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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Le blog de Benyounès Bellagnech]]></title>
    <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Le blog de Benyounès Bellagnech&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 30 Dec 2009 10:55:11 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 10:55:11 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Benyounès Bellagnech</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lúcia Ozório]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-remi-hess-journal-des-idees-12-13-mai-2009-41464352-comments.html#comment53210449</link>        <description><![CDATA[
  En lisant ce journal de Remi Hess, plusieurs souvenirs m´invahissent. Je relève le Colloque Paeis 8 40 ans dont Remi parle. Je le considère un dispositif multifaces – en même temps politique,
  esthétique, interculturel – qui a réussi à inventer des nouvelles coordonnées d´énonciation d´un commun dans un temps de dispersion des peuples. Entre les espaces-temps – les symposiums – inventés
  pour réfléchir sur l´université au temps de la mondialisation/globalisation et de la compétitivité à l’excellence et les espaces communs du Colloque, quelque chose est arrivée.<br>
  Je suis venue à Paris 8, invitée à participer à ce Colloque Paris 8 40 ans. Je peux dire que j´avais vécu au Colloque Paris 8 40 ans une insistance – résistance pour que la lutte continue, malgré
  tout. La formidable libido sciendi de Paris 8 était là. Malgré la grève, les temps sarkoziens, un mouvement intergénérationnel à Paris 8 montrait cet indispensable échange d´énergie entre
  générations, entre universités, entre les mondes. Plusieurs de ceux qui ont vécu Mai 68 étaient là, avec leurs joies, leurs utopies, actives, instituantes, leurs idées se connectant avec l´énergie
  des jeunes étudiants aussi présents, travaillant pour le retour de l´université au politique. L´université s´est présentée comme une formidable machine à penser autrement (Sans Acccents -
  décembre/2008).<br>
  C´est dans cette ambiance que j´ai retrouvé Annie Coudel, Maurice Courtois, Guy Berger, Benyounès Bellagnech, Remi Hess, Lucette Colin, Patrice Ville, Jean Louis Le Grand, Marlène Seror, Augustin
  Mutuale, Leonor, Saida, Nicola Fasseur, Cristian Lemeunier, Ridha et bien d´autres au Colloque. Remi, Lucette, Patrice, Jeau Louis, je les ai retrouvé, dans le séminaire Pensée critique et
  éducation, le mardi 12 mai. Je participais à un autre séminaire : Inter-pluridisciplinarité. Mais en sachant que ces compagnons étaient là, je suis allée les rencontrer. Quand je suis entrée dans
  la salle, j´ai senti l´amitié entre nous. Les gestes entre nous, se rapprocher malgré la séance qui se déroulait, m´ont fait du bien. Remi était au fond de la salle et avec un geste qui m´a
  sensibilisé il est venu vers moi et m´a offert sa dernière oeuvre : Henri Lefebvre et la pensée du possible (Hess, 2009).<br>
  A la fin de la séance j´ai parlé un peu avec Remi et Patrice. Je leur ai proposé de faire une réunion des IrrAIductibles. J`ai partagé avec eux ma préoccupation concernant le mouvement, sa
  dispersion, la nécessité de discuter ensemble.<br>
  <br>
  Les échanges vécus nous ont permis d'approfondir une réflexion sur la praxis de l´inter/ multidisciplinarité comme ressource éducative. Cette praxis a intégré avec profit l´hybridité en travaillant
  la problématique des frontières : comme toute problématique, la complexité l´a traversée. Nous avons pu constater que ce sont plus difficultés et incertitudes que clartés et réponses. Constation
  d´ailleurs quelque peu provocante dans le monde actuel stimulant de la société de résultats.<br>
  <br>
  Cet événément Colloque Paris 8 40 ans a prolongé dans l´histoire de Paris 8, la splendeur de l´événement, l´université-monde, comme condition pour l´expérimentation de quelque chose qui nous met de
  façon courageuse face au débat: Comment ne pas perdre le monde ? On nous l´a dépossédé ....<br>
  <br>
  Voilà, une des questions de la problematique des frontières, de la dé-territorialisation, du nomadisme. Et de l´interculturalité comme une ressource qui donne accès à la praxis de la non conformité
  : le désir de connaître et de se faire connaître.<br>
  <br>
  Nous avons expérimenté pendant ce symposium une critique aux propositions identitaires, disciplinaires qui pourraient cloisonner, non pas simplement le savoir, mais aussi l´existence, car<br>
  <br>
  Dans cette perspective nous avons bien analysé la puissance de l´expérience comme matrice d´un savoir créatif. Nous avons bien perçu que le savoir ne peux être séparé de l´existence-expérience pour
  trouver des réponses aux impositions néo-libéral, des sorties face aux demandes contemporaines de communauté.<br>
  <br>
  Le commun : mot quelque peu provocant dans le monde actuel qui dénotait un processus d´inclusion complexe des différences en les accueillant sans hiérarchies, en intensifiant la puissance d´une
  chaleur vive que sa praxis provoquait.<br>
  <br>
  Les participants au Colloque étaient de différents pays, diversité qui peut être comprise comme un analyseur du possible de l´interculturel. Les soi-disant Nord et Sud étaient là pour une belle
  expérience de vivre ensemble. Nous avons expérimenté l´université, mais aussi la rencontre comme une machine à penser-aimer- faire autrement.<br>
  <br>
  Je souhaite à tous les lecteurs de ce blog, beaucoup de rencontres, des ponts, comme ceux qu´on a réussir à construire au Colloque Paris 8, 40 ans. Lúcia Ozório

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 19:51:45 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-remi-hess-journal-des-idees-12-13-mai-2009-41464352-comments.html#comment53210449</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Michel Lobrot]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-considerations-38985937-comments.html#comment50894078</link>        <description><![CDATA[
  Si je comprends bien les remarques très pertinentes faites à propos de ma note sur la recherche, celle-ci ne devrait plus être aussi désinteressée qu'autrefois , puisque des gens sont censés en
  vivre, donc trouver un terrain accessible et concret, etc.Je comprends cette préoccupation. Cependant, il y a des recherches récentes qui montrent que la recherche n'est efficace que si elle est
  désinteressée. Par exemple le livre récent de Lieury et Fenouillet "motivation et réussite scolaire" (Dunod, 1996) démontre cela amagistralement, spécialement au chapitre 2. Comment concilier les
  deux exigences? c'est peut-être ce qui est à découvrir.....

