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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:48

 

LA SOMME ET LE RESTE NO 26

Décembre 2013       

 

 

BONJOUR,

 

 

Dernier numéro de l’année 2013, presque entièrement consacré aux « Chroniques politiquement incorrectes » tournant autour de « L’abandon à la mort … de 76 000 fous par le régime de Vichy ». Je ne crois pas que le résistant Henri Lefebvre eut désavoué ce combat pour la vérité. L’ami de Lucien Bonnafé était partie prenante de ce combat, alors qu’Henri et Lucien étaient en vie.

 

 

Cela peut se vérifier à la lecture de la revue « M », en 1987 ou 1988 notamment, quand Lefebvre co-dirigeait cette revue avec Gilbert Wasserman. « Des points où enfoncer le clou à grands coups de marteau et d’autres où passer énergiquement la faucille » avions-nous, avec Lucien Bonnafé et René Lourau, intitulé un article dans le numéro spécial de « M » consacré à la mémoire d’Henri Lefebvre en décembre 1991 après sa disparition. C’est de ça qu’il s’agit toujours et aussi avec les chroniques.

 

 

Henri Lefebvre n’est pourtant pas absent de celle-ci. Notamment dans celles portant les numéros 14 et 15 où il est question du Mode de Production Étatique.

 

 

Bonne lecture donc.

 

 

ARMAND AJZENBERG

ajzenberg@aol.com

 

 

 

 

 

Sommaire


- En mémoire de Rita Thalmann 2

- Armand Ajzenberg : Chroniques politiquement incorrectes (3) 3

13 – Nés sous X 4

14 – Nés sous X (suite 1) 5

15 – À propos du « mode de production étatique » 7

16 – Pas né sous X 8

17 – Et les historiens sous Vichy ? 10

11 – Et les livres d’Histoire sous Vichy ? 11

- Deux livres d’Hughes Lethierry 13

- Seminaire : Lefebvre y la révolution urbana 14

 

 

 

La Somme et le Reste

 

Revue éditée avec le soutien d’Espaces Marx

 

Diffusée par courrier électronique

Tous les numéros sont consultables et téléchargeables sur :

 "http://www.lasommeetlereste.com/"

E mail : Ajzenberg@aol.com                    

 

 


Animateur de la revue : Armand Ajzenberg

 

Rédacteurs(trices) – correspondants(antes) :

 

Ajzenberg Armand (F), Andrade Margarita Maria de (Brésil), Anselin Alain (Martinique), Beaurain Nicole (F), Benyounes Bellagnech (F), Bihr Alain (F), Carlos Ana Fani Alessandri (Brésil), Damiani Amélia Luisa (Brésil), Delory-Momberger Christine(F), Devisme Laurent (F), Gromark Sten (Suède), Guigou Jacques (F), Hess Rémi (F), Joly Robert (†) (F), Kofman Éléonore (Royaume Uni), Labica Georges (†) (F), Lantz Pierre (F), Lenaerts Johny (Belgique), Lethierry Hughes, Lufti Eulina Pacheco (Brésil), Magniadas Jean (F), Martins José de Souza (Brésil), Matamoros Fernando (Mex.), Montferran Jean-Paul (†) (F), Müller-Schöll Ulrich (Allemagne), Nasser Ana Cristina (Brésil), Öhlund Jacques (Suède), Oseki J.H. (†) (Brésil), Péaud Jean (F), Querrien Anne (F), Rafatdjou Makan (F), Sangla Sylvain (F), Seabra Odette Carvalho de Lima (Brésil), Spire Arnaud (F), Sposito Marilia Pontes (Brésil), Tosel André (F).

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:07

 

Invitation soutenance de thèse

 

 

Bonjour à tou-tes,

 

 

J'ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse : 

 

 

"Une critique en acte des institutions : émergences et résidus de l'analyse institutionnelle dans les années 1960"

 


le mercredi 11 décembre 2013 

à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, 2, rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro Saint-Denis Université, ligne 13) 

à 14 h 15, salle des thèses, 

Espace Deleuze (bâtiment A, premier étage, face à  l'Amphi A2). 

 

Jury : 

 

Monsieur Remi Hess (Université Paris 8, directeur)

Monsieur Régis Malet (Université de Bordeaux)

Madame Barbara Michel (Université de Grenoble)

Monsieur Pascal Nicolas-Le-Strat (Université de Montpellier)

Monsieur Jean-Yves Rochex (Université Paris 8)

Madame Gabriele Weigand (Université de Karlsruhe)

 

Bien cordialement

Valentin Schaepelynck

 

 

 

Une critique en acte des institutions : émergences et résidus de l'analyse institutionnelle dans les années 1960 

 


L’“analyse institutionnelle” a émergé dans les années 1960, comme formule pratique et théorique, au croisement de la psychothérapie et de la pédagogie institutionnelle, qui s’affirmèrent jusqu’à aujourd’hui comme des tentatives de transformer la psychiatrie et l’école de l’intérieur, et d’une approche politique des processus d’aliénation et de réification à l’oeuvre dans l’ensemble des institutions de la vie sociale. À partir des années 1970, l’expression est devenue, avec Georges Lapassade et René Lourau, le nom d’une forme particulière et politisée de sociologie d’intervention, qui a nourri une conception critique des sciences de l’éducation. Mais c'est dès le milieu des années 1960 que Félix Guattari et Georges Lapassade en ont revendiqué chacun l’invention. Guattari appelle analyse institutionnelle la manière dont un collectif se réapproprie et transforme les institutions qui le traversent : analyser les institutions ne se ramène pas seulement à une opération intellectuelle, mais consiste à produire de nouvelles formes de vie en libérant, face aux normes établies, les potentialités critiques, voire révolutionnaires, du désir inconscient. Dans la version qu’en propose Lapassade, l’analyse institutionnelle se réfère également aux expériences de la psychothérapie et de la pédagogie institutionnelle, mais se développe aussi à partir d’une réflexion et d’une pratique critique de la psychosociologie d’intervention. Il approfondit l’hypothèse selon laquelle la vie des groupes sociaux est continuellement traversée par des enjeux institutionnels, au sens d’une certaine division du travail et d’une certaine distribution du pouvoir, qu’il faut pouvoir révéler par une critique en acte. Mettant en rapport archives et entretiens, textes théoriques et récits biographiques, nous proposons de suivre, à partir de leurs contextes pluriels et parfois polémiques de concepts et de pratiques, l’émergence de ces différentes versions de l’analyse institutionnelle dans les années 1960, en nous efforçant de cerner là où elles se croisent et se séparent, de saisir la manière dont elles problématisent de manière transversale, entre théorie et intervention sociale, les institutions comme des réalités non monolithiques, où se confrontent “groupes sujets” et “groupes assujettis”, dynamiques instituantes et ordre institué, espace de contrainte et expérimentation des possibles. Par là, nous entendons montrer que la généalogie de l’analyse institutionnelle concerne non seulement l’histoire des idées, mais une certaine problématisation critique des institutions, à laquelle doivent pouvoir participer tout autant les sciences sociales que les acteurs sociaux.

