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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:34

Lundi 15 janvier 2007, 10 heures 30

 

Il faut que je m’intéresse à la notion « utopie militante » chez Ernst Bloch.

 

Dimanche 21 janvier 2007, 11 heures 25

 

« Dans une culture et à un moment donné, il n’y a jamais qu’une épistèmé, qui définit les conditions de possibilité de tout savoir. Que ce soit celui qui se manifeste en une théorie ou celui qui est silencieusement investi dans une pratique ». (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1981, p 179).

 

Benyounès Bellagnech

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 13:06

Samedi 13 janvier 2007, 12 heures 30,

 

[Devant les armes de Napoléon, Fichte pouvait déclarer non pas sans grandeur : « Nous avons tout perdu, mais il nous reste l’éducation ».] p 940.

 

Je termine cette partie consacrée à Fichte sur une conclusion un peu surprenante, à savoir la tendance de la philosophie à glorifier l’esprit allemand au point de plaider pour sa suprématie mondiale et la nécessité de faire de la Raison allemande, incarnée par cette « grande » nation, le maître du monde.

 

L’acharnement dont fait l’objet Heidegger depuis quelques décennies me paraît exagéré du fait qu’il n’a fait que confirmer ce que ses prédécesseurs avaient affirmé avant lui. Heidegger à lui seul n’incarne pas les ténèbres de la philosophie allemande et de sa prétendue suprématie. Hegel et ici Fichte en sont en partie représentatifs.

 

Je travaille sur la dialectique et je dois être attentif aux dérives possibles de cette méthode. Lyotard fait allusion à cela dans Dispositifs pulsionnels. A voir.

 

Benyounès Bellagnech

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:42

Vendredi 12 janvier 2007, 11 heures 10

 

Dans mes lectures précédentes de Hegel, j’ai remarqué que celui-ci utilisait le concept de moment. Ceci m’intéresse au premier chef, du fait que Remi lui accorde une place importante dans son œuvre démontrant son caractère opératoire dans l’analyse et la compréhension de l’homme en général et de ses actes. Je constate par ailleurs que Fichte a recours au moment pour illustrer et démontrer son système philosophique constitué selon lui de cinq moments.

 

Benyounès Bellagnech

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 16:49

Jeudi 11 janvier 2007, 9 heures                                    

 

Lors d’un échange téléphonique avec Remi, quelques jours avant la fin 2006, je lui explique que je vis une dissociation dans mes lectures. En effet, je fixe des objectifs très précis, par exemple, lire tous les textes que j’ai de ou sur Hegel, soit une dizaine de livres environ. Ce n’est pas énorme si je ne fais que cela. Une semaine pourrait suffire, afin d’atteindre cet objectif. Pourquoi lire Hegel ?

 

La réponse est simple. Je mène une recherche sur la dialectique et je ne peux pas avancer sans que la pensée hégélienne, la plus dialectique qu’il soit, ne soit assimilée. C’est un besoin de clarification qui s’impose à moi car j’estime qu’une pensée bien saisie doit être claire et limpide pour celui qui la reçoit. J’ai lu Sartre, Henri Lefebvre, René Lourau, mais pour les comprendre, il faut lire Hegel. Tâche que je me suis imposé, il y a quelques temps.

 

Le 7 décembre 2006, lors de la journée sur Henri Lefebvre, organisée par Remi Hess à Paris 8, j’ai constaté la difficulté qu’éprouvaient certains intervenants à parler d’Henri Lefebvre. L’exemple de Jenny est frappant. Elle commence son intervention par l’universel, le particulier, et le singulier. Elle bafouille et se plante complètement. Barbara intervient pour sauver la situation en expliquant la triade conceptuelle par l’exemple du chien !

 

Jenny a le droit de se tromper comme tout un chacun, mais il faut noter que Remi Hess a fait appel pour cette journée à des spécialistes, comme lui d’ailleurs, d’Henri Lefebvre ; ce qui suppose un auditoire en partie averti. Dans ce cas, l’intervenant doit prendre ses précautions et éviter de dire des choses qu’il ne comprend pas ou ne maîtrise pas. Or, malheureusement, il y a encore des gens qui croient qu’en matière de philosophie, on peut dire n’importe quoi, du fait de la « nature » abstraite de cette pensée. De mon côté, je ne crois pas à cela, bien au contraire, la philosophie, c’est ce qu’il y a de plus précis, de plus clair, de plus identifiable et par conséquent de plus simple, sauf qu’il faut l’appréhender avec sérieux.

