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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:05

Mardi 6 janvier 2009


Envie d’écrire ce matin plutôt que de lire, mais puis-je envisager une journée sans lecture. Le livre que je lis m’appartient, donc pas de précipitation.


La cause et l’effet confondus. A la recherche de l’unité de notre être, nous nous conformons à ce postulat. Notre puissance .


Nietzsche insiste sur le continuum en lien et place de cause à effet isolé et décrit arbitrairement.


«Il y a une infinité de processus dans cette seconde de soudaineté, qui nous échappent. Un intellect capable de voir la cause et l’effet non pas à notre manière comme un morcellement arbitraire, mais comme un continuum, donc capable de voir le fleuve des événements - rejetterait la notion de cause à effet, et nierait toute conditionnalité»pp115.


«Il nous manque encore une critique de l’idée de fin»p115.


«Il y a, cachée dans la langue, une mythologie philosophique qui perce et reperce à tout moment, si prudent que l’on puisse être par ailleurs. La croyance au libre arbitre, c’est-à-dire à des faits identiques et à des faits isolés, a dans le langage un évangéliste et un défenseur persévérants»p117.


Benyounès Bellagnech

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:35

Lundi 5 janvier 2009

 


La fausseté d’un jugement n’est pas une négation dans la mesure où il concerne la vie. Nietzsche estime que c’est là où sa pensée est déroutante. Nous avons besoin pour vivre de la logique, des synthèses…etc. qui sont faux. «Reconnaître dans la négation de la vérité la condition de la vie, voila certes une dangereuse façon de s’opposer au sens des valeurs qui a généralement cours et une philosophie qui prend ce risque se situe déjà, du même coup, par-delà le bien et le mal»p109.

 


Trois pages sur le rêve (pp 109-110-111) me font penser aux inventions de Freud sur le sujet. En effet, Freud était un lecteur de Nietzsche et ce que je viens de lire sur le rêve le confirme. Nietzsche va encore plus loin et explique que la pensée liée au rêve est la même qui a dominé depuis des millénaires chez les humains et on la retrouve également actuellement chez les artistes et les poètes.

 


L’agir comme donner un effet est expliqué par la volonté comme cause. Cette conception vient du fait que l’homme personnalise l’objet et la nature. Quand il se passe quelque chose, il y a toujours une volonté derrière. Ceci est devenu un constat ou une connaissance a priori.

 


Benyounès Bellagnech

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 16:59

Dimanche 4 janvier 2009


Les guerres de religion sont un progrès des masses qui fait suite aux querelles des notions entre les sectes. Nietzsche attribue la réforme au soulèvement des paysans représenté par Luther. L’Eglise est une institution plus noble que l’Etat, elle assure la domination aux hommes les plus spirituels.


Lorsque j’ai lu par ailleurs les attaques contre Nietzsche contre la religion, j’en ai déduit que l’auteur n’y voyait que le côté sombre de toute croyance. C’est une erreur car Nietzsche souligne le côté lumière dans la civilisation chrétienne et notamment chez les Français et chez certains penseurs comme Pascal…


Pp77-78. Nietzsche évoque la mort : «Pas tellement important. - En règle générale, lorsque l’on assiste à un décès, une pensée surgit que l’on réprime aussitôt au fond de soi par un faux sentiment de convenance : à savoir que l’acte de mourir n’est pas si important que le prétend le respect universel, et que le mourant a probablement perdu pendant sa vie des choses plus essentielles que celle qu’il est maintenant sur le point de perdre. La fin, ici, n’est certes pas le but»p77.


«…Ce qui me rend heureux, c’est de voir que les hommes refusent absolument de penser la pensée de la mort! Et je contribuerais volontiers à leur rendre la pensée de la vie cent fois plus digne d’être pensée encore!»p78.


La vie est une expérimentation de la connaissance. La science où l’on apprend à atteindre un but par les moyens adaptés à ce but.


A considérer la nécessité du vrai comme puissance sans oublier le non vrai, faute de quoi la vérité deviendrait ennuyeuse.