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 16:15:30 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-considerations-38985937-comments.html#comment50894078</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Marlis]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-ponse-de-fadila-38799760-comments.html#comment50650235</link>        <description><![CDATA[
  Chère Fadila, chers tous,<br>
  J'aime bien ce que tu as écris là, tes interrogations et clarifications. Le ton aussi qui pousse à la réflexion plutôt qu'à la bataille.<br>
  Les enjeux pour EXPERICE (et ses membres) sont tels que nous ne pouvons pas nous permettre de nous entredéchirer. Par contre, nous avons tout intérêt à développer une éthique de la discussion et
  une ambiance de - bien sûr toujurs relative - sérénité qui nous permettra de nous concentrer sur les recherches que nous menons.<br>
  Dans cet esprit, amicalement, Marlis.

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 10:59:00 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-ponse-de-fadila-38799760-comments.html#comment50650235</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Michel Lobrot]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-de-la-methode-38613486-comments.html#comment50483928</link>        <description><![CDATA[
  le problème ici exposé est réel. la plupart du temps, le chercheur ne répond pas à une commande mais à un intérêt qui lui est propre. Il y a un nombre énorme d'années que je fais des recherches et
  j'ai eu rarement une commande... Il me paraît vain de s'enfermer dans une optique étroitement insitutionnelle telle que "les interactions entre le terrain de recheche et le chercheur". Le terrain
  de recherche est déterminé par le chercheur en fonction de ce qu'il est, de sa formation et de son cadre idéologique.Pourquoi Pascal a-t-il fait ses grandes expériences qui l'onr amené à découvrir
  la pression atmosphérique? parce qu'on croyait à l'"horreur du vide".... le terrain de recherche n'avit qu'une importa&amp;nce minime. le contexte idélogique et scientifique était fondamental....

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 17:25:48 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-de-la-methode-38613486-comments.html#comment50483928</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Yavanna]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-31211376-6.html#comment41691425</link>        <description><![CDATA[Certes il est facile d'être une vache! On ne se pose pas de questions morales pas plus que ce que sera demain. Or le bonheur, s'obtient-il par ignorance ou au contraire par un travail sur soi-même qui implique une plus grande conscience que celle dont semblent disposer les vaches? Bref, faut-il être un imbécile heureux pour atteindre au bonheur? Le bonheur, une notion si personnelles dans la pratique mais qui se voit imposer des standards par notre société actuelle... <br />
Ceci étant, j'aime beaucoup les vaches!]]></description>
        <pubDate>Sat, 09 May 2009 19:18:09 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-31211376-6.html#comment41691425</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Benyounès Bellagnech]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-30548211-6.html#comment40911327</link>        <description><![CDATA[
  <p style="text-align: justify;">
    En effet, devenir philosophe ne se décrète pas et c'est une des raisons pour laquelle je reprends cette phrase de Kierkegaard. Une des caractéristiques de son style est l'écriture
    antisystèmatique. Dans le cas présent, il soulève une problèmatique qui nous préoccupe, en tant que diariste, décrivant notre vie au jour le jour. Est-ce que cela nous conduit à la philosophie?