 

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 15:39

 

 

Université Coopérative de Paris

Samedi 7 décembre 2013

 

 

quarto_stato-2-.jpg 

 

 

Laboratoire pratique de chant social italien mené par Salvatore Panu

 

Lieu : Culture et Liberté, 5, rue St. Vincent de Paul, Métro Gare du Nord

Horaires: de 14h jusqu'à 18h

 

(pour réserver et avoir le code répondre à ce e-mail)

 

www.ucp-paris.org

Chants de lutte, de protestation, de travail, anarchistes, anticléricales, socialistes, communistes, antifascistes, 

 antimilitariste et contre la guerre, anti-impérialistes et anticapitalistes, de prison et/ou d'exil, contre les forces de l'ordre, d'émigration, féminins et/ou féministes, chants satiriques, d'amour, para-liturgiques (liée aux rituels des cultures populaires de tradition orale)

Chants du period des Révolutions, Restauration, Risorgimento (1789-1870), de l'unité de l'Italie à la Grande Guerre (1870-1918), de l'après-guerre, Fascisme et Antifascisme (1918-1943), de la Resistenza et de la Deuxième Guerre Mondiale, (1943-1945), de l'après-guerre et la Reconstruction (1945-1962), du centre-gauche à l'Automne Chaud (1963-1969), de la chanson politique et le Mouvement (1970-1980)

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Il Sole dell'Avvenire

 

 

sole-dell-avvenire-1-.jpg 

 

 

Domenica 8 dicembre ore 18.30

 

XM24, via Fioravanti 24, Bologna

 

Presentazione del nuovo libro di Valerio Evangelisti e incontro con l’autore

 

con accompagnamento musicale di Salvatore Panu (fisarmonica e voce)

 

www.eymerich.com

 

www.ecn.org/xm24

 

 

 

 

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Sur les Traces de la Conspiration des Muses (Quatrieme Mouvement)

 

Prochaine rencontre à Bordeaux du mardi 18 au samedi 22 Février 2014

Ceux qui sont interessés à participer peuvent me répondre à cet e-mail

 

Sulle Tracce della Cospirazione delle Muse (Quarto Movimento)

 

Prossimo incontro a Bordeaux dal martedì 18 al sabato 22 Febbraio 2014

Chi fosse interessato a partecipare può rispondermi a questa e-mail

 

Reteivanillich mailing list

Reteivanillich@lists.contaminati.net

https://lists.contaminati.net/listinfo/reteivanilich 

 

 

 

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 19:06

 

Projet de colloque international

(analyse des discours rituels, (post)-traumatiques et cliniques; anthropolinguistique ; ethnographie ; ethnopsychiatrie)

 


 

Imprécation et déprécation

 

 

À la suite du Colloque international qui s'est tenu sur l'Interpellation, et qui a rassemblé en mai 2008, à Paris (Maison de la Recherche), 36 participants ayant représenté 32 universités et 10 pays (Corela, 2010), la deuxième session sur l'instantané discursif portera sur l'imprécation et la déprécation. Tout comme la précédente session, cette manifestation scientifique s'attachera à décrire et analyser les discours à travers ce qu'ils impliquent de matérialisations brèves ou momentanées. Cette réflexion s'ouvre tout autant aux questionnements spécifiquement linguistiques, qu'à des approches interdisciplinaires liées notamment à l'anthropolinguistique, à l'ethnographie, à la clinique et à l'ethnopsychiatrie. L'analyse du discours elle-même conjoindra les appareils variablement critiques qui s'en dégagent, de quelque manière qu'on aborde, pour reprendre la formule de Dufour et Rosier (2012 : 9), « le programme contemporain de l'analyse du/des discours». Pouvant tirer profit tout autant d'une analyse du discours « à la française» que d'une Critical Discourse Analysis, la question de l'instantané discursif suppose en effet qu'on envisage tout autant ses manifestations comme des matériaux empreints de récurrences et de variations, que comme des objets sociaux (Fairclough et Wodak, 1997). Cette remarque s'applique également aux « pratiques discursives » elles-mêmes, et aux rapports à ces pratiques, y compris à travers les mécanismes par lesquels les discours confirment, légitiment, reproduisent ou repositionnent les relations de domination dans la société (Van Dijk, 1998 : 353).

