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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 14:22

 

 

Les journées du Fonds Ricoeur

 

Former la conscience humaine : philosophie et mathématique comme fondements de l’éducation chez Descartes et Herbart

 

 

Lundi 3 mars 2014

 

 

Il n’y a pas d’histoire naturelle de l’esprit. Véritable cri de combat de Johann Friedrich Herbart (1776-1841) pour qui l’homme est, qu’il le veuille ou non, l’union de quelque chose de naturel et de l’esprit qu’il se refuse à définir. Jamais il ne va adhérer à une religion, jamais Dieu ne sera autre chose pour lui qu’un vocable faisant partie des habitudes langagières au même titre que les proverbes. Il se désigne bien comme supra-naturaliste, mais seulement parce qu’il a clairement et distinctement compris qu’il n’y a justement pas d’histoire naturelle de l’esprit. Comment alors a-t-il fait ? Il établit un lien entre les formations mathématique et philosophique. Pour lui, les deux contribuent à la formation de la conscience et à la recherche de la vérité. Maintenant, on peut se demander à qui il adresse son attaque ? Question certes intéressante, mais comme ce combat est toujours d’actualité, nous affirmons qu’il vaut mieux prendre le contre-pied et demander qui est son plus proche allié dans ce combat ? C’est René Descartes (1596-1650), dont les Méditations accompagnaient le philosophe et pédagogue, contribuant à la constitution d’une théorie de l’éducation que nous proposons de revisiter : la Formalstufenlehre (théorie des étapes formelles).

 

 

 

Matin (9h30-12h30) Modération Leonore BAZINEK

 

 

-   Présentation, Leonore BAZINEK (philosophe, chercheur associé au laboratoire ERIAC à l’Université de Rouen) et Jean-François GOUBET (maître de conférence hdr, laboratoire ANTHROPOS de l’ENS Lyon)

-  Le projet de Descartes, Olivia CHEVALIER-CHANDEIGNE (docteur en philosophie, spécialiste de Descartes)

-  Unterricht und Erziehung nach Herbart (Instruction et éducation selon Herbart), Steffen SCHLÜTER (Privatdozent, Université de Koblenz-Landau)

 

 

 

Après-midi (14h-17h) Modération Roberta PICARDI

 

-  Qui était Johann Friedrich Herbart ? Traces d’un cheminement intellectuel et existentiel, Leonore BAZINEK.

-  Herbart et sa pédagogie fondée sur l'expérience et la psychologie mathématique, Jean-François GOUBET.

-  Table ronde et discussion générale : Expérience, histoire, esprit, la tradition et nous : pouvons-nous apprendre de Descartes et de Herbart ? Modération Leonore BAZINEK et Roberta PICARDI (tous les intervenants).

 

 

Lieu : Amphithéâtre de la Faculté Protestante, 83 Bd Arago, 75014, Métro : Denfert.

 

Renseignements et inscriptions, secrétariat de la Faculté, Tél. 0143316164,

secretariat@iptheologie.fr

 

 

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:17

 

L'ACCORD CADRE ESS : REUNION 12 II 14

 

 

 

Région Île de France : lesper.idf@orange.fr

 Correspondant Bernard Jabin : b.jabin@occe.coop

 

OCCE 75 149 rue de VAUGIRARD 75015 PARI

 

Téléphones : 06 51 14 50 63 / 01 47 83 29 55 ; Télécopie : 01 47 83 29 44

 

 

 

 

 

Bonjour à toutes, à tous, à chacune et à chacun,

 

 

 

Suite à l’accord-cadre (entre le Ministère de l'Education, le Ministère de l'ESS et L'ESPER) signé en juin dernier, il convient d'impulser sa mise en place dans la région Île de France.

 

Plus que jamais l’ESPER doit jouer le rôle fédérateur qui est le sien pour unir les différents acteurs qui interviennent dans l’éducation de nos enfants.

 

De nombreuses structures veulent que l’ESPER joue un rôle de « SAS » d’entrée de l’économie sociale et solidaire à l’Ecole. Il revient à chaque organisation d’animer en région ce réseau concernant l’éducation de l’ESS sur le terrain de l'éducation.

 

Nous vous convions à une réunion de pilotage des organisations adhérentes à l’ESPER présentes dans la région, afin de permettre un échange d’idées le plus riche possible pour enclencher la détermination et la planification des actions jugées prioritaires ainsi que les moyens de leur mise en œuvre.

 

 

 

Mercredi 12 février de 17h30' à 19h30'


dans les locaux de la CASDEN

43 bd Montparnasse  75006 PARIS

 

Métro : Montparnasse Bienvenüe

 

Lignes : 4, 6, 12, 13

 

Tél : 06 51 14 50 63 / 06 10 83 44 35

 

Courriel : Patrick.BOULO@casden.banquepopulaire.fr

 

 

 

Ordre du jour :

 

 

 

Faire vivre l'Accord cadre concernant l'ESS en Île de France

Actualités de L’ESPER,

Actualités des organisations de L’ESPER ÎDF.

Calendrier.

 

 

 

Afin de préparer au mieux cette réunion, merci de m’informer des actualités des organisations de L'ESPER IDF, pour celles et ceux qui ne l'ont pas fait, merci de me prévenir de votre présence ou de votre absence.

 

Nous vous demandons de faire le maximum pour qu’une ample représentation de chacune des organisations de L'ESPER IDF puisse assister à nos travaux.

