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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:50

Vendredi 14 octobre, 18 h 58,

 

Espace Picard. Je crois que Michel Maffesoli a repéré que j’étais dans la salle. Il y a un très beau nœud papillon. Il porte un costume bleu foncé et une chemise bleue claire. C’est le bleu qui domine ce soir.

J’aurais dû faire circuler l’info de cette conférence auprès de mes étudiants.

- Maffesoli est-il de droite ?, question que me posait, cet après-midi, ma fille Charlotte, en apprenant le titre d’un de ses derniers livres Sarko, pourquoi tant de haine (1) ?

Jean-Didier Vincent est l’invité principal. Mais il y a aussi une journaliste du Point et un professeur de Montpellier.

Les sources occultes du romantisme : livre évoqué par Michel Maffesoli dans sa présentation. C’est un « classique » dit-il. A suivre !

Il parle d’Anders, nom qui serait un pseudonyme.

 

Le débat pourrait intéresser Laurence. Il s’agit de la « transhumanie ». Cela ne m’intéresse pas. J’aurais préféré un autre thème.

J’ai emporté avec moi ce journal pédagogique pour essayer de raconter le cours d’hier.

Alors que, jeudi en huit, j’étais parvenu dans Le Moment de l’Amour à une belle description de la dynamique de mon cours de master 1, aujourd’hui, j’ai du mal à me souvenir des 6 heures intenses vécues au contact des étudiants.

Je me souviens du sourire de certaines ou certains. Je suis un, peut-être plusieurs fils. J’ai expliqué que je suis dissocié, comme pédagogue, entre deux logiques :

- La première est l’hypothético-déductive. Elle sert d’arrière-fond. En tant que professeur expérimenté, ayant rédigé un cours écrit sur le sujet, j’ai une sorte de conscience d’un plan de concepts à transmettre. Je dois parler du groupe, de l’organisation et de l’institution.

- La seconde, c’est la transduction… en tant que pensée associative, d’abord ; en tant qu’Aufhebung ensuite. C’est cette pulsion associative qui me fait lancer des choses en vrac. Une image appelle un concept ; un sourire d’étudiante me fait inventer un jeu de mot ; un bâillement de Camille, et hop !  J’annonce la pause :

- C’est l’heure d’aller boire un café…

 

Donc, mon art d’être en situation d’enseigner, c’est une tentative de gérer deux postures différentes qui semblent inconciliables. Pourtant, à un moment donné, une sorte de principe d’organisation émerge. Les éléments chaotiques donnés ici et là ne sont pas seulement hétérogènes. Ils ont aussi un point commun : ils sont restitution d’expériences antérieures, vécues par moi. L’homme est un être inachevé. D’où un manque ! Ce manque est comblé par « l’appartenance à des collectifs », dit Didier Moreau.

-Apocalypse veut dire révélation. Jean nous raconte ce qui se passe : la fin du monde, davantage que la fin du monde.

Les cavaliers de l’Apocalypse.

 

Prochaine réunion : 25 novembre.

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 10:41

Vendredi 7 octobre, 11 h,

 

Hier, j’ai regardé une émission sur l’A2 (Envoyé spécial) intitulé « Corée du Sud, les forçats de l’école ». On y voyait les effets désastreux de faire de l’école un absolu. Pour que leur pays soit classé premier dans les évaluations PISA, les familles sud-coréennes avec le soutien de l’Etat obligent leurs enfants à suivre des cours particuliers, en plus de la scolarisation publique normale. On voit des enfants de 10 ans travailler toute la journée et une partie de la nuit dans des écoles ou des cours de soutien. Les enfants ne dorment plus que cinq heures par nuit ! Une famille de 2 enfants dépense 3000 euros par mois pour faire bachoter leur progéniture. Cette folie collective permet à la Corée du Sud d’être classée seconde, troisième ou quatrième en mathématique, langue et autre discipline sur le plan mondial.

Cela fait penser à l’Allemagne de l’Est qui faisait du sport un absolu, droguant ses jeunes promis à un avenir de champion. Pour connaitre un ancien nageur de DDR, drogué à mort pendant son adolescence (il est aujourd’hui totalement difforme), je pense que se battre pour une alternative au Tout école est un devoir. Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine. L’espérance de vie se rallonge. Mieux vaut une éducation tranquille tout au long de la vie qu’un bourrage de crâne infantile.

