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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 18:36

Un détour : les cours sauvages

 

 

Il faut ici revenir un peu en arrière et évoquer brièvement une crise antérieure : la crise des cours sauvages, à Vincennes, en novembre-décembre 1975.

 

 

C'était une crise déclenchée par le conseil de l'Université. L'opposition (gauchiste) là encore, était montée dans un train en marche, et l'examen de ce processus devrait nous permettre, par un détour, de mieux comprendre les stratégies dans la seconde crise, celle qui commence un peu partout en février-mars, et à Vincennes en avril.

 

 

A la rentrée d'octobre 75, il y a 32 000 étudiants inscrits à Vincennes. L'établissement a été prévu pour en recevoir 7000. D'année en année, la population de Vincennes augmente et il n'y a pas de raison que cela s'arrête. Pour stopper cette progression rapide, il faudrait, entre autres mesures, ouvrir d'autres universités, largement, aux non-bacheliers. On devait le faire. Faute de crédits, cela n'a pas pu être fait. Une agitation sur les locaux, éléments de la base matérielle, aura donc une fonction double :

-essayer d'obtenir, pour Vincennes, plus d'espace dans l'immédiat,

-alerter l'opinion sur une partie défavorisée dans la population, et réclamer pour elle, réellement, le droit aux études.

 

 

On comprend aisément que ceci entre parfaitement dans la politique générale du conseil de l'université qui est de gauche et syndicaliste. Mais dès qu'il a lancé l'agitation ; dès qu'il décide, par exemple, une occupation des locaux militaires, ceux qui s'opposent au conseil emboîtent le pas et montent aux premières lignes. Quelque temps plus tard, ils essayeront, sans beaucoup de vigueur, de donner d'autres objectifs à cette lutte. On dira alors : oui des locaux et du matériel, d'accord, mais pour quoi faire ? Thème connu, qui a sa force, mais qui ne se renouvelle pas. En cette affaire, le Conseil de l'université a l'initiative, et il la garde.

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 11:18

6. Avril-mai 1976 : la crise

 

Tout a été dit, déjà, ou presque tout, sur la réforme du second cycle. Elle est supposée connue : elle a été lue dans les groupes, dans les assemblées générales, elle a été commentée, rejetée, négociée... Le président de la République a même fait un cours magistral sur cette question devant les journalistes, à la radio, à la télévision. On devrait donc pouvoir se dispenser d'en présenter ici les grandes lignes avant d'en indiquer les répercussions à Vincennes.

 

Malheureusement, nous restons persuadés que cette partie de la réforme n'est pas mieux connue que les autres. Elle l'est même moins dans la mesure où elle n'est pas entrée en application. Or, les étudiants et les enseignants dans leur majorité ne connaissent les réformes que lorsqu'ils en subissent les effets, - ceci pour les étudiants, - ou lorsqu'ils doivent les mettre en application. L'histoire récente nous a montré des enseignants qui ignoraient encore le fonctionnement du D.U.E.L. de leur discipline plusieurs années après la mise en application.

 

Il ne nous semble donc pas possible de nous dispenser de revenir sur ce qui paraît être l'essentiel de cette réforme. De plus, la conjoncture nous oblige ici à une déclaration préalable : nous ne considérons pas cette réforme, dans l'ensemble, comme négative; il sera nécessaire de dire pourquoi. Nous pensons également que dans son principe la réforme du 3e cycle est également positive, mais que par contre le DEUG est un monument de conservatisme et de rigidité qui se trouve être, par ailleurs, contradictoire avec la réforme du second cycle.

 

On sait qu'au moment où la lutte contre le DEUG était terminée, Jean-Pierre Soisson, devenu Secrétaire d'Etat aux Universités après la mort du président G. Pompidou, a déclaré que ce DEUG était absurde et sans utilité. Ce ne sont pas les termes exacts, mais c'était l'esprit de sa déclaration. Ce qui est absurde, c'est notamment le fait que l'habilitation à délivrer le DEUG n'est pas faite sur proposition libre des universités, mais en conformité rigide avec des arrêtés qui décrivent des modèles nationaux. A cela s'ajoute la limitation académique et traditionaliste des mentions du DEUG.

 

Revenons au second cycle. Naturellement, pour «apprécier» une réforme, il faut au préalable adopter un point de vue réformiste. Ce point de vue est d'ailleurs très largement partagé : tous ceux qui travaillent à Vincennes sont réformistes dans la pratique quotidienne comme ils sont tous de fait participationnistes. S'ils n'étaient pas réformistes et participationnistes dans la pratique, ils seraient ailleurs, et il n'y aurait pas eu finalement un consensus vincennois pour demander le DEUG après un temps de résistance facile, et très symbolique.