 

 

Merci à toutes, à tous, à chacune et à chacun, de diffuser l'information le plus largement possible.

 

Cordialement,

 

 

Bernard JABIN

 

Correspondant Île de France de L'ESPER

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 14:51

 

Vient de paraître, édité par L'HARMATTAN

 

CULTURES DE L'ÉVALUATION ET DÉRIVES ÉVALUATIVES

 

Dominique GrouxPhilippe MaubantLucie Roger


Sous la direction de


Éducation comparée

 

 

 

L'ouvrage s'interroge sur les cultures de l'évaluation et les dérives évaluatrices. Il questionne l'évaluation sous toutes ses formes en cherchant à identifier ses différents rôles, enjeux et défis à étudier ses éventuelles dérives. La mise en perspective internationale de ces questions permet de voir ce que représente l'évaluation dans différents pays (Espagne, Portugal, France, Royaume-Uni, Liban, Canada anglophone et Canada francophone) et de confronter les regards sur le sujet.

 

 

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SOMMAIRE

 

INTRODUCTION ...................................................................... 11

 

PREMIÈRE PARTIE

ÉVALUATION ET PROFESSIONNALISATION ................. 15

 

Évaluer la qualité d’une formation à l’aune des représentations estudiantines

Magali Danner, Sophie Genelot ...........................................      17

Réflexion sur la pratique et développement des compétences professionnelles : évaluer le levier ou les objets soulevés?

Philippe Chaubet .................................................................. 27

Les nouveaux diplômés en médecine se considèrent-ils suffisamment préparés pour la pratique clinique? Une étude comparée Angleterre-Irlande

Catherine Matheson, David Matheson, Darragh Storan, Martina Kelly ....................................................................... 45

Les forces de mise en forme de l’évaluation clinique gérontologique sont-elles précurseurs de formes émergeantes d’intervention éducatives et socio-éducatives?

Yves Couturier, Mylène Salles .............................................. 63

 

 

DEUXIÈME PARTIE

DÉRIVES DE L'ÉVALUATION .............................................. 79

L’évaluation des compétences des élèves ou le risque de pratiques intégristes

Dominique Raulin ................................................................. 81

Nouvelles cultures de l’évaluation et de l’innovation pédagogique à l’Université : un dispositif, le portfolio.

Olivier Francomme ............................................................... 87

La peur de l’évaluation comme obstacle au développement professionnel des enseignants

Alexandre Ventura ................................................................ 93

 

 

TROISIÈME PARTIE

ÉVALUATION ET LANGUE ................................................. 107

 

Aspects langagiers à prendre en compte dans l’évaluation

Marie J. Myers .................................................................... 109

Développer des compétences langagières et scientifiques en maternelle et au début du primaire : analyse comparée Québec-Portugal

Carolina Gonçalves, Marie-France Morin ......................... 123

Professionnalisation et évaluation des compétences en interaction orale dans l’apprentissage des langues

Alain Brouté ........................................................................ 147

 

 

QUATRIÈME PARTIE

LES ENJEUX DE L'ÉVALUATION ..................................... 163

L’évaluation dans la formation des enseignants, entre évaluationnite et élément moteur

Richard Étienne………………………………………………...165

L’évaluation est-elle condamnée à être une calamité sociale?

Charles Hadji ...................................................................... 181

Les inégalités en éducation et dans d’autres domaines : de la mesure à la démesure

Gabriel Langouët ................................................................ 211

L’évaluation est-elle au service des acteurs?

Anne Jorro .......................................................................... 223

 

CINQUIÈME PARTIE

ÉVALUATION DANS L'INSTITUTION SCOLAIRE ........ 233

 

L’impact de l’évaluation des enseignants : résultats scolaires

Carla Massoud .................................................................... 235

Concept de secondarisation et pratiques d’évaluation des compétences des enseignants stagiaires du 1er degré : quels enjeux, quels usages ?

Dominique Guidoni-Stolt, Laurence Maurel ...................... 247

Auto-évaluation assistée : étude de cas en cours de français langue étrangère dans l’enseignement supérieur

Laurence Vohlgemuth ......................................................... 273

 

 

Transmis par Bernard Jabin

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 14:04

 

CHRONIQUES POLITIQUEMENT INCORRECTES NO 25

 


Presse écrite, blogs : silences, censures et liberté.



La presse écrite est en crise paraît-il. Le quatrième pouvoir s’effrite. Elle n’a plus le monopole de l’investigation, des révélations… et de la censure. Existe aujourd’hui « Internet ». Ce qui n’est pas découvert par elle, ou si cela l’est mais est censuré, et cela arrive, est révélé ailleurs : sur les « sites » et les « blogs ».



On se souvient de l’appel lancé par des personnalités lyonnaises (l’anthropologue Charles Gardou, le directeur d’un magazine : Jean-Marc Maillet-Contoz et la députée européenne et aussi adjointe au Maire de Lyon Sylvie Guillaume) pour la création d’un mémorial en hommage aux personnes handicapées victimes du régime nazi et de celui de Vichy. Appel qui rappelle que « 275 000 enfants ou adultes affectés d’une déficience mentale ou physique furent assassinés dans le cadre d’Aktion T4, un programme terrible mis en œuvre par le troisième Reich ». Il signalait qu’en Allemagne un site commémoratif dédié à ces victimes allait ouvrir ses portes à l’automne 2014. Qui ajoutait qu’en France 50000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques, sous le régime de Vichy, étaient mortes par abandon, absence de soins, sous-alimentation et autres maltraitances. D’où la pétition pour la réalisation d’un mémorial qui leur soit, chez nous, dédié. Cet appel lancé en novembre 2013 a recueilli au moment où ces lignes sont écrites plus de 7 000 signatures.