    En ce qui me concerne, la réponse est oui, bien que l'écriture du journal est intervenue dans ma vie après mon initiation à la philosophie.Le journal philosophique est devenu l'un des outils pour
    pratiquer la philosophie.<br>
    Je suis d'accord également avec l'idée selon laquelle, dans l'enfance il y a une tendance vers la philosophie réprimée très vite par les institutions. Lorsque l'enfant commence à poser des
    questions sur la vie, sur l'univers, etc., on ne cherche pas à lui répondre mais on fait tout pour ne pas répondre, partant du fait que l'âge de l'enfant n'est pas&nbsp;compatible avec ce genre
    de questions et du coup on&nbsp;rend ses questions obscures.<br>
    Enfin, je termine avec cette idée de Nietzsche sur soi-même et sur son oeuvre. Il affirme&nbsp;que toute sa vie et son oeuvre se résument dans la recherche de&nbsp;réponses aux questions qu'il
    s'est posées dès l'âge de 13 ans.<br>
    Merci Yavanna pour ton commentaire et à bientôt<br>
    Benyounès Bellagnech&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 23 Apr 2009 10:06:45 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-30548211-6.html#comment40911327</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Yavanna]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-30548211-6.html#comment40876003</link>        <description><![CDATA[Cette citation implique-t-elle que noter et donc prendre conscience des différents évènements qui jalonnent notre vie c'est être capable de les analyser et d'avoir un véritable retour sur soi? Ce qui serait la condition même pour se dire philosophe? Car être philosophe ça ne se décrète pas, ça se pratique. Ne dit-on pas qu'un enfant de 4 ans est meilleur philosophe que ceux qui usent les chaires des universités? et pour cause, il entretient un rapport à la vie et à l'existant direct et total, plus "vrai".]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Apr 2009 16:09:52 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-30548211-6.html#comment40876003</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Thierry]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29431826-6.html#comment40140943</link>        <description><![CDATA[Merci Remi pour ces confidences. Je me trouvais déjà original comme prof mais là, j'ai trouvé mon maître...<br />
<br />
Bonne continuation.<br />
<br />
Thierry]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Apr 2009 10:56:38 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29431826-6.html#comment40140943</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lúcia Ozório]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29848319-6.html#comment40074466</link>        <description><![CDATA[Par rapport à la transe au Brésil, on trouve un entretien avec Georges Lapassade réalisé par Lúcia Ozório dans la revue Ozório, L. ( org.) L´Analyse Institutionnelle au Brésil.  Collection Transduction. Saint Denis, France, v. 5,  junho 2005. 201p.]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Apr 2009 23:00:34 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29848319-6.html#comment40074466</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lucia Ozório]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29847803-6.html#comment40026099</link>        <description><![CDATA[Chers amis<br />
<br />
L´interculturel !!!???. Cette interview nous fait cheminer par l´univers des rites africains. Co-habiter. J´ai trouvé extraordinaire ce mot qui apparaît dans le texte, qui peut nous faire penser au  vivre ensemble : garder une distance, la nécessaire, celle de la co-habitation entre les différences qui par contre ne l´empêchent pas. Voilà des pistes pour critiquer l´ethnocentrisme de la pensée occidental. Lapassade  a fait des incursions courageuses sur ces terrains et vous, dans cette interview, ont bien su l´accompagner. Le texte explicite une sensibilité ethnologique ou une sensibilité interculturelle. Ce sont des pistes aussi pour nos discussions sur la socianalyse et l´observation participante. Voilà un texte riche, qui nous invite à faire plusieurs devenirs.  Je vous embrasse, Lúcia Ozório]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 19:45:37 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29847803-6.html#comment40026099</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lucia Ozório]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29847803-6.html#comment40026068</link>        <description><![CDATA[Chers amis<br />
<br />
L´interculturel !!!???. Cette interview nous fait cheminer par l´univers des rites africains. Co-habiter. J´ai trouvé extraordinaire ce mot qui apparaît dans le texte, qui peut nous faire penser au  vivre ensemble : garder une distance, la nécessaire, celle de la co-habitation entre les différences qui par contre ne l´empêchent pas. Voilà des pistes pour critiquer l´ethnocentrisme de la pensée occidental. Lapassade  a fait des incursions courageuses sur ces terrains et vous, dans cette interview, ont bien su l´accompagner. Le texte explicite une sensibilité ethnologique ou une sensibilité interculturelle. Ce sont des pistes aussi pour nos discussions sur la socianalyse et l´observation participante. Voilà un texte riche, qui nous invite à faire plusieurs devenirs.  Je vous embrasse, Lúcia Ozório]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 19:45:05 +0200</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29847803-6.html#comment40026068</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de ailton]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27320123-6.html#comment39495984</link>        <description><![CDATA[Very good.<br />
Belíssimo texto.<br />
<br />
Obs.; texto indicado pela professora Lucia Ozório.<br />
<br />
Ailton Rocha<br />
Rio de Janeiro, Brasil]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Mar 2009 12:39:02 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27320123-6.html#comment39495984</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Benyounès Bellagnech]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29018231-6.html#comment38981815</link>        <description><![CDATA[
  Il s'agit d'un journal. Un philosophe de formation l'a lu et m'a suggéré de le mettre à disposition. Nietzsche a bien prévu qu'il ne serait pas compris avant cent ans. Il me semble qu'il est temps
  de le lire. Libre à chacun de se faire sa propre opinion sur ce philosophe en particulier et sur le discours philosophique en général.<br>
  Merci pour le commentaire.

