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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 14:34

Pour une autre école. Vite ! 

 

 

 

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" Les programmes tuent la curiosité, dégoûtent les jeunes " Une école où l'on apprend non pas en s'amusant mais avec plaisir… C'est ce que réclame, vite, Gabriel Cohn-Bendit. Professeur d’allemand, fondateur du lycée autogéré de Saint-Nazaire, animateur d’action éducative en Afrique…  Gabriel Cohn-Bendit  incarne le militantisme pragmatique pour une autre école. Dans son dernier ouvrage  il propose de repenser l’éducation… et vite !

 


 

À chaque rentrée des classes on assiste à une profusion de sorties de livres sur le système éducatif.  De tels ouvrages ont-ils une utilité ? 

 

 


 

Ils peuvent en avoir une, si les médias, grands ou petits, généralistes ou spécialisés en parlent. Je crois aux débats et à leur efficacité, même si je suis un pessimiste quant à la rapidité de propagation de certaines idées dans la majorité du corps enseignant.  Cela dépend aussi de la capacité de ceux qui partagent ces idées à se constituer en force loin de tout sectarisme et d'esprit de chapelles. Nous sommes minoritaires, mais ensemble  nous pouvons compter.

 

 


 

Certains passages de votre livre ont un aspect testamentaire. Quel héritage voulez-vous laisser à l’école, à la pédagogie, aux profs, à la société … ?

 


 

Construire une école de la coopération, de l'enseignement mutuel contre cette école de la compétition du tous contre tous. Une école où se pratiquent les valeurs de la démocratie et non pas où elles s'apprennent par cœur dans des cours de morale fussent-ils laïques, avec interrogations écrites comme moyen de contrôle. Une école où il n'y a pas plus, ni moins de place pour la Marseillaise que pour l'Internationale ou l'Hymne à la Joie. Une école où l'on apprend non pas en s'amusant mais avec plaisir et si possible avec passion. Une telle école est possible de nombreux exemples le prouvent. »

 


 

Page 60 débute  un chapitre intitulé : En finir avec les programmes… Mais,  vous précisez dans la première phrase qu’il est essentiel de définir ce que tout élève devrait maîtriser en fin d’école primaire… Pouvez-vous expliciter cette apparente contradiction idée ?

 

 


 

Définir un ensemble de comportements, de « savoirs », de compétences qu'un jeune devra maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire, en fait en fin de troisième et non à la fin de l'école primaire comme je l'ai écrit, prisonnier moi même de la vieille coupure dépassée primaire-collège , c'est tout autre chose que de définir ce qu'un jeune doit apprendre année par année, semaine par semaine discipline par discipline.

 


 

Chaque jeune a des intérêts différents, des rythmes d'apprentissage différents. Il y a des enfants qui savent lire à 6 ans d'autres ne maîtriseront la lecture qu'à 8 ans et alors ? Qui a décidé qu'on devait savoir lire à 7 ans ? En Finlande on ne commence à apprendre à lire qu'à 7 ans. Un ami instituteur m'a raconté qu'un de ses élèves bricoleurs passionné a appris à lire dans un manuel de bricolage et un autre passionné de rugby dans les articles de journaux sur le rugby.  La première fonction de l'école est de susciter et de répondre à la curiosité des jeunes. Les programmes tuent la curiosité, dégoûtent les jeunes en les obligeant à travailler sur des questions dont ils ne voient pas l'intérêt et en les empêchant de travailler ce qui les intéresse. 

 


 

La conclusion du livre est un appel à la refondation de l’école… S’agit-il de la refondation proposée par Vincent Peillon ?

 


 

Je ne sais pas ce que Peillon avait en tête quand il a lancé l'idée de la Refondation de l'école, mais ce qui en sort et qui a été voté au parlement n'a pas grand chose à voir avec ce que j'appelle de tous mes vœux.

 


 

Dans la préface vous  racontez que vous avez écrit au ministre de l’éducation actuel, le 23 mai 2012, et que vous aviez fait de même, en 1981, à l’attention d’Alain Savary… Votre militantisme épistolaire  porte-t-il parfois des fruits ?

 


 

En juillet 1981 à la suite de ma lettre ouverte publiée par Libération, Alain Savary  m'avait reçu et ce fut le début de l'aventure du Lycée Expérimental de St Nazaire qui a ouvert ses portes en février 1982 et qui a fêté ses 30 ans en juin 2012. Savary a aussi permis l'ouverture du Lycée autogéré de Paris à la rentrée 1982-83, ainsi que du CLE d'Hérouville.

 


 

Je n'ai rien tenté avec Chevènement le Ministre de l’Éducation le plus conservateur de la quatrième et cinquième République. Nous avions signé à plusieurs une lettre à François Bayrou qui nous avait reçu aimablement mais sans résultat. J'ai essayé de rencontrer Allègre mais son conseiller Alain Geismar, ex soixante-huitard m'a répondu qu'il avait beaucoup de travail.

 


 

Mais j'ai à nouveau tenté ma chance avec Jack Lang qui m'a reçu et à qui j'ai vendu l'idée du Conseil de l'Innovation. C'est ainsi que certains établissements comme Clisthéne à Bordeaux ont pu voir le jour. Mais l'administration centrale du Ministère de l’Éducation a très mal vécu cette institution qui ne dépendait que du Ministre. Si j'ai pu croiser Vincent Peillon après sa nomination et être reçu par Mme George Pau-Langevin et plusieurs membres de son cabinet, il semble bien que ma présence au nouveau Conseil de l'Innovation n'a pas été jugée souhaitable. 

 

   

 

Propos recueillis par G. Longhi

 

 

 

 

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Gabriel Cohn-Bendit, "Pour une autre école". Repenser l'éducation, vite !, éditions Autrement. Sortie le 28 août.

 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/08/28082013Article635132722043441206.aspx

 

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 14:43

 

Rita Thalmann : un « testament »

 

 

L’historienne Rita Thalmann vient de disparaître. Il se trouve que celle-ci m’avait écrit à l’occasion de la nouvelle année 2013. C’était une lettre manuscrite que je n’ai pas totalement réussi à déchiffrer. Peut-être était-ce l’une des dernières qu’elle ait pu écrire ?

 

 

« J’ai en effet une leucémie, maladie incurable, dont le spécialiste se dit incapable de déterminer l’issue […] Mais après une année d’hospitalisation j’ai décidé de rentrer à la maison où je peux au moins vivre avec l’aide de personnes à domicile. C’est vous dire que mes activités sont désormais limitées puisque je ne peux plus sortir » m’annonçait-elle. La maladie l’a donc emportée le 18 août 2013.