 

Cependant, le réformisme trouve sa limite dans la prise en considération du dépérissement institutionnel. Autrement dit, à quoi bon la réforme, et pourquoi s’y intéresser, pourquoi surtout travailler à la mettre en pratique dès qu'on juge qu'elle est utile, si on admet, en même temps, qu'on ne peut rien changer au dépérissement de l'Université en tant qu'Institution ?

 

D'où l'ambiguïté de notre propos et de notre activité. Dans les moments froids, quand Vincennes s'organise et se ré-­organise, on peut participer à ce travail collectif. On s'intéresse alors à la réforme. A ce moment-là, il semble que la réforme est bonne dans la mesure où elle introduit du changement. En même temps, nous avons tendance à considérer que tous comptes faits, cela ne changera pas grand chose, et qu'au fond, on ne peut rien changer, si l'on entend par changement un nouveau souffle dans le système, un arrêt du processus de mort présent dans nos institutions.

 

a) Cela dit, le seul changement intéressant introduit par cette réforme du second cycle est celui-ci: il permet d'introduire un certain dérangement dans le dispositif de l'Université traditionnelle en précipitant l'agonie des secteurs les plus atteints par le dépérissement. Ces secteurs qui ont perdu leur fonction ne peuvent que survivre quelque temps à moins de trouver le moyen d'orienter les ressources en place vers d'autres buts qui sont encore à définir.

 

C’est ce que propose la réforme. Par exemple: chacun sait que l'enseignement de la sociologie n'a plus de sens historique si cet enseignement se limite, comme c'est souvent le cas, à des discours sur la société. Que ce discours soit critique, cela ne change rien : cela aussi est épuisé. Il s'agit donc de trouver une manière neuve de pratiquer la sociologie, ce qui ne signifie pas que la solution serait de former des travailleurs sociaux tels que les conçoit le système. D'ailleurs, on constate aussitôt, si l'on fait cette hypothèse, que les métiers de travailleurs sociaux sont eux-mêmes en crise.

 

La réforme pose ainsi des problèmes. Elle ne les résout pas. Elle indique simplement que le système universitaire traditionnel est mort.

 

b)     Par contre, il est tout à fait illusoire de croire, comme le voudraient les gouvernants, que cette réforme va préparer à des débouchés professionnels. C'est là un argument de simple propagande.

 

c)      A cette propagande, on a opposé une contre-propagande qui consistait à faire de cette réforme un épouvantail. Au lieu de montrer qu'au fond, elle ne change à peu près rien, on a fait comme si elle menaçait les étudiants des pires catastrophes.

 

 

d)    On a dit encore, par exemple, que le patronat allait s'emparer de l'Université par le biais des groupes techniques chargés d'examiner les demandes d'habilitation. On oubliait de dire d'abord que le patronat, en tant que ce terme désigne le système capitaliste, contrôle l'université depuis longtemps. Ensuite, il est évident que ce contrôle est suffisant, et déjà très efficace. Mais il est absurde de déclarer que les «patrons» vont se mettre à gérer la marche des études, décider ce qu'il faut enseigner dans tel département, et transformer l'institution universitaire en un immense centre de formation directement contrôlé par les entreprises et ajusté à leurs besoins.

 

Aujourd'hui,   le   patronat  a   besoin,   pour faire fonctionner ses institutions, de 2 institutions de formation : les grandes écoles et les centres de formation professionnelle  accélérée.

 

e)     Comment alors expliquer le mouvement de contestation déclenché autour de cette réforme? Madame Saunier-Seité a fait à ce propos une remarque juste, mais elle l'a placée, comme nous le montrerons ensuite, dans un contexte de manipulation électoraliste. La remarque qui correspond à la réalité, c'est que ce mouvement a été déclenché, non point par des groupes dits « gauchistes » qui en revendiquent l'initiative, mais par le Parti Communiste.

 

Naturellement, - mais est-il nécessaire de le préciser ? -cela ne signifie pas que le Comité Central a demandé à l'U.N.E.F., et au S.N.E.Sup. de déclencher dans toutes les universités un mouvement d'agitation à la mi-janvier 76, c'est-à-dire juste après la publication de l'arrêté. Cela ne signifie pas davantage qu'il s'agit de mettre en cause à ce sujet le Parti Communiste, ou de dire qu'il a déclenché un mouvement pour l'arrêter ensuite, et trahir.

