Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
  • Contact

Recherche

22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:16

Samedi 29 octobre, 14 h,

 

Ce matin, j’ai relu les épreuves du livre de Luca Paltrinieri, La Sanction scolaire, une approche socio-clinique, à paraitre chez Petra. C’est un livre remarquable. Il expose très clairement la différence entre règle et loi. Son chapitre sur le « groupe-sujet » est objectivement génial.

J’ai associé sur le fait que jeudi, j’ai mis à la porte de mon cours deux étudiants qui « bavardaient ». J’enseigne 6 heures d’affilée et je ne supporte pas que des gens viennent organiser, dans mon cours, un « salon » rival du mien, car, d’une certaine manière, mon cours est une sorte de salon où l’on vient pour participer à une méditation collective.

Je leur ai demandé de sortir. Ils ne bougeaient pas. Alors, j’ai commencé à remballer mes affaires et j’ai dit.

- Vous ne sortez pas ? Eh bien, c’est moi qui pars ! J’ai fait mes 40 ans. Je vais prendre ma retraite ! Adieu !

Surprise dans le groupe.

Finalement, les deux « délinquants » sortent. Je commente :

- Vous n’êtes pas obligés d’être présents à mes cours, mais si vous venez, j’exige de vous une présence à ce qui se fait ici !

Personne n’est contraint de suivre mes délires. A leur place, souvent, j’écrirai mon journal. Cela permet d’être sujet, mais sans déranger le prof !

Je suis conscient que peu de collègues peuvent avoir ma désinvolture de l’être. S’ils n’étaient pas sortis, je ne serai jamais revenu. C’est ainsi que l’on constitue des « groupes-sujet ».

J’adore mes étudiants. Je les aime. Je ne supporterai jamais que certains sabotent la beauté du moment pédagogique. J’attends de ce moment qu’il soit une transe, une hystérie ! Sinon, je pars. Je retourne dans mon atelier pour peindre. La « transe pédagogique », sinon rien ! Cela m’amuserait que mes étudiants lisent cela.

Ce qui rend insupportable une certaine manière de vivre le métier de prof, c’est que, pour gagner son salaire, l’enseignant soit obligé de faire un métier de gardien de prison. Experice ne sera jamais une prison ! C’est un espace où l’on vient pour jouir du plaisir d’être ensemble.

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:44

Vendredi 28 octobre

 

Ce matin, je découpe deux ou trois articles dans les numéros du Monde de cette semaine. L’un concerne l’endettement des étudiants américains.

C’est justement un thème que j’ai traité dans mon cours de M1 du 20 octobre. C’est une chance pour les étudiants français de partir dans la vie, sans avoir de dettes sur le dos.

 

Hier, j’ai fait beaucoup de pauses dans mon cours. Cela a permis aux étudiants de regarder les 2 cartons de livres que j’avais pu apporter avec moi (on m’avait laissé entrer ma voiture dans la cour du bâtiment C).

A certaines pauses, je suis allé au bâtiment A avec des groupes d’étudiants pour les conduire en A 428 pour leur distribuer la collection des irrAIductibles disponibles.

 

J’ai expliqué à mes deux populations de cours la réunion du mardi après-midi. J’ai vu Saâdia Hatif. Elle était en vacances. Je compte bien sûr sur son compte-rendu de la réunion.

 

Pendant les pauses, les étudiants viennent me parler. Ils me posent des questions. Certains me font des confidences. D’autres me posent de vraies questions. J’essaie d’y répondre dans la séquence qui suit. Cela rend le cours vivant et « dialogique », malgré le grand nombre d’étudiants. Yohan pose la question de l’archivage de ses écrits. Je parle de mon armoire à journaux.

 

Dans Le Moment de l’Amour, j’ai collé 2 articles découpés dans Le Monde : l’un sur la contraception des lycéens. Ils ne parlent pas de ces problèmes, ni dans la famille, ni à l’école. Cela veut dire que l’éducation sexuelle se fait dans un autre cadre, un autre moment ? Cela rejoint mon intervention d’hier : on n’apprend pas « tout » à l’école.

