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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:18

Lundi 6 juin 2005, 9 heures 15, 

 

Je viens à l’instant de terminer la lecture d’un article intitulé « Qu’est-ce que la bureaucratie ? » de Claude Lefort in Arguments/1, La bureaucratie, UGE, coll. «10/18 », 1976.

 

L’article pose davantage de questions qu’il n’apporte de réponse. Son intérêt réside dans la contextualisation sociale et politique de la  bureaucratie et aussi  dans les questions par lesquelles Claude Lefort conclut son article, offrant ainsi des pistes pour une recherche et une compréhension approfondie du phénomène bureaucratique.

 

Benyounès Bellagnech

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:34

Jeudi 31 mars 2005

 

La discontinuité est l’une des caractéristiques de la lecture. Je viens d’en faire l’expérience. En effet, il y a quelques jours, hanté par la rédaction de la thèse, j’ai trouvé du plaisir à lire dans tous les sens. J’ai lu trois ouvrages de J-F Lyotard et un sur lui, relu Critique de la vie quotidienne I d’Henri Lefebvre et 50 pages du TomeII. J’ai relu la préface de Dominicé du livre de Christine Delory-Momberger, Bibliographie et éducation.

 

Ce petit rappel confirme le fait que je suis en train de lire dans tous les sens. Or, l’impératif de la thèse me contraint à me consacrer davantage à la rédaction. Ainsi, j’entame ce matin, le journal du thésard en vue de mettre de l’ordre dans cette dispersion. N’est-ce pas un autre journal de plus ? Je ne crois pas, car ce journal va m’aider à résister à la pression du temps et de l’entourage. Il s’agit de conscientiser ma dissociation en l’écrivant. La diversification des lectures est un besoin contre l’enfermement. Je vais donc tenir trois journaux à la fois, afin d’accompagner la tâche de la rédaction de la thèse, bloquée pour l’instant sur la biographie.

 

Benyounès Bellagnech

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 19:18

Mercredi  2 mars, 10 heures,

 

Je vais tenter une nouvelle méthode pour écrire ce que j’ai retenu de la lecture de l’ouvrage terminé hier.

 

« On finit par réduire son existence à ces univers totalitaires qui ont leur propre cohérence. On finit par les aimer, et l’on finit par aimer la dépendance dans laquelle on vit. Donc c’est cela peut-être l’association que l’on peut faire entre Betharram et le camp littéraire de Bouar» p22.

 

« L’ethnologue, lui, ne signalera que secondairement les relations que ces Pygmées établissent avec les villageois (sédentaires) ; moi, je vais faire de cette relation l’épicentre de l’analyse. C’est une relation de dépendance ;  et dans le cadre de cette dépendance, se construisent les différents dispositifs symboliques et sociaux qui constituent la quotidienneté des Pygmées. Je ne vais pas insister dans cette direction, mais cela sera déterminant pour la suite de mes recherches » p28.

 

« Je ne puis comprendre l’autre (les Pygmées) qu’à travers un épuisement physique. La souffrance physique te permet d’accéder à la compréhension de l’autre, c’est ce que je pense alors » p 29. 

 

« Ce que je veux dire, c’est que la violence et son acception (révolutionnaire), nous l’avions. Je veux me structurer autour de la décolonisation, de la lutte contre l’impérialisme. Ce n’est qu’une série de guerres qui se prolongent. J’ai été spectateur, parfois acteur. En particulier, l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie. Notre enfance, aussi, va être bercée par les récits de nos pères sur les combats de 1914-1918. Notre génération a été hantée par la violence. Cela nous différencie des gens qui ont trente ans aujourd’hui. Pour eux, la violence est le mal absolu. Et quelque part, ils ont raison ! » p 48.

