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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 16:48

Vendredi 27 octobre 2006, 9 heures 30

 

Afin qu’une trace assez complète de ce livre soit inscrite, je décide ce matin de relire la présentation qui m’éclaire sur l’organisation du livre : 12 lettres en référence au temps de 12 heures, 12 mois ; ce qui renvoie à la mesure du temps comme abstraction. Quant au contenu, il se présente sous forme de sentiers. L’auteur laisse au lecteur le choix de lecture et d’usage des concepts traités.

 

A- L’Etat

 

L’auteur souligne lui-même que l’article concernant l’Etat est le plus long, par rapport aux autres articles que compte l’ouvrage. Pour évoquer l’Etat, Henri Lefebvre commence par distinguer la politique du politique. Il tente ensuite de voir l’Etat dans l’Histoire, remarquant au passage que l’Etat n’a pas toujours existé ; par conséquent, il est voué au dépérissement. Il aborde la théorie de l’Etat chez Hegel et Marx, en passant par la France : révolution et code civil. Cela lui permet de poser la question de la société civile et de l’autogestion comme stratégie et nécessité pratique.

Le texte mérite d’être analysé par thème. Par exemple : le paradoxe, la logique dominante, la dialectique dominée et pourchassée, l’identité, etc.

 

Benyounès Bellagnech

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 19:49

Jeudi 26 octobre 2006, 9 heures 40,

 

J- Révolutions

 

L’auteur commence ce chapitre par la distinction entre les révolutions en rejetant, sur le plan de la méthode, la linéarité. Il cite l’exemple de la révolution iranienne qui a amené les mollahs au pouvoir. Révolution paysanne, ouvrière et urbaine. Toutefois, il rappelle les événements ayant marqué le 14ème siècle et ce à plusieurs niveaux : culturel, scientifique, artistique, etc. Ces changements ont pour nom la métamorphose : les changements de formes ; ou encore abondance et création de formes. « La culture et la socio-politique entrant en interactions incessantes ».

Si Mao et Lénine soutenaient que la révolution politico-sociale précédait la révolution culturelle, Henri Lefebvre, quant à lui, essaie de démontrer dialectiquement, dans ce chapitre, qu’il n’y a pas d’avant et d’après (le cas Gramsci).

« Le tableau montre que la politique et le culturel ne se superposent pas, mais interfèrent sur le monde conflictuel (unité contradictoire) » p 128. Le tableau et le commentaire (129-139) sur 10 pages ! Ces pages contiennent une mine d’informations sous des titres de chronologie du 20ème siècle. Le commentaire accompagnant le tableau conduit à Marx et à la nécessité de le relire dialectiquement en fonction de notre temps. Sur la base de « la crise » généralisée, l’Etat tient une place de premier ordre, d’où la note d’Henri Lefebvre sur l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Il aboutit à l’autogestion du capitalisme.

 

K- Socialisme

 

L’urbain, la vie quotidienne et le mode de production étatique : ces trois concepts fondamentaux reviennent très souvent dans les écrits d’Henri Lefebvre. En effet, dans ce chapitre consacré en grande partie à Marx, l’auteur précise que le mode de production étatique est très contesté et il essaie de l’expliciter. Il part comme à son habitude de la commémoration du centenaire de Marx 1883-1983 pour déceler les différences, entre les marxistes ou les socialistes étatiques et les autres socialistes, dans l’approche de l’œuvre de Marx.

Le mondial, le droit civique, la logique, l’art, l’informationnel et la pensée qui sont devenus monde. Ces concepts s’inscrivent à la fois dans la prolongation de Marx et dans la critique de ce dernier.

 

L – Urbain (L’)

 

Comme les concepts précédents, l’urbain est soumis à la définition et à une analyse préalable. Le mot signifie au 18ème siècle la courtoisie et le savoir-vivre. Il vient de la cité classique de Grèce et de Rome. Ce sens a été délaissé pour laisser place à l’urbanisme, tel qu’on le connaît aujourd’hui. Cet ensemble complexe signifiant le temps, l’espace et la vie quotidienne. Il est traversé par la production, la logique, l’industrie, … etc.

« C’est donc le territoire où se déploient la modernité – et la quotidienneté dans le monde moderne » p 162.