 

Jeudi 13 octobre, 19 h,

 

Bonne séance de cours (6 h) ce matin.

Mes étudiants m’aiment bien.

Cet après-midi, une fille a dit :

- Votre cours était formidable !

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:48

L’an trois des analyseurs

 

Début 2011, je saute l’an deux des analyseurs pour des raisons diverses dont la principale réside dans l’état d’esprit où je me trouvais. Un sentiment de l’inutilité du discours, tout type de discours y compris celui de la fête de l’anniversaire du blog. Outre le refus des échanges habituels des politesses et des vœux de fin d’année et les non réponses aux différents messages reçus en ce début d’année, qui sont restés dans les oubliettes avec les conséquences que l’on sait et notamment celle qui consiste à se couper du monde, de l’entourage voire même des amis.

 

Suite à un échange de courrier avec Lucia Ozorio, celle-ci qualifie mon état de mélancolique, alors que moi je n’y voyais qu’un état de dépression passagère. C’est grave docteur ! Certes, je vis dans un pays champion du monde du pessimisme, champion devant des pays en guerre depuis une dizaine d’années comme l’Afghanistan, l’Iraq ou la Somalie, selon des experts. Je ne sais pas comment ils ont procédé pour aboutir à ce résultat, en tout cas, paradoxalement, ce constat peut me soulager pour un temps et éviter que l’état d’esprit malade ne devienne chronique. Etre pessimiste parmi des millions de pessimistes  vous éloigne de la solitude et de l’isolement vis-à-vis de vos semblables même si ceux-ci n’admettent pas que l’on soit leurs semblables.

 

Quelques mois auparavant, lors d’une rencontre à Paris avec un ancien camarade de passage dans la capitale, lequel est bien informé sur la situation au pays d’origine, nous avions échangé nos points de vue sur la situation et conclu sur le constat suivant : L’espoir est en Amérique latine où même des mouvements que l’on qualifierait dans le jargon politique occidental d’extrême gauche accèdent au pouvoir par la voie démocratique et réussissent à transformer leurs pays, Lula, les Tupamaros ou Morales alors que chez nous nos mouvements subissent des échecs dont on n’arrive pas à déterminer les causes. Il y a de quoi nous enfoncer dans le pessimisme profond, n’est-ce pas !

 

Heureusement que cette chute de la singularité dans l’introspection subjective ne dure pas longtemps car le vent de l’histoire universelle va faire son œuvre de négation et de dépassement. En 1815, Hegel, fin connaisseur de l’histoire de son temps et notamment de la révolution française, dit - en voyant Napoléon sur son cheval conquérant l’Allemagne -, qu’il avait vu l’esprit de la liberté sur un cheval. Moi, je dis que j’ai vu l’esprit de la liberté sur les écrans de télé traversant le monde arabe. Le peuple est entré dans le moment révolutionnaire. La révolution, selon Henri Lefebvre, est une métamorphose. Cette définition me convient car elle exprime avec précision le sentiment que j’ai pu avoir depuis ce début janvier 2011. L’espoir renaît, toutes les aspirations redeviennent légitimes. Ainsi je rentre dans une transe interminable à la recherche d’informations et en remémorant les chansons révolutionnaires et les poèmes qui furent la médiation de notre formation à l’espoir révolutionnaire depuis une quarantaine d’années. Le bonheur fut aussi grand lorsque l’on entendait ces chants et ces poèmes entonnés par la jeunesse dans les rues du Caire, de Tunis ou d’Aden, alors qu’il n’y a pas si longtemps, on croyait que la culture révolutionnaire n’était qu’un luxe réservé à une certaine élite intellectuelle.

 

Le temps de l’analyse, des bilans et interprétations diverses et multiples, n’est pas encore venu. Contentons nous de savourer ce moment de la révolution arabe et de contempler cette métamorphose du monde et de l’être arabe. Cette année 2011 ne peut que si bien commencer. Situé un peu loin géographiquement de là où l’histoire se déroule, le blog suit sa voie, je ne fais que de rares commentaires, contrairement à mon souhait le plus grand, qui est d’être sur place dans n’importe quelle ville arabe et d’écrire un journal sur ce qui se passe réellement.