 

« Dans mon enquête, mon analyse consiste  à souligner cette contradiction qui est centrale. Je n’arrive à le faire qu’à travers l’analyse  de ma propre position. C’est mon implication qui conduit l’analyse. Dans une situation classique d’enquête ethnologique, le chercheur n’est pas conscient de la place qu’il occupe dans le jeu social. Il mène sa petite histoire, ses observations, ses entretiens, et parallèlement il y a une autre histoire qui se déroule dans laquelle il occupe une place et dont il n’est pas conscient » pp 52-53.

 

« L’implication, horizon indépassable de la production de connaissances » Titre p 53 Les argonautes du Pacific Sud.

 

« C’est la voie à travers laquelle l’ethnologue prétend se rapprocher de la littérature. Mais comme en général les ethnologues écrivent très mal, le produit littéraire est assez minable » p 56.

 

« D’une manière générale, je n’ai comparé que des situations à un moment historique donné, et par des phénomènes. Pour moi, les études sur les systèmes de parenté, les systèmes religieux, économiques, c’est de la foutaise » p 60.

 

« Là, j’aurai dû, dès le départ, accepter la leçon que me donnait le 11 mai 1981 François Maspero qui me disait [« Il est terrible de devoir se réjouir de la victoire d’une crapule politique comme Mitterrand qui est le symbole même du politicien bourgeois et fondamentalement conservateur »] » p 66.

 

« En fait, toute la question de l’analyse consiste à retrouver la logique interne qui donne sens aux différents éléments qui sont repérés » p 67.

 

[Oppression et libéralisation dans l’imaginaire] p 75.

 

« Donc dans ce contexte de crise, je me décide à faire de l’ethnologie en France, en me donnant comme objet la société française. Alors que c’est une situation qui m’a été imposée, j’essaie pour moi-même, de lui donner une forme volontaire » p 75.

 

« Peut-on utiliser l’expérience élaborée ailleurs pour explorer une dimension sociale et symbolique de la France, que les  autres disciplines, la sociologie en particulier, n’atteignent pas ?

- L’enquête de terrain qui est au cœur de la démarche ethnologique, comment l’utiliser ici comme instrument de production de connaissance ? » p 76.

 

Le temps des médiateurs, Paris, Anthropos, 1981 à lire.

 

Benyounès Bellagnech

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 17:34

Mardi 1er  mars 2005, 12 heures 20,

 

- Gérard Althabe, Remi Hess, L’anthropologue impliqué, Ailleurs ici*

 

Je viens de terminer la lecture de cette brochure de 200 pages. Elle m’a été donnée par Remi Hess il y a deux semaines. J’ai décidé samedi dernier de la lire. 

Il s’agit d’un livre qui devrait sortir, soit chez Anthropos, soit chez L’Harmattan.

Appelons-le le livre de Gérard Althabe publié après la mort de son auteur. Dans le journal de Remi Hess, Journal d’Ailleurs, ici, on trouve une explication des problèmes dus à l’intention de rendre public cet ouvrage. 

J’ai vu Gérard Althabe pour la première fois à l’occasion de l’enterrement de René Lourau. J’ai assisté aux soutenances de thèse citées par Remi Hess et auxquelles Gérard Althabe a participé en tant que membre du jury. La deuxième rencontre a eu lieu chez Juss Mabussa, lequel avait organisé un repas chez lui, Gérard Althabe faisant partie des invités. J’en garde un bon souvenir. Je me souviens qu’il m’avait dit: « Il y a une raison pour cela ». Je me suis plaint du dentiste qui m’a arraché des dents.

Une troisième fois, il a participé à une rencontre chez Remi Hess au 127 rue Marcadet. Ce jour-là, on devait décider de la sortie ou non du numéro 2 de la revue Les IrrAIductibles. Georges Lapassade a participé activement à cette réunion [Remi Hess, Georges Lapassade, Maryse Courberand et moi]. La réunion a conclu à la nécessité de sortir le numéro avec la matière disponible. Cette journée est historique pour la vie de la revue.