 

 

Je lui avais aussi écrit à propos d’un livre que je venais de publier. « Votre texte m’a rappelé bien des souvenirs dont celui, il faut bien le reconnaître, d’un échec. Même certains de mes adversaires dont Éric Conan, Henry Rousso et Marc Peschanski (je pense et j’en suis même sûr qu’elle voulait dire Denis) qui nous traitaient d’obsédés de la mémoire sont désormais à l’honneur. Le 1er est désormais Président de la Fondation Léon Mendès France (probablement Pierre), les deux autres coopèrent avec la Fondation de la Mémoire de la Shoah ».

 

 

Mon livre - L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de vichy (L’Harmattan, novembre 2011)1 - s’inscrit en faux à celui de l’historienne Isabelle von Bueltzingsloewen - L’hécatombe des fous (Aubier, juillet 2007) - qui absout Vichy de toute responsabilité dans ces morts là. Les fous ne moururent que de « pénurie extrême » écrit Annette Wieviorkadans sa nécrologie du Monde. Point final.

 

 

À ce propos, Rita Thalmann ajoute : « Je serais par contre moins catégorique que vous pour Isabelle von Bueltzingsloewen. Même si elle a indéniablement subi à l’époque l’influence de l’Institut d’Histoire du Temps Présent, elle a fait une recherche honnête sans en tirer les conclusions qui s’imposaient (souligné par elle). J’ai eu l’occasion de la recevoir chez moi assez longuement pour lui parler notamment du cas de notre mère, morte d’une pneumonie fulgurante (sous-alimentation et froid) à la Chartreuse de Dijon où elle était internée après le choc consécutif à l’arrestation de notre père. Le récit figure dans son livre sur l’abandon des fous. Elle m’a (…) offert le rapport final (en 02/05/1946) du médecin chef de la Chartreuse décrivant la (…) élémentaire et les conditions désastreuses des traitements, mais ne m’a pas (…) dans mon raisonnement sur la volonté du gouvernement de Vichy de se débarrasser des “fardeaux inutiles”. Après tout, la plupart des Français ont du mal à admettre la responsabilité nationale en la matière ».

 

(…) : mots que je n’ai pas réussi à déchiffrer mais le sens de la phrase ne fait aucun doute.

 

À mes yeux, cette lettre de Rita Thalmann est un peu son testament sur le sujet.

 

 

Elle était née à Nuremberg, en Allemagne, en 1926. À l’arrivée d’Hitler, la famille émigre en France, à Dijon. Comme historienne germaniste, elle consacra l’essentiel de ses travaux à analyser et comprendre le basculement d’une Allemagne d’avant-garde, notamment dans la culture et les sciences, dans le national-socialisme. Nombre de ses ouvrages en témoignent : La nuit de cristal (Laffont, 1972), Protestantisme et nationalisme en Allemagne de 1900 à 1945 (Klincksieg, 1976), Être femme sous le IIIe Reich (Laffont, 1982). En 1991, elle publia La mise au pas : idéologie et stratégie sécuritaire dans la France occupée (Fayard). C’était aussi une femme engagée, à la LICRA notamment où elle était membre du Bureau exécutif.

 

 

Dans l’annonce de son décès, probablement inspirée par elle même, elle demandait de réserver « une pensée pour ses parents, victimes du nazisme et du régime pétainiste ». Par ses parents, elle était l’incarnation des deux infamies qu’ont été en France la Shoah et l’abandon à la mort des fous. En effet, son père, arrêté à Grenoble où il était réfugié, fut l’un des 76 000 juifs déportés et mourut à Auschwitz en octobre 1943. Sa mère, internée dans l’hôpital psychiatrique de Dijon fut l’une des 76 000 malades mentaux morts de faim, de froid et des maladies qui s’ensuivent sous Vichy.

 

 

J’ai rencontré Rita Thalmann en 1992 à l’occasion d’une pétition demandant la débaptisation de la rue Alexis-Carrel à Paris. Ce qui fut fait quelques années plus tard. Nous nous sommes retrouvés en 2001 à l’occasion d’une autre pétition (Pour que douleur s’achève) demandant « que soit reconnu par les plus hautes autorités françaises l’abandon à la mort, par l’État français de Vichy, des êtres humains enfermés dans les hôpitaux psychiatriques pendant la deuxième Guerre mondiale en France ».

 

 

Nous nous sommes encore revus un peu plus tard de la même année quand, dans un article, Isabelle von Bueltzingsloewen annonçant sa recherche à propos de ce drame écrivait d’entrée de jeu : « … même si ces malades n’ont pas été victimes d’une politique génocidaire… ». Des personnalités, dont Rita Thalmann, lui firent remarquer, dans une lettre du 11 septembre 2001, qu’il s’agissait alors « de l’énonciation d’un postulat, avant toute recherche. Il y a alors risque de transformer la recherche en justification de thèse ».

 

 

Ce qui fut fait en 2007 avec la sortie du livre de l’historienne. Il reçu les louanges de presque toute la presse. Aucun critique ne s’aperçut quelle avait fait une recherche « sans en tirer les conclusions qui s’imposaient ». Ce qui est la pire critique qu’un historien, ici une historienne, puisse faire à un autre historien, ici une historienne.

 

 

Sauf Rivarol, journal d’extrême droite, et c’est triste, y vit les véritables motifs de l’ouvrage : Jean-Paul Angelelli y rendait compte en effet du livre. Divine surprise ! : « Incroyable, mais vrai. Le régime de Vichy est enfin innocenté d’avoir programmé un “génocide”. Celui des pensionnaires des asiles d’aliénés. […] En 1987 puis en 1988, deux ouvrages rédigés par des psychiatres prétendaient que sur les 76 000 aliénés décédés (bilan total), 40 000 relevaient d’un programme “euthanasique”, bien sûr inspiré par le nazisme, et organisé par l’État français. Voire par “le docteur maréchaliste Alexis Carrel, initiateur en 1941 d’une fondation pour l’étude des problèmes humains” — extrait d’un article dans Le Monde (du 23 février 2007) de Mme Elisabeth Roudinesco, qui s’inscrit d’ailleurs en faux contre la thèse du “génocide”, mais après avoir pris soin de préciser que Carrel était “de sinistre mémoire”. […] Bref une fois de plus, jamais une fois de trop, Vichy était accusé de pratiques abominables. Or, après dix ans de recherches, l’historienne Isabelle Von Bueltzingsloewen vient de publier aux éditions Aubier un livre, L’Hécatombe des fous, qui pulvérise les élucubrations précédentes en rétablissant la vérité historique. […] Le livre qualifié de “révisionniste” (un bon révisionnisme) est salué par tous les critiques (dont ceux de L’Express et du Monde) comme “précis et courageux”. Son auteur, qui ne conteste ni les chiffres ni les drames humains subis par les victimes a écrit : “Le devoir de mémoire n’a de sens que s’il est aussi un devoir de rigueur”. Une leçon. À saluer ». No comment.

