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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 18:53

Samedi 17 janvier 2009

 


III Maximes et interludes

 


La particularité des maximes et interludes est qu’ils sont courts comparés aux fragments qui sont plus ou moins longs. C’est une remarque au niveau de la forme. Reste à savoir pourquoi Nietzsche a recours aux maximes et interludes qui donnent une autre dimension à son style?
Je n’ai pas encore de réponse à cette question.

 


On aurait envie de tout transcrire lorsqu’on lit ces maximes : ce sont presque des formules très profondes parfois sur la vie, l’amour, la vanité, la méchanceté, la digestion, l’homme… Exemple : «Nous aimons la vie non parce que nous sommes habitués à vivre, mais parce que nous sommes habitués à aimer»p333.

 


«Ce qui est bon donne envie de vivre. Toutes les bonnes choses sont de puissants stimulants de la vie, et l’est même un bon livre écrit contre la vie»p333.

 


«La plus grande partie des moments de notre vie est non sue et agie»p335.

 


«Plus la vérité que tu veux enseigner est abstraite, plus tu dois aussi incliner le sens en sa faveur»p347.

 


«Jadis, le mot était dissimulé au sein du troupeau : et maintenant, c’est au sein du moi que se cache le troupeau»p350.

 


«Je me méfie de tous faiseurs de systèmes et m’écarte de leur chemin. L’esprit de système est un manque de probité»p355.

 


La première nature : chez l’homme reste un germe. Cette maxime est une aide à la réflexion sur l’éducation page 355 (souligné dans le livre).

 


«Le spécialiste est nécessaire, mais il appartient à la classe des outils»p356.

 


IV L’art et les artistes

 


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 17:50

Vendredi 16 janvier 2009,

 


Une raison de vivre se situe dans le don de pensée aux autres, avec tout ce que cela suppose (la vie de Nietzsche). Où sont les indigents de/en l’esprit?

 


Il ne faut s’attacher à rien : personne, patrie, science, pitié, hospitalité. «On doit savoir se garder : c’est la plus forte preuve d’indépendance»p309.

 


«Mille respects pour vos opinions! Mais de petites actions non conformistes valent mieux»p305.

 


Le malade : son état le fait penser à la perte de la raison dans la vie quotidienne normale (travail et autres tracas).

 


Comme la normalité n’existe pas au niveau de la santé comme de la maladie, la vertu serait la santé de son âme.

 


Morale à l’usage des médecins : propos intéressants sur la mort choisie dans la fierté et la dignité.

 


«Tout esprit profond a besoin d’un masque; je dirais plus : un masque se forme sans cesse autour de tout esprit profond, parce que chacune de ses paroles, chacun de ses actes, chacune de ses manifestations est continuellement l’objet d’une interprétation fausse, c’est-à-dire plate»p319.

 


Benyounès Bellagnech

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 18:59

Jeudi 15 janvier 2009,

 


Etre libre du ressentiment : La maladie est le ressentiment même. Nietzsche sait de quoi il parle l’ayant vécu. Il explique que cet état de lutte d’instincts qu’il faut maîtriser contre la dégénérescence. «-S’accepter soi-même comme un fatum (fatalité), ne pas se vouloir différent - en de telles circonstances, c’est la raison même»p299.

 


Les choses ne sont pas belles et attrayantes par elles-mêmes, le rôle de l’artiste est de les rendre attrayantes. Nous avons besoin de rendre les choses supportables dans la vie quotidiennes, nous sommes poètes pour nous-mêmes.

 


L’empire de la beauté est plus grand chez l’homme comme dans la nature. L’homme méchant et la nature sauvage et cruelle; la beauté les concerne aussi.

 


Il faut apprendre à aimer. Nietzsche donne l’exemple du long processus de l’apprentissage qui nous rend la musique, les choses, l’étrangeté aimables, même chose pour s’aimer soi-même.

 


Benyounès Bellagnech

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 11:12

Mercredi 14 janvier 2009


Nietzsche donne une définition du grand homme par le style de vie à l’écart du «troupeau».


De l’intérêt de l’inimité pour l’Eglise, l’Etat, les partis politiques et même à l’intérieur de nous-mêmes. «On n’est fécond qu’à ce prix : être riche de contradictions»pp285-286.


Vivre et imaginer : la vie selon les exigences des instincts. Que ce soit en rêve ou en veille, ces instincts agissent en nous. Vivre, c’est imaginer.


L’intellect prend partie dans la lutte des instincts.


Etre libre de tout ressentiment : ce fragment est à relire car il traite du ressentiment, notamment chez le malade.


