d’esclave de la bureaucratie, de liseur de journaux et de soldat). Une telle existence a peut-être plus grand besoin qu’une autre d’être philosophiquement justifiée et transfigurée; il est nécessaire que les sensations agréables soient dévalorisées et rabaissées au rang inférieur par quelque instance infaillible; le «devoir en soi», peut être même une émotion respectueuse en présence de tout ce qui est désagréable - et cette façon d’émettre des ordres qui ne tiennent compte ni de l’utilité, ni du plaisir, ni du moindre à-propos, impérativement.


… La forme machinale de l’existence représentée comme la forme la plus élevée, la plus respectable de l’existence. (Type : Kant, fanatique de ce concept formel «Tu dois»)pp400-401.


«Le problème de la civilisation a rarement été bien saisi. La fin n’en est pas le bonheur d’un peuple, ni le développement sans entrave de tous ses dons; elle apparaît dans la juste proportion de ces développements. Sa fin dépasse le bonheur terrestre; cette fin, c’est la production de grandes oeuvres»p403.


Chapitre VIII La vie épuisée et la vie jaillissante.


Termine ce chapitre sans rien écrire. Fatigue ou répétition! Fin du TI de «La volonté de puissance».


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 16:42

Mercredi 24 décembre 2008,

 


«…Il n’y a en dernière analyse que des sciences pratiques, fondées sur ces erreurs fondamentales de l’homme, qui consistent à admettre qu’il existe des choses, et des choses identiques»p349.

 


5. Les choses en tant que quantités dynamiques.

 


La conception de l’atome est le dernier rejeton de la chose, de l’âme. C’est la suite du cause à effet et du quantifiable. Nietzsche s’interroge sur ce fait et son origine. Il provient du mouvement qui subit une seule interprétation, soit sous forme de loi naturelle ou de logique (univoque).

 


Cause et effet, premier et second, c’est faux. Il n’y a que des forces en lutte qui donnent lien à d’autres quantités de puissance.

 


«Ce qui est phénoménal, c’est donc l’intrusion du concept de nombre, du concept de chose (du concept du sujet), du concept d’activité (distinction de la cause et de l’effet), du concept de mouvement (œil et toucher); nous avons mis là-dedans notre œil, notre psychologie.

 


Si nous éliminons adventices, ce qui reste, ce ne sont pas des choses, mais des quantités de force en relation de tension avec toutes les autres quantités de force; leur nature consiste dans leur rapport avec toutes les autres forces, dans l’«action» qu’elles exercent sur celle-ci. La volonté de puissance n’est pas un être, ni un devenir, c’est un pathos - c’est le fait le plus élémentaire, d’où résulte ultérieurement un devenir, une action…»p354.

 


Remise en question «la loi» et la nécessité issue de la science physique et propose : «Le perspectivisme n’est qu’une forme complexe de la spécificité. Je me représente que tout corps spécifique tend à se rendre maître de tout l’espace et à y déployer sa force (sa volonté de puissance) et à repousser tout ce qui résiste à son expansion. Mais il se heurte sans cesse à des efforts analogues des autres corps et finit par conclure un compromis (par «s’unir») avec ceux qui lui sont suffisamment analogues; ils aspirent ensuite de concert à la puissance. Et le processus continue…»p356.

 


Chapitre V Les instincts, métamorphoses de la volonté de puissance

 


La douleur et le plaisir ne sont pas antinomiques. Ce constat survient dans le texte après une explication détaillée de ce que signifient ces notions. «Le plaisir : sensation d’un accroissement de puissance»p366. Le plaisir, chatouillement de la sensation de puissance, supposant toujours une chose qui résiste et qu’il faut surmonter»p366.

 


J’ai un petit problème. Il m’arrive parfois de prendre le numéro du fragment situé en haut de page pour le numéro de page situé en bas de page.

 


Cela vaut la peine d’être souligné : «L’«enfant» montre toutes ses qualités sans pudeur, comme la plante montre ses organes sexuels, -l’un et l’autre ignorent l’éloge et le blâme. L’éducation consiste à apprendre à débaptiser les choses ou à modifier la sensibilité»p374.

 


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:18

Mardi 23 décembre 2008,

 


Je me lève de plus en plus tôt le matin. Changement de rythme dû au fait que je n’arrive pas à travailler l’après-midi et le soir, ce qui m’ennuie. Réveil ce matin à quatre heures et je ne commence la lecture qu’à cinq heures trente minutes. «L’erreur est la condition de la connaissance»p326. Le chat est aussi une erreur.