 

 

L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy est un essai-pamphlet qui précisément fait la critique du livre d’Isabelle Von Bueltzingsloewen et tire les conclusions qu’elle n’a pas faites. Depuis janvier 2013, des Chroniques politiquement incorrectes autour de « l’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy » ont été publié sur le réseau social Linkedin, un peu détourné de sa vocation il est vrai, et vont continuer à être publiée2.

 

 

Armand Ajzenberg

22 août 2013

 


1 On peut lire une critique du livre sur le site de SERPSY :http://www.serpsy.org/des_livres/livres_2013/ajzenberg.html


2 On peut les consulter sur le site d’Entre les lignes, entre les mots :http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/08/20/chroniques-politiquement-incorrectes-2-autour-de-labandon-a-la-mort-de-76-000-fous-par-le-regime-de-vichy/

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 14:11

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE

SPÉCIALE AOÛT 2013


En mémoire de Rita Thalmann

 



22 AOÛT 2013 | PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

 


Armand Azjenberg, auteur de L’Abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy, livre son témoignage sur l'historienne Rita Thalmann, décédée le 18 août 2013, dont la mère avait elle-même trouvé la mort pendant la seconde guerre mondiale dans un hôpital psychiatrique français, la Chartreuse de Dijon.

 
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L’historienne Rita Thalmann vient de disparaître. Elle m’avait écrit à l’occasion de la nouvelle année 2013. C’était une lettre manuscrite que je n’ai pas totalement réussi à déchiffrer. Peut-être était-ce l’une des dernières qu’elle ait pu écrire ?

 


Nous nous étions rencontrés en 1992, à l’occasion d’une pétition demandant la débaptisation de la rue Alexis-Carrel à Paris. Ce qui fut fait quelques années plus tard. Nous nous sommes retrouvés en 2001 à l’occasion d’une autre pétition (Pour que douleur s’achève) demandant « que soit reconnu par les plus hautes autorités françaises l’abandon à la mort, par l’État français de Vichy, des êtres humains enfermés dans les hôpitaux psychiatriques pendant la deuxième Guerre mondiale en France ».

 


Nous nous sommes encore revus un peu plus tard de la même année quand, dans un article, l’historienne Isabelle von Bueltzingsloewen, annonçant sa recherche à propos de ce drame, écrivait d’entrée de jeu : « … même si ces malades n’ont pas été victimes d’une politique génocidaire… ». Des personnalités, dont Rita Thalmann, lui firent remarquer, dans une lettre du 11 septembre 2001, qu’il s’agissait alors « de l’énonciation d’un postulat, avant toute recherche. Il y a alors risque de transformer la recherche en justification de thèse ».

 


Leurs craintes se réalisèrent en 2007 avec la sortie du livre d’Isabelle von Bueltzingsloewen, L’hécatombe des fous (Aubier), qui absout Vichy de toute responsabilité dans ces morts là. Il reçut les louanges de presque toute la presse. Les fous ne moururent que de « pénurie extrême » écrit encore ces jours-ci Annette Wieviorka dans sa nécrologie du Monde. Point final.

 


Seul Rivarol, journal d’extrême droite, et c’est triste, sous la plume Jean-Paul Angelelli, avait saisi la thèse de l’ouvrage. Divine surprise ! « Incroyable, mais vrai. Le régime de Vichy est enfin innocenté d’avoir programmé un “génocide”. Celui des pensionnaires des asiles d’aliénés. […] En 1987 puis en 1988, deux ouvrages rédigés par des psychiatres prétendaient que sur les 76 000 aliénés décédés (bilan total), 40 000 relevaient d’un programme “euthanasique”, bien sûr inspiré par le nazisme, et organisé par l’État français. Voire par “le docteur maréchaliste Alexis Carrel, initiateur en 1941 d’une fondation pour l’étude des problèmes humains” – extrait d’un article dans Le Monde (du 23 février 2007) de Mme Elisabeth Roudinesco, qui s’inscrit d’ailleurs en faux contre la thèse du “génocide”, mais après avoir pris soin de préciser que Carrel était “de sinistre mémoire”. […] Bref une fois de plus, jamais une fois de trop, Vichy était accusé de pratiques abominables. Or, après dix ans de recherches, l’historienne Isabelle Von Bueltzingsloewen vient de publier aux éditions Aubier un livre, L’Hécatombe des fous, qui pulvérise les élucubrations précédentes en rétablissant la vérité historique. […] Le livre qualifié de “révisionniste” (un bon révisionnisme) est salué par tous les critiques (dont ceux de L’Express et du Monde) comme “précis et courageux”. Son auteur, qui ne conteste ni les chiffres ni les drames humains subis par les victimes a écrit : “Le devoir de mémoire n’a de sens que s’il est aussi un devoir de rigueur”. Une leçon. À saluer ». No comment.

 


Je lui avais aussi écrit à propos d’un livre que je venais de publier. « Votre texte m’a rappelé bien des souvenirs dont celui, il faut bien le reconnaître, d’un échec », m’écrivait ainsi Rita Thalmann au début de l’année. «Même certains de mes adversaires dont Éric Conan, Henry Rousso et Marc Peschanski (je pense et j’en suis même sûr qu’elle voulait dire Denis) qui nous traitaient d’obsédés de la mémoire sont désormais à l’honneur. Le 1er est désormais Président de la Fondation Léon Mendès France (probablement Pierre), les deux autres coopèrent avec la Fondation de la Mémoire de la Shoah».



Pour lire entièrement l’article :

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/220813/en-memoire-de-rita-thalmann

 


De Claude Godfryd, Journaliste - Photographe chez Agence Bretagne Presse
11 août 2013


Le fest-noz, vous connaissez ?


La Bretagne, ses fêtes, sa musique et ses danses, vous aimez ?


Côté scène et côté coulisse, découvrez l'univers de Jean-Pierre LE CAM, le musicien-phare de Sonerien Du, l'emblématique groupe de fest-noz.
Le bassiste quimpérois qui sonne l'heure de la retraite après quarante ans sous les projecteurs, tourne les pages de l'album d'une vie. Les copains, l'amour, le métier... sous le signe du labeur et de la joie, une vie que la terre bretonne a nourri.
Dans "Kenavo les Du!", une interview signée Marie-Aude GRIMONT (avec les photos de Claude GODFRYD) que publie l’Agence Bretagne Presse, retrouvez Plogoff, Alan Stivell, les sœurs Goadec, la blanche hermine, Breizh Cola, la Bretagne à cinq départements... et bien sûr, la musique et la danse.


Loin des cartes postales, survolez villes et villages, la lande et la mer au son des guitares électriques, des binious et des bombardes.


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=30862&title=Jean-Pierre Le Cam : %AB 




De Marc Abitbol, MCU-PH 1ère Classe MD.PhD.DSc chez Université Paris Descartes Faculté de Médecine Paris Descartes

15 août 2013


J'ai visité le camp de concentration de NAZWILLER autrement dit du STRUTTHOF (Pas de Chambre à Gaz mais four Crématoire).