Henri Lefebvre donne l’exemple de grandes agglomérations comme Los Angeles, qui s’étend sur 100 kms ou encore de Mexico ou Sao Paulo. Des centres de Paris et de Londres témoignent de la ville ancienne. L’urbanisme contient aussi les périphéries, les banlieues.

Deux pages manquent à l’ouvrage photocopié. La lecture rapide de ce chapitre ne me permet pas de saisir la question de l’urbanisme qu’Henri Lefebvre traite dans plusieurs ouvrages qu’il faudrait que je lise.

 

Conclusion

Je ne m’attarde pas sur cette conclusion. Je préfère relire l’introduction et les deux premiers chapitres dont je ne retrouve pas de traces dans ce cahier. Mais avant, il me faut noter qu’il s’agit, dans cette conclusion, de la dialectique souvent comprise comme uniquement opposition et non pas en tant que dialogue. En arabe, la dialectique est utilisée à la fois comme dialogue opposé ou polémique et aussi au sens marxien.

Ce n’est pas non plus le manichéisme le bien et le mal. La dialectique est conçue dans l’histoire dans l’urbain et dans la vie quotidienne. Il faut davantage de travail pour élucider le concept.

 

Henri Lefebvre, Le retour de la dialectique, 12 mots clefs pour le monde moderne (1)

L’ouvrage commence par une citation de Platon : « Celui qui sait interroger et répondre, l’appelles-tu autrement que dialecticien ? »

Les mots clefs : A-Etat, B- Histoire, C- Information (Communication), D- Le (la) logique- Le (La) logico-mathématique, E- Philosophie (et « méta-philosophie »), F- Politique, G- Production, H- Quotidien, I- Relation (relatif), J- Révolutions, K- Socialisme, L- Urbain.

 

(1) Henri Lefebvre, Le retour de la dialectique, 12 mots clefs pour le monde moderne, Messidor/ Editions Sociales, 1986, 180 pages.

 

Benyounès Bellagnech

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:02

Mercredi 25 octobre 2006, 9 heures 15

 

Ce chapitre de production et re-production est centré sur le travail qui, il n’y a pas si longtemps, était réservé aux esclaves. On peut dire que le discours sur le sujet était le fruit de ceux qui ne connaissaient pas  le travail.

Henri Lefebvre remonte dans le temps (Prométhée) pour expliquer la production et la re-production.

Il s’arrête à Marx (travail, production, classes sociales, mode de production). Mais note-t-il que la pensée de Marx est incomplète et que le 20ème siècle a changé le cours des choses : l’accélération de la reproduction notamment à l’aide des automates. Ce qui par conséquent détruit le travail ou réduit les travailleurs (chômage…).

Pendant ce temps, le discours, la communication, l’informatique ont connu un bond spectaculaire.

La dialectique est le moyen qui permet de comprendre ces changements, cette continuité et discontinuité dans la production et la reproduction. L’auteur comme souvent dans cet ouvrage pose beaucoup plus de questions qu’il en apporte de réponses. Cela aide le lecteur à réfléchir.

 

H- Quotidien

 

Le quotidien : rien de nouveau si l’on considère que manger, dormir, procréer… a existé, existe et existera. Il est facile, dit Lefebvre, de regarder le quotidien, mais le plus difficile, c’est de l’analyser. Pourtant, tout tourne autour de la vie quotidienne. Le slogan de 68 était : changer la vie. Après 40 ans, bien des choses ont changé, mais la nouvelle situation garde les mêmes caractéristiques : les bénéficiaires et les laissés pour compte. Nouvelle contradiction et ancienne à la fois.

On voit bien le lien entre ce chapitre et le précédent. La production dans le quotidien et la reproduction dans le même quotidien. Il s’agit d’une répétition. Ce qui échappe à l’analyse, c’est la création. Henri Lefebvre parle des révolutions (l’Iran), je peux citer la révolte des banlieues : spontanéité, feu (véhicules, entreprises, écoles…) symboles de répression de l’Etat et du capital. Et pour l’essentiel, cette révolte est insaisissable par les politiques, les chercheurs, les penseurs, etc.

A mon sens, Henri Lefebvre pointe quelque chose de très important que les discours institués, dominants ou non, n’arrivent pas à atteindre.

« Une révolution survient quand les gens (pas seulement de classe) ne veulent plus, ne peuvent plus vivre comme auparavant. Alors, ils se déchaînent et inventent (en cherchant) une autre façon de vivre ». p 112.