 


«La vie n’est possible que parce que de nombreuses expériences n’ont plus besoin d’être toujours refaites à nouveau, mais s’incorporent sous une forme quelconque. - Le véritable problème de la vie organique est celui-ci : «Comment l’expérience est-elle possible?» Nous n’avons qu’une seule forme de compréhension : Le concept-le cas général qu’implique le cas particulier. Apercevoir dans un cas ce qu’il a de général, de typique, cela nous paraît faire partie de l’expérience; -dans cette mesure tout être «vivant» ne nous paraît imaginable que s’il est pourvu d’un intellect»pp326-327.

 


Ce qui suit ce fragment mérite aussi d’être repris : la vie organique, la connaissance, la mémoire et la logique. Cette suite m’aide à comprendre la formule du retour éternel de l’identique. Cette formule résume bien la pensée de Nietzsche. Il n’y a que le mouvement et le devenir, le permanent et le stable sont nos propres inventions. Il faut fausser le réel pour le saisir utilement (ex : la chimie, l’arbre…).

 


«La vérité est une sorte d’erreur, faute de laquelle une certaine espèce d’êtres vivants ne pourrait vivre. Ce qui décide en dernier ressort, c’est sa valeur pour la vie».p311.

 


Utiliser le terme «Je crois» est un cas exceptionnel chez Nietzsche. «Je crois à l’espace absolu qu’est le substrat de la force, qui la délimite et le modèle»p333 et plus loin «L’espace vigoureusement épaulé contre le néant, où est l’espace, est l’être»p333.

 


Nietzsche aborde les différentes conceptions du monde : économique, mécanique, physique et théologique-philosophique (mathématique).

 


«Les mouvements les mieux constatés de notre esprit, notre gymnastique régulière (par exemple nos représentations de temps et d’espace ou notre besoin de motifs») - ces habitudes philosophiques de l’esprit humain sont notre potentiel authentique; si bien qu’en matière intellectuelle, dans beaucoup de cas, nous ne pouvons plus faire autrement; c’est ce qu’on appelle la nécessité psychologique. Celle-ci est le produit d’un devenir; et croire que notre espace, notre temps, notre instinct de causalité soient une chose qui ont un sens, indépendamment de l’homme et de l’animal, c’est, à proprement parler de l’enfantillage»p343.

 


«…tout ce que nous pourrions affirmer, c’est que ce continuum est un, immobile, immuable, n’implique ni devenir, ni temps, ni espace. Mais cela revient simplement à dire que c’est le contraire de l’humanité»p349.

 


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 13:05

Lundi 22 décembre 2008,


La conscience n’est qu’un moyen et pas le but ou la fin de la vie. Nietzsche fait de cette question son cheval de bataille car elle remet en cause la philosophie et la pensée dans sa totalité qui a amené tout à l’esprit et à Dieu. «Notre grand grief contre l’existence, c’était l’existence de Dieu»p313.


De l’origine de nos jugements de valeur.


La place du conscient et des sentiments est minime si l’on tient compte de l’ensemble des actions de la vie ou des mouvements de forces qui la constituent. Partant de là, il est erroné d’accorder autant d’importance à la conscience et à la pensée qui ne sont que des miroirs ou des signes.


4. L’intellect, simple organe.


La raison n’est pas déterminante dans la vie organique, elle est plutôt à son service.


(Le besoin de croire est le plus grand obstacle à la véracité) p320.


Chapitre IV Le monde pensable et mesurable


Introduction


La place prépondérante de la pensée comme passion. C’est un processus qui a commencé avec Socrate et les Grecs. Le monde déchiffrable, calculable…etc. La science poursuit le chemin.


«La volonté de puissance agit dans cette façon d’assimiler du nouveau en le réduisant aux formes de ce qui est anciennement vécu et conservé vivant dans la mémoire : et c’est là ce que nous appelons ’comprendre’»p323.


«La connaissance» : elle facilite l’expérience en simplifiant à l’extrême les phénomènes réels, tant sous l’aspect des forces agissantes, que sous l’aspect de nos facultés constructives; il semble de la sorte qu’il y ait des choses analogues et identiques. La connaissance réduit faussement l’innombrable diversité des faits à l’identité, à l’analogie, à des quantités dénombrables. La vie n’est possible qu’à l’aide de cet appareil falsificateur. La pensée consiste à fausser par transformation, la sensation consiste à fausser par transformation, le vouloir consiste à fausser par transformation; partout c’est la faculté d’assimilation qui est à l’œuvre, et elle suppose la volonté de ramener à notre ressemblance les choses extérieures»p323.