Depuis, je n’avais pas revu Gerard Althabe, mais je savais que Remi Hess le voyait régulièrement et qu’il recevait notre courrier électronique.

J’ai appris la mort de Gérard Althabe le 12 juin 2004, alors que la veille j’avais appris

par téléphone la mort de ma mère. Ce fut un vendredi après la réunion du comité éditorial. Je n’ai pas assisté à son enterrement qui a eu lieu le lundi suivant le 14 juin 2004.

 

* Gérard Althabe, Remi Hess, L’anthropologue impliqué, Ailleurs ici, Brochure, février 2005.

 

Benyounès Bellagnech

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:42

Mardi 22 février 2005, 8 heures 10,

 

Dimanche soir, j’ai écouté et enregistré l’émission de  France-Culture diffusée de 20 heures 30 à 22 heures, et à laquelle ont participé Georges Lapassade, Ruben Bag, une journaliste et un ethnologue de Paris 7… J’apprends que Ruben a connu Castaneda.

 

Lundi, traduction le matin, pas grand chose dans le reste de la journée et pourtant je n’ai pas encore écrit le CR ; je n’ai pas corrigé les transcriptions d’Aziz et d’Amélie. Je compte aussi écrire un article sur Georges Lapassade que je dois envoyer à Patrick Boumard. C’est urgent car le colloque de Tarente aura lieu en mars.

 

J’ai tout de même relu plusieurs articles publiés dans les six numéros de la revue Les IrrAIductibles, en vue d’en faire usage dans le débat en cours sur l’analyse interne.

 

Benyounès Bellagnech

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:20

Dimanche 20 février 2005, 19 heures 30,

 

Après la sieste, je décide de changer de cap en allant chercher Les chevaux du diable de Georges Lapassade, que j’avais oublié de citer dans mon article  Pour une critique des dispositifs. J’ai entamé la lecture et je me rends compte de l’importance de ce livre dans la pensée et vie de Georges Lapassade. Alors que je suis encore pris dans le débat de vendredi 18 février, lors de la réunion du comité éditorial à Paris 8 en salle A 428, discussion qui a tourné autour de la question de l’analyse interne, je reçois l’appel à contribution que Leonore a apporté manuscrit et qu’elle a réussi à envoyer par l’intermédiaire de François-Xavier. C’est un texte à diffuser. Mais auparavant, je demande à Bernadette de le saisir sur ordinateur, afin que je puisse élaborer un texte-message explicitant notre nouveau dispositif (expression de Georges Lapassade) d’élaboration du numéro des IrrAIductibles sur l’analyse interne qui doit sortir avant le colloque prévu pour le 25 juin.

                                               

J’ai diffusé hier l’annonce du passage de Georges Lapassade sur France-Culture ce soir à 20 heures 30. Cela fait beaucoup de choses qui arrivent en même temps. Ainsi, je reporte la lecture de Jean-François Lyotard et je m’engage dans la lecture de Les chevaux du diable sans oublier que je dois rendre compte de cette lecture.

 

Benyounès Bellagnech

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 09:57

Dimanche 20 février 2005, 9 heures 55, 

 

J’ai entamé la veille la lecture de Jean-François Lyotard, Economie libidinale *

 

Dès les premières pages, j’ai constaté que j’avais lu ou du moins ouvert cet ouvrage à plusieurs reprises. Mais, comment se faisait-il que je n’avais pas retenu son contenu ? La réponse à cette question me paraît utile. J’ai eu l’occasion en effet d’évoquer la lecture utile, c’est à dire celle dont on a besoin sur-le-champ pour des raisons pratiques : écrire un article, mener une recherche, résoudre un problème…  Je suppose que ce livre ne répondait pas auparavant à ces ou à l’un de ces critères. Cependant, mon acquisition du livre dans les années quatre-vingt fut dictée par l’envie de suivre la pensée de Jacques Poulain sur le langage. A l’époque, on me disait que J. Poulain était incompréhensible ; ce qui est en partie vrai. Il a fallu le moment de recherche sur les dispositifs pour que je reprenne la lecture de Lyotard.