Aujourd’hui, il me faut prendre pied dans l’enseignement en ligne, écrire à Gaby. Ce sera mon objectif pour la journée. Je dois utiliser l’IED pour penser mes cours en présentiel. A distance, les étudiants formulent des questions qui ne sont pas forcément exprimées en présentiel.

 

13h,

 

Ce midi, repas avec Lucette. Nous parlons de Maurice Colin, son père, qu’elle a eu au téléphone ce matin.

- La différence entre toi et ton père, c’est que tu as pu construire ton moment de la recherche.

- Mon père aurait eu le goût de la recherche pédagogique. Quand il était conseiller pédagogique, il était chargé de former les instituteurs remplaçants. Il avait créé une bibliothèque pédagogique dans une salle d’école. Malheureusement, son inspecteur, voulant récupérer la salle, a dispersé la bibliothèque.

- C’est vrai que dans les années 1950-60, les sciences de l’éducation n’existaient pas. Il y avait le mouvement Freinet. Maurice en faisait partie, mais dans les Ardennes, ses autres collègues étaient sur une autre planète.

- « Des cons ! » disait-il d’eux, parfois.

Pour progresser au niveau de la recherche pédagogique, il faut avoir un groupe de référence.

Ce matin, appel de Grèce de Vassiliki Pandazi (qui a soutenu sa thèse sous ma direction en 2003).

- Que devenez-vous ? Quand viendrez-vous à Kalamata ? J’ai un grand appartement. Sur deux étages…

Je parle à Vassiliki de la renaissance des irrAIductibles. Elle est partante pour nous écrire quelque chose !

 

Ce matin, j’ai écrit à Gaby. J’ai mis des messages sur les différentes formations en ligne (licence, M1, M2). Cela m’a permis de découvrir que Luca est le plus présent sur les forums (81 messages ce matin !).

 

Ahmed Lamihi (il a soutenu sa thèse en 1991 sous ma direction : Naissance de l’autogestion pédagogique, du groupe Technique éducative au Groupe de pédagogie institutionnelle) me téléphone de Tétouan. Il veut écrire un livre (avec un collectif) sur les grands pédagogues de la pédagogie institutionnelle. Il voudrait que ce livre comporte un chapitre sur moi. Il hésite. A qui le demander ? Augustin, Thierry, Valentin ? Il ne veut qu’un article par auteur. Il me demande de trouver des auteurs pour Gaby, Fernand Oury et moi. Il voudrait faire un chapitre sur Boumard et un autre sur Pain.

 

Même quand on reste chez soi, la pédagogie est une activité à plein temps… Courrier, encore, de Christine Roquet. Elle est contente du bal de la fac de mercredi. Elle me remercie de ma présence ! C’est vrai que ce fut un moment fort ! Je suis content d’apprendre que les étudiants de Sud avaient coopéré à l’animation (restauration). Cela me donne envie d’adhérer à ce syndicat ! Je ne suis plus syndiqué depuis 1974… suite à un différend avec les responsables régionaux (j’étais secrétaire de ma section au lycée à cette époque).

 

18 h,

 

Je redécouvre la page 55 que j’ai écrite dans H.L et l’aventure du siècle sur Joaquim de Flore. C’est Lucette qui est tombée dessus. Elle est nettement plus explicite que ce que dit Lefebvre dans Le temps des méprises… C’est cette page de mon livre que pompe Lethierry dans Penser avec H.L… Ce passage me semblait génial. Je me disais : « Tout n’est pas mauvais dans Lethierry ». Et maintenant, je découvre que c’est encore un passage qu’il m’a volé !  (…) Pourquoi ne me cite-t-il pas ? J’aurais gagné du temps. Il ne cite pas le passage intégralement. (…)

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 10:18

Compte-rendu de la réunion du 10 janvier 2012 des IrrAIductibles

 

Personnes présentes à la réunion :

 

IKDOUMI Djaafar; CAILLE Christine; DJEBI Houcine; MAZOUZ Faouzi ; KAROU Souhaïel ; BEN AMAR Mohamed ; KONTOGIORGI Vasiliki ; CHARBIT Sarah; LASSOUANI Ghania ; RABINEAU Camille ; KOITE Mahamadou; TCHISSAMBOU Miclachat Orchidée ; HAJDAR Fatiha

 

N° Autoprésentation d’EXPERICE:

 

Lecture des textes :

 

1) « Le moment du journal à Experice », Djaafar IKDOUMI.