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:00

La réforme de troisième cycle : le D.E.A.

 

 

La réforme du 3e cycle est entrée en application à la rentrée de l'Automne 1975. Cette réforme introduit des innovations importantes dont voici l'essentiel :

 

 

a) La première année du 3ème cycle, après la maîtrise, aboutit à un D.E.A. (diplôme d'Etudes Approfondies), ou à un D.E.S.S. (diplôme d'études supérieures spécialisées). Ce sont des diplômes dits « terminaux » dont l'obtention suppose certaines épreuves obligatoires et des enseignements suivis.

 

 

b) Le D.E.A. est exigé pour l'inscription en deuxième année de 3e cycle, c'est-à-dire pour préparer un travail aboutissant à la soutenance d'une thèse donnant droit au titre de « docteur », avec la mention de la discipline.

 

 

c) Toutes les habilitations antérieures à organiser les études de 3ème cycle et à délivrer les doctorats correspondant à ces études par disciplines ont été annulées. Les universités ont déposé des demandes d'habilitation à délivrer des D.E.A. Ces demandes étaient présentées par des équipes d'enseignants, par des laboratoires ; elles ont été acceptées ou refusées.

 

 

Dans l'ancien régime du 3e cycle, l'étudiant s'inscrivait auprès d'un directeur de recherches de son choix. Il n'était astreint qu'à la participation à un « séminaire de recherches » (1 ou 2 heures hebdomadaires), animé par son directeur de recherches, -et ceci seulement pendant la première année.

 

 

Au terme de cette première année, il présentait à son directeur un travail indiquant les éléments de sa recherche. Son directeur accordait alors, en général, le passage en seconde année. Ceci permettait, entre autres bénéfices, de conserver la bourse d'études de 3ème cycle, assez largement accordée (dans le système actuel le système des bourses est modifié dans un sens restrictif).

 

 

Il existait à Vincennes à peu près autant de mentions de 3e cycle que de départements, c'est-à-dire de disciplines enseignées. Comme partout ailleurs, les enseignants de rang A (professeurs, maîtres de conférence et par dérogation les chargés d'enseignement) étaient individuellement habilités à diriger les travaux des étudiants préparant le doctorat.

 

 

Tout ce système a été transformé. Vincennes a déposé des demandes d'habilitation présentées par des équipes, avec de nouvelles méthodes, qui ne recoupent pas la structure des départements. Certaines demandes ont été satisfaites, d'autres ont été rejetées.

 

 

Ce changement comporte un enseignement : L'université de Paris VIII Vincennes n'a pas échappé à la réforme du 3ème  cycle. Il n'y a pas eu de statut dérogatoire comme cela s'est produit, - mais de manière très relative, on l'a vu -, pour les diplômes de premier cycle.

 

 

En d'autres termes, on peut penser qu'un jour ou l'autre la « licence en 30 U.V. » de Vincennes sera probablement supprimée, comme ont été supprimés les 3ème cycles antérieurs. 

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:15

 

C'est pourquoi, certains effets se sont manifestés dès la rentrée d'octobre 1975 ; ils sont liés aux décisions prises par rapport aux diplômes de premier cycle: équivalents aux diplômes nationaux ou au contraire sans équivalence. Prenons un exemple significatif.

 

 

A la rentrée d'octobre 1975, le collectif des enseignants de sciences politiques, sous l'impulsion de G. Lapassade, a décidé d'exposer la situation aux étudiants. Il n’existe pas de diplôme de premier cycle de Sciences Politiques, ni à Vincennes, ni ailleurs. Cela n'est pas prévu dans la réforme. Par conséquent, si Vincennes doit fonctionner à partir de l'application intégrale de cette réforme, pour les trois cycles d'étude, comme les autres universités, un étudiant qui n'aurait obtenu qu'un premier cycle « vincennois » de sciences politiques ne pourrait pas continuer dans le second cycle. Il ne pourrait pas obtenir une licence, puis une maîtrise, puis un doctorat. Il pourrait seulement obtenir un diplôme vincennois de deuxième cycle qui sera probablement sans équivalence possible avec la licence et la maîtrise.

 

 

Le résultat de cette initiative enseignante : la quasi-totalité des étudiants qui entraient à Vincennes avec l'intention d'y étudier les Sciences Politiques ont décidé, après avoir été informés, d'aller s'inscrire au département de sociologie, pour y préparer l'équivalence du DEUG de cette discipline.