 

 

D'une manière générale, les termes d'imprécation et de déprécation désignent deux types de manifestations discursives qui consistent, pour l'une, à appeler le mal(heur) sur une ou plusieurs personnes, et, pour l'autre, à détourner le mal, ou implorer la réparation ou le pardon. Plus ou moins spontanées (Wright, 2003), mais aussi variablement intempestives, l'imprécation et la déprécation sont liées l'une à l'autre par l'événementialité qu'elles expriment, ainsi que par leurs implications culturelles et les diverses temporalités qui s'y déploient. Elles posent d'autre part la question de la complémentarité qui s'établit entre le verbal et le paraverbal, d'autant que si la plupart d'entre ces manifestations peuvent être abordées à l'appui de leur contenu linguistique, toutes ne sont pas proprement verbalisées. En effet, d’autres matériaux, non dits, n’en demeurent pas moins imprécatifs ou déprécatifs, comme c'est le cas de sorts qui, dans certains contextes, sont « bus » ou « ingurgités ». De même peut-on reconnaitre une consistance imprécative ou déprécative dans des représentations matérielles diverses, comme des figurines, et parmi elles celles qui comportent des dires récitatifs (des Psaumes, par exemple) disposés de manière à « clôturer » une épidémie.


D'un point de vue à la fois ethnopsychiatrique et clinique, l'imprécation et la déprécation sont parties prenantes de processus soit de malédiction, soit, au contraire, de guérison, comme en témoignent les pratiques verbales, ainsi que les répertoires et les pharmacopées qui, de par le monde, s'assortissent de formules et de régularités discursives pour certaines visibles, pour d'autres tenues secrètes (et ce jusque dans leur écriture même : Szulmajster-Celnikier, 1998 ; Damus, 2010). L'imprécation notamment, qui est envisageable à travers de multiples mécanismes, « adresse » (Lachenicht, 1980) certains patients dans une répétition de l’instant discursif, avec dans de nombreux cas des récurrences acoustiques ou prosodiques spécifiques, lesquelles forment autant de résonances auxquelles l'individu est constamment confronté. L'instant imprécatif cristallise alors le tort ou le préjudice provoqué, à moins qu'il ne s'agisse de détourner ou de défaire les termes d'une déprécation antérieure. Par ailleurs et à bien des égards, les entités (saints, divinités, « esprits », etc.) convoquées existent dès lors qu'elles sont nommées, «allocentrées», tandis que dans d'autres cas, des expressions concernées laissent la personne dans l’impossibilité de dialoguer avec ce qui est convoqué, rendant de ce fait l’imprécation sensiblement monologique et verrouillée. Si, comme nous en avertissent Nathan et Lewertowski (1998), l'urgence de ces questions se confirme sur le plan clinique, elles intéressent tout autant l'anthropolinguistique, l'analyse des discours (post-)traumatiques et thérapeutiques, l'ethnographie linguistique, que l'épistémologie des sciences.

 

 

L'imprécation et la déprécation seront ici principalement examinées, quoique sans exclusive, à partir de leurs manifestations en discours, autrement dit oralement produites (verbalisées, subvocalisées), écrites, voire les deux combinées. Ainsi pourra-t-on les rapprocher de l'apostrophe à la personne (Détrie, 2006), des discours « reproduits » (Roulet, 1991) et des expressions formulaires (Pradem Sarinic, 2004 ; Torterat, 2006). Le présent colloque cherchera à en déterminer les modes d'analyse les plus probants : par exemple, quelle productivité y a-t-il à envisager l'imprécation et la déprécation sous l'angle de l'onomasiologie (Benveniste, 1969 ; Zimmermann, 1994), ou sous celui de la sémasiologie (Detienne, 1990 ; Saborit, 2008) ? Quels apports respectifs des approches multimodales, lexicométriques, macrosyntaxiques de ces manifestations discursives ?


Quelles parts d'intimation, de sommation et de détournements supposent-elles ? Quel rendement concéder à des notions plus transversales telles que l'euphémie et la blasphémie ? Toutes ces questions, et beaucoup d'autres, méritent d'être débattues dans un esprit de collaboration interdisciplinaire, l'objectif étant d'apporter un maximum d'éclairages sur ce domaine de recherche.

 

 

Approches spécifiquement linguistiques :


- nomination, dénomination et paradigmes désignationnels

- aspects interlocutifs et délocutifs de l'imprécation et de la déprécation

- interpellation et contre-interpellation

- violences verbale et paraverbale

- approches multimodales de l'imprécation et de la déprécation

- formes et temps verbaux des expressions imp-/déprécatives

- configurations verbales et averbales des formules

- collocations et récurrences locutionnelles

- phénomènes prosodiques et périphérie (macro)syntaxique

 

 

Pistes de réflexion interdisciplinaires :

 

- imprécation, déprécation et manifestations assimilées : essai(s) de typologisation

- propos comminatoires et calomnies

- parler contre, détourner : quelles complémentarités ?

- manifestations (para)discursives de la bénédiction et de la malédiction

- résistances de la déprécation et de l'imprécation aux initiatives cliniques

- blasphémie et euphémie

- intimation, sommation et vaticination comme «entours» de l'imprécation et de la déprécation

- crachats, regards, régurgitations et autres formes d'extériorisations imp-/déprécatives

- dimensions (/ implications) ethnographiques et ethnopsychiatriques de l'imprécation et de la déprécation

 

 


Quelques références :

 

Benveniste, E. (1969). L'analyse du langage théologique. Le nom de Dieu. In E. Castelli dir., Actes du colloque du Centre international d'Etudes humanistes et de l'Institut d'Etudes philosophiques de Rome .

Rome : Archivio di Filosofia, 71-73 (cf. les Eléments, «blasphémie et euphémie», chap. 18).

Corela (numéro thématique), L'Interpellation, url : < http://corela.edel.univpoitiers.

fr/index.php?id=716 >

Damus, O. (2010). Les Pratiques thérapeutiques traditionnelles haïtiennes : les guérisseurs de la djok. Paris : L'Harmattan.

Detienne, M. (1990). Les Maitres de vérité dans la Grèce archaïque. Paris : Éditions de la Découverte (Coll. « Textes à l'appui »).

Détrie, C. (2006). De la non-personne à la personne : l'apostrophe nominale. Paris : CNRS éditions.

Dufour, F. ; Rosier, L. (2012). Introduction. Héritages et reconfigurations conceptuelles de l'analyse du discours « à la française » : perte ou profit ? Langage et Société 140 : 5-13.