«Le simple fait d’étudier un sujet sérieusement et à fond est une violence volontaire contre la tendance foncière de l’esprit qui se dirige inlassablement vers l’apparence et la surface - dans toute volonté de connaître il entre déjà une goutte de cruauté»p97.


Conscience et savoir : c’est la première qui m’intéresse, en lisant je m’attendais à une définition, mais Nietzsche explique sa genèse, d’où vient à l’homme sa conscience. «S’assimiler le savoir, se le rendre instinctif, voila qui constitue une tâche absolument nouvelle, à peine discernable, dont le regard humain devine tout juste la lueur -une tâche qui n’est discernée que de ceux qui ont compris que seules jusqu’à présent nos erreurs s’étaient assimilées à nous et que toute notre conscience ne se rapporte qu’à des erreurs!»p100.


Dans le fragment suivant, Nietzsche développe sa réflexion sur la conscience en l’attribuant nécessairement au besoin vital de l’homme pour communiquer (communauté-grégaire).


«Ce qui est le plus intelligible dans le langage n’est pas le mot lui-même, mais le ton, la puissance, la modulation, le tempo avec lesquels une série de mots est prononcée - bref, la musique derrière les mots, la passion derrière cette musique, la personne derrière cette passion : tout ce qui ne peut être écrit. Voila pourquoi toute l’écrivaillerie ne sert de rien»p104.


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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 17:00

Samedi 3 janvier 2009


Dans les circonstances actuelles, je privilégie la lecture à une tâche que je n’ai pas encore accomplie. Il s’agit de l’écriture du texte sur la crise des IrrAIductibles. Nous sommes en vacances scolaires, les rythmes du coucher et du réveil changent pendant cette période. La chambre d’ordinateur est occupée parfois toute la matinée, je ne peux donc pas taper le texte le matin. Mon rythme ne change pas. Je me lève tôt le matin et je lis. L’après-midi, après 8 heures de lecture, je me sens fatigué et je n’arrive pas à enchaîner par l’écriture. Cela risque de changer à partir de lundi prochain. En attendant, je poursuis la lecture de l’ouvrage, j’en suis à l’avertissement de Georges Liébert l’auteur du choix des textes.


La question que je me suis très souvent posé sur le style de Nietzsche trouve enfin dans l’avertissement une réponse : l‘auteur cite Nietzsche qui écrit pour l‘homme contemporain. Ce dernier est très pressé, esclave du travail et de la montre, il se permet de voyager. C’est pendant ces voyages courts qu’il peut lire des fragments et non pas des livres synthétiques entiers. Nietzsche se gardait bien des systèmes de pensée et à tout fait pour ne pas tomber dans ce piège.


L’auteur justifie le choix de textes sur la base du principe aphoristique de la pensée de l’auteur. Pour ce faire, il s’appuie sur 4 textes de Nietzsche (XII-XIII) pour nous livrer ces mauvaises pensées choisies..


I DES PRINCIPES ET DES FINS


«Je me méfis de tous les systèmes et constructeurs de systèmes et les évite; peut-être découvrira-t-on derrière ce livre le système que j’ai évité…» Fragments posthumes, automne 1987.


Qu’est-ce qu’on attend de la philosophie? Son contraire. Nietzsche fait référence aux Grecs qui y trouvaient un goût, un mode de vie ou un art de vivre. Les concepts arides et la logique ont fait de la philosophie une religion!


Fragment sur la jeunesse pp13-14.


«Lorsque nous exerçons notre esprit critique, il n’y a là rien d’arbitraire, ni d’impersonnel - et assez souvent tout au moins, c’est la preuve que des forces vivantes en nous sont à l’œuvre prêtes à faire éclater une écorce. Nous nions, nous devons nier, puisque quelque chose en nous veut vivre et s’affirmer, quelque chose que peut-être nous ignorons, que nous ne voyons pas encore! - Cela dit en faveur de la critique»p15.


Deux fragments sur le maître et le disciple (p15). Nietzsche parle de ses compagnons : Platon, Montaigne, Spinoza, Goethe, Rousseau…etc.


«J’ai toujours écrit mes œuvres avec tout mon corps et ma vie : j’ignore ce que sont des problèmes «purement spirituels» p 30.