 

 

Pour comprendre les difficultés institutionnelles de la situation, il faut savoir que partout ailleurs (Paris I, Paris II...), là où existent la licence et/ou la maîtrise de Sciences Politiques, les étudiants ne peuvent être admis à poursuivre ces études de deuxième cycle que s'ils sont titulaires d'un DEUG de sociologie, ou de droit, ou de sciences économiques.

 

 

La situation est la même pour les Sciences de l'éducation. A-t-on vu se dessiner un mouvement de départ des nouveaux étudiants vers des disciplines dites « deuguées » ? Les candidats à des études de premier cycle de sciences de l'éducation à Vincennes ont-ils eu les mêmes réflexes que les étudiants de Sciences Politiques ? Se sont-ils tournés vers Psychologie ou Sociologie ? Il est difficile de répondre avec certitude. Ce qui est sûr, c'est que le mouvement n'a rien de comparable avec celui des étudiants candidats à un premier cycle de Sciences Politiques.

 

 

Cela tient à plusieurs raisons. On peut indiquer d'entrée que les enseignants en Sciences de l'éducation n'ont pas été unanimes sur l'analyse des textes telle que la faisait G. Lapassade. Une forte proportion d'enseignants, assez confiants dans la qualité de l'enseignement proposé aux étudiants, forts du très grand nombre d'étudiants inscrits dès le premier cycle... ont pensé qu'il ne fallait pas mettre vraiment en garde les étudiants contre les risques qu'ils prenaient en s'inscrivant en premier cycle de Sciences de l'éducation. L'idée de créer un rapport de force susceptible de jouer en faveur du département en cas de négociations avec le ministère a poussé le collectif  enseignant à poursuivre sa politique de recrutement...

 

 

Dans le cas spécifique du département de Sciences de l'éducation, on doit souligner que le département vincennois a une image de marque assez favorable parmi les enseignants et chercheurs des autres universités, et cela compte dans la confiance nécessaire pour prendre les risques dont nous avons parlés plus haut. Ce n'est pas le cas du département de Sciences Politiques qui a une très mauvaise image de marque vis-à-vis de l'extérieur. Les enseignants de Vincennes ont du mal, dans cette discipline, à faire reconnaître leur tentative de mettre sur pied un Anti, ou plutôt un Contre-Sciences Po !

 

 

Quoiqu'il en soit, ces mouvements accentuent le déséquilibre inscrit dans le système actuel de Vincennes. Ils risqueraient encore de s'aggraver si l'application de la réforme du deuxième cycle atteignait Vincennes de telle manière que les étudiants des départements « non-deugués » se trouvent dans une impasse avec un deuxième cycle « non-reconnu », non national, dans la mesure, évidemment, où les étudiants désireraient obtenir des diplômes nationaux, des titres de licenciés ou de docteurs en 3e cycle.

 

 

Reste à savoir si l'institution des diplômes nationaux doit être la politique de Vincennes. C'est le problème de fond ; remettons-le à plus tard.

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 17:51

 

En effet, une discipline comme les sciences de l'éducation n'existe, dans l'Université française, qu'à partir du deuxième cycle. On y accédait par les D.U.E.L. et les D.U.E.S. ; on y accède maintenant par le DEUG.

 

 

A Vincennes, exceptionnellement, il est possible de commencer des études de sciences de l'éducation en premier cycle grâce au statut expérimental. Au niveau national, on peut constater que, de même qu'il n'existait pas de D.U.E.L. de Sciences de l'éducation, il n'existe pas davantage de DEUG en cette matière. On voit bien, sur cet exemple que la création des DEUG n'a fait que reproduire grosso-modo, sauf pour les sciences juridiques et économiques, l'ancien système DUEL-DUES de la réforme due à Christian Fouchet en 1966. Ce qui entrera en contradiction d'ailleurs avec l'esprit du second cycle ; mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

 

Un arrêté ultérieur a confirmé les décisions annoncées dans cette lettre. Ces décisions reconduisaient dans l'ensemble une cassure qui existait déjà à Vincennes ; en effet, les seules licences dites « à réglementation nationale », c'est-à-dire effectivement reconnues, comme on dit à Vincennes, étaient  les licences des «lettres » (y compris toutes les langues enseignées à Vincennes) et de « sciences humaines » (psychologie, sociologie, histoire, géographie). La philosophie qui avait été « invalidée », (qui avait déjà perdu son habilitation) lors de « l'affaire Judith Miller» n'était pas autorisée non plus à délivrer le DEUG, malgré le dépôt d'une maquette conforme aux arrêtés ministériels.