 

I - Relation (relatif)

 

Chapitre qui commence par « la chose » niée par Wittgenstein, la chose n’existe pas ; il n’y a que les faits, qui ont donné lieu à des interprétations de toutes sortes. Pour ceux qui disent le contraire, Henri Lefebvre tente de relativiser, c’est à dire entre « la chose » et « le fait », il y a la relation – c’est relatif, insiste-t-il. Il développe son argumentation sur le temps, la mesure dans la perspective et le devenir de la relation et la relativité.

 

Benyounès Bellagnech

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:04

Mardi 24 octobre 2006, 11 heures 20

 

J’ai à peine le temps d’écrire ce que je ne vais pas pouvoir faire aujourd’hui. Je ne lirai pas la suite du livre. Il me reste deux paragraphes où il s’agit de la théorie et de l’action politique, leur contradiction et leur existence même. Théorie : Marx. Pratique : les partis nés il y a trois siècles. Cependant, la politique a tendance à céder du terrain par exemple à la religion en Iran et ailleurs (révolution…).

 

G- Production et re-production

 

Benyounès Bellagnech

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 17:29

Dimanche 22 octobre 2006, 16 heures 15

 

Lu ce matin une vingtaine de pages de Geneviève Even-Granboulan, Action et Raison (1). Je ne poursuis pas cette lecture de suite, bien qu’elle me semble utile si je considère les pages déjà lues et qui traitent des deux concepts du titre dans leur relation intrinsèque avec la violence. La revue préparant ce numéro sur ce dernier thème. Je note que les philosophes ont beaucoup disserté sur la violence. Les ouvrages évoqués par l’auteur relèvent en grande partie de la philosophie politique.

 

Toujours dans la matinée, j’ai lu la version du compte-rendu rédigé par Aziz. J’ai essayé de le corriger avant la diffusion. Mais il manque des références et des informations précises. Le réveil des enfants et la prise en main de l’ordinateur m’ont empêché de poursuivre le travail.

 

J’en reviens au livre d’Henri Lefebvre, j’en suis à la page 87 et au début du chapitre :

 

F- Politique.

 

La vérité étant apportée notamment par Marx, Engels, Lénine, pourquoi donc poser la question du ou de la politique, s’interroge l’auteur. Toutefois, cette vérité qui est tombée entre les mains du pouvoir s’est pervertie par « le cancer de la révolution » qui est le stalinisme.

 

Henri Lefebvre fait un rapprochement étonnant entre jeu-enjeu et politique. Il tente une distinction entre la politique et le politique ; la première relève de la pratique et le second de la théorie, c’est la dimension de l’action politique qui renvoie au jeu et à l’enjeu. Il réussit ici à réhabiliter le jeu, qui est ludique en parlant de la musique (jeu d’instrument) et la poésie (jeu de mots), pour le rapprocher de la tactique et de la stratégie. Avec cette analyse, nous sommes dans le domaine de l’art (Poésis). Il appelle la théorie de Clausewitz sur la guerre qui a inspiré Lénine, lequel à son tour l’utilise dans la guerre et la politique (tactique-stratégie). La relation entre ces termes reste dialectique dans le sens de la négation de l’un par l’autre, et de l’influence de l’un sur l’autre dans l’action, c’est à dire le conflit ou la guerre.

 

(1) Geneviève Even-Granboulan, Action et Raison, Paris, Méridiens Klincksieck, 1986, 400 pages.

 

Benyounès Bellagnech

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:29

Samedi 21 octobre 2006, 10 heures 35

 

Hier à la réunion des IrrAIductibles, j’ai proposé d’ajouter à notre programme habituel un point concernant la lecture. Nous allons donc à partir de vendredi prochain faire le point, chacun à notre tour sur ce que nous lisons. Cela va m’inciter à développer mon écriture sur ce que je lis. La discussion va me contraindre à être plus précis quant aux idées retenues de chaque ouvrage que je lis.