Benyounès Bellagnech

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 17:03

Mardi 13 janvier 2009


Hier, j’ai passé la journée à m’occuper du blog Lesanalyseurs et à répondre au téléphone. Du coup, je n’ai pas lu.


Enseigner la solidarité dans la joie.


En expliquant sa conception du génie, Nietzsche évoque l’exemple de Napoléon. Il rejette la cause à effet pour expliquer le phénomène et s’attarde sur l’explosion prenant pour modèle un fleuve ou un océan qui déborde et fait jaillir un phénomène nouveau, inédit.


«Toute la psychologie est jusqu’à présent restée prisonnière de préjugés et d’appréhensions d’ordre moral; elle ne s’est pas hasardée dans les profondeurs. La considérer comme je le fais, en tant que morphologie et théorie génétique de la volonté de puissance, c’est là une idée qui n’a encore effleuré personne, si toutefois il est permis d’inférer de ce qui a été écrit jusqu’à ce jour ce qui a été passé sous silence»p252.


Dans le fragment précédent, Nietzsche dit que Dostoïevski est le seul psychologue qu’il ait connu.


«Car désormais la psychologie est redevenue le chemin qui conduit aux problèmes essentiels»p253.


On oublie souvent que l’homme est le créateur du créateur.


De l’impératif moral de la nature, impératif destiné à l’espèce humaine.


«L’éducation procède généralement ainsi : elle cherche, par une série de stimulants et d’avantages à déterminer chez l’individu une manière de pensée et d’agir, laquelle, une fois devenue habitude, instinct et passion, domine en lui au détriment de son avantage ultime, mais «pour le bien général»»p265.


L’amour serait l’expression la plus effrénée de l’égoïsme (à souligner).


La soif commune d’un idéal transcendant, cela pourrait être une sorte d’amour : l’amitié.


«Quiconque est mécontent de soi-même est prêt sans cesse à en tirer vengeance : nous autres en serons les victimes, ne serait-ce que pour devoir supporter son aspect répugnant. Car la vue de la laideur rend mauvais et sombre»p278.


Benyounès Bellagnech

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:41

Dimanche 11 janvier 2009,


Le 11 janvier 2000, date qui revient chaque année, la mort de René Lourau, lequel a écrit : "Quand je serai mort, oubliez-moi". Mission impossible pour moi, car si je n’avais pas connu Lourau, je ne sais pas ce que je serai devenu aujourd’hui. Mon penchant philosophique serait égaré comme cela se dessinait en 1998-1999. Sa rencontre fut un stimulant qui me fait encore me débattre avec Nietzsche entre autres.


Penser le monde qui nous rende l’existence possible.


Je ferme la parenthèse et continue à lire.


Préhistoire : On jugeait les actions d’après les conséquences. Par la suite, on a introduit les causes par la philosophie en inventant l’intention, c’est-à-dire que les faits sont interprétés comme signe ou signification suite aux intentions, ce sont les causes. A présent, nous allons renverser la situation - après avoir compris que ces causes ne sont que l’épiderme qui cache des choses, l’astrologie, l’alchimie. - Nietzsche dit que nous les immoralistes, nous devons rejeter, en les dépassant, ces deux étapes. «Dépasser la morale, faire qu’en un certain sens la morale se dépasse elle-même, tel peut être le sens de ce long travail secret qui est réservé aux consciences les plus fines, les plus probes, mais aussi les plus méchantes d’aujourd’hui, - ces vivantes pierres de touche de l’âme»-p196.


«Tous nos mobiles conscients sont des phénomènes de surface : derrière eux se déroule le combat de nos instincts et de nos états, le combat pour la puissance»p196.


Confusion entre la faute et le malheur, le christianisme a fait de ce dernier la cause et l’effet en même temps.


«Ce ne sont pas les choses qui ont ainsi troublé les hommes, mais les opinions sur des choses qui n’existent pas!»p203.


Nietzsche souligne la prédominance de la morale chrétienne dans son époque : la pitié et le bon sentiment. Tout est fait pour converger vers le tout que l’on s’efforce de définir sans y parvenir : l’Etat, la Nation, le commerce équitable…etc.


La pitié et la compassion sont considérées comme la base de la morale, mais Nietzsche estime que cela fera son temps et que le contraire de ces sentiments doit être aussi pris en compte, c’est l’envers d’une autre morale à venir.


«Mais celui qui veut, d’une manière ou d’une autre, servir l’humanité en médecin devra user de beaucoup de prudence envers ce sentiment (pitié) - il paralyse régulièrement au moment décisif, entrave son savoir et sa main habile et secourable»p225.