 

 

De plus, seuls obtenaient une équivalence, les diplômes de premier cycle de l'Université de Vincennes correspondant aux mentions accordées du DEUG.

 

 

Par contre, le DEUG et le diplôme équivalent étaient refusés à des disciplines telles que le droit, l'économie politique, qui ne délivraient que des licences dites «libres».

 

Remarque : même « libres », ou sans « réglementation nationale», la licence donne certaines possibilités administratives : ce fait a contribué à masquer les inégalités réelles de statuts inscrites dès l'origine dans le système vincennois.

 

 

Un nouveau problème a surgi lorsque a été publié l'arrêté dérogatoire qui permet chaque année de continuer l'expérience spécifique de Vincennes (dérogations sur le contrôle des connaissances, etc.). Le nouvel arrêté spécifiait que seuls les bacheliers pourraient obtenir, à Vincennes, le DEUG, les non-bacheliers n'avaient droit qu'au diplôme dit «équivalent» là où le DEUG existait. Et cette équivalence n'était accessible aux non-bacheliers de Vincennes dans le système actuel que jusqu'au jour où sera publiée une réglementation concernant les nouvelles formes d'examen d'entrée des non-bacheliers dans les universités.

 

 

Cette disposition, qui n'a pas été annulée, était insupportable pour Vincennes. Il a donc été décidé que le DEUG ne serait délivré à personne, et que tous les étudiants de Vincennes, bacheliers et non-bacheliers, pourraient obtenir par contre les diplômes dits équivalents du DEUG.

 

 

La situation est donc la suivante :


- Vincennes est habilitée à délivrer des DEUG, conformément aux réglementations nationales. Cette habilitation existe toujours ;


- Mais l'enseignement correspondant aux DEUG n'a pas été mis en place. On a seulement organisé des enseignements facultatifs de premier cycle (12 U.V. de dominante, 4 de sous-dominante, 4 « libres »).

 

 

Pour le moment, les demandes de délivrance de ces diplômes de premier cycle sont rares ; les étudiants qui ont fait deux années à Vincennes au terme de l'année universitaire 1975-76 savent qu'ils sont pratiquement assurés d'aller jusqu'au bout des études de licence en 30 U.V. au cours de l'année 1976-77. Ceux qui se sont inscrits à Vincennes pour la première fois à l'automne 1975 peuvent espérer qu'ils passeront, mais cela ne paraît pas tout à fait assuré, par le même chemin.

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:51

La réforme du Premier Cycle : le DEUG

 

 

L'arrêté réformant le premier cycle est publié le 27 février au Journal Officiel. On n'en fera pas ici l'analyse détaillée. Pour l'essentiel, en ce qui concerne les lettres et les sciences humaines, le DEUG reproduit, avec cependant des modifications qui ne sont pas tout à fait négligeables, le système du D.U.E.L., mis en place en France à partir de la rentrée 1966, mais non appliqué à Vincennes ; (On a, semble-t-il, demandé l'autorisation de délivrer le D.U.E.L. mais on ne l'a pas obtenu).

 

 

Dès la publication de ces arrêtés, la contestation commence ; elle va culminer vers le 22 mars 1973, à la veille des congés de Printemps. A la rentrée, soit deux semaines plus tard, la lutte sera pratiquement terminée. Les Universités enverront les maquettes pour les demandes d'habilitation au Ministère de l'Education Nationale. A partir de la rentrée d'automne 73, le DEUG sera appliqué partout, sauf à Vincennes, dernier « îlot de résistance ».

 

 

Le DEUG pouvait être mis en place partout sans difficulté parce qu'il n'impliquait aucun changement radical ni d'ailleurs aucune innovation, mis à part le DEUG d'administration économique et sociale, et d'une part, et d'autre part le DEUG de Mathématiques et sciences sociales.

 

 

Pour les UER de lettres et sciences humaines, il n'y avait donc pas de difficultés d'adaptation, pas de difficultés dues à la nécessité de nouveaux crédits : pour un département ou une section de sociologie par exemple, le seul changement dans les programmes concernait le dosage des matières et l'adjonction, relativement peu importante, de matières voisines : l'histoire contemporaine, par exemple. La nouvelle formule impliquait bien un peu plus d'interdisciplinarité : on pouvait s'en accommoder avec les moyens du bord.