Fairclough, N. ; Wodak, R. (1997). Critical discourse analysis. In T. Van Dijk (éd.), Discourse Studies : A Multidisciplinary Introduction (vol. 2). London : Sage, 258-284.

Lachenicht, L.G. (1980). Aggravating Language. A Study of abusive and insulting language. International Journal of Human Communication 13(4) : 607-687.

Nathan, T. ; Lewertowski, C. (1998). Soigner : le virus et le fétiche. Paris : Odile Jacob.

Poccetti, P. (1998). L'iscrizione osca su lamina plumbea Ve 6 : maledizione o preghiera di giustizia ? Contributo alla definizione del culto del Fondo Patturelli a Capua. In Atti del Convegno Internazionale di Studi in ricordo di Nazarena Valenza Mele, I culti della Campania antica (Napoli, 15-17 maggio 1995) : 175-184.

Pradem-Sarinic, M. (2004). « J'ai vu la couleur de ses yeux ». Imaginaire & Inconscient 13 : 63-78.

Roulet, E. (1991). « Vers une approche modulaire de la structure du discours ». Cahiers de linguistique française 12 : 53-81.

Saborit, I.T. (2008). Justicia vindicatoria. Madrid : Consejo Superior de Investigaciones Científicas.

Szulmajster-Celnikier, A. (1998). Eloge de la prudence méthodologique. La complexité des données décrédibilise la quête d'une langue originelle. La Recherche 306 : 76-81.

Torterat, F. (2006). L'Attribution implicite du genre judiciaire au discours rapporté : l'exemple des locutions assertives de l'« otroi » en ancien et en moyen français. In J.-M. Lopez Muñoz, S. Marnette et L. Rosier (éds), Dans la Jungle du discours rapporté : genres de discours et discours rapporté, Cadix : Presses de l'Université de Cadix, 45-54.

Van Dijk, T.A. (1998). Critical Discourse Analysis. Personal Website (url :

<http://www.discourses.org/OldArticles/Critical%20discourse%20analysis.pdf>).

Wright, R.G. (2003). An Emotion-based Approach to freedom of Speech. University Chicago School of Law 34 : 429-478.

Zimmermann, M. (1994). Le vocabulaire latin de la malédiction du IXe au XIIe siècle.

Construction d'un discours eschatologique. Atalaya 5 : 37-56.

 

 

 

Comité scientifique envisagé :

 

Tijana Ašić (Belgrade), Lorena Dedja (Tirana), Patrick Charaudeau (Paris 13), Obrillant Damus (Port-au-Prince), Catherine Détrie (Montpellier 3), Ligia-Stela Florea (Cluj-Napoca), Béatrice Fracchiolla (Avignon), Olga Galatanu (Nantes), Françoise Hammer (Karlsruhe), Bertrand Masquelier (Amiens), Paolo Poccetti (Rome), Marianne Pradem-Sarinic (Antilles-Guyane), Thierry Rosso (Nice), Anne Szulmajster-Celnikier (Collège de France), Frédéric Torterat (Nice), Monica Vlad (Constanta)

 

 

 

Calendrier :

 

 

- mars 2014 : premier appel à participations (résumés de 6000 à 9000 signes, avec

bibliographie en annexe) ;

- 1er octobre 2014 : date limite de soumission

- décembre 2014 : avant-programme et mise sur site (Hypothèses.org) des résumés des participants ;

- janvier-avril 2015 : organisation pratique et diffusion scientifique (avec notamment le règlement de la question des actes, pressentis chez Peter Lang) ;

- 15 avril 2015 : programme définitif

- mai 2015 : Colloque (Nice, Rome ou Paris)

 

Transmis par Obrillant Damus

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:17

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 20



« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

L’avis du Dr Michel Caire

(suite 1)



Les mystères d’une circulaire

 

La circulaire du 4 décembre 1942 du Secrétaire d'État à la Famille et à la Santé, dite « Circulaire Bonnafous » qui a incontestablement permis une amélioration de la situation en accordant "l'attribution supplémentaire de denrées contingentées aux malades internés dans les hôpitaux psychiatriques" est considérée par l'auteur comme "probablement politicienne et non humanitaire" (p.47), si tant est que l'on ne puisse imaginer "un brusque accès d'humanisme" d'un "ministre collaborationniste, par ailleurs solidaire de toutes les déportations de juifs vers les camps de la mort" (p.53).

Cette circulaire "tardive, décalée, insuffisante et en partie inefficace" (p.73) et au mieux "un accident, une péripétie, un miracle" (p.80) aurait été destinée, propose A. Ajzenberg, moins à satisfaire les psychiatres qui avaient réclamé cette mesure, que "la bonne conscience de quelques personnalités" (p.72) comme Heuyer.



L'auteur discute aussi le rôle possible d'Hélène Bonnafous, fille du grand aliéniste Paul Sérieux et elle-même médecin du cadre des hôpitaux psychiatriques, dont l'intervention auprès de son époux Max, Secrétaire d'État à l'Agriculture et au Ravitaillement aurait pu être à l'origine de cette circulaire. Mais cette hypothèse n'a jamais été prouvée, écrit à juste titre Ajzenberg (p.76), et d'autant plus douteuse, précise-t-il, que la psychiatre et le ministre étaient alors déjà séparés.



Préférée à la « fable Bonnafous », « l'hypothèse Heuyer» fait l'objet d'un développement intéressant (pp.81-99). A. Ajzenberg nous rappelle que le président Laval avait commandité auprès de son ministre de la Santé Raymond Grasset la création d'un « Conseil technique de l'enfance déficiente et en danger moral », où siègeront Louis Le Guillant, médecin directeur de l'hôpital de La Charité, Jean Dublineau et Georges Heuyer, qui tous trois réclamèrent par ailleurs des mesures pour sauver les malades des hôpitaux psychiatriques. L'auteur postule que ces trois importantes personnalités purent, avant-même la mise en place de ce Conseil (25 juillet 1943) faire des démarches auprès de l'autorité centrale : Heuyer lui-même "fréquenta Vichy dès 1941" (p.83). Laval, tenant à ce projet, aurait ainsi par intérêt, "nécessité politique" oblige, accordé ces suppléments alimentaires.