«Au point de vue moral, le monde est faux. Mais dans la mesure où la morale fait partie de ce monde, la morale est fausse»p325.


Protoplasme = terme qui survient de temps en temps dans le texte et qu’il faut assimiler.


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 15:44

Dimanche 21 décembre 2008,


Levé à quatre heures du matin, une heure plus tard, je commence la lecture constatant que je ne cherche pas à terminer rapidement la lecture de cet ouvrage, bien qu’il soit emprunté à la bibliothèque et que je dois rendre à une date précise.


Pour qu’il ait identique, il faut le permanent : Le phénomène qui se répète en nous ou en dehors de nous. L’illusion et le préjugé précèdent la conscience de l’identique et de l’analogue. Ainsi, Nietzsche introduit de longues explications des forces qui se transforment et donnent des formes. Il n’y a que des forces, le reste n’est qu’un’impression.


2. Le pouvoir créateur chez les êtres organiques.


«Il faut envisager les divers systèmes philosophiques comme de méthodes d’éducation pour l’esprit; ils ont, de tout temps, développé de préférence une certaine faculté de l’esprit, en exigeant que les choses soient vues de telle façon et non d’aucune autre»p249.


«Voila pourtant comment nous vivons tous! Nous nous emparons des choses avec avidité et nos yeux sont insatiables, puis nous en extrayons ce qui nous plaît ou nous sert, et finalement nous abandonnons le reste (tout ce dont notre appétit et nos dents n’ont pas réussi à avoir raison) aux autres hommes et à la nature; nous leur abandonnons nos excréments. Nous sommes infiniment bienfaisants sur ce point, et nullement avares; nous engraissons l’humanité avec ces résidus de notre esprit de notre expérience»p250.


Je me trouve dans l’obligation de transcrire le fragment qui suit car il me paraît essentiel notamment à l’étude de l’éducation sentimentale : «Les qualités sont nos limites infranchissables; nous ne pouvons nous empêcher de ressentir de simples différences de quantité comme quelque chose d’absolument différent de la quantité; c’est-à-dire comme des qualités qui ne sont plus réductibles les unes des autres. Mais tout ce que peut désigner le mot «connaissance» se rapporte au domaine de ce qui est nombrable, pausable, mesurable, à la quantité; tandis qu’inversement, tous nos sentiments de valeur (c’est-à-dire nos sentiments justement) s’attachent aux qualités, c’est-à-dire à nos ’vérités perspectivistes’ propres, qui n’appartiennent qu’à nous, qui ne peuvent justement pas être ’connues’. Il est manifeste que tout être différent de nous ressent d’autres qualités et vit par conséquent dans un monde différent du nôtre. Les qualités sont notre idiosyncrasie humaine la plus authentique; exiger que ces interprétations et ces valeurs humaines qui sont nôtres soient des valeurs générales et peut-être constitutives, cela fait partie des folies héréditaires de l’orgueil humain»p254.


Autre fragment qui définit l’expérience en la rapportant à nous-mêmes dans les relations avec les choses (réaction-chose).


«Un fait, une œuvre a pour chaque époque et pour chaque sorte d’homme nouvelle une éloquence nouvelle. L’histoire proclame sans cesse des vérités neuves»p265.


3. La sélection des instincts par les jugements de valeur.

«J’appelle «morale» un système de jugements de valeur qui est en relation avec les conditions d’existence d’un être»p266.


Chapitre III Le nouveau concept de l’individu.


1. L’homme en tant qu’individu et autarchie.


«Jadis le moi se cachait dans le troupeau; à présent le troupeau se cache au fond du moi»p285.


Je note au hasard et à l’envie : «Nos convictions les plus sacrées, notre croyance la plus immuable aux valeurs supérieures sont des jugements de nos muscles»p294.


«On fait une erreur en jugeant un homme sur des actes isolés; des actes isolés ne permettent pas de généraliser»p296.


«La forme la plus habituelle du savoir est celle qui ne s’accompagne pas de conscience. La conscience consiste à savoir que l’on sait»p307.


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

 

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 17:10

Samedi 20 décembre 2008,

 


Chapitre 1er. L’infinie ressource du vouloir-vivre créateur

 


La matière est une forme subjective. Il faut désapprendre les antinomies (nos) : matériel, immatériel, logique et illogique, mort et vivant.