 

 

La preuve : lorsque le département de sociologie de Vincennes sera habilité, un an plus tard, à délivrer le DEUG, il sera facile à ce département d'assurer la quasi-totalité des enseignements requis sans même faire appel aux départements voisins d'Histoire, d'Economie Politique et de Psychologie.

 

 

Mais Vincennes commence par résister, plus exactement prolonge d'un an la résistance qui est tombée partout ailleurs.

 

 

Cette résistance, il faut y insister encore, est facilitée par le fait qu'on peut obtenir à Vincennes, par dérogation, des licences à réglementation nationale, et d'autres licences qui n'impliquent pas cette réglementation, sans passer par le DEUG. Ailleurs, au contraire, il faut être titulaire du DEUG pour obtenir ensuite le titre de licencié.

 

 

La rentrée de 1973 se fait donc à Vincennes sans mise en place du DEUG. Et puis, lentement, progressivement, une évolution se dessine. Pourquoi ? Il est difficile de le dire très précisément; mais tout porte à croire que les enseignants commencent à craindre que dans quelques années il faudra à Vincennes, comme partout ailleurs, lorsque la réforme sera appliquée à l'ensemble des 3 cycles d'études universitaire passer par le DEUG pour obtenir la licence.

 

 

G. Lapassade a participé à ce moment-là, avec F. Châtelet, M. Debeauvais et C. Frioux à un débat radiophonique en direct où ils rencontraient des hauts fonctionnaires du Ministère de l'Education Nationale : MM. M. Le Bris et J.C. Salomon.

 

 

Au cours du débat, ils demandèrent à M. Le Bris ce qu'il comptait faire sur cette question du DEUG par rapport à Vincennes. L'interlocuteur des Vincennois a d'abord suggéré que Vincennes n'avait pas besoin de DEUG et qu'il était par conséquent inutile de demander des habilitations. Cette position pouvait se concevoir si le privilège de la licence en 30 U.V. sans passage obligé par un diplôme national de premier cycle était définitivement accordé à Vincennes. En ce cas, en effet, le seul intérêt des DEUG était de permettre aux étudiants qui le désiraient de quitter notre université après deux ans d'études et de s'inscrire dans une autre Université.

 

 

Dans le même temps, cependant, l'évolution vers le DEUG se renforçait à Vincennes. Au cours de nombreux débats qui ont eu lieu à ce moment-là, on peut particulièrement retenir celui-ci qui parait pertinent : en obtenant le DEUG, Vincennes sortait de sa marginalité, devenait dans sa structure, une université comme les autres et pouvait ainsi participer réellement à l'ensemble des luttes universitaires. Cet argument a fait son chemin, même s'il est emprunt de sous-entendus centralistes qui à long terme renforcent l'étatique (au sens où l'emploie H. Lefebvre). Jointe à d'autres arguments et à d'autres préoccupations, cette idée a fini par aboutir à un renversement de la situation.

 

 

Dans une étape intermédiaire, on a envisagé de faire habiliter un nouveau statut dérogatoire portant cette fois sur le 1er cycle : on définirait un diplôme de Premier cycle à structure unitaire, mais avec autant de mentions qu'il existait de disciplines enseignées à Vincennes. Ceci permettait, entre autres de sauvegarder le consensus, de ne pas capituler sans conditions comme avaient fait les autres universités et d'obtenir cependant tous les avantages du DEUG sans en avoir le titre. Une lettre de Jean-Pierre Soisson, devenu entre temps Secrétaire d'Etat aux Universités, à Claude Frioux semblait encourager Vincennes à s'engager dans cette voie. Et puis, une autre lettre, signée Cl. Dichamp, remettait la première en question : il y avait malentendu, il fallait passer d'abord par l'habilitation à délivrer le DEUG avant d'obtenir des équivalences. Cette lettre précisait en outre, et ceci était beaucoup plus grave, qu'après examen des demandes d'habilitation, il fallait distinguer trois groupes de disciplines à Vincennes :

 

 

a) d'abord les disciplines qui ont été habilitées à délivrer le DEUG, puis son équivalent : la littérature française, les langues, la psychologue, la sociologie, l'histoire, la géographie, la musique, les arts plastiques.

 

 

b)   ensuite, les disciplines pour lesquelles un DEUG était prévu, mais dont les demandes d'habilitation pour Vincennes étaient refusées : philosophie, droit, économie, mathématiques,

 

 

c) enfin des disciplines qui ne pouvaient pas obtenir un DEUG parce que le DEUG n'existait pas. Notamment : Urbanisme (qui s'était vu refuser également l'habilitation à délivrer une « maîtrise de sciences et techniques »), informatique, théâtre, cinéma, sciences de l'éducation, sciences politiques...