 

Autre heureux événement, qui est de l’ordre de la micropolitique (Félix Guattari), est la reprise tard dans l’année des activités des irrAIductibles. Ce blog est né suite à la crise des irrAIductibles, pour combler un vide très mal vécu, car cette aventure collective nous confortait dans la lutte idéologique et politique contre toutes les formes d’asservissement de la pédagogie et de la recherche par des forces obscures que l’analyse institutionnelle pourrait analyser et combattre à la fois.

 

Ma situation ne me permet pas d’être présent en permanence à toutes les actions, mais je considère ce blog «  lesanalyseurs » comme irrAIductible hors les murs et comme un partenaire du groupe qui reprend le flambeau de cet acte politique que pose l’analyse institutionnelle.

 

Selon les normes de la plateforme du blog, quelques 900 articles publiés, 130 000 pages vues par 22 000 visiteurs. Les statistiques n’ont que la valeur qu’on leur attribue, mais je considère que les collaborateurs, les lecteurs et les visiteurs occasionnels ont le droit d’être informés sur la nature du support avec lequel ils communiquent leurs idées.

 

A l’origine, ce blog se voulait une aventure collective et à l’occasion de ce troisième anniversaire, je tiens à saluer tous les contributeurs, dont la liste s’allonge au jour le jour et que je ne peux pas citer tous au risque d’en oublier quelques uns.

 

Le premier article du blog a été publié le 11 janvier 2009. A l’époque, Bernard Jabin m’a fait remarquer, que c’était l’anniversaire de la mort de René Lourau. Le courant de l’analyse institutionnelle a perdu d’autres figures Georges Lapassade, Raymond Fonvieille…mais leur œuvre est toujours présente à nous comme source d’inspiration.

 

En cette fin d’année 2011, j’ai perdu Rachid Ben Allal, un jeune ami irrAIductible et lecteur assidu du blog. La dernière fois que je l’avais rencontré, - car il était aussi proche localement, nous nous n’étions pas vus depuis longtemps -, il m’avait dit avoir l’impression de me voir tous les jours à travers le blog ! Il nous a quittés, alors que son épouse Nadia attendait un bébé, mais il n’a pas eu le temps de voir son fils venir au monde. C’est à sa mémoire et à sa famille que je dédie cet article.

 

Mercredi 11 janvier 2012

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org  

 

Voici ce que Georges LAPASSADE aurait aimé organiser... et qu'aurait aimé René LOURAU...


http://www.classicalarchives.com/feature/dont_miss_this.html    

 

(envoyé par Bernard Jabin)                      

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 11:44

Le journal pédagogique (A)

(26 juillet 2011 – 2 décembre 2011)

 

Lundi 4 octobre, 9 h 40,

 

Salle A329. Conseil d’UFR. J’arrive le second, après Jean-Louis. Il me parle du profil de Martine Pretceille (je l’avais envoyé à Danielle Lemeunier, mais son ordinateur a été volé). Pas de problème. Je m’en souviens « Education interculturelle tout au long de la vie ».

 

J’apprends que le poste de Sarella est attribué à CIRCEFT. Je vote contre. Jean-Louis me rejoint. Nous avons deux procurations. Cela fait 4 contre, 1 abstention, 7 pour, dont les IATOS.

 

Si ce poste est attribué à CIRCEFT, ce serait un vrai scandale. Je crains qu’il soit supprimé, compte-tenu du sur-encadrement des formations de master qu’encadre ce labo.

 

Les arguments de Lydie (il faut sauver le poste) ne m’ont pas convaincu.

 

Jeudi 6 octobre, 13 h,

 

Je sors de mes deux premiers cours de M1. Groupe de 23 étudiants. Excellente idée de faire un tour de table. Je fais connaissance avec le groupe. Je repère Clotilde et Esther, deux Africaines (Benin, Cameroun) qui ont une licence ISP. Elles ne connaissent pas Augustin. Il y a aussi Camille (22 ans). Elle a fait une formation d’AS à Montrouge, ainsi qu’une formation AES. Je la retrouve dans le métro. Nous causons.