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Mar 2009 20:35:01 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29018231-6.html#comment38981815</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de claire]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29018231-6.html#comment38979302</link>        <description><![CDATA[Bonjour,<br />
Vous me "rabibochez" avec la philosophie en fait je n'en ais jamais fait mes frères et sœurs si et ils me présentait cette discipline comme quasi inabordable le fait de lire un "journal philosophie" faite prendre au terme "philosophique" une autre dimension merci beaucoup]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Mar 2009 19:53:40 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-29018231-6.html#comment38979302</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de lydie Bignardi]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-28971848-6.html#comment38913090</link>        <description><![CDATA[Bonjour Benyounes,<br />
<br />
C'est vraiment avec plaisir que je vais lire tes articles. Je vais aussi acheter ce premier livre. A bientôt. Lydie]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Mar 2009 10:09:32 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-28971848-6.html#comment38913090</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Benyounès Bellagnech]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27939073-6.html#comment37737907</link>        <description><![CDATA[
  <p style="text-align: justify;">
    L'entretien est motivé par la question suivante: que pense l'institutionnaliste ayant vécu le mouvement de Mai 68. Certes cette révolte historique fait l'objet d'une abondante publication,
    particulièrement en période d'anniversaire et plus encore en ce quarantième après la déclaration selon laquelle il faut liquider l'héritage de 68. Interviewers et interviwés, étions conscients de
    ce fait, nous cherchions à comprendre aujourd'hui ce qui s'est passé dans les faits mais aussi dans la tête des acteurs qui ont en plus une approche institutionnaliste spécifique avec les
    dimensions idéologique, organisationnelle et libidinale. Lorsque cette dernière s'affirme, elle n'enlève en rien les deux autres dimensions.<br>
    La professionnalisation de l'AI a toujours existé par sa naissance dans des institutions spécifiques, elle participe à mon sens à la transformation ici et maintenant des conditions de vie avec
    une articulation, dans et par&nbsp;l'analyse, du vécu et du conçu, du singulier, de l'universel et du particulier. Le changement n'attend pas le grand soir mais se fait au jour le jour.<br>
    On pourrait si tu le souhaites reprendre la&nbsp;discussion point par point.&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 11:52:51 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27939073-6.html#comment37737907</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Bernard Delobelle]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27939073-6.html#comment37631846</link>        <description><![CDATA[16 02 09  Commentaire à chaud : 

Mai 68 serait selon les débatteurs le moment d’une grande prise de parole, d’un moment thérapeutique pour la société. N’est-ce pas ici une vision psychologiste et apolitique ? Ce ne fut pas que cela, certes s’il faut malgré tout reconnaître ici une dimension de catharsis, de libération des affects due à l’aliénation. Ce fut autrement et bien plus amplement un rêve et une véritable révolution mais de fait avortés  par une collusion entre la bureaucratie de syndicats débordés, les partis sociaux-démocrates et staliniens et le pouvoir étatique. Il y avait là sans aucun doute la grande Peur de l’Aventure car la révolution débouche nécessairement sur un inconnu et un renversement des valeurs (pour évoquer Nietzsche). Le symbole de cette collaboration entre les bureaucrates et les gouvernants fut les pourparlers et négociations de Grenelle et la marchandisation comme réponse aux revendications. Pour reprendre l’expression de Loisy, on attendait le Royaume des cieux et on a vu arriver l’Eglise. 
L’analyse institutionnelle et sa professionnalisation souhaitée ne supposent-elles pas le maintien de la société aliénée et une absence de vision politique ? Telle serait ma question en lisant le texte de ce débat, par ailleurs très intéressant sur le plan historique et existentiel.

Bernard Delobelle  tamdir@yahoo.fr]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Feb 2009 11:08:47 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-27939073-6.html#comment37631846</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lucia Ozório]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26664341-6.html#comment36843691</link>        <description><![CDATA[La crise des IrrAIductibles. Et l´analyse interne ?   

											Lúcia Ozório

	« ... le rassemblement des résidus, leur coalition pour créer poétiquement dans la praxis, un univers plus réel et plus vrai (plus universel) que les mondes des puissances spécialisés.»  (Lefebvre, 2000 : 31)
	« Osons la différence.(...) « ... je suis pour la déviance absolue». 8ième Colloque de l´Analyse Institutionnelle, juin, 2007. Remi Hess.  


	Aujourd´hui, le 24 janvier, j´ai lu le document La Crise des IrrAIductibles sur le http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26664341.html, écrit par Benyounès. D´ailleurs, aujourd´hui j´ai mis mon courrier électronique à jour. J´ai eu des problèmes dans mon ordinateur. 
	Ce moment de notre mouvement analysé par Benyounès m´a fait penser à l´histoire avec ses visages multiples, à l´historique et ses signes de divergence et de différentiation, à l´historique et la violence capitaliste.  
Cette lecture m´invite à penser une fois de plus au mouvement institutionnaliste dans lequel je suis depuis 1974, à Rio de Janeiro. Un contact plus proche avec René Lourau, je l´ai fait en 1978, encore à Rio, dans un Congrès d´analyse institutionnelle organisé par l´Ibrapsi – l´Institut Brésilien de Psychanalyse, Groupes et Institutions, l´organisation à laquelle je participais. À Paris 8 je suis depuis 1996, quand j´ai commencé mon doctorat, avec un carton – la fleur-femme de ... - il vient dans ma tête tellement de femmes : Rosa de Luxembourg ; Olga Benario, Louise Michel... Je ne réussis pas à me rappeler son nom – c´est une peintre, l´amour de Trotsky – je cherche partout le carton, je ne le trouve pas - de félicitations de René Lourau. 
Je veux tout de suite faire mention de la sensibilité de Benyounès pour la différence. Celle-là rappelle aussi bien Lefevbre dans De L’Etat (1977), en critiquant la fermeture de (dans) l’institution étatique que Hess (1978) qui en suivant les analyses de Lefevbre fait une critique à René Lourau (1978) quand celui se réfère au principe d’équivalence élargie des formes étatiques. Il est clair que le révolutionnaire ne peut pas faire l’apologie de l’équivalence. 
C´est la crise. Qu’est-ce qu'une crise ? Pour moi, malgré les expériences que j'ai vécues et mes écrits sur le sujet, la question reste difficile. On peut dire que c’est un moment qui comporte des enjeux et donc des risques. La crise comporte des critiques de la vie quotidienne. Mais certaines crises sont paroxystiques; dans ce cas, la vie quotidienne critique la crise. 