La presse nationale écrite a gardé, jusqu’à maintenant, sur le sujet le silence alors que sur le « net » la pétition est de plus en plus relayée. Peut-être ce silence sera-t-il rompu à la faveur de sa présentation à la presse le 27 janvier prochain ? Il est vrai qu’il s’agit pour cette presse d’un sujet tabou. Si toutefois ce silence peut persister chez celle-ci, il est impossible sur Internet.



La preuve, voici, à titre d’exemples, des sites qui en parle :


- Mediapart, bien sûr, dans les pages « cultures » ;

- le journal « La Croix », sur son site ;

- Entre les lignes entre les mots ;

- les AZA ;

- Les Analyseurs, le blog de Benyounès Bellagnech ;

- Change.org, d’où a été lancée la pétition ;

- Handirect ;

- G.I.H.P.-MIP ;

- l’APF en Essonne (91) ;

- Handicap.fr ;

- IZUBA ;

- FAIRE FACE ;

- Le blog de hugo ;

- Handicapinfos.com ;

- Sans raison apparente (sur les blogs du journal « Libération ») ;

- Odile, solidaire et combative ;

- ADAPEI de l’Ariège ;

- Hamploi.com ;

- ENSEMBLE, Front de gauche ;

- Collectif, Plus digne la vie ;

- La déficience intellectuelle dans le monde ;

- Espace Éthique, région Ile-de-France ;

- UNAPEDA ;

- Roger Romain de Courcelles ;

- Arieda ;

- être, handicap information ;

- Éthique et finitude par Danielle Moyse (sur les blogs du journal « La Croix ») ;

- Autisme Basse Normandie ;

- Délégation départementale APF du Bas-Rhin ;

- l’AAVPF ;

- Facebook(s)



Silence jusque là dans la presse écrite à propos, entre autres, de cet appel pour un mémorial dédié aux victimes handicapées mentales résultant de l’abandon à la mort par le régime de Vichy : essai d’explication.


« Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français » déclarait le Président de la République, Jacques Chirac, le 16 juillet 1995, commémorant les rafles de 1942 et la déportation vers l’Allemagne des juifs de France. Pour la première fois la complicité de l’État français dans ces déportations était reconnue. Un tabou était tombé.



Pourtant : « Notre pays, depuis un peu plus de trente ans, a été de drame national en drame national. […] Alors, … je me sens le droit de dire : allons-nous éternellement entretenir saignantes les plaies de nos désaccords nationaux ? Le moment n’est-il pas venu de jeter le voile, d’oublier le temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entre-déchiraient et même s’entre-tuaient ? » avait déclaré Georges Pompidou le 21 septembre 1972. Il est nécessaire de « mettre un terme à la guerre civile permanente entre français » déclarait Mitterrand une vingtaine d’années plus tard. « Le devoir de mémoire donne-t-il le droit d’ouvrir un procès perpétuel à la génération de la guerre ? » écrivaient Henry Rousso et Éric Conan en 1994. Et ils répondaient NON : « l’obsession du passé, de ce passé-là, n’est qu’un substitut aux urgences du présent ».



Ainsi, jusqu’à cette date, « des gens très bien » pouvaient se satisfaire des prises de position de ces Présidents. Après le pavé dans la mare de Jacques Chirac, les « gens très bien » durent admettre alors, à contre-cœur peut-être, la responsabilité de l’État français dans la déportation des juifs de France. Pas dans celle des fous ! C’en était trop pour eux.



En 2007, à la sortie de l’ouvrage d’une historienne, Isabelle Von Bueltzingsloewen – « L’hécatombe des fous », ce fut chez les « gens très bien » le soulagement. « Le régime de Vichy est enfin innocenté d’avoir programmé un génocide » s’écria un journaliste de Rivarol, reprenant un compte rendu publié dans Le Monde, et y voyant une revanche à propos du tabou levé par Jacques Chirac. Déjà en 1989, l’historien Henry Rousso, toujours lui, posant cette question : Vichy responsable de l’abandon à la mort des malades mentaux ? Répondait : « il semble bien qu’il s’agisse d’un pur procès d’intention et non d’une réalité ». Et décrétait : « Le placard vichyste est déjà bien encombré sans qu’il soit besoin de l’enrichir de nouveaux cadavres».



Il y a peu, en 2012, s’agissant des crimes colonialistes commis le 17 octobre 1961 sous la direction d’un préfet (Papon), un ancien Premier ministre, François Fillon, déclarait en avoir assez « que tous les quinze jours, la France se découvre une nouvelle responsabilité, mette en avant sa culpabilité permanente. J’ai déjà été choqué des déclarations de la France responsable des crimes commis pendant l’Occupation sur son territoire… ». Et ajoutait : « … que cesse ce rituel infantile consistant à s’indigner tous les six mois parce qu’un scoop révèle que des Français ont collaboré, ou que Vichy fut complice de la “Solution finale” ».



