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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 00:28

Lundi 11 août 2008,

 

J’ai très peu lu hier et sans doute très peu écrit. Cela explique que j’en suis resté au premier fragment du Livre Cinquième que je dois lire maintenant.

 

Le grand événement est l’annonce de la mort de Dieu. Il s’ensuivra un tas de ruines sur lequel cette croyance a été fondée. L’effondrement de la morale justifiée par ce même Dieu. Nul ne sait ce que deviendront les choses après cet événement. Toutefois, ce qui est crépuscule pour la majorité et aurore pour les philosophes. Joie et gaieté car la mer de connaissance s’ouvre à nouveau devant eux.

 

344. Dans quel sens nous aussi sommes encore pieux. L’absence des convictions chez les scientifiques, voilà un bon début. Tout remettre en question à la recherche de la vérité. C’est une volonté. Autre type de science, ou de médecine sur laquelle le doute n’a pas encore été posé, c’est la morale. « Nul jusqu’à maintenant n’a donc encore examiné la valeur la plus fameuse des médecines, nommée morale : ce qui exigerait tout d’abord qu’on se décidât à mettre cette valeur – en question. Eh bien ! C’est là justement notre entreprise », p 340.

 

346. Notre point d’interrogation. Dans ce nouveau monde sans Dieu avec la morale mise en branle reste la question de l’homme : jouissance et méfiance. L’homme et le monde. Le nihilisme ?

 

347. Les croyants et leur besoin de croyance. Ce besoin de croyance est une force et une faiblesse à la fois : « Tout ceci témoigne encore du besoin d’un appui, d’un soutien bref de cet instinct de faiblesse qui, il est vrai, ne crée pas, mais conserve les religions, les métaphysiques, les convictions de toutes sortes » p 343.

 

« En revanche, un désir et une force de la détermination de soi (seraient) convenables, une liberté du vouloir, à la faveur desquels un esprit congédierait toute croyance, tout désir de certitude, exercé qu’il serait à se tenir en équilibre sur des possibilités légères comme sur des cordes, et même à danser de surcroît au bord des abîmes. Pareil esprit serait le libre esprit par excellence » p 348.

 

348. De l’origine des savants. Dans tout savant s’exprime une origine. Les métiers des parents. Les bureaucrates qui schématisent ou les juifs qui amènent à la raison (ce ne sont que des exemples).

 

349. Encore au sujet de l’origine des savants. L’auteur cite deux exemples Spinoza et Darwin : l’origine pauvre du savant le conduit à une vie misérable. « La lutte pour l’existence n’est qu’une exception, qu’une provisoire restriction de la volonté de vivre : la petite comme la grande lutte pour l’existence gravitent sous tous les rapports autour de la prépondérance, de la croissance, de l’expansion, conformément à la volonté de puissance qui est justement volonté de vie » p 348.

 

350. A l’honneur des « homines religiosi ». Fragment à relire lentement. Il est difficile à saisir. Il s’agit de la lutte contre la religion et bien d’autres choses en lien avec elle.

 

351. A l’honneur des natures sacerdotales. Les prêtres des montagnes qui vivent avec les gens. Le peuple les nomme sages. La modestie est la philosophie.

 

352. En quel sens la morale est à peu près indispensable.

 

353. De l’origine des religions. Pourquoi les religions se sont installées ? Pour répondre à un besoin de conscience de l’âme moyenne.

 

354. Du « génie de l’espèce ». Plaidoyer contre la conscience qui n’est qu’une maladie. C’est une utilité de communication et utilité signifie croyance. La conscience : pour le troupeau. Instinct grégaire.

 

355. De l’origine de notre notion de « connaissance ». La connaissance : ramener quelque chose d’étranger à quelque chose de connu. L’origine de la connaissance serait donc l’inquiétude et l’instinct de la crainte. Prendre pour objet de connaissance quelque chose de connu serait absurde : l’Idée ou la logique des philosophes.

 

356. Dans quelle mesure les conditions de vie seront de plus en plus « artistiques » en Europe.

Long fragment sur l’art en Grèce et en Amérique avec une allusion ironique aux socialistes.

 

357. A propos du vieux problème : « Qu’est-ce qui est allemand ? » Leibniz, conscience maladive, Kant et le doute sur le principe de causalité, Hegel et le sens de l’histoire (sixième sens allemand)…

 

On retrouve les grandes idées, mais en même temps la négation de certaines idées, Hegel et l’esprit divin, Schopenhauer et son pessimisme… et qu’est ce qui n’est pas allemand ? 

Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/
 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 23:57

Dimanche 10 août 2008,

 

326. Les médecins de l’âme et la douleur. Les religieux et les moralistes qui prêchent la douleur pour vaincre la douleur. La volonté, la puissance et la force de rebondissement ne font pas partie de leur langage.

 

327. Prendre au sérieux : « Et là où ne prévalent que rire et gaieté, on pense à tort et à travers – tel est le préjugé de cette brute sérieuse à l’égard de tout ‘gai savoir’. Eh bien ! Montrons que c’est un préjugé ! » p 311.

 

328. Savoir nuire à la sottise.

 

Les philosophes l’ont fait. Durant des millénaires, la religion a combattu l’égoïsme en faveur de l’instinct grégaire. L’affirmation de soi de l’égoïsme a sonné comme un bonheur pour les philosophes.

 

329. Loisirs et désoeuvrement. Ce fragment mérite un commentaire aussi long qu’un livre. Il traite d’abord de la barbarie naissante en Amérique – la ruée vers l’or à tout prix, y compris du sang – Le travail et le rapport au temps. L’absence de loisirs et de joie de vivre et de penser. « Faire n’importe quoi plutôt que rien – ce principe aussi est une corde propre à étrangler toute culture et tout goût supérieurs » p 312.

 

Ce fragment me renvoie au journal que j’ai entamé sur le travail ainsi qu’au slogan en vogue en ce moment en France : « Travailler plus pour gagner plus ».

 

330. Approbation. Le penseur doit-il s’applaudir lui-même ? Jamais.

 

331. Plutôt sourd qu’abasourdi – c’est le destin du penseur.

 

332. Le mauvais quart d’heure. Tout philosophe y passe à un moment ou à un autre.

 

333. Que signifie connaître. Les volontés d’ironiser, de déplorer et de honnir. Pas de conclusion, mais une lutte permanente des impulsions. Stabilité : équité ou pacte qui signifie paix ou apaisement. Le philosophe peut se tromper sur la nature de la connaissance.