 

Correction de l’orthographe à revoir.

Révision de la ponctuation : faire des phrases plus courtes.

Contenu et longueur du texte : OK.

Conclusion de la lecture du texte : la seule chose à revoir serait le style, de manière à ce que le texte soit plus lisible pour le lecteur.

 

2) KOITE Mahamadou.

 

Le texte est très bien écrit.

Critique : texte un peu long. Essayer de réduire à 4 pages.

Essayer de rééquilibrer les parties.

 

Compte-rendu de thèse :

 

« La téloche », Sarah CHARBIT

Cet article est le point de vue de Sarah sur la thèse de Joël Xavier, « La télévision, médiamorphose de la réalité ».

Rien à dire sur le texte, il est bien écrit, très drôle, très vivant.

 

- Pour le N°15, les personnes qui coordonnent le dossier sont également chargées de réceptionner les différents articles écrits (compte-rendus divers…).

 

- Problème de la coordination : qui corrige ? Qui réfléchit à l’agencement ? Normalement c’est le rédacteur en chef. Voir avec Valentin comment l’organisation peut se faire.

 

Compte-rendu de lecture :

 

« Les grandes figures de la pédagogie française », Youssef BENNOUR.

Houcine va retravailler ce compte-rendu de manière à ce qu’il soit plus compréhensible pour le lecteur.

Conseil pour faire un compte-rendu de lecture :

 

- L’utilisation de la 4ème de couverture et de la préface du livre permet de faire un résumé complet de l’oeuvre.

 

- Après ce résumé écrit, on peut rajouter son analyse personnelle, ses critiques, ses impressions…

 

Christine CAILLE va écrire un compte-rendu de lecture de La pratique du journal.

 

Compte-rendu de colloques :

 

L’Etat Social dans tous ses états :

Camille, Ghania et Malika vont écrire 3 pages sur le colloque de Marseille, « L’Etat social dans tous ses états ». Par ailleurs, elles ont tenu un journal de ces deux jours de colloque qu’elles transmettront à l’ensemble du groupe dans la semaine.

Colloque du CNAM :

Christine va écrire 3 pages sur le colloque du CNAM auquel elle a assisté.

 

 

Discussions diverses : Les élections

 

Compte-tenu du fait que la gouvernance actuelle de l’université a vraiment eu une politique de maltraitance vis-à-vis de nos formations, il est question de se préparer pour les élections générales (trois conseils + présidence) qui vont avoir lieu en mai prochain.

 

- Un groupe qui pourrait être proche d’Experice est en train de se former concernant la gestion de l’Université. Il est composé entre autres de plusieurs directeurs de département (danse, géographie, anthropologie).

 

- Une réunion est prévue le mardi 17 janvier à 18 heures : Remi Hess va s’y rendre. Il va inviter les autres profs d’Experice à y venir.

 

- Du côté des étudiants, on pourrait s’organiser pour que des listes puissent émerger. En effet, à côté de quelques listes « politiques », il y a la place pour d’autres listes. Une année, les irrAIductibles ont obtenu un des deux sièges réservés aux doctorants au Conseil scientifique… On en parle.

 

 

La semaine prochaine

 

Lecture des textes de KAROU Souhaïel et DAOUD Mohamed concernant le numéro « Pédagogie et analyse institutionnelle ».

 

Prochaine réunion : le mardi 17 janvier 2012 de 10 h 30 à 12 h.

 

Dans deux semaines, l’heure changera. Ce sera à partir de 9 h pendant la permanence de Remi Hess en A428.

 

Camille Rabineau, le 10 janvier 2012

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 09:57

Bonjour les IrrAiductibles,

 

Ancienne étudiante en Sciences de l'Education à Paris 8, j'ai été impliquée dans la dynamique de recherche inhérente au laboratoire Experice. J'ai travaillé avec Remi sur la question de la Rencontre avec le journal comme outil privilégié de la pratique éducative.