Nous avions nous-mêmes suggéré le rôle possible des psychiatres membres du Conseil Supérieur de l'Assistance de France, avec les docteurs Georges Demay, Paul Gouriou, Charles Perrens et Jean Lauzier notamment (voir sur ce site : Pages d'histoires : Sous l'Occupation : Hécatombe par carence). Il pourrait être intéressant par ailleurs d'étudier celui de la Société de médecine légale, qui tint sans discontinuer ses séances sous l'Occupation, comme le fit la Société médico-psychologique.

Cette circulaire dite « Bonnafous » est une "preuve" de l'"innocence" de Vichy pour les uns ["la preuve absolue, la seule, de ce que Vichy n'avait aucune volonté génocidaire s'agissant des fous internés" pour Mme von Bueltzingsloewen, écrit l'auteur p.78], qui serait "contrebalancée" par une autre "preuve" qui est ce courrier de mai 1942 - découvert par S. Odier - d'un Directeur régional de la Santé et de l'Assistance (XXe région) [du « Secrétariat à la Santé », écrit Robert Redeker dans Le Web de l'Humanité du 20 novembre 2000 après M. Lafont, L'extermination douce, 2000, p.254 : « Secrétariat d'État à la Santé (XXIIe région) cabinet du Directeur Général »] adressé au directeur de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève, recommandant aux médecins de désigner les bénéficiaires d'un régime de réalimentation en fonction de leur curabilité (p.56), ce qui, implicitement, revient à "laisser mourir" les autres.



Au-delà de la question de savoir s'il y a là « une volonté de "laisser mourir" les fous sous le régime de Vichy » ou de ne sauver que certains d'entre eux, est posée celle du caractère de la recommandation : initiative personnelle ou ordre ministériel ? L'auteur met cette consigne en parallèle avec certaines positions d'Alexis Carrel, bien connues de ses contemporains et incontestablement eugéniques (p.57).


________________________________

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:23

 

Chers amis 

 


Je partage avec vous cet événement. D´une façon ou d'une autre vous avez contribué à ce travail. Impossible de vous oublier. Merci de ma part et de la part des habitants de Mangueira. 
Affectueusement
Lúcia Ozório
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Co-inspirations dans la ville

 

 

Images – histoires orales de vie de Mangueira. Débat : à PUC université, Rio de Janeiro,  le 31/10/2013 à 15 h Lieu : Pilotis Frings. Exposition à la Bibliothèque Publique de Mangueira  Jair Campos da Silva, adresse: 850 Rue Bartolomeu de Gusmão, Mangueira, Rio de Janeiro, Brésil.  Inauguration avec un débat: le 21/11/2013 à 17 h. L´exposition aura lieu jusqu’au 29/11/2013 de 10h à 16 h.

 

 

 

Cette année 2013, notre travail de recherche à Mangueira fête son dixième anniversaire. Nous commémorons une trajectoire composée de multiples chemins vécus ensemble, à la façon d’une recherche-processus qui prend en compte le temps communautaire, sans peur des murs, en essayant de construire de nouveaux espaces-temps du commun. Nous relevons  un désir commun à Mangueira, exprimé par Celso, habitant de la communauté au début de notre travail:

 

 

Nous allons raconter des histoires de rezadeiras (personnes pieuses qui soignent les habitants), d´éleveurs de porcs, de verdureiras (petits vendeurs de légumes), des gens d'ici. Mangueira a besoin de cela. Tout le monde pense que Mangueira est une école de samba ou un territoire de marginaux. Au milieu de tout cela il y a la communauté que personne ne connaît.”.

 

 

Avec ce partage des expériences de vie, Mangueira affirme que la ville a des traces, des pistes de l´humanité de la culture. Notre travail a débuté en 2003, à un moment où la communauté subissait l´opération « tolérance zéro » de l´Etat de Rio de Janeiro, et une fois de plus, par la violence  médiatique qui criminalise les communautés pauvres. A cette violence, Mangueira répond par un désir de « communiser » la puissance de ses histoires de vie, l´âme du morro, sa vie, ses gens.

 

 

L´idée de cette commémoration est de faire un exercice d´imagination politique en cherchant des alliances avec la puissance des mouvements sociaux qui arrivent au Brésil, dans le monde. Ce travail avec Mangueira, depuis dix ans, veut déplacer la scène politique – du palais à la rue, de l’historiographie du pouvoir à l´histoire de vie des habitants des communautés pauvres -  ne voulant qu´inciter des processus imprévus, constituants. La Bibliothèque Publique de Mangueira dans sa précarité de bibliothèque d´une communauté pauvre de la ville de Rio de Janeiro sera notre lieu pour réaliser cette exposition. Au cours du débat le 21 novembre 2013, nous aimerions bien compter sur une polyphonie sonore, visuelle, scénique, avec vos chants, vos poèmes, vos voix. Les images de Mangueira vont chercher communément, «l´âme du morro, sa vie, ses gens ». Venez tous vous plonger dans des niveaux de communauté sensibles à la pulsation de la vie, au pouvoir qu´elle a de (se) créer, d'inventer.

 

 

Si vous pouvez, amenez des livres, la bibliothèque en a besoin.

 

 

Appui de cette recherche: habitants de Mangueira, indispensables; université UERJ-FAPERJ; laboratoire EXPERICE, France – (universités Paris 8 et Paris 13-Nord); laboratoire LIPIS - université PUC-RJ; GT psychologie communautaire – ANPEPP. RJ; Edpop – Brésil ; L´AMAP-France. 