 

334. Il faut apprendre à aimer. Le processus pour aimer la musique est l’exemple donné montrant comment son amour advient. Il faut s’aimer et apprendre à aimer l’étrangeté.

 

335. Vive la physique ! Contre toute morale. Dit en 5 pages denses.

 

336. Avarice de la nature.

 

337. Le « sentiment d’humanité » de l’avenir. Le sens historique est nouveau au 19ème siècle. L’auteur l’interroge et s’interroge sur l’âme qui doit supporter les millénaires du passé et de l’avenir. « Ce serait alors que ce divin sentiment se nommerait –l’humanité ! » p 324.

 

338. La volonté de souffrance et les compatissants. Enseigner la solidarité dans la joie. Secourir comme se secourir et pas autrement. Attaque les prédicateurs de la morale et de la pitié.

 

339. Vita femina. Oui la vie est femme. Méditation sur le beau et les belles choses qui se révèlent aux âmes profondes.

 

340. Socrate mourant : aurait du se taire, pense Nietzsche, au lieu de se venger sur la vie. Il faut surmonter, même les Grecs.

 

341. Le poids le plus lourd : c’est celui de la vie.

 

342. Incipit tragaedia : le déclin de Zarathoustra. Ainsi se termine le Livre Quatrième consacré à la connaissance, à l’âme, à l’esprit et à la sagesse.

 

Livre Cinquième. Nous autres hommes sans crainte.

 

343. Ce qu’il en est de notre gaieté : 

Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 18:52

Samedi 9 août 2008,

 

La démarche de Napoléon n’est pas à la hauteur de ses fonctions : Fier et hâtif à la fois tel un chef de colonne. « Rien ne donne à rire autant que ces écrivains qui font bruire autour d’eux les draperies de la période : ils espèrent cacher leurs pieds » p 273.

 

283 . Hommes préliminaires. Les héros de la connaissance qui doivent vivre courageusement. Nietzsche les décrit comme ils sont, comment ils doivent vivre en guerre permanente. « Enfin, la connaissance va étendre la main sur ce qui lui revient en propre : elle désirera régner et posséder et vous régnerez et vous possèderez avec elle ! »  p 274.

 

284. La foi en soi-même. Revient à ces grands insatisfaits d’eux-mêmes.

 

285. Excelsior. Ne pas cesser de s’élever.

 

286. Intermède. Trouver l’Orphée !

 

287. Joie de la cécité. La pensée doit indiquer où je suis et non pas où je vais.

 

288. Etats d’âmes élevés. Le haut et le profond.

 

289. Levons l’ancre : Il est encore un monde nouveau à découvrir.

 

290. Une chose est nécessaire. Donner du style à son caractère.

 

291. Gênes. Comparaison entre les Gênois et les habitants du Nord. Le pour soi du Sud contre le nous et la loi au nord.

 

292. Aux prédicateurs de la morale. L’auteur a l’air de les encourager à poursuivre leurs efforts en faveur de la morale. Cependant, il reste des héros pour lesquels la morale est quelque chose d’interdit.

293. Notre atmosphère : Le feu et la chaleur que les autres évitent. (Nous autres). L’auteur parle de lui-même au pluriel.

 

294. Contre les calomniateurs de la Nature. Sont désagréables, morbides contre la nature et ce qui est naturel chez l’homme.

 

295. Courtes habitudes, nécessaires et préférées par Nietzsche contrairement aux longues habitudes, sources d’ennui.

 

296. La réputation solide a servi et sert encore de base à la reconnaissance de tel et tel. Nietzsche estime que cela représente un danger pour le savant qui un jour ou l’autre peut changer et ne peut le faire par crainte pour sa réputation. « Or, si grand que puisse être l’avantage de cette façon de penser, elle n’en constitue pas moins le genre de jugement le plus préjudiciable à la connaissance » p 287.

 

297. Savoir contredire. « Chacun sait aujourd’hui que c’est un signe éminent de culture que de pouvoir supporter la contradiction. Quelques-uns même savent que l’homme supérieur désire et provoque la contradiction, afin d’en obtenir un signe relatif à sa propre injustice, ignorée de lui-même jusqu’alors. Mais quant à savoir contredire, quant à maintenir la bonne conscience acquise dans l’hostilité de tout ce qui est habituel, traditionnel, sacré- voilà qui est plus que supporter et provoquer la contradiction, voilà ce qu’il y a d’essentiellement grand, nouveau, étonnant dans notre culture, voilà le pas suprême de l’esprit libéré : qui donc en est capable aujourd’hui ? » p 288.

 

298. Gémissement.

 

299. Ce qu’on peut apprendre des artistes : tout ce qui rend les choses belles, fines, raffinées…. Douces…etc. car les choses ne le sont pas en elles-mêmes. Toutefois, dans la vie de l’artiste, il n’y a rien à apprendre.

 

300. Préludes de la science. Magie, alchimie, sorcellerie et croyances et rites primitifs sont les préludes de la science, même si les savants aujourd’hui ne les reconnaissent pas (Prométhée, oui).

 

301. Délire des contemplatifs. Les poètes de la vie. Ni aussi fiers, ni aussi heureux que nous pourrions l’être. Je ne résume pas l’idée, mais j’en tire l’essentiel du fragment.

 

302. Danger du plus heureux. Dans le sens où il souffre. La souffrance et bonheur sont liés chez l’homme. Mais il suffit d’une petite énigme pour gâcher une vie (Homère).

 

303. Deux êtres heureux : l’un réussit tout ce qu’il entreprend, même l’improvisation et l’autre échoue dans tout. Peu importe : connaître la vie à tel point de risquer de la perdre à tout moment.

 

304. En faisant, nous omettons. Préférer l’agir au jour  le jour contre : ne fais pas ci, ne fais pas cela.

 

305. Domination de soi. Contre la morale qui empêche les choses de se faire. « Car il faut savoir se perdre de vue pour longtemps. Si l’on veut apprendre quelque chose des réalités que nous ne sommes pas vous-mêmes ! » p 295-296.

 

306. Stoïciens et épicuriens : Deux postures juxtaposées. Epicurien - posture intellectuelle choisie. Stoïciens - transe à l’extrême. Nietzsche évoque Aïssaoua que l’on rencontre à Alger, pour donner un exemple vivant des Stoïciens.

 

307. En faveur de la critique : « Lorsque nous exerçons notre esprit critique, il n’y a là rien d’arbitraire, ni d’impersonnel – et assez souvent tout au moins, c’est la preuve que des forces vivantes en nous sont à l’œuvre prêtes à faire éclater une écorce. Nous nions, nous devons nier, pour autant que quelque chose en nous veut ivre et s’affirmer, quelque chose que peut être nous ignorons que nous ne voyons pas encore ! – Ceci dit en faveur de la critique ». p 297.