Entre Les Films et ce qui reste de la réalité des camps : Il y a des espaces intergalactiques. Le Père de mon épouse a survécu miraculeusement au camp de Mathausen .........


C'est une "visite" qui ne me quittera plus.


Marc Abitbol

 

 


RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 860 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 180 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 18:28

« Henri Alleg, honneur de notre Nation »

 



Henri Alleg vient de s'éteindre. C'est pour les communistes, mais aussi pour les peuples français et algérien, cause d'un immense chagrin.

 



Résistant à toutes les formes de domination et d'oppression, Henri Alleg a été du combat fondamental du XXe siècle pour l'émancipation du genre humain que fut la lutte anti-coloniale.

 


Arrivé en 1939 à Alger, c'est à 20 ans – en 1941 – qu'il choisit de rejoindre le Parti communiste algérien, alors illégal. Henri assuma d'importantes responsabilités à la jeunesse communiste, puis au parti avant de devenir directeur d'Alger républicain.

 



Le nom d'Henri Alleg demeurera irrémédiablement synonyme de vérité, de courage, de justice. Engagé pour la paix, l'indépendance et la démocratie en Algérie, Henri a été torturé et emprisonné, transféré à Rennes dont il s'était évadé en 1961.

 



En révélant au grand jour les atrocités commises par l'armée française en Algérie, l'auteur de La Question permit à la société française de regarder en face la vérité du pouvoir colonial qu'elle exerçait en Algérie. L'ouvrage, traduit en 28 langues, sera, à juste titre, considéré comme le « J'accuse » de notre temps. Sa conception du métier de journaliste – nourrie de son idéal – a fait honneur à notre Nation.

 



La place exceptionnelle d'Henri dans le combat anti-colonial et la lutte de libération nationale algérienne provient de sa faculté à défendre le droit imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes, sa faculté à partager son combat pour l'égalité entre les peuples et entre les individus.

 



Quelques années après son installation en France, il rejoint le PCF en 1972 et la rédaction du quotidien L'Humanité. C'est pour les communistes français, un honneur.

 



À cette heure, nous voulons associer à sa mémoire, celle de son épouse, Gilberte Serfaty, disparue en 2011, et avec laquelle il partageait tout ; Gilberte était elle-même une intellectuelle de grande envergure, une historienne émérite, qui rendit justice aux époux Rosenberg, et une militante extraordinaire.

 



Toutes nos pensées vont aux enfants d'Henri et Gilberte, à leur famille, à tous leurs proches. L’œuvre d'Henri est ineffaçable. Nous garderons de lui, plus que tout, le souvenir de sa gentillesse, de sa douceur, de sa générosité.

 

 

Transmis par Luc Vallot

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 16:20

INFORMATIONS
DEPUIS UN CERTAIN TEMPS UNE PRATIQUE S’EST INSTAURÉE : D’UNE PART, L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS CONCERNANT LA PUBLICATION DE VOS/NOS LIVRES OU D’ÉVENEMENTS QUE VOUS JUGER INTÉRESSANTS ET/OU, AUSSI, ATTIRER L’ATTENTION SUR UN LIVRE QUI VOUS A PLU. 



AUJOURD’HUI :
De Philippe Godin, Rédacteur à Paris-art.com / Enseigne la philosophie/ Auteur.

 



Je me permets de vous renvoyer à mon modeste essai qui participe à cet esprit d'accueil de l'étranger qui nous manque tant aujourd'hui. J'ai publié en 2010 « Asphyxiante santé, Réévaluations esthétiques de la maladie » dont vous pouvez consulter la notice sur le site de l'éditeur:

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=&no=27656

C'est sur les conseils de Christian Berst, que je me permets de vous envoyer ma dernière critique (mise en ligne par paris-art.com) sur l'exposition d'Anna Zemánková. Pour lire la critique cliquez sur le lien ci dessous :


http://www.paris-art.com/marche-art/hortus-deliciarum/anna-zemankova/7936.html#haut

 


Je vous invite par ailleurs, sans présomption aucune, à parcourir mes autres critiques sur quelques créateurs d'art brut présentés récemment à Paris, et dont la personnalité, à elle seule, mériterait, tout un recueil :


http://www.paris-art.com/marche-art/quintessentiel/alexis-lippstreu/7842.html#haut
http://www.paris-art.com/marche-art/bâtisseur-visionnaire/marcel-storr/7694.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/mississippi-shouting/mary-tillman-smith/7861.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/un-conte-persan/davood-koochaki/7893.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/nova-cantabrigiensis/john-devlin/7920.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/life-as-a-panoramic/albert-moser/7751.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/l-autre-maitre-de-chicago/charles-steffen/7807.html#haut
http://www.paris-art.com/exposition-art-contemporain/un-conte-persan/davood-koochaki/14604.html 
http://www.paris-art.com/marche-art/quintessentiel/alexis-lippstreu/7842.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/mississippi-shouting/mary-tillman-smith/7861.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/bâtisseur-visionnaire/marcel-storr/7694.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/life-as-a-panoramic/albert-moser/7751.html#haut 
http://www.paris-art.com/marche-art/l-autre-maitre-de-chicago/charles-steffen/7807.html#haut

 

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RAPPEL
De Christian PETEL, Psychiatre - Thérapeute individuel, conjugal et familial - Directeur de Fractale-Formation



Les 7° Rencontres contextuelles® - FRACTALE – AVIGNON – 19/22 septembre 2013
Lutter contre le mépris, l'invisibilité et la stigmatisation : Solidarités & considération

 


Les personnes et les familles sont menacées par l’irruption des tensions sociales externes.
La crise du travail, le chômage, la précarité, l’invisibilité sociale, mais aussi les tentations de rejet de l’autre, de repli communautaire ou de stigmatisation des appartenances affectent en profondeur les relations interpersonnelles et intrafamiliales. 

 


La recherche de nouvelles formes de solidarités et de soutiens, parfois par nécessité vitale, vient s’appuyer sur les processus de reconnaissance, la construction de la confiance, un besoin d’aide et une utilité sociale reconnue.
L’Approche Contextuelle est particulièrement sensible à ces questions, qui touchent aux loyautés, à la légitimité de chacun, au sort fait aux enfants quand les adultes sont en détresse.

 


2013 verra, à Avignon, la 7ème édition des Rencontres Contextuelles® que FRACTALE organise.

 

 
Elles allient réflexions sur les apports d’Ivan Boszormenyi-Nagy, actualité de la Thérapie Contextuelle et confrontation des pratiques.