 

 

Lúcia Ozório.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:01

 

Région Île de France : lesper.idf@orange.fr

Correspondant Bernard Jabin: b.jabin@occe.coop

 

OCCE 75 149 rue de VAUGIRARD 75015 PARIS

Téléphones: 06 51 14 50 63 / 01 47 83 29 55; Télécopie: 01 47 83 29 44

 

 

Bonjour à toutes, à tous, à chacune et à chacun,


Les assureurs mutualistes de la CRES IdF en partenariat avec L'ESPER ÎDF, vous invitent à participer à la journée portes ouvertes de :

 

"Sensibilisation à l’économie sociale et solidaire"

 

Vendredi 22 novembre de 10h à 17h

Mairie du 20e - 6 place Gambetta

Métro : Gambetta

 

 

Pour favoriser la connaissance de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), L’ESPER ÎDF et la CRESS ÎDF ont décidé l'organisation de cette journée de présentation à la mairie du XXème, afin d'offrir la possibilité au maximum de personnes de se familiariser avec l'ESS ou de découvrir cette économie de proximité.

 

 

Je vous remercie de faire circuler cette invitation dans vos réseaux, afin d'assurer le succès de cette journée et de permettre à toutes celles et tous ceux que vous connaissez de venir nous rejoindre.

 

 

Dans l’attente de votre réponse, recevez, l'expression de mes cordiales salutations.

 

 

 

Bernard JABIN

Correspondant Île de France de L'ESPER

Trésorier de la CRESS ÎDF

  

06 51 14 50 63

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 11:53

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 19


« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

L’avis du Dr Michel Caire

 


Le psychiatre Michel Caire (actuellement Chef de service du Département d'Information Médicale de l'EPS Maison-Blanche) a longuement rendu compte et analysé, sur son site « Histoire de la psychiatrie en France », site de référence en la matière, le livre : « L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

 

 

Nous publierons dans les chroniques qui vont suivre (quatre exactement), avec son accord, son avis sur le livre. Les sous-titres sont de moi, Armand Ajzenberg.

 



L’avis du Dr Michel Caire, commence ainsi :

 


« Une contribution polémique au débat sur l'hécatombe dont les hôpitaux psychiatriques furent le théâtre sous l'Occupation, dont le régime de Vichy porterait la responsabilité directe.

 


Bien que très axée sur la dénonciation des thèses opposées et de leurs auteurs, l'étude d'A. Ajzenberg, acteur engagé de longue date dans le combat initié par Lucien Bonnafé et Pierre Durand, et poursuivi par Max Lafont, Patrick Lemoine, Antoine Spire et autres, est intéressante et documentée, comme le texte d'A. Castelli consacré à Montfavet (publié en 1996 dans la revue Chimères) ».

 



Un essai-pamphlet

 


« Cet essai, qui, de l'aveu-même de son auteur, "se veut aussi un pamphlet" (p.102), pourra aussi sans doute être considéré comme partisan et manichéen par ceux qu'il cite à de multiples reprises, pour certains accusés d'erreurs méthodologiques, d'aveuglement, de contradictions, d'ignorance, de "mauvaises manières" (p.102, p.105 et suiv.), de manipulation (p.103, p.113, p.116, p.117, p.148, p.190), de mensonge (p.79, p.102, p.113, p.117, p.119, p.125, p.126, p.137, p.140, p.143, p.190), etc. : Henry Rousso, - « exécuteur sans jugement » (p.30) des livres de Lafont et Durand et suspect d'incompétence en la matière - et Eric Conan, et surtout Isabelle von Bueltzingsloewen, dont le nom revient à de si nombreuses reprises que l'historienne apparaît comme la principale cible de l'auteur, particulièrement pour avoir "innocenté" Vichy sur la question étudiée : « L'abandon à la mort... peut apparaître comme un réquisitoire contre le livre de Mme Von Bueltzingsloewen. Ça l'est effectivement » (p.27) : « Cet essai-pamphlet" se veut « une lecture critique » de ce livre » (p.102).

 



Olivier Bonnet et Claude Quétel, Denis Peschansky, Elisabeth Roudinesco (notamment p.108-109, p.119 à propos de son papier sur Bonnafé en 2003, et p.174), Pierre Assouline sont également cités pour s'être opposés aux conclusions des tenants de la thèse de l'"extermination douce" tolérée sinon organisée par l'État Français, pour avoir partagé, entièrement ou partiellement, les thèses d'Isabelle von B. (p.103) ».

 



Les chroniques suivantes, rendant compte du texte du Dr Michel Caire auront les sous-titres suivant :


- Les mystères d’une circulaire.

- Volonté ou non de laisser mourir.

- Des difficultés à qualifier la « chose ».

- Le nombre des morts ?

 


________________________________

 

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 14:33

 

Ami-e-s du soir, bonsoir,

 

Vous trouverez en pièce jointe l'annonce de la parution du n° 10 de la Revue Française d'Education Comparée, consacré au storytelling et co-dirigé par Louis Porcher et Dominique Groux.

 

Bien cordialement,

Bernard Jabin

 

 

 

Vient de Paraître

 

 

LE STORYTELLING

Un angle neuf pour aborder des disciplines multiples ?

La Revue française d’éducation comparée

N°10 Septembre 2013

Louis PORCHER

Dominique GROUX

Collection : Raisons, comparaisons, éducations

ISBN : 978- 2-343-01797-6 • novembre 2013 • 200 pages • Prix éditeur : 20 euros

 

 

 

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La Revue française d’éducation comparée illustre la recherche en éducation comparée dans ce qu’elle a de plus innovant, en France et dans le monde. Le dossier du n°10 de La Revue Française d’éducation comparée est consacré au Storytelling.

 

Il convient de considérer « story telling » au pied de la lettre. C’est le fait de « raconter une histoire », d’étudier un objet comme pouvant s’inscrire dans un récit, être englobé dans une narration, trouver sa place dans une histoire que l’on puisse raconter. Ce serait, manifestement, un angle neuf pour aborder le domaine de l’éducation.