 


Nietzsche démontre dans les fragments qui suivent la volonté de puissance. «La lutte pour l’existence-cette formule désigne un état d’exception. La règle est bien plutôt la lutte pour la puissance, l’ambition d’avoir ’plus’ et ’mieux’ et ’plus vite’ et ’plus souvent’»p229.

 


Si je comprends bien ce long fragment pp 230-231, la vie ne serait qu’une partie de puissance, elle est la volonté de puissance, c’est un mouvement entre autres. La nature, dont les explications varient selon l’angle de vue n’est qu’une transposition de notre volonté de puissance sur les autres phénomènes (mécanique, physique et chimique…).

 


«Que toute force motrice est volonté de dominer, qu’il n’y a pas d’autre force physique, ni dynamique, ni psychique.

Dans notre science où le concept de cause et d’effet se réduit à un rapport d’équivalence, avec l’ambition de démontrer qu’il y a de part et d’autre une même quantité de force, la force motrice fait défaut : nous n’envisageons que des résultats, nous les posons comme égaux en contenu de force»p231.

 


Le but n’est pas le bonheur, mais toujours plus de force et de puissance. A noter que la puissance se heurte à d’autres puissances, c’est le cas du vouloir et du désir.

 


Après une longue explication de ce qu’est le monde, Nietzsche conclut : «Ce monde, c’est le monde de la volonté de puissance, et nul autre. Et vous-mêmes, vous êtes aussi cette volonté de puissance et rien d’autre».p236.

 


Chapitre III La volonté plastique dans le flux du devenir

 


Nietzsche utilise l’image du papier qui brûle et se recroqueville jusqu’aux cendres pour élucider les formes et les métamorphoses. C’est un éternel mouvement de toute matière.

 


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 22:50

Vendredi 19 décembre 2008


Rien lu ce jeudi. Le matin, j’entame l’écriture de «La crise des IrrAIductibles» et l’après-midi, je réponds à la demande de JJG pour travailler la question de l’organisation et je vais par la suite à la rencontre de Michèle M., accompagné de Tristan. Nous faisons un aller-retour à Saint Quentin en Yvelines et rencontrons Thérèse la sœur de Michèle. Ainsi, la journée passe sans lecture.


Je suis en train de lire des passages sur le christianisme et l’origine de toute croyance. Nietzsche se livre à une attaque sans ménagement des fondements de cette religion.

«La démocratie est un christianisme ramené à la nature, une sorte de «retour à la nature», après qu’il a risqué d’être vaincu par les valeurs opposées, absolument contre nature. Conséquence : l’idéal aristocratique se dénature désormais («l’homme supérieur», «l’aristocrate», «l’artiste», la «passion», la «connaissance», etc. Le romantisme en tant que culte de l’exception, du génie, etc. p209.


Ce n’est pas la faim qui fait les révolutions, c’est le peuple à qui l’appétit vient en mangeant»p210.


Nietzsche s’attaque aux idées socialistes. Pour Nietzsche, la démocratie comme le socialisme tendent à nier la possession (la propriété), le vouloir et la puissance.


Livre II MORPHOLOGIE ET EVOLUTION DE LA VOLONTE DE PUISSANCE


«Je tiens pour stérile toute pensée qui prend pour point de départ l’image que l’esprit observe de soi dans son propre miroir, et l’idée que l’on peut faire de la science sans m’astreindre à prendre le corps pour guide. La philosophie n’est pas un dogme, mais le régulateur provisoire de la recherche savante»p218.


Benyounes Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:25

Mercredi 17 décembre 2008


Au point où je me suis arrêté hier, Nietzsche disserte sur la morale. «Ma découverte, c’est que toutes les forces et les instincts qui rendent possible la vie et la croissance sont condamnés par la morale. La morale est l’instinct négateur de la vie. Il faut détruire la morale pour libérer la vie»p137.


Le chapitre se termine sur la notion : moralisme et immoralisme deux volets qui signifient la même chose.


Chapitre IV Psychologie de la création des dieux et du mensonge sacré.


«La religion est un cas d’altération de la personnalité»p155. «On crée enfin de la sorte la fameuse conscience morale», cette voix intérieure qui loin de mesurer la valeur de l’action à ses effets, la juge selon son intention et la conformité de cette intention à la loi»p166.


Chapitre V L’idéal chrétien


La psychologie chez Nietzsche est à l’opposé de tout ce que l’on apprend de nos jours sur cette discipline. Dans son texte, elle fonctionne comme un concept opérationnel dans l’analyse et de la morale et de la religion, elle en est de même le fondement de leur conception. A ne pas omettre dans toute étude de la pensée de Nietzsche.


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0