 

Je suis abordé en plein cours par des étudiants qui me demandent de signer des papiers. C’est invraisemblable.

 

A la sortie du cours, un étudiant dit qu’il n’a pas osé entrer dans la salle, parce qu’il était arrivé en retard.

 

Difficulté de me reprendre, quand je suis interrompu par des demandes de signatures.

 

Une étudiante me demande de parler de mon livre H.L et la pensée du possible.

 

J’ai assuré le cours Penser l’institution et Le journal de recherche.

 

Je vais apporter des livres au prochain cours. Il faudrait aller les chercher. Cela fait longtemps que je ne suis pas passé chez Anthropos.

 

14 h,

 

Salle 110 de l’ISP. Réunion du jury rectoral.

 

Date de la prochaine réunion du jury rectoral : 6 mars 2012 (14 h).

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 15:40

Séminaire autogéré Zones d’attraction 2012

"Le collectif : dedans ? dehors ?"

 
1ère séance, Salle Afrique, 5 rue Pierre l’Ermite - 75018 Paris. Samedi 14 janvier 2012, de 17h à 20h.

 

À partir de 2012, Zones d’attraction propose à des collectifs de venir produire leur propre émission dans le cadre de son créneau sur Radio Libertaire, afin de susciter rencontres, connexions d’hétérogènes, frottements et perturbations.

 

Cette première séance, d’un rendez-vous mensuel, sera ainsi l'occasion de présenter les premiers projets en cours (collectif Knowledge Liberation Front (KLF), résonances et implications des révolutions arabes et de leurs différentes facettes) et aussi de réfléchir ensemble à des terrains d’intervention et d’enquête pour cette année. 

Sur le terrain de la psychiatrie, Antoine Machto viendra nous parler de la dernière rencontre du Collectif des 39 et de la prochaine qui se tiendra au mois de mars à la Parole errante à Montreuil (Appel des 39 contre la Nuit sécuritaire). Nous évoquerons le documentaire que nous préparons sur la « Patate chaude », journal des patients du Centre de jour Antonin Artaud à Reims et outil de psychothérapie institutionnelle.

Il s’agira ensuite de dégager ensemble des pistes exploratoires autour des questions qui nous interpellent et que nous voulons prendre en charge : comment se fabrique un collectif ? Quels rapports construire entre les expériences faites dans le cadre du monde du travail, des institutions de soin, du précariat, de la justice, du milieu carcéral ? Comment connecter entre elles les formes de désobéissance aux injonctions de l’Etat managérial et à son contrôle social ? Où et comment agir ? Au dedans ou au-dehors de l'institution ? Et s'agit-t-il d’une véritable alternative ? Ne s'agit-il pas toujours justement d'investir les institutions, de les travailler de l'intérieur pour y produire des pas de côté, de trouver leurs angles morts, (instituant ordinaire, pratiques dissidentes et analyse institutionnelle..) tout en restant capable, lorsque la bureaucratisation est trop avancée, de partir pour inventer de nouveaux espaces... ? 

Chaque situation singulière nous invite à trouver l'intervention juste, sa cohérence et sa constellation propre. C'est dans cette perspective que les questions du dedans et du dehors, nous semblent devoir être reposées, à partir d'un anarchisme méthodologique dont nous exposerons les linéaments, et qui reste à construire ensemble. 

Venez donc avec vos textes, vos mots, vos propositions d’enquêtes et d’expérimentation, vos récits, vos délires, pour qu’on se rencontre et discute en symphilosophie !!

 

N'hésitez pas à nous contacter à : flaneur@zonesdattraction.org

 

Zones d’attraction est une émission consacrée aux pensées critiques. Oui, «Zones », car il s’agira, en compagnie d’un ou plusieurs invités, également de chroniques de notre cru, de faire zoner les concepts.

« Attraction » : car nous irons là où notre flânerie nous portera : philosophie, littérature, psychanalyse, pédagogies alternatives, édition indépendante, analyse institutionnelle...


Notre émission se voudra une sorte de laboratoire où laisser la voix et la voie libres aux formes de résistances qui agitent aujourd’hui l’institué, déstabilisent les discours dominants qui se présentent à nous comme vérités.