 

308. L’histoire de tous les jours. Cela dépend de ce que l’on veut, soit des gratitudes et des louanges, en étant utile ou bien le contraire de la bonne conscience, la science de la conscience !

 

309. Du fond de la septième solitude. Rien ne peut retenir le voyageur-Nietzsche.

 

310.  Volonté et vague. Regard sur les vagues et la race humaine. Je ne comprends pas tout !

 

3111. Lumière réfractée.

 

312. Ma chienne. Nom donné à ma douleur, dit Nietzsche.

 

313. Point de tableau de martyre.

 

314. Nouveaux animaux domestiques : lion et aigle. Force, crainte et peur.

 

315. De la dernière heure. Tempête, flambeau consumé ou qui s’éteint tout seul sans vent.

 

316. Hommes prophétiques : compare leur souffrance et leur douleur à celle des animaux qui pressentent le danger : singes et autres espèces par rapport à la foudre et aux orages…

 

317. Regard rétrospectif. Passion éphémère et de passage.

 

318. Sagesse dans la douleur : comme le plaisir, la douleur peut être à la base de la sagesse, les navigateurs face à l’océan et autres qui renoncent à la belle vie en participant à la conservation de l’espèce.

 

319. En tant qu’interprètes de nos expériences vécues. Les prophètes et les religieux ne s’interrogent jamais sur leur propre vie… « Mais nous autres, assoiffés de raison, nous voulons scruter nos expériences vécues avec autant de rigueur qu’une expérimentation scientifique, heure par heure, jour pour jour ! Nous voulons être nous-mêmes nos propres expérimentations, nos propres sujets d’expérimentation » p 305.

 

Le bout de ce fragment résume merveilleusement la notion d’implication.

 

320. Au moment de se revoir : se créer un soleil personnel.

 

321. Nouvelle prudence. Cesser de punir, s’élever plus haut, faire plus de lumière et de couleurs. Se mettre à l’écart ou détourner le regard.

 

322. Parabole : regarder les astres ou à l’intérieur de soi-même pour se rendre compte du fond du chaos et du labyrinthe de l’existence.

 

323. Chance dans le destin. Combattre aux côtés des adversaires : destinés à une grande victoire.

 

324. In media vita. « La vie comme moyen de la connaissance. – avec ce principe dans le cœur, on peut non seulement vivre courageusement, mais aussi gaiement rire ! Et qui donc s’entendait à bien rire et bien vivre s’il ne s’entendait d’abord à guerroyer et à vaincre ? » p 308.

 

325. Ce qui relève de la grandeur. Causer des grandes douleurs. Savoir souffrir et entendre le cri de la souffrance : ceci relève de la grandeur.


Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/
 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 15:51

Vendredi 8 août 2008,

 

J’écris quelques pages du journal sur Georges Lapassade. J’y évoque la discussion que j’ai eu hier avec Augustin sur le projet d’un numéro de revue sur l’AI et la philosophie. Je l’informe de ce travail sur Nietzsche comme entrée dans la critique radicale et comme fondement de notre vision de l’AI.

 

246. Mathématiques. Faire entrer les mathématiques dans la connaissance. « Les mathématiques ne sont que le moyen de l’universel  et dernière connaissance de l’humain » p 246.

 

247. Habitude. Main malicieuse et malice moins leste.

 

248. Livres : « Que nous vaut un livre qui n’a pas même la vertu de nous emporter par-delà tous les livres ? ».

 

249. Le gémissement du connaissant. La passion du connaissant à travers tous les autres.

 

250. Culpabilité. Inexistante.

 

251. Ceux qui souffrent inconnus. Prométhée qui envie à Jupiter les hommages que les mortels lui rendent, c’est alors qu’il souffre !

 

252. Plutôt demeurer coupable que de payer d’une monnaie qui ne porte pas notre image.

 

253. Toujours chez soi : malgré les voyages plus lointains.

 

254. Contre l’embarras : être absorbé.

 

255. Les imitateurs : chacun se propose comme exemple.

 

256. L’épidermité : La surface des choses, une préférence.

 

257. Par expérience. «  Plus d’un ignore ses richesses jusqu’au jour où il apprend que des hommes même les plus riches se font voleurs à son contact » p 257.

 

258. Le négateur du hasard. « Nul vainqueur ne croit au hasard » p 257. Je commente : tout dépend dans quel domaine on est vainqueur !

 

259. Du paradis : « Le bien et le mal sont les préjugés de Dieu », dit le Serpent.

 

260. Une fois un. Un seul ne peut se prouver, mais il suffit de deux pour qu’on ne puisse plus les réfuter.


261. Originalité. Nommer quelque chose qui n’avait pas de nom.

 

262. Sub spécie acterni –partager le privilège des morts, c’est ne plus mourir.

 

263. Sans vanité. Désir de manques cachés. Recherche ou désir de la divinité.

 

264. Ce que nous faisons : des éloges et des blâmes et pas d’intelligence.

 

265. Dernier scepticisme : « Que sont donc pour finir les vérités de l’homme ? – Ce sont les irréfutables erreurs de l’homme » p 261.

 

266. Où la cruauté est nécessaire : la grandeur est cruelle pour ses vertus et ses considérations secondaires.

 

267. La vertu du grand but : nous rend supérieur au juge et à la justice.

 

268. Qu’est ce qui rend héroïque ? Aller au-devant de ses espérances.

 

269. A quoi il faut croire : le poids des choses doit être nouvellement établi.

 

270. Que dit ta conscience ? « Tu dois devenir qui tu es ».

 

271. Les plus grands dangers résident dans la compassion.

 

272. Qu’aimes-tu chez les autres ? Mes espérances.

 

273. Qui nommes-tu mauvais ? Celui qui veut toujours faire honte.

 

274. Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ? Epargner la honte à quelqu’un.

 

275. Quel est le sens de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte se soi-même.

 

 

Je termine le Livre Troisième. Ressemblance avec le précédent, mais avec d’autres thèmes à résumer à la fin de la lecture de l’ensemble de l’ouvrage.

 

Introduction au livre par un poème sur le mois de janvier p 265.

 

276. Pour le Nouvel An. Vivre et penser, c’est ce que veut Nietzsche. La beauté sans accuser la laideur. Nulle accusation. Tout prendre et ne faire qu’adhérer.