Ce propos de François Fillon rappelle opportunément que le tabou levé par Jacques Chirac était pour certains un accident regrettable. Ces derniers nous somment d’oublier les méfaits et crimes d’État, qu’ils concernent le colonialisme ou Vichy. Oublier l’abandon à la mort des fous internés dans les hôpitaux psychiatriques pendant la Seconde Guerre mondiale ? Non, la cohésion nationale d’un peuple ne passe pas par l’idéologie de l’oubli. Il ne s’agit pas de jeter de l’huile sur le feu, mais la cohésion nationale passe par la reconnaissance des responsabilités des uns et des autres : collaborateurs et résistants, colonialistes et anticolonialistes…



Oublier ? Ainsi s’expliquent silences, censures… et crise de la presse écrite nationale !

 

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:41

 

Philippe Lenice nous invite à partager un lien : 

 

 


APPRENDRE : VERS L'HOMO COMPLEXUS - Le Journal des Chercheurs

http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article1799 

 

 

Le samedi 11 janvier 2014 j'ai donné une conférence sur 4 heures avec discussion dans le cadre de l'Université Coopérative de Paris (...)

 

 

"Le samedi 11 janvier 2014 j’ai donné une conférence sur 4 heures avec discussion dans le cadre de l’Université Coopérative de Paris (UCP). Mon thème de réflexion était "apprendre ou devenir un être humain".

Je redonne ici l’enregistrement des deux moments de la conférence ainsi que la discussion qui a suivi."

 

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:10

 

CHRONIQUES POLITIQUEMENT INCORRECTES

 

 

Pour un mémorial en hommage aux personnes handicapées victimes du régime nazi et de Vichy



Peut-on collectivement oublier le destin tragique des enfants, des femmes et des hommes, fragilisés par la maladie et le handicap qui furent exterminés par le régime nazi ou condamnés à mourir par celui de Vichy ? Rendons-leur hommage : demandons au Président de la République que notre pays érige, dans un lieu symbolique, un mémorial qui leur soit dédié.



Selon le Tribunal Militaire International créé en août 1945, 275 000 enfants ou adultes affectés d'une déficience mentale ou physique furent assassinés dans le cadre d'Aktion T4, un programme terrible mis en œuvre par le Troisième Reich. Ce plan d'extermination fut précédé et accompagné de stérilisations contraintes, pratiquées à partir de l'une des toutes premières législations nazies. Au nom de l'"hygiène raciale", elle fut appliquée à la manière d'une "ordonnance médicale", pour protéger le peuple de la "gangrène ou de la tumeur cancéreuse", que représentaient ceux que l'on jugeait "génétiquement inférieurs".



On estime à 400 000 le nombre des personnes stérilisées entre 1934 et 1945, en incluant celles relevant des territoires annexés par l'Allemagne après 1937 tenus d'appliquer la même loi. S'y ajoutent les 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, mortes par abandon, absence de soin, sous-alimentation et autres maltraitances.


Crimes immondes.

Or, qui se souvient de ces victimes ? Quel acte symbolique a été posé dans notre pays pour perpétuer leur mémoire ? Aucun.

Nous ne pouvons plus l'accepter !



Alors qu'en Allemagne un site commémoratif dédié aux victimes handicapées des crimes d'euthanasie commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l'automne 2014, la France n'a t'elle pas le même devoir de mémoire et de respect pour ces innombrables victimes? Le pays des droits de l'Homme peut-il s'exonérer d'un mémorial aussi symbolique qu'utile pour les prochaines générations comme pour la mémoire des victimes?



La devise Liberté, Egalité, Fraternité qui donne un socle à notre République, la raison et l'éthique qui fondent notre citoyenneté, la vulnérabilité qui nous relie et nous humanise, leur fragilité bafouée et persécutée, appellent, pour eux comme pour toutes les victimes de la barbarie, un devoir de connaissance et de vérité, un devoir de témoignage et d'humanité.



Rendons-leur hommage et justice, pour que plus jamais cet holocauste ne se reproduise. Parce que, sous aucun motif, la dignité et la valeur des existences humaines ne peuvent se hiérarchiser. Parce que, ni hier ni aujourd'hui, il n'est pas de vies minuscules méritant le mépris et l'oubli.



Signez cet appel pour la création d'un mémorial en hommage aux personnes handicapées victimes du régime nazi et de Vichy, et diffusez le autour de vous :
https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/appel-national-pour-la-cr%C3%A9ation-d-un-m%C3%A9morial-en-hommage-aux-enfants-femmes-et-hommes-fragilis%C3%A9s-par-la-maladie-et-le-handicap-qui-furent-extermin%C3%A9s-par-le-r%C3%A9gime-nazi-ou-condamn%C3%A9s-%C3%A0-mourir-par-celui-de-vichy


A l'origine de cette pétition :

Charles Gardou, professeur à l'Université Lumière Lyon 2, consacre ses travaux et ses engagements nationaux ou internationaux au handicap

Jean-Marc Maillet-Contoz, lui-même en situation de handicap, directeur d'un magazine et organisateur d'événements sur le handicap

Première signataire : Sylvie Guillaume, députée européenne, également adjointe au Maire de Lyon

 



Cette pétition sera remise à :

M. François Hollande, Président de la République

Mme Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion

 

 

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:48

 

Nadine Neiss

 


Nadine Neiss est décédée le mercredi 18 décembre à l’hôpital Courlancy de Reims où elle était soignée pour un cancer qui s’était généralisé.