Espace d’interrogation des pratiques, que celles-ci soient théoriques, sociales ou politiques, et vigilance toujours quant à la congruence entre théories et pratiques. Faire danser ensemble les hétérogènes. Interférences, confrontation, transversalité et ironie en guise de sol. Pour de nouvelles constellations.


Retrouvez l'ensemble de nos émissions en accès libre sur le site


ZONES D'ATTRACTION

Une émission présentée par Charlotte Hess et Valentin Schaepelynck

sur RADIO LIBERTAIRE (89.4)

Le vendredi de 11h30 à 13h (tous les 15 jours).

 

Contact radio:radio@zonesdattraction.org


Ecoute en différé:www.zonesdattraction.org - Rubrique Symphilosophie
www.zonesdattraction.org, rubrique SYMPHILOSOPHIE

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:47

27/01/2011 5 h 44 John Surman, Private city

 

Je viens de finir mon introduction au journal.

 

Hier soir je n'arrivais plus rien à faire et puis il faut savoir laisser reposer un peu. Je ne peux pas m'obliger à écrire, à synthétiser sur commande. Lorsque le travail est fait dans ma tête, ça sort tout seul.

 

Il me reste la notation des pages et des jours mais je ne pouvais l'entamer tant que le début, l'introduction n'était pas posée. L'indexicalisation par page ne peut se faire que lorsque toutes les pages sont écrites. Ce travail là, c'est pour cet après midi. Je pense en avoir pour 5 ou 6 heures.

 

Il me restera à écrire un bilan pour Augustin. Ce sera pour ce soir, juste avant de lui rendre ce journal. Le fait de poser cela par écrit maintenant, va me donner le la. J'espère qu'en ayant cela en tête toute la journée, cela sortira plus facilement ce soir......Je sais que tout est déjà dans mon journal, mais il s'agît de savoir le voir et puis de s'en éloigner.

 

D'ici peu, ce sera la fin du journal des grandes figures. Restera la fin du journal pour Kareen avec la lecture des dernières séquences du cours.

 

Pour le reste du travail pour Augustin, la présentation de L'entrée dans la vie, cela sera dans un autre journal....

 

Hier j'ai vu sur le site de non fiction un livre qu'il pourrait être utile de lire pour la psychosociologie L'expérience de groupe- approche de l’oeuvre de René Kaës, de M. Pichon, H. Vermorel, R. Kaës (1). Quand j'ai lu cet article, je me suis dit que j'allais le mettre dans mon journal et là je me suis souvenue que j'avais terminé celui de psychosociologie.

 

Que faire ? Je ne sais pas !

 

Pour ne pas perdre cette référence je l'ai mise dans ce journal mais je sens bien qu'elle n'y a plus sa place.

 

Voilà, je viens de finir de revoir ma bibliographie, compléter les références incomplètes.

 

J'ai rajouté à la fin de mon index le texte de la chanson de La Souris déglinguée citée dans mon journal.

 

Je clos ici mon journal des grandes figures.

 

(1)http://www.nonfiction.fr/article-4162-la_psychanalyse_et_lindividu_aux_prises_avec_la_groupalite_psychique.htm

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 13:38

18 h 13 John Surman, Private city

 

Je rentre du travail. J'ai commencé à réfléchir à mon introduction et à ce que j'allais mettre dedans. Elle s'appellera certainement « C'est quoi ce journal » et je tenterai de définir ce que j'ai fait, le crime commis. Je voulais retravailler tout de suite mais je n'ai plus les idées assez claires.

 

Vu aujourd'hui une collègue avec sa stagiaire de 3ème année. Je l'interroge donc sur son sujet de mémoire et elle me dit qu'elle travaille sur le passage de l'adolescent à l'âge adulte. Je lui ai demandé si elle avait L'entrée dans la vie comme livre de référence, et elle m'a répondu non. Je lui ai suggéré d'aller y faire un tour......

 

J'ai été très exaltée par ce travail de mise en forme, je suis arrivée cet après midi au travail comme une folle et j'ai dit à M., la psychologue « j'ai un truc à te dire » et elle m'a dit « moi aussi ». Elle m'a parlé d'une attitude d'un infirmier à son égard et du coup on a cherché dans mon journal (que j'avais amené pour lui montrer) comment on pouvait la qualifier à l'aide de mes cours sur le discours et de ma synthèse sur les entretiens.