 

277. Providence personnelle : de la servitude spirituelle.

 

278. La pensée de la mort : Les hommes refusent de croire qu’ils sont une confrérie de la mort. Dans ce fragment, je retrouve le mot écrit pour la mort de René Lourau et que je reprends. « Ce qui me rend heureux, c’est de voir que les hommes refusent absolument de penser la pensée de la mort ! Et je contribuerais volontiers à leur rendre la pensée de la vie cent fois plus valable encore ! » p 270.

 

279. Amitiés d’astres : Le niveau du sublime dans l’amitié tels deux navires qui se séparent dans les mers qui peuvent ou non se croiser dans un port. C’est le sens de l’amitié se séparer tels les astres.

 

280. Architecture des contemplatifs : L’auteur décrit des lieux où il serait possible de méditer sans Dieu et dans religion. « Notre désir serait de nous voir nous-mêmes traduits dans la pierre et dans la plante, de nous promener au-dedans de nous-mêmes, lorsque nous irions de-ci, de-là dans ces galeries et dans ces jardins » p 272.

 

281. Savoir trouver la fin : Les maîtres à penser, les musiciens talentueux et les montagnes qui se terminent dans les océans.

 

282. La démarche.

 

      

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 11:09

Jeudi 7 août 2008, 6 heures 30,

 

Mercredi, journée consacrée aux obsèques de Georges Lapassade. Cette journée est philosophique par plusieurs aspects : Georges Lapassade est philosophe, même s’il le nie depuis Le deuil de la philosophie. Certains de ses amis présents aux funérailles sont philosophes. Je pense à René Schérer entre autres. La situation de la mort est philosophique, bien que la pensée de la mort ne soit pas nietzschéenne. La mort d’un proche évoque le passé, tout en révélant des dimensions biographiques, non pas seulement de celui qui est mort, mais aussi de celui qui pense au mort.

 

Remi Hess, philosophe également brille par sa présence d’esprit dans cette situation philosophique. Chez certains, la mort crée le vide ; avec Remi Hess, c’est le contraire. Remi crée des perspectives et des horizons. Il est dans le présent et dans son dépassement. Il est dans la situation et ouvre des pistes de sortie de la situation et de son dépassement.

 

A mes yeux, et je suppose à ceux des autres, la situation, la disparition de Georges Lapassade, la conservation, et l’événement ont été merveilleusement gérés par Lucette Colin et Remi Hess. La dimension religieuse est du fait de la famille de Georges Lapassade et de son intérité.

 

Je continue la lecture du Gai savoir. J’en suis resté aux apparences qui nous font douter à peine de l’âme vaste et du souffle puissant. Pas de hasard car le lien est difficile à établir avec ce qui précède.

 

213. Le chemin de la félicité : admires-toi toi-même, répond le fou  au sage qui lui demande le chemin de la félicité. Comment admirer sans cesse, si l’on ne méprise pas sans cesse ?

 

214. La foi qui sauve : C’est la foi en la vertu qui sauve.

 

215. Idéal et matière. La pierre et la noblesse vont ensemble. Pierre est profanation de l’idéal.

 

216. Danger dans la voix. Voix haute signifie : pas de pensée.

 

217. Cause et effet : « Avant l’effet, on croit à d’autres causes qu’après l’effet » p 248.

 

218. Mon antipathie : Les personnes qui pour faire de l’effet explosent comme des bombes.

 

219. But et châtiment : « ‘Le châtiment a pour but d’améliorer celui qui châtie’ –c’est le dernier argument des défenseurs du châtiment » p 248.

 

220. Sacrifice : Les animaux sacrificiels n’ont jamais eu la parole.

 

221. Ménagement : entre père et fils plus qu’entre mère et fille.

 

222. Poète et menteur : sont des frères de lait, mais le menteur n’est pas parvenu à la bonne conscience.

 

223. Vicariat des sens : entendre avec les yeux.

 

224. Critique des animaux : L’homme est l’animal voué au malheur. Le mal et la nature.

 

226. Les esprits méfiants et le style.

 

J’ai sauté 225. Les hommes naturels.

 

227. Fausse conclusion, coup manqué : la femme qui veut dominer et qui devient esclave.

 

228. Contre les médiateurs : « Qui veut s’entremettre entre deux penseurs résolus est marqué de médiocrité ; il n’a pas l’œil pour discerner ce qui ne se produit qu’une fois : le fait de ne voir que ressemblances et de tout égaliser est caractéristique d’une faible vue » p 251.

 

229. Défi et fidélité : par défi, s’en tenir à une cause devenue transparente – « fidélité ».

 

230. Manque de discrétion : impossibilité de taire les bonnes actions.

 

231. Ceux qui veulent connaître « à fond » : « Les esprits lents dans la connaissance pensent que la lenteur y est indispensable » p 252.

 

232. Rêver : que d’une façon intéressante, veiller devrait l’être aussi.

 

233. Le point de vue le plus dangereux : Actions grandes et petites adviennent comme par le passé.

 

234. Réflexions consolantes d’une musicienne.

 

235. Esprit et caractère : décalage.

 

236. Pour émouvoir la foule : être acteur de soi-même. Forme grossière et simplifiée.

 

237. L’homme poli : donne du sucre au cerbère et à tous les hommes.

 

238. Sans envie : vouloir posséder un pays inconnu.

 

239. Sans joie : Le bonheur n’est pas une maladie contagieuse ! A quoi cela tient-il ? Une seule personne sans joie  peut contaminer toute une maison.

 

240. Sur la mer – y bâtir une maison. Affinités avec ce beau monstre.

 

241. L’œuvre et l’artiste : artiste ambitieux dont l’œuvre n’est grand verre qu’il offre à tout le monde.

 

242. Suum cuique : l’homme voleur ou brigand !

 

243. Origine des notions du « bon » et du « mauvais ». Seul invente une amélioration celui qui sait sentir : « ceci n’est pas bon » p 255.

 

244. Pensées et paroles : « On ne peut rendre entièrement en paroles même ses propres pensées ».


245. Louange dans le choix. L’artiste.  


Benyounès Bellagnech
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:06

Mardi 5 août 2008,

 

La démarche adoptée dans la lecture de cet ouvrage ressemble à la posture d’escargot dans son déplacement. En effet, lorsque l’on croise un escargot quelque part et que l’on revient le lendemain dans le même lieu, on a l’impression que la petite bête n’a pas bougé. Pourtant, notamment quand il y a du soleil, la bave laissée par le passage montre bien que l’escargot ne reste pas sur place. Il bouge, mais très lentement. Cette image m’est venue ce matin en réfléchissant à l’état de l’avancement de la lecture de cet ouvrage.

