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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 14:28

Samedi 15 janvier 2005, 10 heures

 

Reprendre l’écriture de ce journal est un pur hasard. Hier, à la réunion du comité éditorial, Mostafa a apporté le livre de Howard S. Becker, Ecrire les sciences sociales, commencer et terminer son article, sa thèse ou son livre*. Il en a parlé au cours du séminaire et me l’a prêté par la suite. Je lui promets de lui rendre rapidement, lundi si possible. Mostafa tient absolument à récupérer l’ouvrage.

Je reporte le travail prévu et entame la lecture ce matin. La préface signée Jean-Claude Passeron me paraît lourde. Je laisse tomber et lis L’Avant-propos des traducteurs, avant d’entrer dans le corps du livre, lui-même commençant aussi par un avant-propos, dans lequel Becker explique les circonstances ayant donné lieu à cette réflexion sur l’écriture en sciences sociales.

Après trente ans d’expérience en tant que sociologue, Becker se pose la question de la difficulté de l’écriture. Il décide de mettre en place un séminaire consacré à la question. A la première séance, il a le « culot » de dire qu’il a l’intention d’enseigner une discipline sur laquelle il n’a aucune connaissance, avant de se lancer dans un tour de table demandant aux étudiants-chercheurs de raconter comment ils écrivent.

Quatre pages nettoyées, qui sont devenues un quart, soit une page [exercice collectif] suite à une intervention chirurgicale sur le texte.

Ce travail décrit pp 12-13 confirme ce que j’ai écrit ci-dessus à propos de la préface de Passeron (lourdeur allant jusqu’à la perte de l’idée que l’auteur tente d’expliquer).

Becker poursuit les exemples de travail de remaniement auquel le texte est soumis, après avoir expliqué l’une des raisons de l’ambiguïté liée essentiellement, selon lui, à l’absence de l’acteur en sociologie écrite. Il ajoute l’envie d’éviter les pièges de démonstration et de preuve. C’est une sorte de confusion s’abritant derrière un discours académique confus.

L’auteur poursuit son travail avec les étudiants en leur faisant corriger les copies des uns par les autres.

 

* Howard S. Becker, Ecrire les sciences sociales, commencer et terminer son article, sa thèse ou son livre, Paris, Ed Economica, coll. « Méthodes des sciences sociales », 2004, trad.fr.

 

Benyounès Bellagnech

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 11:33

 

Mercredi 13 octobre 2005,

 

N’ayant pas pu poursuivre l’écriture de ce journal, je me demande s’il ne faudrait pas relire ce journal sur le non-moment.

Hier, de retour de Saint Denis vers Paris, je propose à Aziz de descendre à Cluny La Sorbonne, afin de marcher un peu avant d’aller au Lutèce. Nous montons le boulevard Saint Michel et ensuite la rue des Ecoles. Devant une porte, nous trouvons des livres, une dizaine. Nous les regardons et les feuilletons. J’en prends quatre, Aziz fait de même.

 

Trois des quatre livres sont abîmés. J’essaie de les réparer ce matin. Il s’agit de :

 

- Emile Zola, Fécondité, Paris, Eugène Fasquelle éditeur, coll « Bibliothèque Charpentier », 1900, 754 pages.

 

- Jean Cocteau, Les enfants terribles, Paris, 36ème édition, Grasset, 1929, 230 pages.

 

- André Gide, Les caves du Vatican, Paris, Gallimard, 42ème édition, 1926, 300 pages.

 

- Jean-Luc Parant, Le hasard des yeux ou la main de la providence, Paris, Ed L’originel, 1983, 144 pages.

Ce dernier livre est encore propre et donc n’a pas besoin de scotch.

Je ne sais si je vais pouvoir lire ces livres !

 

Benyounès Bellagnech

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:33

Samedi 9 octobre 2004, 9 heures

 

Depuis 2002, Remi Hess me confie ses journaux pour que Bernadette les saisisse sur ordinateur. C’est l’occasion pour moi de lire ces journaux avant ou après que Bernadette les ait saisi.

Hier matin, n’ayant pas eu de traduction à faire, je prépare un plat pour midi, je range mon sac pour aller à la fac. Il est 10 heures 30. C’est trop tôt pour prendre le train. En attendant midi, je prends Le Journal du non moment et je commence à le lire. Vers 12 heures 30, je me rends compte que je n’arriverai pas à le terminer. Je mange et décide de le terminer dans le train.

Le journal est plus long que je croyais. A 15 heures, en salle A 428, je poursuis la lecture sans atteindre mon but. C’est seulement dans le train en fin de soirée que j’achève cette lecture.

Lire les journaux de Remi m’aide à comprendre sa pensée ou plutôt l’élaboration de cette pensée. La théorie des moments est l’un des axes de cette pensée et le Journal du non moment s’inscrit dans la construction de la pensée que j’appelle Hessienne. Dans ce journal, Remi Hess tente de penser le moment par sa négation, c’est à dire le non-moment. Il souligne que le travail sur la théorie des moments a commencé dans les années 70, notamment après sa rencontre avec Henri Lefebvre et l’écriture de Henri Lefebvre, l’aventure du siècle.