 

Comme quoi, il sert ce journal.

 

Je lui ai parlé de ma découverte de l'indexicalisation et elle m'a dit qu'elle était passionnée aussi par ce sujet.

 

En fait, depuis quelques temps, je parle beaucoup de ce journal et de mes découvertes avec d'autres et je suis impressionnée par l'intérêt que cet outil suscite. Peut-être que mon plaisir est contaminant......

 

Je m'aperçois aussi que peu à peu, j'arrive à concevoir que ce journal ait une fin. Je viens même de décider d'insérer un nouveau point de repère « le début de la fin». J'en suis heureuse et triste. Je me débats un peu en me disant que c'est provisoire, que bien sûr demain, je vais rendre ce journal à Augustin, mais qu'il reste encore à le finaliser pour Kareen, si elle accepte de me lire (je lui ai envoyé un message cet après midi). Et puisque je vais le continuer pour mon travail sur Lapassade, et qu'il y en aura un pour l'Analyse Institutionnelle et puis qu'il y en aura plein d'autres certainement encore après. Mais je sens bien que celui-là se termine.

 

C'est la première fois que j'éprouve cela. On ne ressent pas cela pour un journal intime. Le journal intime n'a pas de fin, il est fourni, délaissé, en sommeil, mais il reprend quand il veut, sans justification.

 

Je crois que je viens de trancher. Ceci n'est pas un journal intime!

 

Je vais aller me reposer un peu avant de retravailler mon introduction.

 

Ah oui, une petite précision. C'est la première fois, ce soir, en 10 ans de militantisme sur ma commune, que je n'assiste pas à une réunion du groupe auquel j'appartiens.....

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 10:11

10 h 53 Danger Mouse & Sparklerhouse, Dark Nigth of the soul

 

J'ai bien avancé, mais pas assez. J'ai écrit mon texte sur le choix des index, sur l'ambiance d'écriture. Il me faut maintenant lire, relire pour noter les références dans les index. Il me restera l'introduction générale du journal et le bilan à faire pour Augustin. J'en ai encore au moins pour 15 à 20 heures de travail d'ici demain minuit.

 

En allant faire relier mon journal pour pouvoir travailler facilement dessus, je me suis dit que vu ma notation des heures quotidiennes passées sur ce journal, je pourrai même faire le total des heures passées à l'écrire et là, j'ai éclaté de rire en me disant que j'étais complètement folle.

 

J'ai l'impression que le journal de ma formation est devenu mon objet de recherche. Que s'est-il passé?

 

C'est de la faute à Augustin et à son don de l'acceptation de mon non choix d'un deuxième classique. Il fallait que je lui rende quelque chose, mais quoi?

 

Me dépêcher et lire toutes les séquences du cours pour en faire un petit résumé? Impossible, je sais bien que je vais me laisser absorber par l'une ou par l'autre.

 

Me dépêcher et bâcler Lapassade? Ah non, il en est hors de question!

 

La solution m'est venue lorsque je me suis dépêchée pour rendre le journal de psychosociologie et mon insatisfaction à rendre un travail non fini. Rien n'est jamais totalement fini, mais quand même, il y a des degrés. J'ai eu le sentiment aussi de ne pas respecter suffisamment mon lecteur et ça ne m'a pas convenue.

 

Alors, voilà, à défaut d'avoir fini de travailler le fond demandé, je lui mets quand même un papier cadeau autour. Et puis je me fais plaisir par la même occasion.

 

Allez, il faut que je me prépare pour aller travailler.

 

Hélène M.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:57


Le 6 janvier 2012 sur Radio Libertaire

de 11 h 30 à 13 heures,

Zones d'attraction

recevra

Francesco Filidei,


compositeur italien et auteur d'un opéra intitulé N.N., dédié à l'anarchiste Franco Serantini, assassiné par la police lors d'une manifestation à Pise en 1972.

 

Avec Marcello Vitali-Rosati, Valentin Schaepelynck et Charlotte Hess.


À partir de 2012, Zones d’attraction propose à des collectifs de venir produire leur propre émission dans le cadre de son créneau sur Radio libertaire, afin de susciter rencontres, connexions d’hétérogènes, frottements et perturbations... 