Forcer la vue pour trouver plus que l’on ne désirait.

 

159. Chaque vertu en son temps : inflexibilité et probité.

 

160. Au contact des vertus : manquer de dignité et se montrer flagorneur envers une vertu.

 

161. Aux amateurs du temps : se faire le visage, afin d’effacer le passé et se plonger dans l’avenir, mais le présent est là.

 

162. Egoïsme : La loi de la perspective de l’âme. Toute chose perd de la grandeur et du poids en s’éloignant.

 

163. Après une grande victoire : soulagement de ne pas échouer.

 

164. Ceux qui cherchent le repos : sont reconnaissables par l’obscurité qui les entourent. Avertissement aux chercheurs.

 

165. De la chance de ceux qui renoncent : renoncer, retrouver et découvrir ; à ne pas confondre.

 

166. Toujours entre nous : entre soi et soi Nietzsche.

 

167. Misanthropie et amour : excès de ce dernier conduit à une sorte d’anthropophagie.

 

168. Un malade : « On ne le désire avoir ni pour ami, ni pour ennemi ; il a coutume de dire : «  Que m’importe celui qui prétend faire l’équitable à mon égard ! » p 234.

 

169. Ennemis déclarés : vertu, virilité et gaieté retrouvées face à eux.

 

170. Avec la foule : Il y a décalage.

 

171. Gloire : reconnaissance sans pudeur.

 

172. Le gâteur de goût.

 

173. Etre profond et paraître profond : « Qui se sait profond, s’efforce à la clarté : qui veut paraître profond aux yeux de la foule, s’efforce à l’obscurité. Car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir les raisons : elle a si peur de se noyer » p235.

 

174. A l’écart : du parlementarisme.

 

175. De l’éloquence : Les tambours des rois, ceux-ci sont meilleurs agitateurs/orateurs/ des peuples.

 

176. Compatir : Les princes d’Europe qui font rire.

 

177. Pour le « système d’éducation » : « En Allemagne, un grand moyen d’éducation fait défaut à l’homme supérieur : l’hilarité des hommes supérieurs ; ces derniers ne rient pas en Allemagne » p 237.

 

178. Pour l’éclairement moral : libérer les Allemands de Faust et al. préjugés moraux contre la valeur de la connaissance.

 

179. « Pensées : Les pensées sont les ombres de nos sentiments – toujours obscures, plus vides, plus simples que ceux-ci ». p 237.

 

180. Le bon temps des esprits libres : Liberté par rapport à la science tant que l’Eglise tient debout.

 

181. Suivre et aller de l’avant :

 

182. Dans la solitude

 

183. La musique du meilleur avenir : Tristesse de la plus profonde félicité.

 

184. Justice : affaire de goût.

 

185. Pauvre. Il est habitué à trouver.

 

186. Mauvaise conscience : c’est l’extraordinaire qui constitue sa tâche.

 

187. Ce qu’il y a de blessant dans la présentation : se trouver en mauvaise compagnie de celui qui explique son art.

 

188. Travail : indécence et cynisme selon Louis XIV.

 

189. Le Penseur : « C’est un penseur : c’est à dire qu’il s’entend à prendre les choses pour plus simples qu’elles ne le sont » p 240.

 

190. Contre les louangeurs : loué par ses semblables.

 

191. Contre certaine défense : « La façon la plus perfide de nuire à une cause, c’est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons » p 241.

 

192. Les bienveillants : accueil rapide, le nouveau, la possession, l’agir en faveur du possédé.

 

193. La malice de Kant : tout le monde a raison. Ecrit pour les savants.

 

194. « A cœur ouvert ». raisons inavouées à mettre sous le nez.

 

Remarque : Lorsqu’on lit un fragment de Nietzsche, il ne faut pas se précipiter et dire cela me plaît, car la suite peut décevoir. Ainsi, l’écriture dialectique chez cet auteur peut se révéler parfois déconcertante. Conseil : patience et lecture intégrale du fragment avant de conclure ou de juger.

 

195. De quoi rire : du grégaire.

 

196. Limites de notre ouïe : On n’entend que les questions auxquelles on est en mesure de trouver des réponses.

 

197. Pour cela : attention ! Aimer communiquer les secrets.

 

198. Dépit de l’homme fier : il regarde de mauvais œil, y compris ceux qui le mènent en avant.

 

200. Rire « Rire signifie se réjouir d’un préjudice, mais avec bonne conscience » p243.

 

201. Approbation : bruit.

 

202. Un gaspilleur : nature.

 

203. Hic niger est : mauvaise pensée.

 

204. Les mendiants et la politesse.

 

205. Besoin : effet de ce qui est formé.

 

206. Durant la pluie : la pauvreté des pauvres.

 

207. L’envieux. « Celui-là est un envieux – il ne faut pas lui souhaiter d’enfants : Il leur envierait ce qu’il ne peut plus être lui-même » p 245.

 

208. Grand homme : ça peut être n’importe qui.

 

209. D’une certaine façon de nous demander nos raisons : procédé d’hommes tyranniques !

 

210. Modération dans le zèle : de son père.

 

211. Ennemis secrets : c’est un luxe difficile d’accès, même pour les esprits élevés.

 

212. Ne pas se fier aux apparences.

 

Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

 

         

   

 

 

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 18:06

Lundi 4 août 2008,

 

Levé à six heures, j’ai un peu lu et écrit depuis ce matin, avant de me rendre compte que j’ai oublié de dater ce que je fais aujourd’hui.

 

144. Guerres de religion : ces guerres reflètent un certain progrès des masses. Des sectes affinent des points de différences et déclenchent ces guerres. Les masses commencent à accorder de l’importance aux notions.

 

145. Danger des végétariens. Le riz ou les pommes de terre et les stupéfiants. « Les docteurs » tentent d’augmenter les besoins qu’ils peuvent satisfaire – hindous ou autres.

 

146. Espérances allemandes : les tartares des chiens (nom chinois), les Allemands (Goths) païens. L’honneur d’être les premiers antichrétiens.

 

147. Question et réponse : « Qu’est-ce que les peuplades sauvages empruntent en premier aux Européens ? L’absinthe et le christianisme, stupéfiants européens. Et de quoi périssent-elles le plus rapidement ? Des stupéfiants européens ».