 

D’autres secteurs du savoir se sont lancés dans le storytelling pour ne pas laisser passer une occasion de voir le secteur considéré sous un angle nouveau et pour avoir une chance de mieux le saisir. C’est le cas de quelques domaines particulièrement importants socialement, comme la médecine, ou la politologie, la philosophie.

 

L’un des traits caractéristiques du storytelling est qu’il s’appuie aussi bien sur des données fausses que sur des repères exacts. Telles sont à la fois sa puissance et sa faiblesse. On peut dresser aussi bien un récit indiscutable qu’une narration fondée sur des erreurs ou même des falsifications volontaires. L’établissement de la justesse constitue alors l’un des enjeux du storytelling. Il s’agit de démêler le vrai du faux et l’on sait combien le faux n’est jamais indifférent. C’est dans cette confrontation que se loge la très grande fécondité du storytelling. Le télescopage des récits et leur comparaison permettent un accès à la connaissance le plus solidement établi. On a compris que cet instrument de recherche ne trouve sa pertinence que dans les domaines où n’existe pas une administration péremptoire de la preuve et où, même, aucune démonstration ne permet de trancher. Le storytelling est une forme d’approche d’une « vérité approximative » dirait Bachelard, là où aucune « vérité » (avec toutes les réserves sur le contenu de ce mot) ne peut être constituée.

 

Par exemple, on pourrait aisément étudier, à l’aune du storytelling, la très rude querelle entre les « créationnistes » et les évolutionnistes ». L’évolutionnisme, depuis Darwin au moins, a établi que l’homme descendait de l’animal. C’est scientifiquement démontré. Mais force est de constater qu’une partie de la population croit au créationnisme : le monde est tel que Dieu l’a créé, exactement identique à lui-même, sans changement. On peut en retirer ceci : la science ne fait qu’engendrer une histoire (à laquelle on croit ou pas et c’est cela qui est stupéfiant pour nous qui sommes baignés dans le « conte scientifique »). C’est un leurre de croire qu’une science est démonstrative. Elle aboutit, finalement, à une croyance, dont on pouvait penser, justement, qu’elle s’en était échappée et l’avait réduite. Il est largement plus inquiétant qu’une telle querelle puisse se régénérer aujourd’hui. Mais cela engage à passer au crible du storytelling beaucoup de nos « évidences ». (Louis Porcher).

 

 

Louis Porcher, né en 1940, ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, docteur de 3ème cycle et d’Etat, professeur à l’ENS puis à la Sorbonne, administrateur de l’Alliance Française, a publié de nombreux ouvrages scientifiques et romanesques dont un bon nombre ont été traduits en langues étrangères.

 

Dominique Groux est agrégée de lettres et professeure émérite de l’Université des Antilles et de la Guyane. Elle est présidente de l’Association Française d’Education Comparée.

 

 


Sommaire

 

 

Louis Porcher – Storytelling

 

Louis Porcher – Storytelling et Français langue étrangère

 

Chantal Müller – Utiliser des histoires pendant le cours de FLE à l’école primaire

 

Augustin Mutuale – Storytelling ou la danse de la raison

 

Hélène Bézille – Storytelling, management et accompagnement du changement dans les métiers de l’intervention éducative et sociale

 

Geneviève Baraona – Le storytelling en littérature

 

Florian Schertel – Le storytelling en médecine

 

Patricia Legris - Les grands hommes et la destinée de la nation. Le storytelling dans les manuels d’histoire du secondaire français depuis les années 1980

 

François Audigier – Penser le présent et construire l’avenir : quels récits ?

 

Sophie Ramond – Raconter des histoires, raconter l’Histoire. La narrativité biblique

 

Eric Many, José Alberto Correia, Sofia Marquês Silva –Ruptures biographiques : quand les migrants se rencontrent, quand les migrants se racontent

 

 

Rubrique Histoire : Brigitte Dancel – Storytelling et leçon d’histoire à l’école primaire (1882-1970

 

Rubrique Entretien : Entretien avec Bruno Ollivier : le storytelling, de l’Antiquité à nos jours, ses usages en politique par Dominique Groux

 

Rubrique Thèses et HDR : Emmanuelle Petit, Matérialisations du souvenir en montagne, les enjeux identitaires des places et des placements, thèse de doctorat en géographie, soutenue le 28 septembre 2012, à l’université de Michel de Montaigne Bordeaux 3, et dirigée par le Professeur Guy Di Méo. par Elisabeth Guimbretière

 

Valérie Haas, Traces, silences, secrets - Une approche psychosociale de la mémoire et de l’oubli collectifs, Synthèse de travaux d’habilitation à diriger des recherches, soutenue le 16 novembre 2012, à l’université Paris V - René Descartes, coordinatrice : Madame le Pr. Ewa Drozda-Senkowska. par Elisabeth Guimbretière

 

 

 

BON DE COMMANDE

 

A retourner à L’HARMATTAN, 7 rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris

Veuillez me faire parvenir ....... exemplaire(s) du livre

LE STORYTELLING

La Revue française d’éducation comparée

N°10 Septembre 2013

au prix unitaire de 20 € + 3 € de frais de port, + 0,80€ de frais de port par ouvrage supplémentaire, soit un total de ........ €.

NOM :

ADRESSE :

Ci-joint un chèque de ............ €.

- en euros sur chèques domiciliés sur banque française.

- par virement en euros sur notre CCP 20041 00001 2362544 N 020 11 Paris

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 14:20

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 18



Et les livres d’histoire à l’école sous Vichy ?