 

Depuis mon Master 2, je continue à privilégier mon moment journal avec une résonnance particulière avec le monde de l'entreprise.

 

En effet, avec mon frère responsable des formations ayant trait à la conduite de projet au sein du Groupe Thales, nous en sommes venus à penser que le journal avait un réel potentiel comme outil d'analyse de sa pratique professionnelle pour des chefs de projets.

 

Dans ce sens, nous avons récemment co-écrit un article qui vient de paraître sur la chaîne internet de la Société de Formation Demos. Ci-joint " le 1er épisode" d'une série de trois articles où notre objet est de montrer en quoi le journal est riche pour penser la pratique : en faire un espace d'un savoir en action dans le sens du praticien réflexif.

 

Encore sur le listing des IrrAiductibles, je prends toujours beaucoup d'intérêt à vous lire. Dans le souci des IrrAiductibles d'ouvrir son champ d'intervention de sa recherche à d'autres horizons, notre expérience de diaristes-praticiens peut peut-être vous intéresser.

 

 

http://www.demos.fr/fr/chaines-thematiques/management-de-projet/Pages/management-de-projet.aspx

 

(voir focus)

http://www.demos.fr/fr/chaines-thematiques/management-de-projet/pages/actualite.aspx?NewsId=48

 

Merci de l'attention portée à notre travail.

 

Dans l'attente de votre retour sur notre expérience.

 

Très cordialement,

 

Isabelle Houllier.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 11:15

Mardi 25 octobre

 

Je viens de récupérer ma musette à journaux, oubliée samedi à la Fac. Huit cahiers, dont celui-là m’ont fait passer un weekend difficile. J’aurais beaucoup souffert de perdre ce journal.

- Pourquoi prends-tu autant de carnets dans ton sac, m’a demandé Lucette.

- Bonne question ! Il faut que je réfléchisse avant de te répondre.

J’écris mes carnets dans les situations où je m’ennuie. Un regroupement de master est un moment répétitif par instant. Je prends donc avec moi des journaux pour les remplir les uns après les autres.

 

15 h,

 

Ma permanence. D. IKDOUMI veut faire une thèse avec moi sur Le moment du journal dans le récit de vie.

 

Mercredi 26 octobre, 10 h30,

 

Hier après-midi, relance des irrAIductibles.

10 personnes à la réunion entre 14 h 30 et 18 h… Nous en sortons tous enthousiastes. Une photo a été faite. Je me décide à ouvrir un nouveau journal pour suivre cette aventure de près.

 

Jeudi 27 octobre

 

Beaucoup d’étudiants en M1. Cela se passe bien pour moi, car j’ai apporté un petit morceau de sandwich + 1 bouteille d’eau (1,5 l) d’Evian. A reproduire !

 

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 09:55

Vendredi 21 octobre, 8 h,

 

Hier, j’ai fait 6 heures de cours d’affilée, sans boire ni manger. Vente de livres : 230 euros.

Je donne 2 caisses de numéros des irrAIductibles aux étudiants.

Dans le cours Penser l’institution, je parle de l’organisation. Je parle de Taylor, Fayol, Lénine. Je suis conduit à parler de l’économique. Je présente les notions de valeur d’usage et valeur d’échange. Je reprends l’analyse du Capital. J’ai 30 étudiants dans mon cours.

Dans le Journal de recherche, je pars de questions d’étudiants sur la pratique du journal d’investigation. En cours de route, je m’aperçois qu’il me faut faire l’histoire du journal. J’évoque le Journal de Léon Tolstoï, livre qui compte beaucoup pour moi, et que je n’ai jamais cité.

A 15 h, je repars avec Jean-Louis Le Grand.

 

Le matin, au réveil, prise de conscience de la nécessité de rééditer le livre de Daoud. Je veux le refaire en prenant en compte ce qui s’est passé depuis 5 ans. J’imagine un article de Miguel Gabis pour compléter la partie sur la danse. Créer une partie sur Le Moment universitaire. Là, il y aurait quelque chose à faire sur Experice. Penser à un chapitre sur le master. Un autre sur l’enseignement en ligne. Prévoir un chapitre sur l’édition. Et M. Maffesoli, ne pourrait-il pas produire quelque chose ? Supprimer les articles familiaux ? Faire un chapitre sur « l’université domestique de Sainte Gemme ». Titre du nouveau livre : « Une éducation tout au long de la vie, R. Hess et la construction des moments ».