 

148. De l’origine de la réforme : La réforme débute chez les Allemands là où la corruption est de moindre importance.

 

149. Echecs des réformes : Ce qui est à souligner en rouge, c’est l’idée suivante : Ce n’est pas la réussite de la réforme qui réjouit le philosophe, mais c’est l’échec qui est la preuve de la non adhésion de tous aux normes d’une secte. « Là où quelqu’un domine, il n’y a que des masses : où il y a des masses, il règne un besoin de se livrer à l’esclavage, il ne se trouve qu’un petit nombre d’individualités qui ont contre elles les instincts grégaires et la conscience » p 227.

 

150. Pour la critique des saints : Il s’agit de la brutalité de leurs vertus.

 

151. De l’origine de la religion : Ce n’est pas la métaphysique qui est à l’origine de la religion, mais bien au contraire, c’est la crise de la deuxième qui a conduit à la première. L’embarras de l’intellect.  

 

152. Le plus grand changement : dans la vie et les croyances. L’auteur s’interroge ici sur les anciens, sur leur regard et leur rapport au temps, à la vie et à la mort, tout en croyant à l’au-delà, au diable et aux esprits célestes, leurs conceptions étaient altérées par ces expériences. Qu’en est-il de nos contemporains ? Le vieux maître disait : j’entends l’ancienne humanité.

 

153. Homo poeta : Egorger tous les dieux au quatrième acte. Faudrait-il songer à un déroulement comique ?

 

154. De la vie divertissement périlleuse : Vie enivrée et vie de verre risquée (philosophe).

 

155. Ce qui nous manque : la nature. On en a plein la tête, nos têtes sont vides de grands hommes.

 

156. Ce qu’il y a de plus influent : « Qu’un homme oppose de la résistance à toute son époque, qu’il la retienne à la porte et lui demande des comptes, voilà qui doit exercer une influence ! Peu importe qu’il le veuille ou non ; qu’il en soit capable, voilà qui est décisif » p 230.

 

157. Mentir : Il se met à réfléchir, il va sortir un mensonge. C’est un degré de culture atteint par des peuples entiers. Le Romain et le verbe mentiri. 

 

158. Qualité incommode : 

 

Benyounès Bellagnech
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:52

Dimanche 3 août 2008,

 

La vie construite sur la base d’arguments, corps, lignes, surfaces, forme et contenu, mouvement et repos, etc., sans cela nul ne supporterait de vivre, ce qui n’est pas démontré pour autant : parmi les conditions de la vie pourrait figurer l’erreur.

 

122. Le scepticisme moral dans le christianisme : cette religion a contribué à installer chez l’homme le scepticisme à tel point de ne plus pouvoir avoir la grâce et d’autres qualités des héros. Depuis, les choses ont changé et le regard porté sur cette religion permet de comprendre sa morale et de la rejeter. Il faut sauvegarder la dimension sceptique du christianisme. « Sauvons au moins leur image et leur type pour la connaissance » p 206.

 

123. La connaissance est plus qu’un moyen : ce besoin de la science est exprimé par tous, y compris par l’église. Mais la connaissance demeure plus qu’un moyen, cela est nouveau dans l’histoire.

 

124. A l’horizon de l’infini : la terre limitée pour l’historien qui s’aventure dans l’océan à la recherche de l’infini.

 

125. L’insensé : c’est cet homme qui sort à midi avec lanterne à la recherche de Dieu. Il rencontre ceux qui ne croient guère à Dieu. Ainsi s’engage une discussion sur le vide créée par cette disparition. Dieu est mort, leurs meurtriers ont tué le plus meurtrier. Que va-t-il se passer. Nietzsche affirme qu’une telle action, le meurtre, ne sera pas entendue et comprise qu’ultérieurement. Pourquoi garder les édifices où se cachait Dieu, alors que maintenant il est mort ?!

 

126. Explication mystique : « Les explications mystiques passent pour profondes : la vérité est qu’elles ne sont pas même superficielles » p 210.

 

127. L’effet ultérieur de la plus ancienne religiosité (à relire avant d’écrire). Il s’agit de la volonté. La question de cause à effet. Tout ce qui agit est volonté. Il suffit de vouloir pour agir. Croyance mécanique ancrée avant la mécanique. L’auteur dit que Schopenhauer a succombé à cette simplification sans la moindre analyse.

« A Schopenhauer, j’oppose les thèses suivantes : premièrement, pour que la volonté naisse, une représentation de plaisir et du déplaisir est nécessaire. Deuxièmement qu’une excitation puisse être ressentie comme plaisir ou déplaisir, revient à une interprétation de l’intellect qui, dans la plupart des cas sans doute, nous travaille en cela de façon inconsciente ; la même excitation peut être interprétée en tant que plaisir ou déplaisir. Troisièmement, ce n’est que chez les êtres intellectuels que se produit le plaisir, le déplaisir et la volonté ; l’immense majorité des organismes n’a rien de tout ceci » p 212.

 

128. Valeur de la prière : La prière a été créée pour un certain type d’hommes, les sages. Quant aux autres, elle n’est que rituel sans intérêt (les insensés).

 

129. Les conditions de Dieu : Dieu subsiste pour les sages, mais aussi pour les insensés : Luther quant aux premiers et Nietzsche pour les seconds.

 

130. Une résolution dangereuse : « La résolution chrétienne de considérer le monde comme laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais » p 214.

 

131. Christianisme et suicide : Le désir de suicide comme puissant levier : le martyre et l’ascète.

 

132. C’est le goût qui décide contre le christianisme.

 

133. Principe : l’hypothèse inéluctable pour l’humanité est plus puissante que la chose non-vraie du christianisme.

 

134. Les pessimistes en tant que victimes : L’auteur décèle un lien avec la diététique : Le riz dans la propagation du bouddhisme, l’alcool en Europe au Moyen-Age et les mauvaises odeurs des poêles et des caves germaniques.

 

135. Origine du péché : Il est d’origine juive imposé au christianisme. Le péché est une offense à sa majesté divine. Il n’a aucun lien avec l’humanité. « Le péché est un crime contre Dieu et pas contre l’humanité. Ce sentiment de péché est étranger aux Grecs ».

 

136. Le peuple élu : les Juifs sont comparés à l’aristocratie française de l’époque de Louis XIV. Elle est montée tellement haut et méprisée tout ce qui en dessous, elle a méprisé l’homme comme le font les Juifs.

 

137. En parabole : Le Christ est né dans le paysage de Judée. Paysage sombre et sublime nuée d’orage de la colère de Jéhovah. Rayon de soleil, arc-en-ciel, et non pas ailleurs où le soleil est banalité.