 

Dans le cas présent, je note que Lénine disait que l’on ne peut pas comprendre Marx si l’on ne lit pas Hegel, en précisant qu’il s’agit de « science de la logique » ou tout simplement la grande œuvre de Hegel qui est la Logique. Lorsque l’on lit Henri Lefebvre, on se rend bien compte de cette nécessité de lecture de Marx, Hegel, Lénine, etc.

 

En entendant parfois certains parler d’Henri Lefebvre, je me dis que ceux qui n’ont jamais été marxistes ne peuvent pas transmettre la pensée lefebvrienne car ils sont incapables de la comprendre. Bien entendu, j’emploie le terme marxiste au sens large du terme : vision du monde, de l’histoire et de l’homme. Il ne s’agit pas du marxisme partisan qui souffre du réductionnisme extrême.

 

Pour aboutir à ce marxisme, le passage par Hegel s’impose comme une nécessité.

C’est pour toutes ces raisons que je décide de lire et relire Hegel. Suivant ainsi la méthode régressive-progressive défendue par Henri Lefebvre, lequel affirme qu’il l’a trouvée chez Marx.

 

Pour revenir à mon objectif cité ci-dessus, je ne l’ai pas atteint, en raison de ma dispersion entre plusieurs lectures, parfois pour des contraintes pratiques : temps, espace, disponibilité, fête, famille ou ami. Ou encore pour des rencontres ou des hasards… Hegel dit : pour faire de la philosophie, il faut être libéré des soucis matériels et mondains. Je n’ai pas ce privilège, mais je tiens à comprendre et c’est vital pour moi. Je continue donc à lire Hegel.

 

J’en étais à G.W.F Hegel, Le droit naturel (1). L’ouvrage comprend 200 pages dont la moitié est du traducteur, commentateur. Présenté sous forme scolaire, l’ouvrage est rendu difficile à lire. Contrairement aux ouvrages de Hegel lus précédemment, celui-ci très alourdi par les notes…etc. et est presque illisible. Je l’ai lu entièrement, mais je n’ai pas retenu grand chose. Pourtant, la question du droit est intéressante car elle renvoie à la politique et à l’Etat qui sont au cœur de la philosophie hégélienne. Je jette un coup d’œil sur le livre, que j’ai terminé il y a plus d’une semaine. Je constate que je n’ai pas souligné grand chose. C’est bien la preuve de la difficulté rencontrée au cours de la lecture.

 

Je reprends la lecture de l’Encyclopédie de la Pléiade et j’observe que je me suis arrêté à la page 883 au paragraphe suivant : « L’Etat est le moment suprême de l’esprit objectif (mais non pas de l’esprit absolu, art, religion, philosophie). Il est la pleine réalisation de l’esprit objectif. La conscience individuelle, en sacrifiant à l’Etat ses intérêts particuliers et même, dans une guerre, sa propre vie, s’élève à un universel supérieur à la société civile où chacun n’est guidé que par ses intérêts, et progresse donc dans la réalisation de l’esprit ». p 883.

 

Avec Hegel, la dialectique mène à tout, y compris à la religion, Chrétien, Luthérien qu’il fût, il aborde le christianisme d’une manière historique et dialectique : Création, Incarnation, Passion et Résurrection du Christ. Négation, affirmation ou l’infini dans le fini.

 

Fichte me donne raison de ne pas m’arrêter à la lecture de la partie concernant Hegel, car je découvre chez le premier les prémices de la dialectique. « Tout doit être compris suivant la notion de conflit » p 907.

 

(1) G.W.F Hegel, Le droit naturel, trad. et préface par André Kaan, Paris, Gallimard, 1972.

Benyounès Bellagnech

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:49

Mercredi 3 janvier 2007, 15 heures 35,

 

Au lieu d’attendre sans rien faire, j’écris dans ce journal pour me souvenir que je suis suspendu du point de vue de la lecture et par transduction. L’écriture liée à la lecture se trouve reportée sine die.