Par contre, la crise elle-même sous-tend une stratégie et une rentabilité pour l’institution, sous forme d’une ré-institutionnalisation, disait déjà, en 1978, René Lourau qui nous a appris que la forme étatique fait de son mieux pour se protéger, pour corriger ou empêcher la possible autodissolution de ses formes.
Donc, par rapport à la problématique qui nous traverse, qu´est-ce qu´on peut faire pour donner des voix et voies aux divergences et aux différences ? Veut-on dissoudre des formes étatiques présentes dans notre mouvement?
Benyounès, après ce texte sur La crise des IrrAiductibles, nous envoie trois autres textes sur un Projet pour la revue Les IrrAIductibles. Je remarque que le Projet a été conçu, si j´ai bien compris durant le premier semestre 2008, « ... issu d'un exercice auquel je me suis prêté  en vue d'asseoir et de développer l'activité éditoriale et médiatique des IrrAIductibles... » Il l´estime « ... comme une base de discussion qui pourrait déboucher sur l'action... » ( Bellagnech, 2009a). À mon avis, Benyounès provoque la collectivisation des analyses du notre mouvement Les IrrAIductibles. Il met ses textes/analyses « ... à la disposition de tous. ».  
En acceptant son invitation, je veux bien les prendre en compte y compris les derniers courriers électroniques de la liste Les IrrAIductibles. Ce sont très peu de textes, il me semble. Sauf si, à cause mon problème avec l´ordinateur, je n’en ai pas reçu certains. Au cours de ces derniers mois, je me suis rendu compte que notre mouvement a quelques adresses e-mail. Celui des LesIrrAIductibles@wanadoo.fr, animé par Benyounès - qui compte beaucoup avec l´aide de Bernadette, sa femme, comme dit Benyounès, membre du collège invisible des irrAIductibles - plus irraiductibles2@live.fr et lesirraiductibles2@hotmail.fr. Il y en a d´autres ?  L´association libre envahi ma tête : diffusion, dérives, dispersion, ré-institutionnalisation ? 
Je commence mes analyses par le projet. J´essaie de comprendre un temps qui n´a pas un ordre fixe, successif et hiérarchique. C´est un temps transductif où le virtuel présent dans le processus s´ouvre à des opérations nouvelles, « ... opération de la pensée sur/vers un objet virtuel pour le construire et le réaliser ». ( Lefebvre, 1969 :XXIII). 
Ce projet de 2008 pour la revue porte une utopie active, c´est une recherche qui veut la  transformation. Donc, je commence mes analyses avec le rêve, son potentiel de travail. Il faut pas oublier qu´à ce-moment–là, Benyounès était en thèse, essayant d’expérimenter en pratique et d’inventer en tâtonnant des dispositifs qui pourraient échapper à l’institutionnalisation des formes étatiques dans le champ éducatif. La pédagogie du possible qu´il essaie de théoriser-pratiquer, une variable universitaire de la pédagogie institutionnelle, veut « ... réfléchir à l´avenir de l´homme sur des nouvelles bases. » (Bellagnech, 2008, V.1 : 20). 
Le projet qu´il nous présente s´inspire de notre mouvement. Benyounés porte beaucoup d´espoir dans son-notre travail. Dans l´épigraphe de la thèse, il cite Remi Hess, son directeur (Hess, In : Bellagnech, 2008 : 7): «  ...écrire une thèse, c´est un moment de la production d´une œuvre à la fois individuelle et collective.(...) intégrant la théorie et la pratique, la construction d´une pensée et l´apprentissage sur le terrain. Devenir ‘auteur’, c´est réussir à inscrire un point de vue spécifique.  ». 
	Il a réussi.  Ce projet est le fruit de sa thèse qui est construite sur un terrain, Paris 8, le département de Sciences de l´Education. Comme il affirme, sa thèse n´a pas pu être saisie en dehors du champ des irrAIductibles, en remarquant la caractéristique collective du travail dans lequel il s´insère. C´est le travail d´un groupe d’étudiants et de professeurs qu´il considère comme un groupe créateur « ... des dispositifs autonomes dans le temps, l’espace, sur le plan organisationnel avec une base matérielle limitée privilégiant le potentiel humain aux outils techniques hors de prix, et a réussi à élaborer de nouvelles méthodes pédagogiques et de recherche : introduire le journal de recherche ; l’agorisme, consistant à privilégier le face à face au cours magistral, la participation de tous et de chacun des collaborateurs à l’élaboration du programme pédagogique et de recherche ; le forum électronique et la création d’une liste d’échanges et de discussions sur le plan international, échanges qui donnent lieu à une coordination scientifique entre différents partenaires dans plusieurs pays ; création d’une revue, de plusieurs collections et organisation d’un colloque international annuel qui a lieu la dernière semaine de juin chaque année à Paris 8. » (Bellagnech, 2009a) .  
	Ce fragment illustre une petite histoire du mouvement Les IrrAIductibles. À travers ces dispositifs, divers chemins ont été parcourus. Les tensions, quelquefois difficiles à supporter, qui les ont traversés au lieu de les invalider affirment leur potentiel créateur. Les documents envoyés par Benyounès font des analyses de certaines tensions qui nous traversent. 
	Une différence qui m´a attiré l´attention dans ces documents est son implication dans le mouvement Les IrrAIductibles, dont il parle clairement : « ... je m’y suis investi avec passion depuis plusieurs années. » (Bellagnech, 2009a). 