 

138. L’erreur du Christ : prétendre que la souffrance est due au péché. Cette erreur a été consacrée en « vérité ».

 

139. Couleur des passions : Le mauvais regard sur les passions chez les religieux chrétiens et juifs et à l’opposé la vénération de ces passions chez les Grecs.

 

140. Trop juif : L’amour et la justice ne vont pas ensemble. Dieu voulait faire les deux parce qu’il est en tant que juif.

 

141. Trop oriental : Dieu n’aime que ceux qui croient en lui. Ceci n’est qu’un volet de fragment.

 

142. Encensements : Il ne faut pas flatter son bienfaiteur, disait Bouddha. Cela pourrait purifier l’église chrétienne.

 

143. De la plus grande utilité du polythéisme. En effet, le polythéisme permet la multiplication des normes. Pour des hommes différents des dieux différents contrairement au monothéisme qui impose les mêmes normes à tous. Reste un bémol en lien avec l’humanisation de Dieu et de la nature. Cela, l’auteur l’a déjà traité auparavant.

 

C’est la deuxième fois que j’oublie la date d’aujourd’hui. Pourquoi ? Inconsciemment, ce que j’écris dans ce journal ne relève pas de l’écriture diaristique, mais d’un travail long et continu d’ordre philosophique. Ceci pose la question du temps et du quotidien par rapport à la méditation et à la sagesse qui exige la simplicité profonde.

 

Benyounès Bellagnech
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:10

Samedi 2 août 2008,

 

Le livre deuxième comme le livre premier traite de thèmes différents, évoque au début la femme, les pulsions, l’art, la poésie et la musique, le théâtre et parfois la pensée et quelques philosophes. Chaque fragment contient une idée et un point de vue. Ce matin , je commence le livre troisième.

 

108. Nouvelles luttes : Dieu est mort, il faut vaincre son ombre aussi.

 

109. Mise en garde : ne pas considérer la nature comme organique, mécanique. Elle n’obéit à aucune loi, ni forme, et ne se limite pas au circulaire, à la droite…etc. Dans la nature, il n’y a pas de hasard, ni de loi, il n’y a que la nécessité. C’est la mise en garde contre l’humanisation et la divination de la nature qui n’est qu’un chaos. C’est aussi un vœu de naturalisation de l’homme.

« Le vivant n’est qu’un genre de ce qui est mort, et un genre fort rare » p 193. Je me demande si je ne vais utiliser cette citation en tête de mon article sur Georges Lapassade.

 

110. Origine de la connaissance. Pour l’intellect, ce n’est pas la vérité qui est nécessaire, mais l’erreur, la négation… car pour conserver l’espèce, il faut accepter l’erreur. C’est  cette idée qui est à l’origine du postulat qui consiste à dire que l’histoire de la science est l’histoire de ses erreurs. Le génie des Eléates consiste à intégrer ce postulat dans leur vie et leur pensée.

 

111. Origine du caractère logique est l’illogisme. En effet, ce dernier a duré plus longtemps qu’on ne le croit. L’identique, ainsi que la substance ont joué un rôle déterminant dans la préservation de l’espèce. « Le processus des pensées et des conclusions logiques dans notre cerveau actuel répond à un processus et à une lutte d’impulsions qui par elles-mêmes sont toutes fort illogiques et iniques : l’antique mécanisme se déroule à présent en nous de façon si rapide et si dissimulée que nous ne nous apercevons jamais que du résultat de la lutte ». p 198.

 

112. Cause et effet : Peut-on expliquer cela ? Nietzsche dit que nous ne pouvons que décrire, nous décrire par nous-mêmes. « Un intellect capable de voir la cause et l’effet non pas à notre manière en tant que l’être arbitrairement divisé et morcelé, mais en tant que continuum, donc capable de voir le fleuve des événements, rejetterait la notion de cause et d’effet, et nierait toute conditionnalité ». p 199.

 

113. Pour la science des poisons : Il a fallu beaucoup de forces à la science pour se construire. Son histoire le prouve. Expériences et morts s’y sont succédées pour qu’une pensée scientifique se mette en place après une alliance avec l’art, la sagesse de la vie pratique. Ce n’est pas l’image de la science incarnée par les scientifiques aujourd’hui.

 

114. Ampleur de l’élément moral, décrite à partir de l’image que l’on rencontre pour la première fois et que nous essayons de la construire parce que l’on sait déjà. « Même dans le domaine de la perception sensible, il n’est d’autres expériences vécues que morales » p 200.

 

115. Les quatre erreurs : L’homme a été éduqué par ses erreurs : en premier lieu, il ne s’est vu qu’imparfait ; deuxièmement, il s’est attribué des qualités imaginaires ; troisièmement, il s’est senti dans la hiérarchie des êtres occuper un faux rang entre l’animal et la nature ; quatrièmement, il a inventé sans cesse de nouvelles échelles de valeurs que, pour quelque temps, il admettait comme éternelles et absolues, en sorte que telle impulsion humaine, tel état humain se trouvaient à tour de rôle au premier rang, ennoblis par cette estimation. Si l’on fait abstraction de l’effet de ces quatre erreurs, on aura fait abstraction des notions d’humanité et de dignité « humaine ».

 

Je dois reprendre cette idée dans mon travail sur « critique de la pédagogie du possible ».

 

116.  L’instinct grégaire : la morale se trouve là où il y a une estimation et une hiérarchie des impulsions et des actions humaines. Groupes, société, Etat, etc. « La moralité n’est que l’instinct grégaire individuel » prophétie de Nietzsche  p 201.

 

117. Remords grégaire : L’individu auparavant ne vivait que dans et par le groupe. La solitude était considérée comme déviance ou folie. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’où la modification du jugement.

 

118. Bienveillance : pitié du plus fort à l’égard du plus faible en vue de l’assimiler. Faible et fort sont des notions relatives.

 

119. Pas d’altruisme ! Il n’y a que de l’assimilation ou la fonction. Femme qui remplit les fonctions de l’homme.

 

120. Santé de l’âme : la maladie du corps est un autre aspect de la santé de l’âme. En fait, il faut la santé et la maladie du corps pour la santé de l’âme.

 

121. La vie n’est pas un argument. 

 

Benyounès Bellagnech
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 16:19

Vendredi 1er août 2008,

 

L’explication de l’écriture tardive ce matin de ce journal se trouve dans les suites de la mort de Georges Lapassade. Cette coïncidence entre le travail sur Nietzsche et le décès de Georges Lapassade me laisse un peu perplexe. Y-a-t-il un lien entre les deux ? En tout cas en ce qui me concerne oui. La preuve en est que je suis en train de l’écrire.