 

Benyounès Bellagnech

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 15:47

Lundi 5 juillet 2004, 10 heures 45,

 

- Luiz Eduardo Robinson Achutti, L’homme sur la photo, manuel de photoethnographie, préface de Jean Arlaud, Ed Téraèdre, coll. « L’anthropologie au coin de la rue », juin 2004, 144 pages.

 

Jeudi 1er juillet 2004, dans l’après-midi, alors que je me trouvais en salle A 428 à Paris 8, en réunion de soutenance, un homme avec une barbe courte arrive (voir la photo sur la couverture de l’ouvrage) et demande si Remi Hess est là. Je lui dis qu’il n’allait pas tarder à venir, car il était en réunion brève. Il me dit : « Ah, c’est Benyounès, lui-même », avec un grand sourire, et ajoute qu’il n’a pas le temps d’attendre. Il me tend un sac rempli de livres et me demande :  «Peux-tu donner ce sac à Remi ? ». Je réponds : « Bien sûr ! ». Il me salue, me remercie et s’en va.

Je sors un livre du sac, je le feuillette. Je connais les éditions Téraèdre et la collection «L’anthropologie au coin de la rue », mais je n’ai pas de souvenir d’avoir vu, rencontré ou parlé avec Luiz Eduardo Robinson Achutti.

J’ai été agréablement surpris lorsqu’il m’a dit :

 « C’est Benyounès lui-même ». J’apprends ainsi qu’il est l’auteur du livre que je suis en train de feuilleter rapidement.

Lorsque Remi arrive, je lui donne le sac. Il compte les livres. Il y a dix exemplaires. Remi en dépose deux sur l’étagère de la bibliothèque et emmène les 8 autres exemplaires. Je n’ose pas demander à Remi un exemplaire, sans savoir pourquoi d’ailleurs. Nous poursuivons les discussions que je transcris dans mon Cahier de l’implication.

Vendredi 2 juillet 2004, à la fin de la réunion du comité éditorial, je prends un exemplaire du livre de Luiz Eduardo Robinson Achutti, dont je note les références et là l’envie de le lire se fait sentir. Je le range dans mon sac, sous le regard de ceux et celles présents à la réunion.

Le lendemain matin, en rentrant de Paris, je commence dans le train la lecture du livre. Il m’accroche, je le trouve très intéressant. Je poursuis la lecture à la maison. Je n’ai pas envie de le lâcher. J’avance bien dans la lecture, mais je n’arrive pas à le terminer ce samedi. Je le reprends le lendemain matin.

Benyounès Bellagnech

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 17:58

Mardi 29 juin 2004, 10 heures 35

 

Ce matin, en attendant une éventuelle traduction, j’essaie de terminer un livre que j’ai commencé il y a quelques jours. J’arrive à le terminer vers 9 heures 30. Je vais me raser. Pendant ce temps, je me pose la question suivante : Que dois-je faire de cette lecture ? A quoi sert de lire un tel livre ? Je suis pris dans la recherche et la préparation d’un article sur les dispositifs, pourquoi donc me suis-je laissé disperser par ce genre de lecture ?

Je n’arrive pas à répondre à ces questions. Cependant, je me contente d’une décision prise à la hâte. Je décide de commencer un nouveau journal qui s’intitulera Journal de lecture. Cela fait un peu scolaire ; tant pis !

Je quitte la salle de bain. Je dépose deux autres livres devant moi : Centre et périphérie de Remi Hess et L’entrée dans la vie, Essai sur l’inachèvement de l’homme de Georges Lapassade. Je sors faire une petite course et au retour je lis l’avant-propos du livre de Georges Lapassade signé par Remi Hess et Lucette Colin, ainsi que la préface signée par René Lourau.

Je dispose d’un cahier vierge, et je décide d’entamer ce journal de lecture.

- Claire Berlinski, Alias Selena Keller, Récit

Sur la couverture, on observe une bouche dont on ne distingue que les lèvres rouges et quatre dents de la mâchoire supérieure. Sur la lèvre du bas, on peut lire en noir CIA.

Cet ouvrage est un récit rédigé par Claire Berlinski, une new-yorkaise résidant à Paris, et dans lequel elle raconte son passage à la CIA. De formation orientaliste, elle postule pour un travail dans les services secrets. Le récit commence par le début de cette aventure et se termine par sa démission, avant même que celle-ci soit nommée à son poste.

On y trouve des détails sur les méthodes de recrutement et de formation de la CIA. L’auteur raconte dans les détails comment elle a vécu cet épisode. Le livre a été écrit un peu avant le 11 septembre et est sorti en novembre 2001.

Ce qui m’a intéressé dans cette lecture est sa dimension très impliquée, car Claire Berlinski raconte sa vie affective (famille, petit ami Stan, etc.)