Lire quelques considérations sur la civilisation grecque et la création des dieux. La diversité et l’adversité : caractéristiques grecques.


Les fragments se suivent d’une manière graduelle : des Grecs au christianisme, à la Renaissance, la Réforme, etc.


Le fragment qui commence par «c’est la mort sur la croix qui devait sceller le destin de l’Evangile…»pp 49-50. Me renvoie aux questions que je me suis posées hier lors de la messe à l’Eglise d’Orly (Journal de notes).


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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:52

Vendredi 2 janvier 2009,


Je sais que ce matin je ne vais pas lire suffisamment comme les jours précédents. Je dois aller à l’enterrement de Sandrine que j’ai connue il y a un an dans le cadre de la campagne électorale à Orly.


Nietzsche, Mauvaises pensées choisies, Gallimard, Coll. Tel, 2000, 650p.


Choix établi par Georges Liebert


Avant-propos de Mona Ozouf


L’avant-propos de Mona Ozouf est plaisant. Il donne un éclairage rapide du livre que je vais lire. Un texte de sept pages très concentré ne laisse pas le lecteur choisir telle ou telle phrase pour la garder pour soi. Il est à prendre dans sa totalité.


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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 17:37

Jeudi 1er janvier 2009,


«La communion de l’amoureux, du chercheur dans la puissance de l’homme créateur». «Le philosophe est observateur comme l’artiste plastique, vibrant aux émotions d’autrui comme l’homme religieux, logique comme l’homme de science; il tâche de faire résonner en lui tous les accents de l’univers et de traduire cet accent global en concepts»p459.


«L’homme cherche l’image de l’univers dans la philosophie qui lui donne la plus grande impression de liberté, c’est-à-dire dans laquelle son instinct le plus puissant se sent libre dans son activité. Qu’il en soit de même pour moi!»p459.


L’individu est une erreur : «Cessons de nous sentir cet égo fantastique! Apprenons petit à petit à répudier cette individualité imaginaire! Découvrons les erreurs de l’égo! Reconnaissons que l’égoïsme est une erreur! Sur toute chose, ne pas imaginer que l’altruisme en soit le contraire! Ce serait aimer d’autres individualités imaginaires! Non! Dépasser le «Moi» et le «Toi»! Sentir de façon cosmique!»p461.


Je termine la lecture du livre, il me reste la postface de Friedrich WÜRZBACH, comme éditeur de l’ouvrage. L’auteur tente de nous donner les grands titres de cet ouvrage dans un résumé de trente pages. Il ne peut s’empêcher de situer l’ouvrage dans l’ensemble des écrits de Nietzsche. Il a recours par ailleurs à la correspondance et aux allusions à la vie de Nietzsche. La volonté de puissance est resté inachevé, c’est WÜRZBACH qui l’édite, après avoir rassemblé des morceaux disparates dans les cahiers de Nietzsche.


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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 18:43

Mercredi 31 décembre 2008,


Les qualités de la classe aristocratique représentent le modèle du bonheur, de la fierté, de la modestie et dont l’ascétisme n’est qu’un moyen de maintenir l’attitude du sang froid.


«Le plaisir se produit quand il y a un sentiment de puissance. Le bonheur, lorsque l’on a pris pleinement conscience de sa puissance et de sa victoire.


Le progrès, dans le renforcement du type, l’aptitude à un grand vouloir; tout le reste est malentendu, danger»p381.


La beauté réside dans les formes sublimes et la philosophie en est une.


6. La culture ou formation de soi


Ce passage est très instructif. Nietzsche commence par s’attaquer aux hommes «cultivés», à la culture générale, au journalisme et à la division du travail qui fait des scientifiques des bornés et des autres des boulons de l’usine.


«La culture ne procède pas nécessairement par concepts, mais surtout par l’intuition et pas un juste choix; ainsi le musicien, dans l’obscurité, trouve la touche juste»p382.


«Nous disons d’un homme qu’il est cultivé quand il a reçu une formation, une forme; le contraire de la forme; c’est l’informe, le difforme, et qui n’a pas d’unité»p382.


«Il y a dans l’érudition quelque chose qui contredit à l’unité de la culture»p383.