 

 

Quand ai-je fait la connaissance de Nadine ? Je ne me souviens plus. Ce qui est sûr, c’est que je l’ai connue avant 1980 puisqu’à cette époque elle était mon étudiante à Saint-Denis où elle suivait aussi les cours de René Lourau, Georges Lapassade. Elle a soutenu une maîtrise en sciences de l’éducation à Paris 8.

 

 

A l’époque, elle était professeur d’éducation physique à l’Université de Reims. Elle y enseignait la danse, l’équitation. C’est dans ses cours de danse qu’elle avait introduit la pratique du journal. Les étudiants de Reims étaient invités à écrire leur vécu des expériences de dynamique de groupe de danse qu’instituait Nadine. Elle avait écrit un mémoire sur cette expérience. Et, en 1985, dans le N°9 de Pratiques de formation, Nadine avait publié un article dans lequel elle présentait cette recherche, à côté d’autres recherches conduites à Paris 8 par G. Lapassade, R. Lourau, P. Boumard, A. Coulon, R. Barbier et moi-même. Ce numéro fut une sorte de manifeste qui servit de référence pour tous les institutionnalistes souhaitant utiliser la méthode du journal comme analyseur de l’institution. Nadine voyait dans la tenue d’un journal par ses étudiants, une possibilité pour eux de s’affilier à l’université et de construire une réflexion sur leurs expériences. Son apport à la théorie du journal tel que nous le pratiquons aujourd’hui fut décisif.

 

 

En 1990, lorsque je fus nommé professeur de sciences de l’éducation à l‘université de Reims, je décidai de mettre en place un dispositif d’écriture de journaux pour les 700 étudiants de DEUG de la faculté de lettres et sciences humaines. Dans cette opération, de 1990 à 1994, Nadine me seconda très efficacement à côté d’autres chargés de cours comme Françoise Attiba.

 

 

Dès les années 1980, j’avais fait connaissance de Roby lorsque je passais à Cormontreuil. En 1990, je m’installais à Sainte Gemme. A l’époque, les Neiss habitaient une maison individuelle à la périphérie de Reims et Nadine ne pouvait pas avoir son cheval à domicile. Il était en pension bien loin d’elle. Vers 1994, je lui proposais de venir s’installer à Sainte Gemme où La Grange au bois cherchait acquéreur. Cette ferme était particulièrement bien équipée pour accueillir des chevaux… Sur le moment, Nadine n’entendit pas ma proposition de changement de mode de vie. Pourtant, quelques années plus tard, j’appris que nous avions de nouveaux voisins : Nadine et Roby étaient les nouveaux occupants de la Grange au bois.

 

 

En 1998, nous décidâmes de créer, ensemble, l’université de Sainte Gemme. D’abord groupe informel, cette université voulait permettre l’accueil d’universitaires, français et étrangers, de passage pour venir travailler dans notre bibliothèque et échanger, à cette occasion, avec les habitants de Sainte Gemme et des environs, qu’ils soient eux-mêmes universitaires ou pas.

 

 

Ainsi, vinrent à Sainte Gemme des personnes qui pouvaient rester un week-end, trois semaines, voire deux ans, comme ce fut le cas pour Paulo Schneider, un Brésilien de Rio qui voulait écrire une thèse sur l’analyse institutionnelle. Comme je n’étais alors à Sainte Gemme que le week-end, Nadine s’occupa de la prise en charge de Paulo qui n’avait pas de voiture. Elle lui faisait ses courses, l’emmenait à Dormans ou ailleurs, discutait avec lui de ses recherches. Le week-end, on accueillait d’autres chercheurs.

 

 

Nadine accueillait volontiers les groupes d’étudiants qui séjournaient à Sainte Gemme. Il y eut beaucoup d’Allemands impliqués dans les recherches de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse. Nadine déclenchait toujours des discussions passionnées. Elle provoquait la réflexion.

 

 

Parmi les grandes figures qui prenaient un plaisir fou à passer à la Grange au bois, le professeur Georges Lapassade qui jusqu’à sa mort, en 2008, aimait venir visiter la ferme, jouer avec les chiens, tapoter les chevaux… Les plus belles photos de Georges Lapassade, celles que l’on a mises en couverture des ouvrages de lui publiés aux Presses Universitaires de Sainte Gemme furent celles prises par Nadine Neiss à la Grange au bois.

 

 

Nadine était discrète. Elle avait renoncé à écrire une thèse, lorsque l’administration lui refusa une décharge pour se lancer dans ce chantier. Pourtant, Nadine avait rassemblé toute une documentation qui lui aurait permis d’écrire un ouvrage sur Jean-Marie Brohm et son école de critique du sport qui s’était constituée avant 1968 autour de l’écriture de numéros de Partisans, puis ensuite de Quel corps ?

 

 

Nadine avait été élève de l’Ecole normale supérieur d’éducation physique. Elle avait connu les grands penseurs de la critique du corps et du sport : Michel Bernard, Jean-Marie Brohm, Georges Vigarello, Christian Pociello et quelques autres.

 

 

Elle avait été en relation avec ces chercheurs et elle aurait pu proposer un travail de synthèse sur ce courant de pensée qui s’était imposé en 1968. Je rêvais encore ces dernières semaines de la voir se rétablir pour écrire un volume de notre collection « Figures », sur Jean-Marie Brohm.

 

 

Mais, finalement, à la Grange au bois, Nadine préférait s’occuper de ses chevaux, de ses chats, de ses chiens… Elle aimait arpenter à cheval les chemins alentours.