Dans un ouvrage lu, il n’y a pas longtemps, un auteur des sciences humaines fait le lien entre l’analyse institutionnelle et Nietzsche, il considère Lourau et Georges Lapassade comme des Nietzschéens. Je dois vérifier cela dans mon travail.

 

79. Charme de l’imperfection qui apporte une vision à ses auditeurs.

 

80. Art et Nature. De l’éloquence grecque à la musique de l’époque de l’auteur (3 pages)

 

81. Le goût hellénique. Chez Sophocle.

 

82. « L’esprit » n’est pas grec. Contrairement aux Grecs, les Français sont dégoûtés de la logique et de la simplicité. Ils en sont prisonniers, d’où leur peu d’esprit et de déraison et de facétie.

 

83. Traductions : Nietzsche parle des Français qui ont beaucoup traduit les Romains et ces derniers avaient une particularité : Ils traduisaient les anciens sans archéologie et sans sens historique, en se réappropriant tout et en le mettant au goût de leur époque.

 

84. De l’origine de la poésie. Ce fragment sur la poésie est intéressant dans la mesure où l’auteur fouille dans les origines de cet art. Il l’oppose d’abord à l’utile. C’est dans la futilité que se développe la poésie. Toutefois, il ne rejette pas complètement l’utile, d’où l’utilisation pédagogique, religieuse et même philosophique de la poésie. Finalement, il souligne la nécessité du rythme. « Sans le rythme, on n’était rien, par le rythme, on devenait presque un Dieu » pp 159-160.

 

85. Le Bien et Beau. C’est l’œuvre des poètes, de leur transfiguration et de leur vie. Ils se trouvent chez les riches et les oisifs.

 

86. Du théâtre. Le théâtre, la poésie et la pensée ne sont pas faites pour les âmes faibles comparées aux taupes par Nietzsche. C’est la culture du haschich et du bétel. « Qui nous racontera jamais l’histoire des narcotiques ! – C’est presque l’histoire de ‘la culture’, de la soi-disant culture supérieure ! » p 162.

 

87. De la vanité des artistes : Les artistes ne se montrent pas ou ne sont pas conscients de leur valeur. Ils cachent cela derrière les fresques réalisées dans des coins de maisons anciennes et abandonnées. Leur vanité les empêchent de se mettre en avant.

 

88. Le sérieux pour la vérité : A la place du sérieux, il faut comprendre l’erreur ou la gravité qui est derrière toute chose vraie saisie par l’artiste, telle la connaissance.

 

89. Maintenant et autrefois. Jadis, l’art servait à la grande fête humaine. Aujourd’hui, il est instant d’ivresse et de folie pour les pauvres êtres épuisés et malades.

 

90. Lumières et ombres : le livre et les textes des uns et autres penseurs sont différents : pour les uns, ils sont la lumière de l’éclat d’une pensée, et chez les autres, ils sont l’ombre de cet éclat.

 

91. Précaution : il s’agit de ne pas accorder de crédit à une autobiographie qu’elle soit de Platon, de Rousseau ou de Dante.

 

92. Prose et Poésie : la prose n’existe que par la guerre qu’elle mène contre la forme poétique, elle est ce que la poésie ne veut pas intégrer. Nietzsche développe cette idée en concluant que peu d’écrivains réussissent cet art de l’écriture – la prose.

 

93. Mais pourquoi écris-tu ? Dans un dialogue entre A et B, le premier dit qu’il n’a pas trouvé d’autres moyens pour se débarrasser de ses pensées, car il le faut.

 

94. Croissance posthume : Les dialogues immortels de Fontenelle passaient autrefois pour des jeux, ils sont actuellement estimés car promis par la science ! A tort ? A raison ?

 

95. Chamfort : prétexte contre les Français.

 

96. Deux orateurs : l’un exprime sa passion aisément et l’autre n’y arrive pas. Même s’il est aussi passionné que le premier, il est traduit par son discours.

 

97. Du bavardage des écrivains : Il y a plusieurs sortes de bavardages, soit par goût de formules, variations conceptuelles, sur le même thème, mots propres et formes rhétoriques, ou encore par pur plaisir du bruit des sentiments…

 

98. A la gloire de Shakespeare : Brutus ou la liberté de l’âme et son indépendance. Voilà ce que loue Nietzsche chez Shakespeare.

 

99. Les disciples de Schopenhauer : Il s’agit ici d’une attaque en règle contre Wagner. L’autre commence par comparer les civilisations et la barbarie en disant que lorsque les barbares imitent les civilisés, ils ne s’intéressent qu’à ce qui est mauvais, qu’aux vices des civilisés.  Les disciples de Schopenhauer font de même et à leur tête Wagner. L’auteur a l’air de préparer la guerre qu’il mènera plus tard contre Richard Wagner.

 

100. Apprendre à rendre hommage : « Les hommes doivent apprendre à rendre hommage autant qu’à mépriser », c’est un exercice difficile.

 

101. Voltaire : Le style de la cour interdit le langage technique. Voltaire l’avait porté à la perfection.

 

102. Un mot pour les philologues : les philologues distinguent les gros livres qui résistent au temps. L’auteur est philologue.

 

103. De la musique allemande : fragment à relire plusieurs fois en ayant un minimum de connaissance de la musique allemande de Beethoven, mais également de sa rencontre avec Goethe.

 

104. Du ton de la langue allemande. Cette langue venant de la noblesse allemande est devenue une langue militaire de mauvais goût, remarque l’auteur.

105. Les Allemands en tant qu’artistes : « C’est alors que même l’Allemand devient beau » p 185.

 

106. La musique qui intercède : « On ne saurait avoir de meilleurs disciples, dit-il, mais ce sont les plus dangereux, et il est mainte doctrine qui ne le supporterait pas » p 156.

 

107. Notre ultime reconnaissance envers la science : Le notre signifie ici soit nous autres artistes ou penseurs. A la lecture du fragment, je penche plutôt vers l’artiste. L’auteur met l’art en avant et au-dessus de tout, cela empêchera l’humain de devenir monstrueux. La reconnaissance de la science viendra de l’art.

 

Petite remarque : Ceux qui connaissent très peu Nietzsche en parlent comme s’il était un homme froid, méchant par son aspect et par ce qu’il a écrit. Le fragment que je viens de lire, ainsi que d’autres textes démontrent le contraire –la tragédie – la poésie – la musique – la danse – le fou et le rire sont très présents dans l’œuvre de Nietzsche.

 

Benyounès Bellagnech
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