	En lisant le dernier (?) courrier électronique, celui de 16 janvier – c´est dommage si le groupe a exercé le cryptisme par rapport à moi, par exemple – je fais partie Des IrrAIductibles – je me sens dans ce groupe – il y a une mention à « ... la forte   personnalité de Benyounès et de son contrôle du dispositif des IrrAIductibles, liste de diffusion, mise en page de n° de revue, et archives de la revue. »  Cet aspect contrôlateur, en suivant le courrier, met en question l´implication et la surimplication au sein d´un groupe « ... comme un effet démobilisateur sur le reste du groupe. » Il est aussi évoqué la peur de Benyounès « ... que les membres de la revue ne prennent pas le relais. »
              Qu´est-ce qu´est la passion ? Il me semble qu´on travaille pour un numéro sur l´Education Sentimentale. Je trouve très intéressant qu´on s´intéresse au libidinal dans les discussions institutionnalistes. Peut-être allons-nous enrichir nos concepts, y compris notre “ triplette dialectique ” comme dit P. Ville (2001). Notre processus, il faut encore ajouter. D´ailleurs, il y a un projet de faire un dictionnaire d´analyse institutionnelle, accordé dans notre 7ème Colloque International autogéré d´analyse institutionnelle. Benyounès, Leonor et moi avons proposé d’y participer.
	Il est intéressant de noter que Benyounès laisse passer toute une passion pour le mouvement, dans ces documents envoyés. On peut se demander si la passion apporte avec elle un contrôle. En tout cas, elle porte le politique. Il nous faut donner, il me semble, de la place à la passion. Et se laisser toucher par elle, dans ce monde ou notre groupe – plein d´analyses « organisationnelles ». 
	Dans la “ triplette dialectique ” les moments s´imbriquent. Malheureusement, l´analyse de l´implication prend, quelquefois, plus en compte une logique classificatrice. 
La peur ? René Lourau (1980) dans ses recherches sur l´autodissolution des avant-gardes , remarquait que l´analyse institutionnelle a une histoire qui fait peur. Plusieurs d´entre nous, les participants de l´institutionnalisme, sont d´accord avec René Lourau. Combien de fois la violence institutionnelle, la, si nous pouvons dire, réification de l´instituant, qui fait pleurer le poète et quelquefois le fait mourir, nous fait douter de la dialectique et du dépassement. L´affrontement des forces étatiques a un côté mort plein de nuances qui donnent des rythmes au mouvement social mais aussi à ses acteurs (Ozório, 2005). 
Moi, j’ai peur quand je pense à la possibilité de notre groupe d’agir, comme dit Benyounès (Bellagnech, 2009), « ... un bataillon en guerre qui abandonne ceux qui se blessent dans la bataille .... qui continue à jouer tandis que plusieurs de ses joueurs restent à terre à cause de leurs blessures. » Ce type d’analyse n´est pas commun. Il y a aussi bien la puissance de quelqu´un qui bataille que de quelqu´un qui est blessé, qui vit la violence des institutions dans lesquelles plusieurs mécanismes peuvent y expliquer l´aliénation. Benyounès nous explique qu’il cherche des alliances pour affronter cette violence. C´est là que se joue vraiment quelque chose pour l´herméneutique implicationniste de l´institutionnalisme. Benyounès reconnaît les/ses/nos limites de la/sa/notre praxis et ses moments, suppose des analyses critiques, mais possibles. Je ne peux pas m´empêcher de faire référence à la souffrance que j´éprouve en partageant les blessures avec Benyounès.
Augustin !!! Tu as besoin d´être avec nous pour sécher nos larmes.
	Par contre, certaines analyses de la peur peuvent provoquer des éclairages dans l´histoire de notre mouvement. Ces derniers e-mails peuvent aussi annoncer des éclairages. Mais il manque un approfondissement dans nos analyses. Il ne faut pas mettre de côté « le problème de Benyounès »/  « le problème Benyounès »  et continuer à marcher. Nous avons des blessures qui ont besoin, pour guérir, que nous soyons ensemble. 
	Comment vivre ensemble ? Voilà une interrogation éthique qui peut nous aider à penser le rapport du sujet et de l´autre. L´implication et la surimplication : leurs frontières sont ténues. Ceux qui s´impliquent, avec passion, vivent dans des espaces-temps hybrides. D´ailleurs, ce sont des vicissitudes transversalisées par les fragilités des frontières, notamment celles du centre et de la périphérie, qui explicitent la problématique de la différence dont l´articulation socio-politique, à partir de la perspective des résidus est complexe. 
	« Osons la différence », en paraphrasant Remi Hess.
	Il me semble que c´est dans cette condition entre les deux que quelque chose arrive pour qu´on puisse comprendre le coté mortifère de l´institution. L´aliénation. La passion et les distances. Peut-on parler d´un pathos de distance ?  Barthes (2002) cite Nietzche, en disant que « le pathos de distances est le propre de toutes les époques fortes ». Il y a de la tension utopique, ce qui est désiré c´est une distance qui ne casse pas l‘affect. L´affect peut provoquer des éclairages dans l´histoire de notre mouvement. Sans peur, sans trop d’organisationnel. 
	Pourquoi nous intéresserions-nous tous au soi-disant contrôle de Benyounès ? Pourquoi nous tous, en rappelant Etienne de la Boétie, nous avons supporté si longtemps - depuis 2001, quand il est chaque fois plus enthousiasmé par notre mouvement, en assumant la responsabilité d´animer plusieurs dispositifs - le tyran ?  Voilà, la relation complexe face au pouvoir est en question.  C´est le minimum simpliste d’expliquer le non intérêt du groupe pour le contrôle de Benyounès. Un grand problème de l´implication est la reproduction en nous de ce qu´on critique. Ah ! mon chère Georges !!!! Tu as raison. Il faut avancer dans l´analyse interne. 