 

 
En s’appuyant sur la motivation et l’implication des participants, elles développent une pratique originale et efficace fondée sur la restauration de la confiance, la construction du dialogue, l’attention, la sollicitude et la reconnaissance de l’autre.
Programme détaillé et inscription sur :

http://www.fractale-formation.fr/pdf/actualites/7_RC_Avignon_2013.pdf

 



RAPPEL

 

De Armand Ajzenberg

 



Mes chroniques diffusées jusqu’à ce jour ont été réunies dans un document unique au format PDF intitulées « CHRONIQUES POLITIQUEMENT INCORRECTES (1). Autour de “L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy” ». En effet, la graphie autorisée par Linkedin est limitée : pas d’italiques, pas de soulignement possible ni de gras… Les chroniques regroupées dans ce document sont ainsi plus faciles et agréable à lire.

 



Le sommaire en est le suivant : 


1 - Entre Résistance et Collaboration… sous Vichy. Un exemple politiquement incorrect.
2 - Idem (suite).

3 – Socialement « irrécupérables », donc « inutiles ».

4 - Unité de l’eugénisme, du racisme, de l’antisémitisme et mythe de leur incomparabilité.
5 – Belle excuse : « c’était dans l’esprit du temps ».



Ceux qui souhaitent recevoir ce document peuvent me le demander via Linkedin. Il leur sera envoyé via leur adresse Mail qui figure dans le profil Linkedin de chacun.

On peut également voir et télécharger ce document sur les sites suivant :
http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/05/20/chroniques-politiquement-incorrectes-1-autour-de-labandon-a-la-mort-de-76-000-fous-par-le-regime-de-vichy/

http://pierre.assante.over-blog.com/article-chroniques-politiquement-incorrectes-l-abandon-a-la-mort-de-76000-fous-par-le-regime-de-vichy-117772596.html



CES INFORMATIONS SONT DIFFUSÉS À CE JOUR À UN GROUPE DE PLUS DE 830 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 160 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 16:31

La Somme et le Reste

 

Revue éditée avec le soutien d’Espaces Marx

Diffusée par courrier électronique

Tous les numéros sont consultables et téléchargeables sur :

"http://www.lasommeetlereste.com/"

 

E mail : Ajzenberg@aol.com

 

 

S&R 25

 

 

Sommaire

 

- Pierre Assante : Le travail et le Temps 2

 

- Armand Ajzenberg : Chroniques politiquement incorrectes (2) 7

 

6 - La fable « Bonnafous » ? 8

 

7 – À propos de calories 9

 

8 – Question « responsabilités » 11

 

9 – Que les bouches s’ouvrent ! Elles s’ouvrent 12

 

10 – Que les bouches s’ouvrent ! Elles s’ouvrent (suite 1) 14

 

11 – Que les bouches s’ouvrent ! Elles s’ouvrent (suite 2) 15

 

12 – Taisez-vous Laurent, Max… et les autres ! 16

 

 

Lettre du Brésil

 

 

Merci de la publication de notre texte dans le précédent numéro de La Somme et le Reste. Je crois que les idées critiques sont aujourd'hui chaque fois plus nécessaires afin de comprendre le monde. Actuellement au Brésil, la démocratie représentative est en crise profonde et les manifestations partout ici montrent que la politique officielle est tellement loin des représentés, de la population. Les luttes se présentent comme des luttes urbaines, après le quotidien (comme pour la révocation des augmentations des prix des billets de transports publics). Alors, Armand, le moment est intéressant pour la réflexion critique.

 

 

C'est dans ce contexte que j'ai fait la proposition aux collègues de la commission de la revue du Département de Géographie de mon université (Revista Mato-Grossense de Geografia) de publier votre texte "Nouvelle citoyenneté or not citoyenneté", dans le prochain numéro qui sera l'édition de réinauguration de la revue (maintenant dans le format numérique).

 

 

Je crois que je t'ai déjà demandé la permission de traduire ce texte et de le publier dans la revue de notre groupe (GESP-LABUR-USP), mais jusqu’à aujourd'hui cette revue n'a pas vu le jour. Alors, maintenant je te demande de nouveau la permission de traduire et publier ce texte dans notre revue d'ici au Mato Grosso. Je crois qu’il pourra susciter de bons débats avec nos élèves, surtout pour penser la réalité actuelle du Brésil.


Bon, autre chose. Je veux te dire que récemment a paru un livre sur le sujet que tu travailles en France. Il s’agit d’un hôpital à Barbacena, dans le Minas Gerais, où sont morts environ 60.000 malades mentaux et prisonniers qui ont été arrêtés comme malades mentaux. Ce sont des histoires qui ont besoin d'être racontées. Ci-après le lien avec le site d’un journal de São Paulo traitant du livre :

http://www1.folha.uol.com.br/livrariadafolha/2013/06/1290146-holocausto-brasileiro-resgata-historia-de-60-mil-mortosem-hospicio-mineiro.shtml

 

 

Rafael Padua

 

 

Animateur de la revue : Armand Ajzenberg

 

Rédacteurs(trices) – correspondants(antes) :

 

Ajzenberg Armand (F), Andrade Margarita Maria de (Brésil), Anselin Alain (Martinique), Beaurain Nicole (F), Benyounes Bellagnech (F), Bihr Alain (F), Carlos Ana Fani Alessandri (Brésil), Damiani Amélia Luisa (Brésil), Delory-Momberger Christine(F), Devisme Laurent (F), Gromark Sten (Suède), Guigou Jacques (F), Hess Rémi (F), Joly Robert (†) (F), Kofman Éléonore (Royaume Uni), Labica Georges (†) (F), Lantz Pierre (F), Lenaerts Johny (Belgique), Lethierry Hughes, Lufti Eulina Pacheco (Brésil), Magniadas Jean (F), Martins José de Souza (Brésil), Matamoros Fernando (Mex.), Montferran Jean-Paul (†) (F), Müller-Schöll Ulrich (Allemagne), Nasser Ana Cristina (Brésil), Öhlund Jacques (Suède), Oseki J.H. (†) (Brésil), Péaud Jean (F), Querrien Anne (F), Rafatdjou Makan (F), Sangla Sylvain (F), Seabra Odette Carvalho de Lima (Brésil), Spire Arnaud (F), Sposito Marilia Pontes (Brésil), Tosel André (F).


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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 17:30

 

CHRONIQUES POLITIQUEMENT INCORRECTES

 

 

INFORMATIONS
DEPUIS UN CERTAIN TEMPS UNE PRATIQUE S’EST INSTAURÉE : D’UNE PART, L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS CONCERNANT LA PUBLICATION DE VOS/NOS LIVRES OU D’ÉVENEMENTS QUE VOUS JUGER INTÉRESSANTS ET/OU, AUSSI, ATTIRER L’ATTENTION SUR UN LIVRE QUI VOUS A PLU.



AUJOURD’HUI :

 

DE GILLES LAZIMI, médecin chez centre de santé

Campagne de la fondation pour l'enfance.

IL N'Y A PAS DE PETITE CLAQUE! 