«C’est le goût et non l’utilité, qui confère la valeur»p387.


Tout pour la vie : «Cette vie présente- c’est ta vie éternelle»p387.


Pour la cure de l’individu : tenter de se comprendre soi-même, son éducation et d’où cela provient. Discipline de penser, voyager, se rapprocher des ennemis et goûter leur nourriture, assimiler son expérience, inventer un idéal, passer par une série d’idéals.


CHAPITRE V L’humanisme qui vient


1. La récupération de l’antiquité


Nietzsche explique le surhumain par la relation critique qu’il faut entretenir avec la civilisation grecque et judéo-chrétienne. Beaucoup à apprendre de la première et moins de la suivante. Reproduire la civilisation grecque est impossible car elle a péri, toutefois en créer une autre, cela demeure possible. C’est la prochaine civilisation de l’homme simple et naturel (le corps et le cerveau).


Au cours de cette lecture, je rencontre souvent Goethe. Il faut que je le lise.


2. L’aristocratie native des Grecs


3. Le type classique


Je n’ai rien noté dans le point 2. Je m’en aperçois au moment où je décide de transcrire cette phrase : «Le grand style consiste à mépriser la beauté minime et courte, c’est le sens des choses rares et longues»p403.


4. Qu’est-ce que la logique? Dans le passage précédent, Nietzsche développe sa notion du classique, voire même sa définition.


Réponse : Dionysos


CHAPITRE VI Les grandes individualités


Pour saisir l’homme, Nietzsche s’intéresse d’abord à l’individu qui devient un grand homme au sens historique du terme. Il faut des millénaires pour que cela se réalise. Les grands hommes sont rares. «Dès mon enfance, j’ai réfléchi aux conditions qui permettent l’existence du sage et je ne tairai pas ma joyeuse certitude : cette existence est en train de redevenir possible en Europe. Peut-être pour peu de temps»p417.


«Les plus grands hommes sont ceux qui souffrent le plus de l’existence-mais qui disposent aussi des plus grandes forces pour réagir»p431.


CHAPITRE VII  Dionysos philosophos


1. La polarité de l’apollinien et du dionysiaque


«L’animal le plus souffrant qui soit sur la terre est celui qui a inventé - le rire»p440.


Lu plus de dix pages sans rien écrire. Cette fois-ci la densité des fragments et non pas leur intérêt m’en a dissuadé.


«Il faut en effet la profondeur pour comprendre les exigences délicates de la forme; c’est dans les profondeurs, c’est du fond de l’abîme que l’on goûte le bonheur de tout ce qui est clair, sûr, bariolé, superficiel»p440.


«Le bonheur que nous trouvons dans le devenir n’est possible que dans l’anéantissement du réel, de l’«existence», de la belle apparence, dans la destruction pessimiste de l’illusion. C’est dans l’anéantissement de l’apparence même la plus belle que le bonheur dionysiaque atteint à son comble»p442.


Par la suite, Nietzsche explique ce qu’il entend par «bonheur» qui n’a rien à voir avec les autres définitions des philosophes comme du troupeau.

Nietzsche tire des leçons du dionysiaque et de l’appollonisme , de leur antagonisme (homme# femme).


«C’est au philosophe de constater jusqu’où l’on a pénétré dans le domaine de la connaissance; et non seulement là, mais partout! L’histoire, grand laboratoire d’essais; préparer la sagesse consciente qui sera nécessaire au gouvernement de la terre.


Systématiser toute la pensée qui découle de l’expérience»p452. La nécessité : c’est tout ce qui existe. Voler sans se prendre pour chimère. C’est un souhait de Nietzsche .


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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:36

Mardi 30 septembre 2008,

 


CHAPITRE IV Dressage et sélection

 


1. Le grand éducateur

 


«Eduquer les éducateurs! Mais les premiers en date sont bien obligés de s’éduquer eux-mêmes. Et c’est pour ceux-là que j’écris!»p322.