Un autre aspect du livre m’a attiré, me rappelant quelques souvenirs en rapport avec les services secrets en France et au Maroc.

 

Benyounès Bellagnech

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:16

Jeudi 9 septembre 2009

 

  Francisco Alberoni, L’amitié, Paris, Ed Pocket, 2008.

 

 

Ce livre m’a été offert alors que j’étais en réanimation à l’hôpital Henri Mondor à Créteil. C’est Mostafa qui me l’a apporté.

 

Je commence à le lire péniblement avant de perdre la vue. J’en ai lu quelques paragraphes et l’ai laissé à côté de moi pendant la période d’hospitalisation.

 

Bien des jours plus tard, petit à petit et à l’aide d’une loupe, je recommence à lire. Mostafa m’avait dit que Francesco Alberoni est un institutionnaliste. En fait, il est enseignant de psycho-sociologie à Milan. Ses célèbres essais : le choc amoureux, l’érotisme, l’amitié, le vol nuptial, la morale. Ces titres donnent envie de lire cet auteur que je ne connaissais pas. Comment traiter l’amitié? L’auteur s’interroge d’abord sur son existence aujourd’hui. Il part d’un constat sur l’état des relations entre les hommes marquées essentiellement par les intérêts; les connaissances se font dans la vie quotidienne, travail, administration, quartier, marché…etc. Ceci rend difficile la définition de l’amitié.

 

Pour sortir de ce dilemme, l’auteur comme tous les intellectuels a recours aux textes anciens et récents pour chercher ce qu’ont dit les anciens dans la culture occidentale sur l’amitié. Au fur et à mesure du développement de sa thèse, il cite quelques exemples de l’amitié célèbre. On peut appeler cela le savoir de l’amitié.

 

L’ouvrage devient plus intéressant lorsque l’auteur se livre à des comparaisons entre l’amitié et les autres types de relations qu’entretiennent les hommes entre eux : la famille, l’érotisme, l’amour, la production, le travail, la vie quotidienne…

 

La comparaison suppose la description, la définition et la conclusion. C’est ainsi que l’auteur parvient à sortir la définition de l’amitié du lot des autres relations. L’amitié existe, mais une fois sortie de ce qui n’est pas l’amitié et qui risque de l’altérer.

 

C’est un titre qui mérite une relecture, voire plusieurs lectures car il est riche d’enseignement sur l’amitié,sujet qui paraît banal au commun des mortels, mais qui est, lorsque l’on creuse un peu, y compris dans notre expérience, plus complexe qu’on ne le croit.

 

 

Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 19:15

Dimanche 5 avril 2009

 

 

Puis-je considérer la lecture des pages Internet comme une lecture, c’est-à-dire comme lecture d’un livre, d’une revue ou d’un journal?

 

Je viens de passer 30 minutes devant l’ordinateur; l’administration du blog, les statistiques des visiteurs et des pages lues, Google et j’en passe. Depuis quelques mois, cette démarche est devenue un rituel matinal qui détermine parfois la suite de ma journée.

 

L’humeur ce matin, comme hier d’ailleurs n’est pas bonne, la fatigue et la question de santé ressurgissent.

 

Je lis en ce moment : Sarah Kofman, Nietzsche et la scène philosophique, 10/18, 1979. Cette lecture matinale me donne l’impression de rester sur le champ philosophique.

 

Réfléchir longtemps et ne pas pouvoir passer à l’acte de l’écriture peut donner lieu à l’ennui.

C’est-ce que je suis en train de faire en ce moment, je rumine et j’attends depuis tôt ce matin.

 

 

Benyounès Bellagnech

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:54

Samedi 4 avril 2009

 

Le Journal des idées n’étant pas disponible, je tente d’écrire quelques idées dans ce Journal de lecture.

 

L’écriture du journal est un exercice de dissociation. En effet, lorsqu’on écrit parfois, nous imaginons des lecteurs ou des destinations de notre discours. Sur ces lecteurs potentiels, nous avons des préjugés et selon ces préjugés, nous élaborons notre texte.

 

Benyounès Bellagnech

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 15:38

Mardi 17 mars 2009

 

Face au choc de la résistance et la reconstruction autrement. Le cas de l’Amérique latine et d’autres pays dans le monde. Le Liban après 2006 et la Thaïlande après le tsunami.

 

Benyounès Bellagnech

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 11:28

Lundi 16 mars 2009

 

 

Conclusion

 

Quand le choc s’essouffle

Des peuples en route vers la reconstruction

 

La conclusion commence par le décès de Milton Friedman en novembre 2006 et le vide qu’il laisse en matière de théorie économique dont les principes se résument ainsi : la privatisation, la déréglementation et la réduction des services publics, qui sont à la base des dysfonctionnements.

 

« La contre-révolution née dans un sous-sol de l’immeuble des sciences sociales dans les années 1950 a sans contredit été une réussite »p539.

 

 

Benyounès Bellagnech

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