Voir la version en ligne :

http://hHp.r.mailjet.com/2anx.html?a=3KC4tO&b=5c65e8b1&email=lazimigilles@gmail.com

A partager à diffuser


Merci encore

Gilles Lazimi

 




DE MARYLENE VINCENT, Professeur d'histoire, écrivain, journaliste

Version numérique « Marilyn et John. Destins brisés »


Amazon lance une campagne de promotion pour "Marilyn et John. Destins brisés" avant la sortie début juillet de la version américaine. 1 € le livre. Oui, incroyable mais vrai !

J’ai le plaisir de vous annoncer que le livre se situe dans le TOP 100 des ventes Amazon depuis une semaine et n°1 en Histoire-Biographie.


Merci de me donner un coup de pouce supplémentaire avec un commentaire du livre. 
Si vous avez des amis lecteurs dans votre entourage, c’est également le moment de leur transférer le lien.


Bien amicalement,

Marylène VINCENT

http://www.amazon.fr/Marilyn-John-Destins-bris%C3%A9s-ebook/dp/B00BU9S1JC

 



De ANNE SLACIK


1 - EXPOSITION COLLECTIVE DES ARTISTES DE LA GALERIE


du 11 au 27 juillet 2013 et du 1er au 9 septembre 2013

Du mardi au samedi 10h30-13h / 14h-19h



GALERIE ROUTES GALERIE 53

53 rue de Seine 75006 Paris France

Tel. 00 33 (0)1 46 34 71 80

galerie-routes@orange.fr
www.galerie-routes.com
Les coups de coeur de la Galerie : Anne Slacik, Marc Ronet, Christine Bouvier, Paul de Pignol, Eugène Leroy, Eugène Dodeigne


___________________
2 - E X P O S I T I O N : du 1 juin au 28 juillet 2013

GALERIE MÉZIÈRES


45, rue Rémy - 95430 Auvers-sur-Oise –

isabelle@galeriemezieres.com - www.galeriemezieres.com

Sur rendez-vous +33(0)6 22 19 75 58 - Ouvert tous les dimanches de 15h à 20h

ANNE SLACIK, grandes peintures


_____________________________

3 - GALERIE MUNICIPALE JULIO GONZALEZ

21 avenue Paul Doumer

94 ARCUEIL

01 46 15 09 71/89

galerie-gonzalez@mairie-arcueil.fr
horaires d'ouverture :

mercredi et samedi de 14h à 19h

jeudi et vendredi de 16h à 19h



Du 27 septembre au 26 octobre 2013

Vernissage de l’exposition le 27 septembre 2013 à partir de 18 h 30 en présence de l'artiste

Rencontre avec l'artiste le 12 octobre 2013 de 16h à 19h


Concert de clôture avec le contrebassiste Florentin Ginot le 26 octobre à 15h :

Esplorazione del Bianco est un concert solo qui interroge le lien entre silence et geste musical, entre vide et espace: de l’exploration du Blanc chez Sciarrino à la projection du temps chez Feldman.

Au programme : Bach, Hersant, Berio, Sciarrino, Scelsi, Lachenmann et Feldman.

http://anne.slacik.pagesperso-orange.fr/

 


De LAURENT LOTY



Voici Rencontre d'Ulm sur Un roman du réseau : le film (en deux versions, 6 mn et 1H18). J'espère que le montage vous plaira:

http://lejeudetaquin.free.fr/Odds_sur_le_roman.htm

Sur la même page que le film, vous pouvez aussi, d'un simple clic, commander en ligne un roman qui invite... à un été de méditation interprétative.


Laurent Loty, Chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique
Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises des 17e et 18e siècles
(CELLF 17e-18e, UMR 8599, CNRS et Université Paris Sorbonne-Paris IV)
http://www.cellf.paris-sorbonne.fr/annuaire/chercheur.php?idr=7&idc=630
http://www.facebook.com/laurent.loty

 



De Nathalie Château-Artaud


J'organise un Congrès International de Haut Niveau "Autismes et Musicothérapie" en Corse à l'automne prochain.


Vous pouvez télécharger la plaquette sur le lien :

http://www.wmaker.net/musicotherapie/Congres-International-de-Haut-Niveau-Autismes-et-Musicotherapie_a495.html?preview=1 

Ce congrès est ouvert à la formation continue.


Un accord a été passé avec Air France afin d'obtenir des tarifs avantageux sur les trajets. Pour ce faire il suffit d'aller sur le site

 http://www.airfrance.fr/FR/fr/local/www_airfranceklm-globalmeetings_com.htm
et de noter le code identifiant 19597AF

 

Merci de transmettre l'information autour de vous. N'hésitez pas à me dire si vous souhaitez que je vous envoie des versions papier.

Cordialement 
Nathalie Château-Artaud

 




De André Baudin, journaliste-écrivain


Vous avez répondu à ce message :


Bonjour,
Puis-je vous adresser pour être diffusé le livre suivant d'un ami ?
Voici le lien: http://www.leseditionsdunet.com/roman/1186-mon-ombre-sur-le-mur-alain-melka-9782312011806.html

 



De Armand Ajzenberg



RAPPEL
Mes chroniques diffusées jusqu’à ce jour ont été réunies dans un document unique au format PDF intitulées «CHRONIQUES POLITIQUEMENT INCORRECTES (1). Autour de “L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy” ». En effet, la graphie autorisée par Linkedin est limitée : pas d’italiques, pas de soulignement possible ni de gras… Les chroniques regroupées dans ce document sont ainsi plus faciles et agréable à lire.

 



Le sommaire en est le suivant : 


1 - Entre Résistance et Collaboration… sous Vichy. Un exemple politiquement incorrect.
2 - Idem (suite).

3 – Socialement « irrécupérables », donc « inutiles ».

4 - Unité de l’eugénisme, du racisme, de l’antisémitisme et mythe de leur incomparabilité.
5 – Belle excuse : « c’était dans l’esprit du temps ».



On peut télécharger ce document sur les sites suivant :

http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/05/20/chroniques-politiquement-incorrectes-1-autour-de-labandon-a-la-mort-de-76-000-fous-par-le-regime-de-vichy/

http://pierre.assante.over-blog.com/article-chroniques-politiquement-incorrectes-l-abandon-a-la-mort-de-76000-fous-par-le-regime-de-vichy-117772596.html


CES INFORMATIONS SONT DIFFUSÉS À CE JOUR À UN GROUPE DE PLUS DE 820 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT,
À PLUS DE 160 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU,
SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

 

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 13:26

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 12



TAISEZ-VOUS LAURENT, MAX… ET LES AUTRES !