 


«Jusqu’à présent «l’éducation» avait en vue le bien de la société; non le bien de l’avenir, mais celui de la société existante. On voulait lui fournir des «instruments». Si le total des forces devait augmenter, on pourrait imaginer de détourner une partie de ces forces, non plus au service de la société, mais au service d’une utilité future»p331. Nietzsche explique ensuite comment la race supérieure doit s’imposer! En séparant la race des forts et des faibles. Sélection.

 


«Les institutions, produit ultérieur de l’action des grands isolés, et moyen de fixer au sol et d’enraciner les grands isolés - jusqu’à ce qu’enfin il en naisse des fruits»p333.

 


Un fragment sur l’esprit guerrier qui doit nous apprendre à utiliser la pensée de la mort pour atteindre des buts, sacrifier les hommes et recourir à la violence et à la ruse pour triompher. Je suis perplexe.

 


Sélection : à ne pas confondre avec la domestication. Il s’agit de sélectionner chez l’homme tout ce qui le rend plus fort.

 


«Le grand éducateur, comme la nature, doit amonceler les obstacles, afin de les vaincre»p337.

 


«Le type de mes disciples. - A tous ceux auxquels je porte intérêt, je souhaite la souffrance, l’abandon, la maladie, les mauvais traitements, le déshonneur; je souhaite que ne leur soient épargnés, ni le profond mépris de soi, ni le martyre de la méfiance envers soi, je n’ai point pitié d’eux, car je leur souhaite la seule chose qui puisse montrer aujourd’hui si un homme a de la valeur ou non - de tenir bon»p337.

 


2. La pensée sélective

 


«Ma philosophie apporte la pensée triomphante qui détruira finalement toute autre façon de voir. C’est une grande pensée sélective : les races qui ne le supporteront pas sont condamnées; celles qui la ressentiront comme le bienfait suprême sont élues pour dominer»p341.

 


«1. La pensée du Retour éternel; ses postulats, qui devraient être vrais si elle est vraie. Ce qu’il en résulte.

 

 
  2. La pensée la plus grave : son effet probable si l’on y pare d’avance, c’est-à-dire si les valeurs n’ont pas été transvaluées.

 


   3. Les moyens de la supporter : transvaluation de toutes les valeurs. Trouver plaisir non plus à la certitude, mais à l’incertitude; ni «cause», ni «effet», mais une création continue; la volonté non plus de conserver, mais de dominer; non plus cette humble locution : «Tout n’est que subjectif!», mais cette affirmation : «Tout est aussi notre œuvre -soyons - en fiers»p343.

 


«L’histoire de l’avenir : de plus en plus, c’est cette pensée qui l’emportera; et ceux qui n’y croiront pas finiront, conformément à leur nature, par disparaître.

 


Seuls subsisteront ceux qui croient leur existence capable de se répéter éternellement; mais parmi ceux-là, on verra se réaliser un état tel que jamais utopiste n’a rien rêvé d’équivalent»p343.

 


Des fragments sur le mariage, l’amour et la sexualité.

 


   4. Procédés pédagogiques

 


«Un jour viendra où l’on n’aura plus qu’une pensée : l’éducation»p352.


Plaidoyer pour la rude école où l’on apprend à obéir et à commander. Nietzsche qualifie cela de la bonne école.

 


L’éducation de l’énergie : montrer qu’on est capable de vouloir, que l’on a le droit de promettre. L’activité spontanée en lieu et place de la réaction.

 


   5. La noblesse et les autres couches sociales

 


…«L’éducation nouvelle devra empêcher que les hommes s’adonnent à un penchant unique et se réduisent au rôle d’organe, comme ils y sont poussés par leur tendance naturelle à la division du travail. Il faudra créer des maîtres dont le regard porte loin, qui surveilleront le jeu de la vie et s’y associeront, de-ci, de-là, sans y prendre trop violemment part. C’est à eux que la puissance finira par échoir, c’est à eux que l’on confiera aussi l’argent à employer, dans l’intérêt de l’éducation (les premiers éducateurs auront d’abord à s’éduquer eux-mêmes), puis on le leur remettra parce que c’est entre leurs mains qu’il est le plus en sécurité (partout ailleurs on le gaspille au service de tendances violentes et exclusives). Ainsi se formera une nouvelle caste dirigeante»p373.