 

 

Ella accueillait aussi ses fils et ses petites filles… Mon fils Romain aimait bien passer voir Nadine. Sur la route de la Grange au bois, il apprit à conduire. A la Grange au bois, il jouait quelques notes de piano…

 

 

Avoir Nadine à dîner était l’assurance d’un repas animé. Nadine n’était pas facile dans la discussion. Elle avait un esprit critique qu’elle faisait vivre dans le quotidien. Dialecticienne, elle aimait porter la contradiction.

 

 

Nadine était une irrAIductible, une irréductiblement irréductible.

 


Sainte Gemme a perdu, cette semaine, une grande figure de la pensée critique.

Remi Hess

 

 

 

Obsèques à Sainte Gemme : lundi 23 décembre

 

Réunion des amis à la Grange au bois : 14 heures

Cimetière : 15 heures 

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:51

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 23



« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

 

L’avis du Dr Michel Caire

(suite 4 et fin)

 



Le nombre des morts ?

 


Une autre question est celle du nombre des morts, dont tout le monde s'accorde pour le chiffrer à plusieurs dizaines de milliers entre 1940 et 1945. Mais est-ce de l'ordre de 40.000, de 45.000 (I. von Bueltzingsloewen), de 48.000, près de 50.000, 76.000... plus encore... ? Ce dernier chiffre est celui de la totalité des décès dans les établissements psychiatriques pour la période considérée. Mais si la presque totalité a souffert de la faim (comme d'ailleurs les survivants), d'autres causes de mortalité ne doivent-elles pas être retenues que celle de l'inanition ?


« Si le système asilaire n'avait pas entassé, dans ses concentrations bureaucratiques, 120.000 citoyens avant la grande expansion des passions ségrégatives et discriminatoires, il n'y aurait pas eu, dans ce grand renfermement, 76.000 morts, parmi lesquels un excédent de 40.000 sur la mortalité "ordinaire", imputable à une sur-mortalité tragique, effet plein de sens des inhumanités anti-"aliénés" ». [ Lucien Bonnafé, 1er juin 191 , in : « Nervure », IV, n°5, p.81]



Ce chiffre de 40.000 a été très longtemps retenu : par Daumézon et Bonnafé dès l’après-guerre, Louis Pauwels dans son article de novembre 1947, Max Lafont en 1981. Il fut repris notamment dans «Le Monde» du 10 juin 1987, « Libération » du 16 décembre 1994, « Santé Mentale » septembre 1999, Le «Quotidien du Médecin » du 12 octobre 2000 et dans la Pétition «Pour que douleur s’achève », 2001. Il est difficile de savoir comment le chiffre a été obtenu. Ce qui est certain, c'est qu'il ne vient pas d'une simple soustraction de 64.641 [nombre des présents en 1945] à 105.000 environ [nombre des hospitalisés en 1940]. En effet, il y eut entre 1940 et 1945, comme auparavant bien qu'en moins grand nombre, des entrées et des sorties dans les hôpitaux psychiatriques (rappelons qu'à l'époque, les établissements psychiatriques - hors maisons de santé ou cliniques privées - se répartissent en : 57 hôpitaux psychiatriques départementaux, 7 hôpitaux psychiatriques autonomes, 17 hôpitaux privés faisant fonctions d'hôpitaux publics, 14 "quartiers d'hospice" et un "établissement national", la Maison de Charenton). Il existe toutefois bien d'autres évaluations, certaines manifestement erronées : - 30.000 selon F. Tosquelles, dans un extrait de « Une politique de la folie », «Chimère », 1991 n°19, cité in : « La Bord’Eclair », juin 2002

- Entre 44.162 et 45.161 (arrondi à 45.000) pour Isabelle von B., 2007 : le taux de surmortalité calculé par soustraction du taux observé pendant les années 1940 à 1944 au taux moyen des années 1935 à 1939, rapporté à la population exposée au risque : d’une part la population totale soignée dans l’année (malades présents au 1er janvier + malades admis dans l’année), d’autre part la moyenne du nombre de malades présents au 1er janvier et à la fin de l’année.

 
- 45.486 par rapport à l’évolution concomitante dans la population générale civile, compte-tenu des caractéristiques des malades par sexe et par âge, ou 48.520 « dans l’absolu » (en incluant 1939, et en prenant en compte la baisse intervenue en 1947 par rapport à 1938) : F. Chapireau, « L’Encéphale » 2008.


 
- 48.588, chiffres dits « officiels » («Revue de la SFHH » n°94, 1999, 2, p.45), repris en les arrondissant à 48.000, entre autres dans un article du « Patriote Résistant » (FNDIRP), septembre 1998. Ce qui correspond aux « près de 50.000 », d'entre autres, R. Guyotat, « Le Monde », 16 octobre 2003, C. Faesch, «Le Quotidien du médecin », 31 octobre 2003, suite à la communication des conclusions de la recherche de Mme von B.

 
- 76.000 avaient proposé sans doute par erreur Bonnet et Quétel (« de tous nos chiffres, seul celui de 76.000 morts de faim sera retenu ») dans leurs conclusions de 1991, confondant le nombre total de décès et celui des personnes concernées par la surmortalité. C'est le chiffre retenu par M. Ajzenberg.

 
- « Plus de 100.000 », a-t-on pu lire dans un texte du syndicat CGT de Maison-Blanche, 1999.