La cruauté est partout chez les orgueilleux, les faibles, les puissants, chez les prédicateurs de la pénitence, chez les artistes… c’est un plaisir habituel, dit Nietzsche.


Benyounès Bellagnech

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 18:20

Samedi 10 janvier 2009,


Le choix des fragments et leur succession pourraient induire le lecteur dans l'erreur suivante : supposer qu’un fragment faisant suite au précédent, aurait le rôle d’élucidation, d’explication ou encore de prolongement. Ainsi, la logique décrite, on peut lire plusieurs fragments avant de procéder au résumé. Je viens de faire cette expérience pour me rendre compte qu’il n’en est rien par exemple : Les débuts de ces fragments qui se succèdent, Nous autres artistes, les oublieux, rationalité à retardement, origine de la justice. Dans ces fragments, on retrouve certainement des bouts de thèses fondamentales, pour le lecteur connaissant les écrits de Nietzsche, mais lus séparément et successivement ne permet pas le résumé de ces thèses.


L’art renvoie au rêve de l’humanité, les oublieux à l’animalité de l’homme, la rationalité à l’histoire et l’origine de la justice aux rapports de forces.


Le passage du bon et mauvais à l’utile et l’inutile a été effectué par les Anglais. Remarque de Nietzsche très intéressante, car elle renvoie du point de vue philosophique à l’empirisme et au positivisme.


Les représentations ne sont pas les mobiles de nos actions. «Les mobiles de nos actions restent dans l’ombre et ce que nous prenons pour des mobiles ne suffirait pas à mouvoir notre petit doigt»p157.


Le motif auquel on croit est plus nécessaire à l’humanité et à la connaissance que le motif véritable des actes. «Ce dernier n’a qu’un intérêt «secondaire»p 188».


«Le succès justifie les intentions : (…). L’éducation doit par conséquent forcer les vertus, autant que faire se peut, suivant la nature de l’élève : la vertu elle-même, atmosphère d’un été ensoleillé de l’âme, pourra alors œuvrer pour sa part et dispenser, de surcroît, maturité et douceur»p191.


Les promesses ne sont que des actes, le reste n’est que l’expression de sentiments, ainsi l’amour, la haine, la fidélité ne peuvent être justifiés que par des actes.

 

Benyounès Bellagnech

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:26

Vendredi 9 janvier 2009


Le sens et le non sens de l’existence, la perspective et l’interprétation de l’infini en passant par la démarche régressive progressive, les possibilités non divines de l’interprétation, ce sont des expressions qui traversent deux fragments.


Face au vide du désert au sens existentiel du terme, Nietzsche dit que l’homme moderne a inventé l’ivresse d’être un instrument de Parti, du travail, de l’argent et de la connaissance. «Et quelle acuité avons-nous su donner à nos yeux de spécialistes de la connaissance pour nous aviser de toutes les petites jouissances de la connaissance! Comme nous consignons, pour ne pas dire comptabilisons, nos petites jouissances, comme si en faisant la somme de toutes ces petites jouissances, nous pouvions faire contrepoids à ce vide, remplir ce vide -: comme nous savons-nous tromper, avec cette ruse de comptables!»p136.


La nécessité du nihilisme revendiquée par Nietzsche. «Volonté de puissance. Tentative d’une inversion de toutes les valeurs»p138.


La philosophie : «Ce fut jusqu’ici la grande école de la calomnie : et elle en a tant imposé qu’aujourd’hui encore notre science, qui se donne pour l’avocate de la vie, admet la position fondamentale de la calomnie et traite ce monde-ci comme simple apparence, cette chaîne de causes comme simplement phénoménale. Qu’est-ce ici qui hait si fort?»p139. Ce sont les philosophes car ils ont cru aux valeurs morales, alors que la vie est immorale. Il faut renverser cet ordre «vrai»; ainsi d’autres valeurs découleront de cet ordre.


P140 belle histoire d’une erreur.


Il faudrait que je répertorie les différentes allusions que fait Nietzsche à la dialectique. A la page 151-152, Nietzsche estime qu’elle est l’arme des désespérés comme Socrate. Lorsque l’on se tourne vers les Grecs d’avant, la dialectique prend un autre sens.


Les esprits libres (nous dit Nietzsche) ou les nouveaux philosophes se réclament d’une sorte de naturalisme (nous qui savons comment les plantes survivent et poussent) par delà le bien et le mal. Nietzsche les identifie à des animaux et des insectes différents (aigle, hyène, serpent, …), il n’y a que la volonté de puissance en premier et en dernier lieu, qui compte dans cette philosophie.