 


«Pour triompher souvent, il faut avoir eu beaucoup d’ennemis. Toutes nos énergies veulent constamment se battre. La morale exige d’abord des adversaires, puis la guerre»p 375. 

 

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:40

Lundi 29 décembre 2008,

 


CHAPITRE VI La hiérarchie

 


1. Détermination du rang

 


Après avoir lu quelques fragments du chapitre qui décrivent la volonté de puissance, sa primauté et sa grandeur, je tombe sur ce qui suit : «L’éducation : essentiellement le moyen de ruiner l’exception au profit de la règle. La culture : essentiellement le moyen de tourner le goût contre l’exception au profit de la moyenne»p237.

 


2. Degrés de la force créatrice

 


«La sagesse est la chose la plus dangereuse au monde»p240.

 


3. La place du savant dans la hiérarchie

 


4. Le troupeau contre l’homme d’exception

 


5. Antinomies du sentiment de la valeur

 


«L’instinct moral consiste à construire des types; il a besoin pour cela de valeurs antinomiques»p256.

 


La hiérarchie des valeurs humaines : Le solitaire et le troupeau : antagonisme.

 


LIVRE IV MIDI ET ETERNITE

 


…«Conception d’une perfection nouvelle : ce qui ne correspond pas à notre logique, à notre idée du «beau», du «bien», du «vrai» pourrait être parfait dans un sens plus élevé que ne l’est notre idéal lui-même»pp268-269.

 


L’art dans La naissance de la Tragédie

 


Je ne peux passer outre ce passage sur la nécessité du mensonge, de la ruse et de l’erreur qui forment ce que Nietzsche appelle l’art. En effet, cette notion regroupe toutes les autres. La science, la religion et la métaphysique. Nietzsche érige l’art au-dessus de tout : «L’art est la tâche véritable de la vie, l’art en est l’activité métaphysique…»p271.

 


CHAPITRE PREMIER

 


Indices d’une philosophie héroïque :

 


Il s’agit de considération sur l’héroïsme, l’éternité, la vie, la mort…

 


CHAPITRE II Le vingtième siècle

 


On constate dans ce chapitre le caractère prévoyant et visionnaire de la pensée de Nietzsche.

 


CHAPITRE III Les législateurs de l’avenir

 


Deux sortes de philosophes :

 


1. Ceux qui cherchent à constater une grande somme de valeurs existantes, soit logiques, soit morales;

 


2. Ceux qui entendent légiférer sur ces valeurs.

 


«La science étudie le cours naturel des choses; elle ne peut pas commander à l’homme»p309.

 


«L’homme, en dernière analyse, ne retrouve dans les choses que ce qu’il y a mis lui-même; ce qu’il retrouve s’appelle science, ce qu’il introduit s’appelle art, religion, amour, orgueil. Dans les deux cas, même s’il ne s’agissait que d’un jeu d’enfant, on n’aurait qu’à continuer et à garder bon courage, les uns pour retrouver leur mise, les autres-nous autres- pour l’y introduire»p314.

 


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:14

Dimanche 28 décembre 2008,

 


Hier j’ai réussi à lire le matin comme l’après-midi. J’ai bien avancé dans la lecture du présent ouvrage.

 


3. L’innocence du devenir

 


La «rédemption de tous les péchés»

 


Dans ce passage, Nietzsche explique que la recherche de la cause des malheurs des gens prend ses origines dans le christianisme. Le fait de chercher les responsables cache mal la vengeance des pessimistes. L’égalité devant Dieu est une variable de la réponse donnée par la religion prolongée par le socialisme. «Partout où l’on a cherché des responsabilités, c’est l’instinct de la vengeance qui les a cherchées»p172. Chercher un sens et un idéal relève de cette posture, alors que tout ce qui est ne consiste qu’à l’innocence.

 


L’action est un déploiement de forces parfois contradictoires.

 


«Nous sommes des êtres agissants, des forces : c’est notre croyance fondamentale»p174.

 


«Le caractère interprétatif de tous les phénomènes. Il n’y a pas de fait en soi. Ce qui arrive est un groupe de phénomènes, choisis et groupés par un être qui les interprète»p176.