 



« En me lançant dans cette enquête, je n’imaginais pas les réactions d’hostilité qu’elle allait déclencher dans la communauté des chercheurs. Je trahissais un secret, dont tout le monde connaissait l’existence, mais qui, pensait-on, avait été gardé pour de bonnes raisons. Il n’était pas nécessaire disait-on, de faire ressurgir les souvenirs d’une période si douloureuse et encore si proche de notre histoire ». Ceci aurait pu être signé de Max Lafont racontant les difficultés à faire accepter sa thèse sur « l’extermination douce » des fous sous Vichy en 1981. Thèse qui finalement sera publiée en 1987. Non, cet extrait n’est pas de Max mais de Laurent Olivier, l’auteur de « Nos ancêtres les Germains, les archéologues au service du nazisme ».

http://www.tallandier.com/ouvrages.php?idO=657

 

Cela aurait pu pourtant être de Max Lafont. En effet, il raconte : « à la fin de l’enquête, en 1981 – juste avant la soutenance – le président de l’Université a voulu refuser de signer les conclusions. Il se souvenait sans doute qu’il était directeur de l’U.E.R. Alexis-Carrel et mes propos devaient donc apparaître comme subversifs. […] La soutenance eut lieu et le jury m’accorda la mention très honorable et ses félicitations » (« L’extermination douce », deuxième édition, Le bord de l’eau, 2000).
www.editionsbdl.com/extermination.html

 

 

On peut rappeler ici que la faculté de Médecine de Lyon « Alexis-Carrel » fut débaptisée le 25 janvier 1996. Patrick Lemoine, autre psychiatre lyonnais, eut lui, à subir les foudres de son institution : l’hôpital du Vinatier d’où il fut démis de ses fonctions pour avoir publié un autre livre sur le même sujet : « Droit d’asile », éd. Odile Jacob.

http://www.odilejacob.fr/catalogue/documents/temoignages-actualite-enquetes/droit-dasiles_9782738105325.php

 

Déjà, et bien avant, Lucien Bonnafé racontait : « Dans le vent de la Libération, nous avons pu faire quelque bruit sur cette affaire – il s’agissait de l’abandon à la mort des fous sous Vichy. Mais il n’est pas trop schématique de situer sur 1947 le moment où ces incongruités deviendront trop indécentes dans les opinions dominantes. C’est l’ère des grandes intolérances. Il faut des hommes comme Paul Balvet, Henri Ey, Hubert Mignot, pour résister fermement à la tendance conformiste envahissante, celle qui pousse à la chasse aux sorcières, à faire mal voir ceux qui remuent la boue. C’est là que s’enfle le règne du faux-témoignage par omission.

 


Ainsi le système Psy., conformément aux traditions qui le faisaient gérant loyal de la ségrégation, gère loyalement l’effacement de la honte de « l’extermination douce » par l’ensemble du système d’information/désinformation dominant. Ainsi, on pourra communément devenir psychiatre, reconnu comme tel par soi-même, par l’école et par l’usage, sans jamais avoir entendu parler de ce « détail », et sans avoir appris à en tirer les leçons. […]

 



Vient : « L’EXTERMINATION DOUCE ».

 

Notre « coup d’éclat », réussissant, à travers des péripéties tragico-burlesques, à démanteler le mur du silence entassé devant le « détail » du crime impuni, engendre des effets mal intelligibles si on ne les place dans la filière où je suis mon parcours. A un travail fondé sur le constat du mur du silence, ça répond, massivement, à côté. […] Il y a une poussière de considérations tendant à minimiser le drame, à épiloguer sur l’imprudence qu’il y a à l’évoquer. Il y a un fouillis de manifestations de gêne devant ce remue-ménage qui risque de violer le silence de rigueur dans les bonnes familles sur les tâches altérant la pureté de leur image. Et ce dont il faut bien parler ici et aujourd’hui, c’est que, à l’abri des tumultes, la conspiration du silence demeure : Ce silence était le sujet traité, c’est celui auquel il n’est pas convenable de s’intéresser » («NERVURE, journal de psychiatrie », mars 1991).

 



Jean Ferrette, dans son article (« Anamnese » No 7, 2012)
http://www.decitre.fr/livres/anamnese-n-7-2012-les-sociologues-sous-vichy-9782336006420.html
ne nous dit pas autre chose : « S’est-il passé quelque chose en sociologie durant le régime de Vichy ? […] L’examen de huit ouvrages d’histoire de la sociologie parus entre 1991 et 2005 montre que l’esquive est la règle s’agissant de cette période noire de notre histoire. […] Si le XXIe siècle semble plus propice à faire toute la lumière sur cette période, les termes employés, la prudence et l’anticipation d’éventuelles critiques par des justifications avancées où l’euphémisation tient une bonne place, nous conduisent à croire que tout n’est pas résolu. [… ] Reste aux sociologues à expliquer pourquoi ce processus de mise à jour fut plus long, et peut-être plus compliqué, que dans d’autres corps de métiers, y compris la police ».

 



Où l’on a déjà pu voir quelques « murs des silences » se fissurer, chacun croyant être le seul à avoir le sien, mais tous résistant encore à l’écroulement. Ceci est particulièrement vrai s’agissant de « L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=9782336006239

 



CETTE CHRONIQUE No 12 EST LA DERNIÈRE DE CETTE SAISON.

RASSUREZ-VOUS (PEUT-ÊTRE ?),

ELLE REPRENDRA À LA SAISON SUIVANTE.

EN ATTENDANT, BONNES VACANCES.




RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 800 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 160 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.


À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:40

 

Région Île de France : lesper.iledefrance@yahoo.fr

Correspondant Bernard Jabin : b.jabin@occe.coop

OCCE 75 149 rue de VAUGIRARD 75015 PARIS

Téléphones: 06 51 14 50 63 / 01 47 83 29 55 ; Télécopie: 01 47 83 29 44

 

 

 

Bonjour à toutes, à tous, à chacune et à chacun,

 

 

Vous trouverez en pièce jointe, l’accord-cadre de coopération signé jeudi 13 juin 2013 avec Roland Berthilier, Président de L’ESPER, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale et Benoît Hamon, ministre délégué à l’ESS.

 

Il va nous permettre de définir des actions franciliennes au sien de L’ESPER.

 

Pour ce faire, comme convenu, chacune des organisations de L'ESPER ÎDF est invitée à participer à une réunion le :

 

Lundi 24 juin 2013

de 17h30 à 19h

dans les locaux de la CASDEN

43 bd Montparnasse

75006 PARIS

Métro : Montparnasse Bienvenüe

Lignes : 4, 6, 12, 13

Tél : 06 51 14 50 63 / 06 10 83 44 35

 

Courriel : Patrick.BOULO@casden.banquepopulaire.fr

 

 

Ordre du jour :

· L’accord-cadre de coopération pour l'éducation à l'ESS.

· Actualités de L’ESPER,

· Actualités des organisations de L’ESPER ÎDF.

· Outils « Jeunes et ESS »

· Point sur les Emplois d’Avenir

· Calendrier.

 

Afin de préparer au mieux la réunion :

merci de m’informer des actualités des organisations de L'ESPER IDF,

merci de me prévenir à l’avance de votre présence ou de votre absence.