«Les philosophes proprement dits sont des hommes qui commandent et qui légifèrent : ils disent «il en sera ainsi», ils déterminent la destination et la finalité de l’homme et disposent pour cela du travail préparatoire de tous les ouvriers de la philosophie, de tous ceux dont le savoir domine le passé; ils tendent vers l’avenir des mains créatrices, tout ce qui est, tout ce qui fut, leur devient moyen, instrument, marteau. Leur «connaissance» est création, leur création est législation, leur volonté de vérité -volonté de puissance. Y-a-t-il aujourd’hui de tels philosophes? Y en eut-il déjà? Ne faut-il pas qu’il y en ait un jour?»p161.


II CONTRIBUTION A L’HISTOIRE NATURELLE DE LA MORALE


Nietzsche expose la genèse de la morale qui obéit à la tradition et domine toutes les sphères de la vie. L’éducation faisant partie de ces sphères, dois-je en déduire que l’éducation est sous la coupe entière de la morale? Ce n’est pas une simple question, mais c’est tout un chantier à creuser!


La morale de la souffrance volontaire et la place de la cruauté dans l’histoire.


La bonne et la mauvaise nature. La seconde a existé chez l’homme depuis bien longtemps et la première est introduite par Rousseau.


Benyounès Bellagnech

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:06

Jeudi 8 janvier 2009


Nous avons cessé de considérer l’homme comme pur esprit, dit Nietzsche. En effet, depuis Descartes, l’homme est considéré comme animal différent des autres animaux. C’est un ensemble d’organes parfois contradictoires et parfois complémentaires. Sa vie n’est ni esprit, ni conscience, ni volonté. «Le pur esprit est pure sottise : si, dans nos calculs, nous faisons abstraction du système nerveux et des sens, bref de l’enveloppe naturelle, eh bien, nous faisons un calcul faux - et un faux calcul - un point, c’est tout!»p128.


La perfection de l’homme réside dans ses instincts. Maintenant que la plus extrême conscience est atteinte, «…notre désir, notre volonté même de connaissance, est un symptôme de monstrueuse décadence»p129.


La vérité repose sur notre conception métaphysique millénaire et celle-ci n’est qu’une erreur d’interprétation et «si Dieu lui-même se révélait comme notre plus long mensonge?»p132.


La cruauté des religions se manifeste par le sacrifice de l’humain et de l’animal pour Dieu. Nietzsche dit qu’il est temps de sacrifier Dieu au néant.


De la magie de l’écriture fragmentiste : Il m’arrive parfois, comme à l’instant même, de lire rapidement un fragment sans rien retenir de ce que je viens de lire. Tout à coup, je me rends compte que Nietzsche utilise le vous. Une confusion s’installe : à qui s’adresse-t-il?, me dis-je… aux vagues ou aux humains, lui qui n’a de cesse de combattre l’idée selon laquelle les lois de la nature seraient semblables aux lois humaines. En fait, il ne s’agit pas de confusion, mais d’écriture et d’arguments par l’image. Le mouvement des vagues est tellement difficile à décrire qu’il le compare aux hommes. «Vous et moi, n’avons-nous pas un seul et même secret?»p134. Pour parvenir à cette compréhension, il m’a suffi de relire le fragment. S’il s’agissait d’écriture synthétique et longue, je n’aurais pas relu le texte, j’aurais même abandonné la lecture et je n’aurais pas écrit ce passage sur la magie du fragment.


Benyounès Bellagnech

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 16:12

Mercredi 7 janvier 2009,

 



La volonté : Nietzsche expose d’abord le préjugé populaire qui mélange la volonté avec l’action. «Je veux». Les philosophes passent également à la trappe. Nietzsche explique que la volonté est quelque chose de complexe. Elle suppose plusieurs facteurs : sensations, affects, et pensée d’une part, mais surtout l’obéissance : un objet est soumis, un homme est aussi soumis à l’ordre d’un autre. «Dans tout vouloir, il s’agit simplement de commander et d’obéir, au sein d’une communauté complexe où, comme je l’ai dit, cohabitent des «âmes» multiples»p122.

 


A propos de «je pense», Nietzsche s’interroge sur ce que cela signifie. «L’intellect et les sens sont avant tout un appareil de simplification. Notre monde faux, rapetissé, logicisé des causes est cependant le monde où nous sommes capables de vivre. Nous ne sommes «connaissants» que dans la mesure où nous pouvons satisfaire nos besoins»p125.

 


Benyounès Bellagnech

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