	Je veux bien prendre la revue Les IrrAiductibles comme analyseur de son travail au sein de notre groupe. C´est en 2002 qu’apparaît le premier numéro des IrrAiductibles. Je veux explorer, naviguer dans l´immatériel de ce travail. J’ai ce numéro dans les mains au moment de l´écriture de ce texte. C´est un gros travail, qui montre une volonté de puissance. Presque 500 pages. Elle est apparue dans un contexte de turbulence qui explicitait la dialectique local – global : Paris 8, Département des Sciences de l´Education, l´après 11 septembre, les élections présidentielles en France, l´effet Le Pen. (Bellagnech, 2008). Et l´effet Lula au Brésil.  
	Dans cette revue j´ai écrit mon premier article après la thèse, en 2001, j´ai fait un travail à plusieurs reprises avec Benyounès, notamment dans le numéro 13 «  L´analyse institutionnelle, le quotidien et le mondial » que nous avons coordonné ensemble. Si nous avons eu un océan qui nous séparait - moi, j´étais au Brésil, Benyounès en France - nous avons fait aussi la praxis d´un entre cultures, socianalytique qui avait tout un rapport avec notre sujet de travail que le titre de la revue explicitait.  
	Cette revue – transfrontière - va au-delà des frontières. Le trans et l´entre cherchent à affirmer d´autres espaces-temps où quelque chose se fait présent. Ce sont des frontières diverses entre pays, cultures, âges, division sociale du travail, expériences, division instituée des savoirs ... Selon Benyounés ont été publiés « ... plus de 350 articles et autant d'auteurs : chercheurs, professeurs en fonction ou retraités, étudiants de tous les niveaux de la licence au doctorat, acteurs sociaux dans différents services de la société, auteurs originaires de différents pays dans le monde. »  (Bellagnech, 2009a ).
	Dans des lettres aux collaborateurs brésiliens, soit de la collection Transductions soit de la revue – d´ailleurs la revue est connue au Brésil - Benyounès et moi, nous avons écrit : «  La revue ne s´intéresse pas seulement à l´enseigne de la pensée de l´analyse institutionnel, mais plutôt à son mouvement, celui des pratiques où se vit et s´expose la problématique posée par cette pensée-là. (...) Elle dit la nécessité d´un autre mode de faire dans le monde éditorial  et l´exigence des franchissements. Avec la revue Les Irraiductiblles, publiée aussi par le Département de Sciences de l´Education de l´Université Paris 8, elle établit des paris qui essayent d´intervenir dans l´édition instituée, marqué d´entre autres par le profit et les privilèges. » (Ozório et Bellagnech, 2005. mimeo). 
             Oui, il ne faut pas oublier l´institution de l´édition. Nous voyons des rapports qui, comme dit Benyounès (2009a), «  ... font état d'un surplus de revues de sciences humaines et sociales en France. 170 revues environ.» 
	Benyounès dans son projet pour la revue pose des questions pertinentes. « ... Par l'absence d'une analyse approfondie de qui nous sommes, que voulons-nous faire, de quels moyens pouvons-nous disposer et comment les obtenir ? Quelle est notre politique éditoriale ? Distinguons-nous entre ce qui relève de la propriété privée et ce qui relève du bien collectif ? Quel lien établissons-nous entre la publication par le canal de l'édition relevant du marché et celle des irrAIductibles ?... » (Bellagnech, 2009a).  
	Le courrier électronique du 9 janvier, répond à ces questions : « ... Le fait aussi de notre incapacité à prendre en compte les difficultés de certains d'entre nous, se retrouvant dans des situations économiques critiques, du fait d'un contexte juridique complexe de la comptabilité publique… Cet ensemble d'éléments qui ont eu des effets concrets (plus personne pour gérer la liste, pour mettre en page la revue), nous a fait traverser une période délicate au niveau organisationnel. » 
            Où est la triplette dialectique qui nous est si chère? Cette période délicate est un analyseur de la forme étatique dans notre mouvement. Cela veut dire qu’il faut qu´on prenne en compte les dimensions – libidinales, idéologiques, politiques et organisationnelles – pour enrichir nos analyses. S´agit-il de la stratégie cryptique ?  
	« Paris 8 ne peut pas recruter  les étrangers, des retraités, des chômeurs, dit le groupe dans le courrier de 9 janvier.  La question est plus particulière : Paris 8 ne peut pas recruter ceux qui osent être différent et qui travaillent dans son milieu ». Voilà l´aliénation dans le capital.  Qui sommes-nous ? Des cyberzombis comme l´a formulé Châtelet ?  L´analyse « organisationnelle » nous fait nier la problématique posée par le travail de Benyounès au sein de notre groupe. 