 

Pour en venir à l’ouvrage sus-cité, il traite de la question de l’économie libidinale.

Arrivé page 60, j’ai eu envie d’écrire sur le livre. C’est la critique de la théorie des signes qui me pousse à écrire. « Reprenons encore une fois cette affaire des signes, vous n’avez pas compris, vous êtes restés rationalistes, sémiotiques, occidentaux, battons-nous encore, c’est le chemin vers la monnaie libidinale qu’il faut s’ouvrir de force ». p 57.

 

*Jean-François Lyotard, Economie libidinale, Paris, Editions de Minuit, coll. «Critique», 1974.

 

Benyounès Bellagnech

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:23

Vendredi 18 février 2005, 11 heures 15

 

J’ai commencé ce matin la lecture de Stopper-le-monde, Carlos Castaneda*

Je dois en terminer la lecture dans la journée pour pouvoir le rendre à Mostafa dans l’après-midi.

 

*Carlos Castaneda, Stopper-le-monde, Paris, Gallimard, coll « Folio », 2004.

 

 

Samedi 19 février 2005, 9 heures 15, 

 

Je viens à l’instant de terminer le livre. Hier, j’ai lu un peu dans le train. Je n’ai pas pu le terminer, car, de temps en temps, je m’endormais. Je me suis excusé auprès de Mostafa, lequel a dit que ce n’était pas grave et que je pouvais lui ramener la prochaine fois.

 

Stopper-le-monde est un récit  de rencontres de Castaneda avec Don Juan. Ce dernier se livre à des leçons destinées au premier et visant à lui apprendre comment appréhender le monde d’une autre manière. En faisant un nuage autour de soi, en sachant apparaître et disparaître au bon moment, en entretenant un autre rapport avec  la nature, notamment en parlant avec les plantes et les animaux, en apprenant la chasse en harmonie parfaite avec la nature.

 

Benyounès Bellagnech

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:07

Mercredi 19 janvier 2005, 9 heures 10

 

Après une courte traduction laborieuse, je lis les deux dernières pages du livre.

 

Hier, j’ai retenu la définition de l’écriture comme travail physique et mental, contrairement à l’idée répandue, selon laquelle l’écriture est tout simplement un travail intellectuel. L’auteur souligne cela tout en explicitant les différents supports de l’écriture : stylo-feuille, machine à écrire et enfin l’ordinateur. Il incite enfin le lecteur à trouver sa propre voie de l’écriture et à prendre le risque d’écrire et de se faire lire et corriger par ses pairs.

 

Après tout, ce que l’on risque, c’est d’être traité d’imbécile, écrit l’auteur.

 

J’ai parlé lundi 17 janvier de ce livre au séminaire de l’AI. Patrice l’a fait circuler. En effet, je le trouve intéressant car cette question de l’écriture est rarement traitée par les spécialistes universitaires.

 

Benyounès Bellagnech

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:00

Mardi 18 janvier 2005, 8 heures 35, 

 

« L’école doctorale apprend aux chercheurs à avoir peur de la littérature scientifique» H. S. Becker, p 143.

 

«  Les révolutions scientifiques ne sont pas l’œuvre d’individus isolés. Elles prennent beaucoup de temps. De très nombreux chercheurs travaillent de concert, échafaudent une manière nouvelle de formuler et d’étudier les problèmes qui les intéressent, une manière de faire qui finit par s’établir dans des institutions durables de travail scientifique ». p 147.

 

« Il y a dans cet ouvrage un autre enseignement, implicite dans tous les chapitres et explicité dans certains, c’est que l’acte d’écrire a une dimension collective, qu’il s’accomplit en fonction des contraintes, des opportunités et des encouragements rencontrés dans le cadre collectif dans lequel on travaille » p 172.

 

Benyounès Bellagnech

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