- 115.000 pour Horst Dilling, « L’Information Psychiatrique » 2007, « selon Kringlen (2001) » (sans autre référence), chiffre fantaisiste qui pourrait n'être qu'une erreur typographique ou un lapsus.


Remarque : j’ai retenu (c’est Armand Ajzenberg qui écrit) le chiffre de 76.000 morts – nombre total, peut-être inexact ? – parce que, selon moi, même ceux qui statistiquement devaient mourir sont morts, des suites de la famine et des maladies qui s’ensuivent, avant l’heure fixée par les statistiques. Ceci dit, dans l’ouvrage, « L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy », j’utilise généralement l’expression «dizaines de milliers de morts » et non le chiffre de 76.000 morts. Pour moi, la question est moins celle de connaître précisément le nombre des morts et plus celle de la responsabilité ou non de Vichy dans ces morts là.




Après cette chronique il y aura une pause, celle des «confiseurs ». Elles reprendront à la mi-janvier 2014. Elles porteront, pour commencer, sur la censure s’exerçant aujourd’hui à propos de l’abandon à la mort de 76.000 fous par le régime de Vichy. Censure qu’il faut expliciter et dénoncer, comme acte de résistance.
Une correspondante historienne, Isaline Amalric, (fille de Maurice Choury, grand résistant qui participa activement à la Résistance en Corse, et qui rédigea et lança l’appel à l’insurrection le 9 septembre 1943 à Ajaccio, et aussi nièce de Danielle Casanova, c’est dire si en matière de Résistance elle s’y connaît) m’écrit opportunément « Il faut dénoncer cette conspiration du silence autour d’un véritable crime contre l’humanité ».

 
________________________________

 

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:45

 

Semaine internationale des lycées alternatifs 

 

 

Du lundi 2 décembre au vendredi 6 décembre 2013 s'est déroulée la semaine internationale des lycées alternatifs au lycée expérimental de Saint-Nazaire. Des élèves et des profs venus d'Allemagne (FSE et Kapriole), du Luxembourg (LEM), d'Autriche (Modellschule) et du Danemark (Frei Gymnasium) se sont réunis. Des échanges très intéressants ont ainsi eu lieu questionnant notamment les notions de liberté et de responsabilité dans l'éducation.

 

 

Du côté français 4 lycées étaient représentés : le CEPMO (Oléron), le CLE (Hérouville), le LAP (Paris) et le LXP (Saint-Nazaire). Ces quatre lycées créés en 1982, ont connu des trajectoires différentes, mais trouvent leur origine dans le mouvement de l'éducation libertaire, et accordent une place importante aux élèves. Une des réussites de ces expériences de plus de trente ans, est qu'une structure telle qu'un lycée puisse fonctionner sans la présence d'une organisation hiérarchique et administrative traditionnelle. Ces lycées ont démontré au cours du temps que la gestion collective pouvait fonctionner au sein de l'Éducation nationale.

 

 

Cette semaine internationale s'est organisée autour de différents ateliers (théâtre, musique, peinture, cuisine, mathématiques, sociologie, journalisme). Le dernier jour a donné lieu à une restitution très riche des travaux de chaque atelier lors d'une assemblée générale.

 

 

Les lycéens et les enseignants ayant participé à cette semaine souhaitent poursuivre ces échanges  en mettant en place le projet «Carrousel». Carrousel est un projet européen visant à faciliter les échanges d'élèves entre ces différents établissements alternatifs au delà des frontières.  La prochaine semaine internationale devrait se dérouler en 2015 à Paris.

 

 

Vincent Levrault

Par fjarraud , le mardi 10 décembre 2013.

 

[expresso] L'Expresso du 10 décembre 2013 : Fortes inégalités de réussite dans le supérieur - Peut-on changer le sprofs ?

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 14:02

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 22



« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

L’avis du Dr Michel Caire

(suite 3)



Des difficultés à qualifier la « chose »


Voici, sans aucune prétention d'exhaustivité, quelques-uns des termes que nous avons nous-mêmes relevés dans divers ouvrages consacrés au sujet, et qui montrent que les affirmations citées ci-dessus méritent d'être nuancées :



- Hécatombe

« Hécatombe par carence » (Bonnafé), « Hécatombe » (pétition « Pour que douleur s’achève », « Hécatombe des fous » (titre de l’ouvrage d’Isabelle von B.)

- Indifférence criminelle collective

Max Lafont


- Mauvais traitements et négligences coupables


Santé mentale n°38, mai 1999, p.5


- Non assistance à personne en danger de mort

Dans le titre du Chapitre 1 et à diverses reprises dans le livre d’Ajzenberg


- Abandon à la mort

Max Lafont

Pétition « Pour que douleur s’achève »

 

Armand Ajzenberg

« Abandon délibéré » pour Maxime Gremetz, député communiste, dans une question écrite à M. le Premier Ministre, citée dans le Courrier de la pétition « Pour que douleur s’achève »)


- Extermination douce

(Max Lafont et nombreux autres)

 

- Extermination

« 40.000 malades mentaux exterminés en France entre 1940 et 1945 » (P. Durand, « Le train des fous », 1988, 4e de couverture)


« Il m’a été impossible de savoir si cette extermination par la famine et par le froid était dictée par Vichy, (…) des directives pourraient avoir été donnée en provenance d’Allemagne (…) » (Patrick Lemoine, Préface, Droit d’asile).