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:11

5. La réforme à Vincennes

 

 

La réforme de l'enseignement supérieur était prévue dans la loi d'orientation. Elle a pris sa forme définitive avec le décret du 27 février 1973 suivi des arrêtés d'application concernant le Ie Cycle (février 1973), puis le 3e Cycle (1975) et enfin le deuxième Cycle.

 

 

L'Université de Vincennes fonctionnait, fonctionne encore selon un statut particulier impliquant d'une part une forme spécifique de contrôle des connaissances (contrôles continus, sans examens terminaux obligatoires), - et d'autre part une structure également spécifique : on peut obtenir la licence avec une combinaison de 30 Unités de Valeur (U.V) réparties sur 5 semestres au minimum, sans passer par un diplôme de premier cycle préparé en deux ans. C'est pourquoi la perception des effets de la réforme par la communauté vincennoise a été tardive, essentiellement idéologique : nous n'étions pas, semblait-il, directement concernés.

 

 

On ne peut cependant décrire les réactions de Vincennes à la mise en place du D.E.U.G., puis du 3ème Cycle et enfin, et surtout du deuxième cycle sans donner à chaque fois des indications au moins sommaires de ce que cette réforme impliquait pour l'ensemble des universités.

 

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:21

Le personnel

 

 

Il y a cependant une exception, qui conduit à comparer la vie politique de Vincennes à une vie politique d'entreprise.

 

 

Il y a des affrontements « politiques » effectifs au niveau du personnel qui tend d'ailleurs à définir le Conseil comme un « Conseil de gestion », comme un patron, un employeur, et qui considère les commissions internes du personnel comme un « Comité d'Entreprise » : c'est une comparaison très courante à Vincennes. De même, les accords internes - par exemple pour les chargés de cours de « l'état H » - seront présentés comme des «conventions collectives ».

 

 

Ce vocabulaire montre bien que les modèles politico-syndicaux volontairement et spontanément utilisés coïncident davantage avec ce qui se passe dans les établissements de production et dans les administrations que ce qui pourrait se passer dans les Universités. D'ailleurs :

-  comparativement à ces commissions du personnel, des budgets, etc., la commission pédagogique fait figure d'un lieu « où l'on cause », mais où les enjeux ne sont pas lourds, et sont même le plus souvent inexistants.

-  le Conseil, et le bureau du Conseil, s'occupe beaucoup plus de gestion, même s'il proteste chaque fois qu'on le nomme par ironie « Conseil de gestion » que d'affaires universitaires. Ceci s'explique par le fait que le statut dérogatoire expérimental permet une grande souplesse dans les aménagements.

 

 

Il y a quelquefois des conflits idéologiques comme dans l'affaire de la psychanalyse. C'est rare...

 

 

Enfin, dans les conflits de travail et d'embauché indiqués ci-dessus, l'idéologie a pris progressivement une fonction de couverture. Il faut préciser ce point.

 

 

 

Une idéologie de Couverture

 

 

Pour renforcer une lutte contre le conseil-employeur, il est assez commode, par exemple, de reproduire le schéma des luttes entre « révisos » et « gauchistes » sur les lieux de la production.

 

 

On pourrait d'ailleurs montrer par l'analyse, - mais qui le fait, qui est intéressé à le faire? - que cette gestion de Vincennes par un « Conseil syndical » est en effet la préfiguration du programme commun, non dans la programmation, mais dans un style, dans une pratique.

 

 

 

Georges Lapassade

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:33

4.   L'université est-elle toujours un « enjeu politique » ?

 

 

Avant 1968, les problèmes de l'école et de l'Université n’étaient pas considérés comme des problèmes politiques. La pédagogie, - en tant qu'elle définit des rapports sociaux institués et traversés par la structure générale de la société –était la parente pauvre, et même dans les réunions syndicales des enseignants, les congrès où on ne jugeait pas utile d'en parler.

 

 

Les colloques universitaires célèbres comme ceux de Caen ou d'Amiens étaient essentiellement techniques : on s’étonnait quand un groupe d'assistants venait dire que des problèmes politiques se posaient aussi à l'université. L'UNEF avait un rôle politique important lorsqu'elle intervenait dans la guerre d'Algérie ; elle entrait dans le temps du déclin, ensuite, quand elle devait se replier sur les problèmes de l'Université,

 

 

En 1968, la situation se renverse.