 

Pour revenir au livre que je suis en train de lire, je rappelle que j’ai terminé hier le chapitre relatif à l’information et maintenant je passe au :

 

D- Le (La) logique – (Le) la logico-mathématique :

 

Il s’agit d’un aperçu historique de la logique d’abord et ensuite des mathématiques. La dialectique vient après, mais devant l’idéologie qui clôt la partie. Des passages difficiles à suivre notamment des opérations et des signes. Cependant, le texte dans sa globalité reste compréhensible. L’introduction de la dialectique dans ce texte est intéressante parce qu’elle est effectuée de l’intérieur même de la logique introduite et des mathématiques ou des deux à la fois.

 

E - Philosophie (et « métaphilosophie ») :

 

Henri Lefebvre pose le problème de la crise de la philosophie en lien avec les crises qui touchent d’autres domaines et disciplines. Dans le chapitre précédent, il explique le sens de la crise qui signifie la démolition, la transformation. Il fait un tour d’horizon de l’histoire de la philosophie et aboutit à sa crise notamment depuis l’échec de la fin de la philosophie avec Hegel et L’Etat et avec Marx dans sa tendance à réaliser la philosophie ! « La crise révèle et annonce une métamorphose de l’être humain, ce qui modifie les schémas habituels de l’histoire, du temps, du devenir » p 85.

 

Benyounès Bellagnech

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:45

Vendredi 20 octobre 2006, 11 heures

 

J’ai une heure devant moi, je vais essayer d’avancer un tant soit peu dans la lecture d’Henri Lefebvre.

 

C- Information (communication) p 49.

 

Je suppose qu’en écrivant ces pages sur l’information, Henri Lefebvre tentait de définir d’abord le phénomène à ses débuts. Il a essayé également de le situer dans le contexte historique dominé par le « capitalisme » sans pour autant tomber dans l’obscurantisme stalinien. La « nouvelle » société qui se dessine laisse prévoir des possibilités diverses et contradictoires de l’usage qui est fait de l’information. Le capitalisme nous a appris qu’il y a toujours eu des sorties de crises. Va-t-il encore le faire par le biais de l’informationnel ? Henri Lefebvre ne répond pas à cette question.

 

Il est à noter qu’au début de ce chapitre, il a posé la question suivante : l’information relève-t-elle du matériel – la matière – ou non ? Poursuivant son analyse, il note le lien entre l’information et la production et la dimension sociale de l’information.

 

Benyounès Bellagnech

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:55

Jeudi 19 octobre 2006, 15 heures 45,

 

Après ce périple Le Playsien, je reprends une lecture interrompue de : Henri Lefebvre, Le retour de la dialectique. Il est à noter que l’ouvrage est une copie. Techniquement, c’est un peu pénible de le tenir, de le retourner, etc. comme un livre normal. J’ai noté quelque part le début de lecture de cet ouvrage. J’en suis à la page 28. Je ne vais pas relire les pages précédentes. Je me contenterai de revenir sur ce que j’en ai souligné.

 

« Le pouvoir politique armé de sa logique pourchasse les conflits, les contradictions, les luttes, pour les réduire, pour les réprimer ou pour les intégrer en les absorbant » p 28. La reprise de cette lecture après Le Play me remet dans le bain de la dialectique.

 

« Un mot sur l’autogestion, terme obscurci par l’emploi abstrait ou utopique. L’autogestion se définit, selon le concept le plus général et le plus fort, comme connaissance et maîtrise de ses conditions d’existence par un groupe social : atelier, entreprise, quartier, village ou ville, etc. La poursuite de ce savoir et de sa mise en pratique peut orienter la stratégie des « concernés ». Cependant, connaissance et maîtrise n’excluent pas des modifications : l’autogestion ne peut se prendre pour principe l’immobilisme. Quant aux rapports de l’autogestion avec l’Etat, le plan, le marché, le mondial, ils font problèmes (ouvert) comme le montre l’histoire moderne de la Yougoslavie « laboratoire de l’autogestion » p 34. Ce paragraphe prouve qu’Henri Lefebvre avait bien en tête l’autogestion comme alternative ; problématique certes, mais faisant partie du processus dialectique du dépassement du mode de production étatique.

 

L’Histoire est le second concept analysé par Henri Lefebvre. Il commence son approche par une série de questions qui vont de : qu’est ce que l’histoire, le temps, l’espace, à l’histoire de l’histoire ? On retiendra l’importance accordée à la forme sans tomber dans le formalisme. La complexité de la question mérite une complexité dans l’approche de l’histoire. Ce que je suis en train d’écrire n’éclaire pas pour autant ce qu’écrit Henri Lefebvre. L’Histoire ? La méthode régressive-progressive et la transduction. A la place de la fin de l’histoire, Henri Lefebvre propose « les forces » et les « formes » et la période transitionnelle ; fin de quelque chose et commencement d’autre chose.