 

J’étais tellement « out » hier, que je n’ai écrit aucune ligne de journal…

Je reçois un mail de Jacques Poulain qui me propose d’intervenir à Libreville (Gabon) dans un colloque sur l’Education à la démocratie en France et en Afrique. Il a intitulé ma communication Le dialogue interculturel comme éducation à la démocratie. Au lieu de faire 15 pages, je pourrais faire un petit livre sur ce thème avec Augustin.

 

J’apporte dans mes cours mes journaux que je fais lire à mes étudiants durant le travail de pédagogie (trop) frontale que je pratique. Cela crée une dynamique particulière.

 

Dans son journal de thèse, Augustin note en janvier 2000 que je ne suis pas très présent à lui. Il ne signale pas que c’est la mort de Lourau (12 janvier).

 

Idée de relancer les irrAIductibles.

 

11 h,

 

Appel de Pierre Montecchio. Il est invité à faire des conférences sur le journal à l’IUFM de Reims et aux CEMEA. Il me propose de faire un livre sur Le journal comme outil d’analyse des pratiques. Le renouveau du travail social. Ce serait un dialogue. Y participerait : Augustin, Anne-Claire, Bertrand, Swan, lui, moi.

 

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:45

A propos du roman Fama ou Rivière Humaine de RACHID ASSEBAB

 

 

Le roman raconte l’histoire de Fama, une africaine subsaharienne de  17 ans qui arrive au Maroc comme clandestine.

Ce livre est publié aux Editions Slaiki Frères, de Tanger, et sera bientôt publié en Espagne


Fama ou Rivière Humaine est le premier roman de Rachid Assebab, professeur de français à Tanger. C’est l’histoire de Fama, une jeune  africaine subsaharienne de 17 ans.

 

Après une succession de circonstances malheureuses, cette jeune immigrante clandestine arrive à Fès où le hasard l’amène à croiser le chemin de Lhaj Omar Lahlou, un riche commerçant fassi qui, par pitié, l’accueille chez lui dans un état critique.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les pèlerinages de cette jeune fille continueront, provoqués par des événements qui se succèderont pendant et après son séjour chez cette famille de Fès. 

 

Le récit débute par la description de Lhaj Omar, personnage notable, de l’ambiance et  des particularités  culturelles de Fès.

 

Dans ce roman, Fama, personnage clé du récit,  est une figure emblématique de tous ces subsahariens clandestins, pour lesquels  le destin a voulu qu’ils parcourent des milliers de kilomètres avec l’unique espoir d’atteindre l’Eldorado européen, en traversant le Maroc, en voulant échapper à leur destin de pauvres et en croyant le résoudre à travers l’émigration vers l’Europe. Ces subsahariens clandestins se retrouvent immergés dans les sables mouvants de leurs chimères.

 

A travers le titre métaphorique de Rivière Humaine, l’auteur a essayé  de recréer l’aventure humaine de ces clandestins en la situant dans un contexte typiquement marocain, et en insistant sur la thématique particulière du racisme Sud-Sud.

 

Les Marocains, dans leur immense majorité, qu’ils soient clandestins ou simples citoyens, croient être les victimes du racisme dans les pays d’Europe,  mais oublient dans le même temps que dans la société marocaine existent aussi beaucoup de comportement racistes, inconfessables, mais condamnables.

 

C’est un racisme qui ne veut pas dire son nom. Définitivement et pour cette raison, la thématique recouvre une valeur ajoutée de cette aventure littéraire où l’auteur se sent immergé.

 

Même si le roman s’inspire d’un fait réel, le roman dans son ensemble est une fiction.

 

Et loin d’être une étude sociologique, sa prétention est avant tout de susciter chez le lecteur le plaisir et la satisfaction que procure toute lecture romanesque.