Nous vous demandons de faire le maximum pour qu’une ample représentation de chacune des organisations de L'ESPER IDF puisse assister à nos travaux.

Merci à toutes, à tous, à chacune et à chacun, de diffuser l'information le plus largement possible.

 

Cordialement,

Bernard JABIN

Correspondant Île de France de L'ESPER

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org  

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:04

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 11



QUE LES BOUCHES S’OUVRENT ! ELLES S’OUVRENT (SUITE 2)

 

 



LA MUSIQUE ? Là encore un tabou tombe. La Cité de la Musique a consacré en mai 2013 un cycle de concerts (et un colloque) à « La musique pendant l’occupation ». Il s’agit d’un secret de famille méconnu ou caché de « La vie musicale sous Vichy ». Là, comme dans d’autres disciplines, « beaucoup de musiciens sont restés dans l’entre-deux, ont eu quelquefois une sorte de résistance passive, parfois sont passés à une forme de coopération plus conciliante… » souligne Emmanuel Hondré, le directeur de la Production à la Cité de la Musique.



« Même si aucune « esthétique officielle » n’est imposée, la période est caractérisée par un néoclassicisme dont les formes sont variées : affirmation de l’harmonie tonale, recours aux mélodies populaires et d’une manière générale, nostalgie de la période antérieure à la Révolution française » écrit Yannic Simon dans la présentation du cycle des concerts. Ce qui correspond précisément à l’idéologie de l’État d’alors : celui de Vichy. Si certains musiciens choisissent la voie de la collaboration (Arthur Honnegger, Marcel Delannoy, Florent Schmitt…), d’autres choisissent une voie alternative (Roger Désormière, Elsa Barraine, Louis Durey…) et fondent un mouvement de résistance musicale. « Pour autant, les engagements opposés n’empêchent pas les collaborations » ajoute Yannic Simon. Où l’on retrouve l’ambivalence déjà rencontrée : un pied dans la collaboration, un pied dans la résistance.

 



« Certains d’entre eux, encouragés par un État français plus que jamais interventionniste, veulent profiter de l’occasion pour redéfinir le paysage institutionnel de la musique française. C’est l’ère des comités d’organisation dont les dirigeants sont nommés par l’État. Le pianiste Alfred Cortot est l’un des plus attachés à la réforme de la vie musicale. Pour y parvenir, il s’appuie sur le modèle de la Chambre de la musique du Reich instituée par les nazis dès leur arrivée au pouvoir en Allemagne » précise Yannic Simon. Il signale que «Dès les premiers jours de leur installation dans la capitale française, les autorités allemandes encouragent la reprise des activités artistiques alors que dans le même temps, les Français n’ayant pas fui Paris veulent empêcher l’accaparement des institutions artistiques. C’est ainsi que quelques professeurs réussissent à rouvrir le Conservatoire le 24 juin 1940 et à y organiser le premier concert dans Paris occupé le 18 juillet ».

 



Le conservatoire ? Tiens parlons-en :

« Le Conservatoire se présente comme le seul établissement – le seul établissement de l'enseignement public, en France, qui a, entre 1940 et 1944, exclut tous les Juifs.
Encore faut-il, ici, préciser de quelle manière. Le 14 octobre 1940, soit 4 jours avant la publication officielle du statut des Juifs de Vichy le 18 octobre 1940 – statut qui exclut tous les professeurs juifs de l'enseignement public – le 14 octobre 1940, donc, 4 jours avant, Henri Rabaud, le directeur du Conservatoire, prend contact avec les autorités nazies. On rappellera, ici, au passage, que le Conservatoire ne dépend pas des autorités nazies mais des autorités de Vichy. Henri Rabaud, donc, prend tout de même contact avec les autorités nazies en vue de remettre, à celles-ci, la liste des professeurs juifs du Conservatoire. Comme on voit, au Conservatoire, ça ne traîne pas… Il y a trois professeurs juifs. Ils seront, tous les trois, renvoyés, ils seront, tous les trois, démissionnés en décembre 1940.

 



Mais il y a mieux. En parallèle à la liste des professeurs juifs, Henri Rabaud, assisté de Jacques Chailley, dresse, aussi, de sa propre initiative, la liste très précise de tous les étudiants juifs et étudiants demi-juifs. A cette époque, on le rappellera, là encore, en octobre 1940, aucune loi, ni des autorités de Vichy, ni des autorités nazies, ne réclame l'établissement d'une liste de ce genre. Le Conservatoire, ici, précède – ou plutôt : le Conservatoire excède, ici, la loi raciale. La liste des étudiants juifs sera, par la suite, d'une grande utilité à Claude Delvincourt, le directeur du Conservatoire à partir de 1941, lorsque, sur recommandation de Vichy, il exclura, en 1941, les étudiants juifs des concours, avant de les exclure, par la suite, en 1942, sur recommandation de Vichy, là encore, du Conservatoire lui-même… » écrit François Coadou.
http://www.musicologie.org/publirem/coadou_musique_france_occupation.html

 

Claude Delvincourt est un exemple, encore, de l’ambivalence régnant alors chez certains. En effet, celui-ci était aussi membre du « Front National de la Musique». «Très vite, après la guerre, c'est devenu une légende : le Conservatoire a résisté – très vite, après la guerre, c'est devenu une légende : c'est même toute la musique française qui a résisté, qui a lutté.



Sans doute. Mais qu'a-t-elle fait ? Qu'a fait le Front National de la Musique ?
Si on essaie de faire la somme de ses actions de résistance, le fait est que l'on ne trouve rien » constate François Coadou.

 



L’exemple de la musique sous Vichy illustre ce que l’on a déjà pu voir dans d’autres disciplines. Et on pourrait en rajouter. Vichy avait une idéologie et a trouvé (ou retrouvé) des idéologues chargés d’alimenter celle-ci dans chacune de ces institutions. Les travaux de ces chercheurs visaient moins à convaincre l’ensemble des Français et plus ceux que nous nommons aujourd’hui «les élites».

 



François Coadou, traitant des raisons d’ordre sociologique intéressant l’Occupant nazi – ces mêmes raisons valent aussi pour l’État vichyste -, explique : « Au plan sociologique, le public de la musique dite classique est un public qui appartient à l'élite socio-économique ; c'est un public qui appartient à la bourgeoisie. Or, c'est bien l'élite socio-économique – or, c'est bien la bourgeoisie que l'Occupant cherche, en priorité, à séduire. C'est elle dont l'Occupant cherche, en priorité, à s'attirer les bonnes grâces, dont il cherche à s'attirer la sympathie. C'est de cette France-là que l'Allemagne a le plus besoin au niveau de la soumission politique ; c'est de cette France-là que l'Allemagne a le plus besoin au niveau de la collaboration économique ». Cela s’applique selon-lui en priorité à la musique, mais on peut étendre cette réflexion bien au-delà de cette institution. « Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée » disait Mauriac en août 1943.

 

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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