	La vie vampirisée par le capital : nous, en tant qu´institutionnalistes, nous reproduisons cela. Pourtant, au pouvoir sur la vie, analysé par Foucault (1982), peut répondre le pouvoir de la vie, selon Deleuze et Guattari (1980), dans sa puissance politique de résister et créer, de varier, de produire des formes de vies. Les dernières études de Negri (2003) sur la biopuissance comme aussi la pédagogie du possible (Bellagnech, 2003) nous aident à comprendre un peu plus cette problématique. Benyounès porte une expérience vive chez nous qui l´approfondit. Il a bien compris les conséquences politiques de sa praxis. Mais il insiste, il « ... souhaite poursuivre le travail commencé : la publication de la revue, la direction de la collection et l'organisation des rencontres hebdomadaires avec les étudiants et les chercheurs. Mon projet se résume dans la consolidation et le développement de ce que j'ai indiqué. Cela suppose une reconnaissance de statut et des moyens pour le poursuivre. » (Bellagnech, 2009a).
	En tant que différence, il ose. Il déchenche l´analyse, il ne mets pas de côté l’analyse. Et la praxis ?  Il ne prend pas abstraitement les éléments abstraits obtenus par l’analyse. Il sait qu’ils ont, en tant qu’éléments, un sens concret, une existence concrète (Lefebvre, 1958, p.34, In : Bellagnech, 2008 :19). Cette problématique méthodologique comme il dit « …a été reprise par René Lourau et Patrice Ville, et largement débattue dans les séminaires de mardis de l’analyse institutionnelle ».( Bellagnech, 2008 :19). 
	Bien, mes amis, j´ai commencé mes analyses. Commencer par rapport au sujet et au groupe c´est enchaîner. L´agorisme a une exigence éthique. «  Il y a ceux qui mettent en question « le tout dire » dans la collectivisation des analyses proposée par l´analyse institutionnelle, en parlant d´un parolisme qui peut provoquer l´hypertrophie du processus. Pourtant la communication dialogique dans cette collectivisation d´analyses provoque des manifestations de l´institution. Ou la laisse se manifester. Et il ne s´agit pas qu´elle se dise comme purement et simplement discours, mais de réaliser l´intervention dans les institutions. Certes, nous sommes dans un champ de production de vérités, d´ailleurs, des véritès transitoires qui ne nient pas la singularité du devenir » (Ozorio, 2005 : 18). 
En revenant à la passion, au pathos des distances: je pense comme Barthes (2002), à une distance pénétrée, irriguée de tendresse, pleine de chaleur vive dans les relations. Le monde est très bélligerant. Et l´université ? Elle a dû mal à donner des places aux différences. 
	À bientôt. Lúcia Ozório
Bibliographie
BARTHES, R Comment Vivre ensemble. Simulations Romanesques de Quelques Espaces Quotidiens. Paris : Éditions du Seuil, 2002. 
BELLAGNECH, B. Dialectique et pédagogie du possible. Métanalyse. Sainte – Gemme : Presses Universitaires de Sainte-Gemme, 2008. 
BELLAGNECH, B. La crise des irrAIductibles. http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26664341.html, 2009. 
BELLAGNECH, B. Projet pour la revue Les IrrAIductibles. http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26664341.html, 2009a. 
DE LA BOETIE, É. Le discours de la servitude volontaire. Paris: Editions Payot, 1976.
DELEUZE, G. et GUATTARI, F., Mille Plateaux. Paris : Les Editions de Minuit, 1980. FOUCAULT, M. - Microfísica do Poder. Rio de Janeiro : Editora Graal, 1982.
HESS, R. Centre et périphérie. Toulouse : Privat, 1978.
HESS, R. - Produire son oeuvre: le moment de la  thèse. Paris, Téraèdre, 2003. 
LEFEBVRE, H  Métaphilosophie. Paris :  Editions Syllepse, 2000. 303p.
LEFEBVRE. H.  De l'Etat 3 : le mode de production étatique. Paris : Union Générale d'Editions, 1977.
LEFEBVRE, H. -Logique formelle et logique dialectique. Paris : Ed. Anthropos, 1969.
LOURAU R. - L'Etat inconscient. Paris : Editions de Minuit, 1978.  
NEGRI, A. - 5 lições sobre Império. Rio de Janeiro: DP&A editora, 2003.  
OZORIO, L. (direction) L´Analyse Institutionnelle au Brésil.  Collection Transduction. Saint Denis, France, v. 5,  juin 2005.
OZORIO ET BENYOUNES, Lettres, 2005. mimeo.]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 14:03:11 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26664341-6.html#comment36843691</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Benyounès Bellagnech]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26657344-6.html#comment36047051</link>        <description><![CDATA[A Bernard Jabin
Ce dimanche 11 janvier 2009, six heures, j’écris : « Le mardi 11 janvier 2000, date qui revient chaque année, la mort de René Lourau lequel avait écrit : Quand je serai mort, oubliez-moi. Mission impossible pour moi, car si je n’avais pas connu Lourau, je ne sais pas ce que je serais devenu aujourd’hui. Mon penchant philosophique serait probablement égaré comme cela se dessinait en 1998-99. Sa rencontre fut un stimulant décisif qui me fait encore me débattre avec Nietzsche entre autres.
Penser le monde qui nous rende l’existence possible.
Je ferme la parenthèse et continue à lire. » Extrait du journal philosophique. Volume II.
Benyounès Bellagnech]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 10:05:36 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26657344-6.html#comment36047051</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Bernard Jabin]]></title>
        <link>http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26657344-6.html#comment36033288</link>        <description><![CDATA[Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mise en terre de René Lourau
Bernard Jabin]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 21:44:12 +0100</pubDate>        <guid >http://lesanalyseurs.over-blog.org/article-26657344-6.html#comment36033288</guid>
                                            </item>
  
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