 

Yanira Orellana

Traductrice du roman en espagnol

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:04

Rachid Assebab 

 Fama ou Rivière humaine

Editeur Slaiki  Frères, Tanger 2011, 120 pages

 

Ainsi, comme une petite rivière nourrie par des affluents, les Subsahariens s’acheminent, obstinément, vers leur point de chute en empruntant le même parcours insoupçonné et étrange que prend le fleuve du Nil, depuis le fin fond de l’Afrique jusqu’à la Méditerranée, faisant fi des pays et des frontières humaines.

 

Dans sa route, longue, secrète, tortueuse, ce fleuve humain traversera le désert en croisant d’autres affluents de misère qui viendront le dévier, le ramifier ou le gonfler au point de le rendre un torrent qui gronde.

 

Mais, pour traverser ce désert, il faut avoir le courage de comprendre que l’on n’a plus le choix, qu’on est désormais poussés par la même force qui entraîne une rivière vers l’embouchure, et d’admettre que ce passage obligé, loin d’être ce lieu doré, évocateur, celui qu’on vante dans les pages de magazines, est plutôt un purgatoire de la pire espèce. En plus de l’absence d’eau, de nourriture, d’abri, de repères, il faut tout craindre de cet océan de sable embrasé. Ici, tous les éléments naturels deviennent l’ennemi de l’homme, s’entraident même pour être plus efficaces. Quand on sort de ce désert, c’est comme si on sortait après un accouchement difficile du ventre de sa mère, vivant.


 

img530.jpg

 

img531.jpg

 

Rachid Assabab est enseignant de français au lycée au Maroc

http://lesanalyseurs.over-blog.org


Partager cet article
Repost0
15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 10:30

Mercredi 19 octobre,

 

Colloque René Schérer.

Je salue Didier Moreau, Jacques Poulain, Patrice Vermeren.

J’arrive à la fin d’un exposé. J’aperçois Douailler. La salle B 106 est bien pleine.

En arrivant à la fac, j’ai fait faire des affiches pour Mordida : une dizaine. C’est simple comme tout.

En entrant en B 106, j’ai été porter à René Schérer le rapport de soutenance d’Antony Frémaux. Cela doit dater de 2002 ou 2004. Je suis content de trouver R. Schérer.

A l’heure qu’il est, je devrais être à la tribune d’un colloque sur le hip hop. Hier, je me suis trouvé trop fatigué pour m’engager dans 10 heures de train. Je n’avais pas pris de billet d’avion.

Du coup, je médite à l’autre vie que je vis du fait d’être ici plutôt que là. Voir R. Schérer, assister à son colloque, c’est d’abord lui faire plaisir. En me reconnaissant, il a manifesté (publiquement) sa joie de me voir.

Jacques Poulain parle bien. Il a cité Feuerbach, Fichte, Austin, Habermas, Marx, Stirner.

 

Acquisition de la correspondance de Van Gogh.

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:02

Samedi 15 octobre,

 

Regroupement des étudiants en ligne. Il n’y a que 30 étudiants présents pour 18 personnes dans l’équipe pédagogique.

J’ai apporté les livres demandés par Sandrine. Nous avons fait le plein sur une table au fond de la salle.

Les enseignants présentent leurs cours.

Anna a demandé à Jean-Louis de présenter l’UFR. Moi, j’ai présenté le labo.

(…)

 

Mardi 18 octobre,

 

ABAD, Nadine M1 « Au-delà des représentations, l’espace unique » 15/15. + Traore M2 14.

Réunion des profs (Jean-Louis, Francis). On parle de jury. On parle de Pratiques de formation.

Des étudiants de M2 me passent commande d’ouvrages : je dois faire une commande aujourd’hui chez Anthropos et chez Pétra. Ils rédigent des bons de commande sur des feuilles volantes. Cela me plait comme système. Je vais répondre. Cela relance la librairie.

3 étudiantes de M2 dont Christine Caille + 2 étudiantes de Patrice veulent relancer les irrAIductibles.

On pourrait faire « les nouveaux irrAIductibles ». Ce serait vraiment intéressant. Les filles proposent une réunion tous les mardis (après-midi).

 

Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.or

Partager cet article
Repost0