« Le meilleur exemple de cette agressivité extrême de la société vis-à-vis des malades mentaux est donné par la politique allemande et française au cours de la Deuxième Guerre mondiale, qui a conduit à l’extermination de plusieurs centaines de milliers d’entre eux, soit dans les chambres à gaz, soit par la faim » (Patrick Lemoine, « Je déprime, c’est grave docteur ? Comprendre et soigner la dépression », 2001)



« (…) Clermont-de-l’Oise, où l’occupant boucla l’asile. Qui peut dire combien de malades périrent dans ce trou noir de mort lente, dans ce qui n’était autre qu’un camp de concentration et d’extermination qui ne voulait pas dire son nom » (Alain Vernet et Michel Henin, « Des morts oubliés de l’Histoire », Libération, 16 décembre 1994)


« Curieusement, l'extermination systématique de ces misérables victimes (...) » (André Vanomme, maire de Clermont (Oise), allocution du 7 avril 1999, citant le Courrier Picard de septembre 1998 : voir M. Lafont, 2000, p.209)


- Génocide

« Le génocide des malades mentaux » = sous-titre du roman « Le train des fous », 1988, de Pierre Durand (non repris dans la réédition de mars 2001 aux éditions Syllepse), dont sont responsables les plus hautes autorités (« Le train des fous », p.112).

Le « génocide des fous » (entre guillemets) : « Le train des fous », 1988, p.173 et 4e de couverture


« Max Lafont témoigne de l’« extermination douce ». En cinq ans de guerre, quarante mille malades mentaux sont morts de faim. Un génocide ignoré tant par l’Histoire que par les psychiatres » [Libération, 23 juin 1987, p.22-23]

(...) « LIBÉRATION. - Quand et comment avez-vous appris l’existence de ce génocide ? MAX LAFONT. - Comme tout étudiant, j’avais suivi les cours en sixième année du professeur Colin. Il en avait parlé, il disait qu’au lendemain de la guerre, il y avait eu une révolution psychiatrique qui avait été précédée d’un véritable génocide de malades mentaux (…) » (article où Max Lafont affirme que seuls St-Alban et... Ville-Evrard (!) ont réussi à sauver leurs malades, et que « dans toute la France, à aucun moment, il ne fut attribué un supplément d’alimentation pour les asiles, comme ce fut le cas pour tous les autres hôpitaux. », malgré l'existence de la circulaire de décembre 1942).



« (…) en règle, dans tout génocide, il n’y a pas de trace officielle… Rappelez-vous le génocide arménien ! » P. Lemoine, Synapse, octobre 1999, n°159, p.10



« C’est un génocide, le mot n’est pas exagéré » (Pierre Durand, Le Patriote Résistant, avril 1988.



« L’occupation du territoire et le rationnement alimentaire qui suivirent entraînèrent un véritable petit « génocide » dont on n’a pas beaucoup parlé » (Pr Pierre Deniker, Le Monde, 8 juillet 1987, p.18, note)



« (…) Ainsi du sort qui fut celui des malades mentaux en France, durant l’occupation, dont 40.000 moururent de froid et de faim (…) Comme si le nazisme, finalement, pouvait triompher insidieusement et abolir jusqu’au souvenir de ce génocide là (…) » (Alain Vernet et Michel Henin, « Des morts oubliés de l’Histoire », Libération, 16 décembre 1994)



- Crime contre l’humanité
 P. Durand, « Le train des fous », 4e de couverture.



- Eradication des malades mentaux
 A propos d’« Alexis Carrel et ses idées eugéniques d’éradication des malades mentaux » (Patrick Lemoine, Droits d’asiles, Préface p.17, note).


- Elimination

« Elimination par la faim du plus grand nombre d’aliénés possible » (à propos de la politique de Vichy. P. Durand, Le train des fous, 1988, p.112).


« Elimination par inanition » (Philippe Fontanaud, 2002, « D’une évacuation… l’autre. Quelques récurrences de l’histoire ». Site Serpsy).


« Elimination par l’application d’un mot d’ordre discret qui aurait pu être « laissez-les mourir » (pétition « Pour que douleur s’achève »).


- Epuration

(Pétition « Pour que douleur s’achève »)



- Mise à mort

« La bouleversante étude du docteur Max Lafont sur ce qui ne fut pas autre chose qu’une mise à mort lente de quarante mille malades mentaux » (Jean-Yves Nau, « L’eugénisme n’est pas mort », Le Monde, 10 juin 1987, p.21).


- Assassinat

« Véritable assassinat d’êtres désarmés, souffrants, et entre tous dignes de solidarité et de compassion » (Dr Escoffier-Lambiotte, Le Monde, 10 juin 1987, p.22) : suite à la publication du livre de Lafont, Mme Escoffier–Lambiotte dénonçait à la « une » du Monde « la lâcheté et l’inconscience » des psychiatres sous le régime de Vichy, et s’indignait devant « la conspiration du silence qui a, jusqu’à présent, régné sur cet énorme scandale ».


- Holocauste

« Un holocauste au Vinatier », titre d’un bref compte-rendu de la thèse de Lafont paru dans Le Monde, 4 mai 1979


- Traitement final

Lucien Sève, philosophe, Courrier de la pétition « Pour que douleur s’achève »


- Solution finale

Santé mentale n°38, mai 1999



Rita Thalmann, récemment décédée, utilise elle une autre formule : « volonté du gouvernement de Vichy de se débarrasser des “fardeaux inutiles” » (A. Ajzenberg).


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À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

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