 

Après avoir écrit l’article, Remi Hess, l’œuvre et l’homme, j’ai terminé la lecture de Hegel : Le droit naturel. J’ai envisagé hier d’écrire un mot sur cet ouvrage et de terminer mes impressions sur les deux ouvrages offerts à Noël. Hier dans l’après-midi, l’ordinateur tombe en panne, suivi d’une panique familiale et maintenant d’une attente familiale. Hakim s’est proposé de réparer l’ordinateur, je dois l’attendre à partir de 13 heures 30.

 

Je me suis levé ce matin à six heures. Cela commence à devenir une habitude. Dans la cuisine, je tombe sur Encyclopédie de Pléiade, Histoire de la philosophie II. De la Renaissance à la Révolution, j’entame la lecture de Hegel à partir de la page 853.

 

Yann-Elias veut absolument avoir un livre demandé par son prof de français. Je vais à Paris le chercher : Sinbad, l’histoire du marin, tiré des Mille et une nuits. Je suis de retour vers 11 heures 30. Je poursuis la lecture jusqu’à 13 heures 30.

 

Benyounès Bellagnech

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 15:56

Lundi 1er janvier 2007,

 

- Nicolas Beau et Catherine Graciet, Quand le Maroc sera islamiste (1)    

 

Après avoir lu le livre, je dis à Bernadette : « Tu m’offres ce livre un jour de fête. Il est très pessimiste ! ». C’est bien sûr une plaisanterie. J’ai lu le livre très rapidement car le sujet qu’il traite m’intéresse beaucoup. La question d’une possible accession des islamistes au pouvoir au Maroc me préoccupe. Elle traduira l’échec total du politique dans ce pays. Certes, le pouvoir royal a une grande part de responsabilité, mais il n’est pas le seul. Les partis politiques de droite comme de gauche ont participé activement ces dernières décennies à la machine de corruption et de pillage des ressources du Maroc.

 

L’ouvrage n’aborde pas la complicité de la gauche marocaine dans cette débâcle. Cela peut paraître secondaire, compte-tenu de l’analyse des rapports de force que les auteurs tentent de faire connaître.

 

Les deux journalistes, auteurs de l’ouvrage, consacrent la plus grande partie du livre au palais et aux deux tendances islamistes, majoritaires à leurs yeux sur la carte politique marocaine. Le PJD (Parti de la justice et du développement) – il paraît qu’il vient de changer de nom – a déjà participé aux élections, il détient plusieurs grandes villes et une représentation confortable au parlement. On peut dire que c’est un parti islamiste légaliste qui a décidé de se mouiller dans la gestion du pays. Il paraît qu’il n’est pas craint par le roi.

 

La seconde tendance islamiste n’est pas un parti politique, c’est une association. Cependant, son implantation et son influence dépassent de loin les partis, y compris celui cité précédemment. Pourquoi ?

 

(1) Nicolas Beau et Catherine Graciet, Quand le Maroc sera islamiste, Paris, Ed La découverte, 2006, 250p.

 

Benyounès Bellagnech

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:50

Jeudi 28 décembre 2006,

 

Samedi dernier, j’ai mis de côté quelques ouvrages à lire rapidement, à commencer par Hegel, Le droit naturel, dont j’ai entamé la lecture, avant la journée de Noël.

 

A l’occasion de cette fête, Bernadette m’offre deux livres :

 

-  Michel Onfray, La puissance d’exister, Paris, Ed Bernard Grasset, 2006, 230 pages.

 

-  Nicolas Beau et Catherine Graciet, Quand le Maroc sera islamiste, Paris, Ed La découverte, 2006, 250 p.

 

Benyounès Bellagnech

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 09:30

Vendredi 22 décembre 2006, 9 heures 30,

 

La lecture accrochée de La raison dans l’histoire de Hegel me permet maintenant d’affirmer que je comprends l’essentiel de la philosophie de Hegel. Hormis le fait que la philosophie doit être claire et précise dans ses propos, elle doit s’occuper essentiellement du Présent. Voici une thèse hégélienne que très peu de gens ont saisi. Mais pourquoi ces leçons sur l’histoire de la philosophie et ce livre sur La raison dans l’histoire ?