 

Benyounès Bellagnech

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:06

Jeudi 19 octobre 2006, 13 heures 50,

 

Mentalembert, contemporain de Le Play, écrit : « Sachez que je vis depuis plus d’un mois une communication intime avec Le Play. En revenant de mon voyage en Espagne, je me suis mis à relire La réforme sociale… Aujourd’hui je la lis, je l’annote, je m’en imbibe goutte à goutte, à raison de quatre pages par jour ; j’en suis arrivé ainsi à la fin du premier volume, où j’ose croire que rien ne m’a échappé, et, cette lecture achevée, je n’hésite pas à dire que Le Play a fait le livre le plus original, le plus utile, le plus courageux et, sous tous les rapports le plus fort du siècle » p 337. Il est question d’un ouvrage de référence de Le Play. Lui-même le cite assez souvent dans le cours de ce livre L’organisation du travail.

 

Je termine ce matin la lecture de cet ouvrage. Je rejoins Mentalembert sur la méthode de lecture. Cependant, il m’est très difficile de me mettre dans la peau d’un bon lecteur vivant au 19ème siècle.

 

J’ai précédemment exprimé mes sentiments hostiles, notamment à l’idéologie anti- révolutionnaire véhiculée par Le Play. Maintenant, et après m’être efforcé de lire le livre jusqu’au bout, je tempère mon jugement qui devient relativement moins sévère. Je me rends compte effectivement que j’ai affaire à un grand auteur, sociologue, ethnologue (voir la présentation signée par Remi Hess et Gabriele Weigand) de son temps. Hormis le fait qu’il se situe lui-même à droite avec courage, en se gardant de dire à quelle famille politique il appartenait, il n’hésite pas après investigation à proposer une réforme des institutions. Il appelle à revenir à Dieu et à son livre, à l’autorité absolue du père (travaillant) au respect de la femme. Ainsi, il dénonce toute sorte de perversité sociale, économique et politique.

 

Son point de vue de la méthode : il s’appuie sur l’observation, faite ici ou là, sur d’autres chercheurs et auteurs étrangers et sur certains faits constatés en France.

S’il faut lire ou relire cet auteur, il est utile de prendre quelques précautions en l’inscrivant dans un contexte dialectique ; ce qui permet de comprendre la lutte des classes en France sur le plan idéologique au 19ème siècle. Le livre ne manque pas de poser certaines questions qui gardent leur actualité de nos jours et notamment sur les régions, l’autonomie, l’intervention de l’Etat dans la vie privée, etc.

 

J’ai eu raison de persister et d’aller jusqu’au bout dans la lecture de cet ouvrage. Je vais commencer à comprendre Le Play et ceux qui travaillent sur lui parmi nos contemporains.

Du début de la lecture à sa fin, j’ai changé d’avis, j’ai évolué ; et c’est à cela que sert la lecture.

 

Benyounès Bellagnech

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 17:12

Dimanche 15 octobre 2006, 10 heures,

 

Les premières impressions décrites après avoir lu une trentaine de pages ont été rapportées à Georges et à Aziz. Je leur ai expliqué que la lecture de ce livre est une contrainte que je me suis imposé qui frise la torture. C’est une attitude que j’avais déjà il y a bien longtemps à l’égard des écrits anciens à l’exception des textes révolutionnaires, des marginaux ou des contestataires. Cet ouvrage ne rentre pas dans cette catégorie.

 

Datant du 19ème siècle, contemporain de Marx, Nietzsche… etc., il m’est difficile de le mettre au premier rang de mes lectures. Le Play est un penseur de l’ordre moral et religieux de l’Etat « juste », ce qu’il appelle les autorités sociales.

 

Ce matin, je tombe enfin à la page 86 sur une réflexion contre la violence. « C’est contre la violence que doivent s’unir désormais ceux qui croient posséder la vérité ».

Une fois, le chapitre I terminé, on rentre dans le vif du sujet dès le début du deuxième chapitre, c’est à dire l’organisation du travail.

 

Benyounès Bellagnech

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