 

N'hésitez pas à nous contacter à : flaneur@zonesdattraction.org

 

Zones d’attraction est une émission consacrée aux pensées critiques. Oui, «Zones », car il s’agira, en compagnie d’un ou plusieurs invités, également de chroniques de notre cru, de faire zoner les concepts.

« Attraction » : car nous irons là où notre flânerie nous portera : philosophie, littérature, psychanalyse, pédagogies alternatives, édition indépendante, analyse institutionnelle...


Notre émission se voudra une sorte de laboratoire où laisser la voix et la voie libres aux formes de résistances qui agitent aujourd’hui l’institué, déstabilisent les discours dominants qui se présentent à nous comme vérités.

Espace d’interrogation des pratiques, que celles-ci soient théoriques, sociales ou politiques, et vigilance toujours quant à la congruence entre théories et pratiques. Faire danser ensemble les hétérogènes. Interférences, confrontation, transversalité et ironie en guise de sol. Pour de nouvelles constellations.


Retrouvez l'ensemble de nos émissions en accès libre sur le site


ZONES D'ATTRACTION

Une émission présentée par Charlotte Hess et Valentin Schaepelynck

sur RADIO LIBERTAIRE (89.4)

Le vendredi de 11h30 à 13h (tous les 15 jours).

 

Contact radio:radio@zonesdattraction.org


Ecoute en différé:www.zonesdattraction.org - Rubrique Symphilosophie
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:18

Compte-rendu de réunion du 13 décembre 2011 (7ème réunion)

 

Informations diverses :

 

- L’ensemble de l’équipe d’Experice a été mise au courant de la relance des irrAIductibles.

 

- Valentin Schaepelynck va faire un entretien avec Gilles Brougère le 12 janvier pour le numéro sur l’autoprésentation.

 

Objectif de la réunion : discussion autour des différentes rubriques de la revue.

 

- Nous n’avons pas eu le temps de travailler sur les textes d’autoprésentation.

 

- Il serait important que plusieurs personnes prennent la responsabilité des différentes rubriques.

 

La responsabilité des rubriques de la revue :

 

- Rappel des différentes rubriques de la revue : compte-rendu de lectures, compte-rendu de colloques/séminaires, compte-rendu d’entretien…

 

- Pour l’instant, nous n’avons aucun responsable.

 

- Son rôle : il serait chargé de stimuler les membres de la revue pour écrire ainsi que récolter les différents écrits.

 

- Rubrique très importante : compte-rendu d’entretien sous forme de dialogue.

 

Conseils pour écrire un compte-rendu :

 

- Un compte-rendu ne doit pas être narratif.

 

- Il faut chroniquer les soutenances de thèse = rendre compte-rendu vivant !

 

Numéro sur l’Autoprésentation :

 

- L’échéance est trop courte : le numéro risque de sortir plus tard que prévu (à la base, le 20 janvier).

 

- Concernant les textes : nous nous sommes rendus compte qu’il était plus agréable de lire des textes d’autoprésentation de 4 ou 5 pages.

 

Rapport de thèse : Mardi 13 décembre (après-midi) : thèse de Joël Xavier sur : « La télévision, médiamorphose de la réalité ».

 

- Remi Hess a écrit un rapport de thèse.

 

- Sarah Charbit est chargée de faire le compte-rendu de la thèse pour les irrAIductibles.

 

Compte-rendu de colloque/séminaire :

 

- Ghania, Malika, Valentin et Camille se sont rendus à Marseille pour le colloque sur l’Etat social. Un compte-rendu sera fait et sera transmis à l’ensemble des irrAIductibles.

 

- Mercredi 14 décembre : séminaire doctoral sur le journal animé par Remi Hess.

 

- J’ai pu prendre quelques notes que je pourrais transmettre dans quelques jours aux intéressés.

 

Mise en page de la revue :

 

- Sarah Charbit a proposé une couverture sur la base d’un schéma de Remi Hess sur les communautés de référence.

 

Camille Rabineau, le 23 décembre 2011

 

Prochaine réunion le mardi 3 janvier à 10 h 30 en salle C 008

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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