« Français, si le Gouvernement qui a recueilli l’héritage de la défaite, ne peut prétendre toujours obtenir votre adhésion, du moins ses actes tendent-ils à continuer l’Histoire de France. Leur place est marquée dans les manuels qui l’enseigneront à vos enfants. Faites que cette place reste une place d’honneur, que ceux qui viendront après vous n’aient à rougir ni de la Nation ni de leurs chefs » (message du maréchal Pétain prononcé sur les ondes le 1er janvier 1942). Ce message est révélateur de l’importance attribuée aux manuels scolaires par le Chef de l’État. « … le manuel demeurait, au service d’un régime autoritaire un puissant instrument d’endoctrinement de la jeunesse, instrument d’autant plus précieux que le corps enseignant lui était majoritairement opposé » écrit Alain Choppin dans une étude publiée en mai 1987 (« Histoire de l’éducation », No 34, Service d’histoire de l’éducation de l’I.N.R.P.).



« En 1940-1942, Vichy suit de très près l’évolution des programmes scolaires et plus particulièrement des programmes d’histoire. Une liste “noire” est même dressée, par Vichy et les Allemands, interdisant un certain nombre de livres et de manuels d’enseignement primaire, à défaut d’avoir les moyens d’en imprimer de nouveaux, faute de papier. C’est en histoire que les interdictions sont les plus nombreuses » écrit en 2010 Éric Alary (professeur d’histoire en classes préparatoires, chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po Paris) dans TDC (« La revue des enseignants »)



« Le 30 août 1940, une semaine après la parution au «Journal officiel » du décret pris par le gouvernement de Vichy le 21 août , le chef de l’Administration militaire en France prenait une ordonnance concernant l’interdiction de livres de classe français » écrit Alain Choppin : 


« En vertu des pleins pouvoirs qui m’ont été conférés par le Führer et Chef Suprême de l’Armée, je décrète ce qui suit :


1. En raison des propos offensants et injustifiés qu’ils contiennent contre le peuple allemand et son armée, les livres de classe mentionnés ci-après seront interdits dans toutes les écoles françaises du territoire occupé.


2. Les éditions existantes desdits livres seront confisquées et détruits.


3. Cette ordonnance entrera en vigueur le jour de sa publication.

 
4. Le personnel enseignant qui se servira, pour ses cours, de ses livres de classe interdits, sera frappé d’emprisonnement allant jusqu’à une année et d’une amende, ou bien de l’une de ces deux peines ».



Cette interdiction frappait quatre ouvrages d’histoire de France : ceux de L. Brossolette, H. Guillemein et l’Abbé Le Ster, M. Guiraud et A. Lechevalier. « Pour tenter d’éviter les préjudices qu’une censure « a posteriori » aurait causé à l’exercice de la profession, le Syndicat des éditeurs signa, avec les autorités d’occupation, le 28 septembre 1940, une convention aux termes de laquelle chaque éditeur français était entièrement responsable de sa propre production. Il devait prendre soin que les ouvrages qu’il publiait “ne puissent, ni ouvertement, ni d’une autre manière dissimulée sous quelque forme que ce soit, nuire au prestige et aux intérêts allemands » et qu’ils « ne soient l’œuvre d’aucun auteur dont les œuvres étaient interdites en Allemagne”» […] En application de la convention fut publié en septembre une première liste, dite “liste Otto”, des ouvrages retirés de la vente par les éditeurs ou interdits par les autorités allemandes. Elle comprenait deux manuels scolaires publiés chez Hachette qui ne figuraient pas dans l’ordonnance du 30 août précédent».



Le 13 décembre 1940, le gouvernement français aligna la procédure en matière de contrôle des livres de classe sur les pratiques des autorités d’occupation : 
« Art. 1er. – L’usage de certains livres scolaires peut être interdit dans les écoles primaires élémentaires publiques, dans les cours complémentaires et dans les écoles primaires supérieures, par arrêté du secrétaire d’État à l’Instruction publique pris après consultation d’une Commission instituée à cet effet ». Alain Choppin ajoute, en note : « La note du Commandant militaire allemand ne fut transmise à Vichy que le 20 décembre. Il est difficile d’imaginer que le décret - qui ne parut au «Journal officiel » que le 1er janvier 1941 – fût antidaté car la chute du ministère Laval, le 13 décembre précisément, avait entraîné le remplacement, au secrétariat d’État à l’Instruction publique, de Georges Ripert, signataire du décret, par Jacques Chevalier. Il est plus probable que le gouvernement du maréchal Pétain chercha à prévenir, en un moment particulièrement délicat, toute détérioration des relations avec les autorités allemandes ». À la suite de ce décret, d’autres arrêtés suivirent étendant l’interdiction de ces quatre livres d’histoire (d’autres y furent ajoutés) aux établissements d’enseignement secondaire, technique ainsi que dans les colonies.



Dans une note Alain Choppin signale qu’en vertu de la convention d’armistice les prescriptions de la liste Otto ne devaient pas être appliquées en zone libre. Mais le gouvernement de Vichy, estimant ces mesures «compatibles avec les directives qui devaient présider à la création d’un nouvel État français », les étendit à la zone non occupée. Ainsi les forces d’occupation allemande et le gouvernement collaborationniste de Vichy s’accordaient pour censurer ou interdire les manuels scolaires d’histoire de France et, s’agissant de Vichy, pour réécrire cette histoire dans le sens de la Révolution nationale. « le 15 août 1940, le maréchal Pétain, dans un article de «La Revue des deux mondes», exposait les principes qui devaient y présider. «L’école française de demain enseignera avec le respect de la personne humaine, la famille, la société, la patrie. Elle ne prétendra plus à la neutralité. La vie n’est pas neutre ; elle consiste à prendre parti hardiment […] L’école primaire […] substituera à l’idéal encyclopédique de l’homme abstrait, conçu par des citadins et pour des citadins, l’idéal beaucoup plus large, beaucoup plus humain, de l’homme appuyé sur un sol et sur un métier déterminés » (cité par Alain Choppin).



Quand Vichy accordait tant d’importance à la réécriture de l’histoire de France, à quoi pouvait bien travailler les historiens d’alors, et que publiaient-ils ? Pas d’ouvrages à ce propos des historiens ayant depuis abondamment publié sur Vichy.


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RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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