 

La réponse à cette question se trouve dans le corps du texte. Pour comprendre cela, il faut partir de la question à savoir d’où vient la philosophie telle qu’on la connaît aujourd’hui. C’est la méthode régressive-progressive démontrée par Henri Lefebvre qui a permis à Hegel de revisiter l’histoire de la philosophie. Partant du postulat qui consiste à dire que l’objet de la philosophie est la pensée elle-même. Pour que la pensée s’occupe d’elle-même, il faut qu’elle soit libre. Dans sa démarche, il commence par l’universel. Pour lui, le premier peuple ayant acquis la liberté est le peuple grec et pour défendre cette thèse, il utilise les particularités qui sont en dernière analyse des comparaisons de ce que l’on appelle aujourd’hui des spécificités, rassemblées et niées dans la singularité grecque. Celle-ci tend vers l’universalisme et ainsi de suite. Hegel a recours à la notion d’évolution pour donner l’exemple et expliciter sa thèse. Légume ou noyau dans la plante. L’universel qui serait la Raison, son déploiement dans l’Histoire. Apparition ou manifestation, disparition ou mort, réapparition sous une autre forme.

 

Contrairement à ce que l’on a l’habitude de penser, Hegel n’utilise pas beaucoup le mot dialectique, bien au contraire, il démontre ses manifestations, son travail dans la nature et dans l’histoire. Le négatif opère dans la négation : écarter la pensée chinoise et hindoue de l’histoire de la philosophie. Ecarter l’Afrique de l’histoire universelle. Tout cela selon sa méthode, sa logique dialectique. La raison selon lui est occidentale et universelle.

 

La raison dans l’histoire est un livre d’explication et de démonstration de comment la Raison s’est déployée dans l’Histoire pour s’installer dans la civilisation germanique en passant par les Grecs, les Romains. Le livre est riche de réflexions sur l’éthique, la religion, la sorcellerie, la vie des autres peuples, etc.

 

Je me laisse m’imprégner par les concepts hégéliens en attendant des lectures critiques de celui-ci. Toutefois, je garde mes réserves et mes objections à certains passages de Hegel pour plus tard et notamment sa description de l’Afrique.

 

Le déploiement de la Raison dans l’histoire est interprété par les moments dans le processus de l’évolution. Il ne s’agit pas d’étapes superposées l’une après l’autre, mais du moment philosophique où l’esprit est face à lui-même, l’immédiateté, premier moment ; l’esprit face à la nature, la médiation, deuxième moment ; l’esprit intégrant est niant la nature, le troisième moment. Il est clair qu’il y a du mouvement, de l’évolution, de la négation… etc. Le tout est la dialectique.

 

Benyounès Bellagnech

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:24

Jeudi 21 décembre 2006, 15 heures 45

 

C’est la lecture de Marx, il y a longtemps, et celle d’Henri Lefebvre qui ont consolidé en moi la conviction de la relation, non causale, de la pensée avec la réalité matérielle. Il s’agit d’une relation dialectique, nécessaire, c’est à dire que l’une ne peut être considérée sans l’autre. Dans mon cas, je ne peux pas envisager de me consacrer uniquement à la philosophie, même si parfois le contraire est nécessaire. A chaque instant, je me sens obligé de penser aux autres, à mes relations avec eux, à la place de chacun dans l’action. Ceci est la réalité. La preuve en est ce mardi. Je me suis décidé librement à aller au séminaire de Remi Hess, afin d’écouter les autres et partager avec eux un moment d’échange et de réflexion.

 

L’occupation de l’Amphi A1 par des sans-papiers est un événement sensible. Je ne l’aurai pas su, si je ne m’étais pas déplacé à Paris 8.

 

Benyounès Bellagnech

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 11:46

Mercredi 20 décembre 2006, 9 heures 50

 

Bien que je sois décidé à poursuivre ce que j’ai commencé à écrire hier, je me trouve ce matin dans l’obligation de répondre aux messages électroniques reçus depuis hier et à écouter Solène qui vient de se réveiller, sans compter que je dois préparer à manger.

 

La philosophie est un luxe, la lecture l’est également. Ce n’est que partie remise.

 

Pour Hegel, la pratique de la philosophie suppose une situation stable, débarrassée des soucis matériels et quotidiens. C’est vrai en partie seulement, car cette vision repose sur l’idéalisme qui engendre une pensée considérable à partir d’une vision du monde et de la vie qui extirpe la pensée de sa base matérielle et concrète et qui considère la division sociale et du travail comme donnée naturelle. C’est ce que mettent en évidence le marxisme en particulier et le matérialisme en général.

 

Benyounès Bellagnech

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