 


«L’homme le plus sage serait le plus riche de contradictions, celui qui aurait pour ainsi dire des antennes pour toute sorte d’hommes, et de temps à autre ses moments de grandiose harmonie - ce hasard supérieur qui se manifeste même en nous. Une sorte de mouvement planétaire»p179.

 


Fragments intéressants sur le crime, les actes, le péché, l’erreur, la réussite…etc.

 


4. Transvaluation :

 


Les premiers adeptes d’une doctrine ne l’infirment pas, ils ne sont pas des témoins contre elle, malgré leur médiocrité.

 


«Je ne connais le vrai que comme le contraire d’un non-vrai réel et vivant; le vrai vient au monde sans aucune force, sous forme de concept, et n’acquiert de force qu’en se fondant avec des erreurs vivantes. C’est pourquoi il faut laisser vivre les erreurs et leur concéder un vaste terrain. De même pour rendre possible la vie individuelle, il faut d’abord amener à son plus haut développement la vie sociale et l’encourager constamment. Elle en est l’opposé, mais c’est en liaison avec elle que l’individuel acquiert quelque vigueur. On arrive enfin au point où l’on tâche de dépasser l’individuel et la puissance de l’idiosyncrasie, mais ce n’est qu’en liaison avec l’individuel, son contraire, que nous pouvons donner quelque force à cette tendance»p189.

 


«Avant de faire du bien ou du mal à autrui, se demander : Qui est cet autre? Quel est cet autre? Bref, connaître le monde. Ce qu’il faut décider d’abord, c’est la raison pour laquelle on veut bien faire ou nuire. Jusqu’à présent, on a fait aux autres du bien et du mal dans cette croyance erronée que l’on savait ce qu’on faisait et pourquoi. Reste à démontrer la valeur des bonnes intentions et le degré de cette valeur». Tout un programme pour l’humanité!

 


Il est sage de ne plus être- acte nihiliste le suicide condamné par le christianisme, il lui préfère le suicide lent ou la mort lente. Nietzsche condamne cette posture : il est pour le suicide.

 


Chapitre V Le problème de la vérité

 


«En fin de compte, l’impossibilité de connaître la vie pourrait tenir justement à ce que tout est inconnaissable en soi, à ce que nous ne comprenons jamais que ce que nous avons bâti et charpenté nous-mêmes; je veux dire qu’il y a contradiction entre les fonctions élémentaires de «connaître» et la vie. Plus une chose est connaissable, plus elle est éloignée de «l’être», plus elle est un concept»pp210-211.

 


«La nouveauté de notre position philosophique, c’est une conviction inconnue à tous les siècles antérieurs : celle de ne pas posséder la vérité. Tous les hommes qui nous ont précédés «possédaient sa vérité», même les sceptiques»p211.

 


«Toute passion trouble le regard, d’abord quant à son objet, ensuite quant au sujet lui-même qui en est affecté. Et en regard, quel paradoxe, la passion de la connaissance, qui veut justement connaître la connaissance et connaître celui qui est atteint de cette passion! Impossible! Cette belle impossibilité serait-elle son esclave suprême?»p214.

 


Ce qui me plaît dans certains fragments, c’est qu’ils sont courts, simples et profonds. La première caractéristique me permet de recopier les fragments courts en attendant l’acquisition du livre.

 


«Pas «d’éducation morale» du genre humain : mais l’école obligatoire des erreurs scientifiques est nécessaire, parce que la «vérité» dégoûte et empoissonne la vie, il faut toutefois que l’homme ne soit pas déjà irrémédiablement engagé dans sa voie et qu’il assume avec une fierté tragique son honnête conviction»p216.

 


«Expliquer, c’est exprimer une chose nouvelle au moyen de signes qui désignent des choses connues»p221.

 


«La volonté de parvenir à la vérité et à la certitude naît de la crainte que produit l’incertitude»p221.

 


L’homme est créateur de formes. Il exerce sa force sur la réalité par sa capacité de voir, d’écouter, de donner forme, afin de pouvoir assimiler ou rejeter.

 


Les générations suivantes continueront ou poursuivront la guerre que mène la philosophie.

 


Benyounès Bellagnech

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