 

 

On considère alors que l'Université peut être un lieu important d'explosion sociale. Mais assez vite après, l'intérêt retombe.

 

 

Il reste simplement un fait politique probablement irréversible, mais situé à un tout autre niveau. L'Université reste « politisée » après 1968 dans le sens que signalent, en le dénonçant les signataires d'un «Appel aux Universitaires » publié dans le Monde du 20 mai 1973 :

 

« L'Université est devenue un théâtre d'affrontements. Les plus graves ne sont pas les désordres épisodiques. L'Université vit une campagne électorale permanente aux dépens de l'enseignement et de la recherche. Engagée dans cette lutte, les différents syndicats sont souvent amenés à durcir leurs positions en sens opposés et l'on risque de voir l'intransigeance partisane triompher au sein d'une Université naguère libérale et tolérante... ».

 

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce texte très « politique » et qui voudrait entretenir des illusions sur le «libéralisme» d'autrefois.

 

 

Mais ce n'est pas ici le lieu de le discuter.

 

 

On le cite simplement pour souligner une fois encore que l'expérience de Vincennes, - pourtant considérée à l'extérieur comme l'Université «ultra-politique» - ne correspond pas du tout à cette description.

 

 

Mis à part les moments de crises appelés dans ce texte: « désordres épisodiques » et encore les affrontements y sont très relatifs : on ne voit guère se manifester les effets de cette « campagne électorale permanente », qu'on déplore tant ici et là. En période électorale, à Vincennes, on ne voit rien du tout, mise à part la traditionnelle distribution de tracts de l'UNEF qui ne provoque même pas de réaction et qui tombe dans l'indifférence.

 

 

Il est possible qu'ailleurs cela se passe différemment. Au fond, pourquoi ne pas l'envisager ? Vincennes pourrait bien être une université assez a-politique.

 

 

On le voit même à l'occasion des grands « désordres épisodiques » : Vincennes s'y raccroche toujours avec retard, et comme sans conviction. Il suffit de consulter les journaux dans ces moments-là : L'Université de Paris VIII est loin d'y figurer à la tête des établissements les plus combatifs.

 

Hypothèse : peut-être cela vient-il du fait que :

a)  Vincennes est en avance sur le dépérissement général de l'institution universitaire.

b)  Mais surtout, la clientèle étudiante de Vincennes -étrangers, travailleurs - a ses enjeux politiques ailleurs.

c)  Enfin, l'électoralisme universitaire n'est pas la préoccupation dominante...

 

 

Comme le Snes-Sup est seul à se préoccuper des élections, à les organiser sans rencontrer depuis longtemps la moindre opposition, ces élections, qui ont lieu tous les deux ans, ne sont pratiquement pas remarquées, passent en fait inaperçues, ne donnent lieu à aucune campagne, à aucun affrontement.

 

 

C'est probablement aussi un effet de ghetto. Avec son statut dérogatoire, sa clientèle spécifique et atypique par rapport à l'ensemble du système universitaire français, Vincennes semble suivre un chemin qui la place hors des conflits dénoncés par l'Appel.

 

 

Bien sûr, on finit par rejoindre le mouvement en temps de crise ; mais, on le fait mi-avril, avec beaucoup d'hésitations quand d'autres ont commencé à la mi-janvier, puis en février, en mars.

 

 

Aucune ressemblance par ailleurs, quoiqu'on puisse imaginer avec le Nanterre des années 1967-1968.

 

 

Reprenons l'hypothèse que les appartenances politiques des Vincennois sont ailleurs; on en a vu la confirmation, déjà signalée, dans le cortège du 1er mai 1976 : presque personne derrière la banderole « Vincennes » ; mais des Vincennois ailleurs, derrière les banderoles de la CGT, du Snes-Sup, très peu également, ou du SGEN, du MLF, du GLH et des travailleurs immigrés. La politique traverse Vincennes sans y prendre une forme spécifique, sans y prendre corps.

 

Georges Lapassade

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:24

Reprise des Ateliers Sam. 6 Oct. Journée Rencontre Demain à Vincennes. Et le 22 sept. Séance découverte

 

Bonjour
 

 

Comme chaque année TRACE et ses Ateliers des Ecritures font leur rentrée.
 

 

Elle sera présente pour la Journée des Associations à Vincennes, dès demain Samedi 8 septembre, toute la journée. J’aurais plaisir à vous y rencontrer !

 

 

Sachez qu’une première séance Découverte et Inscriptions est proposée Samedi  22 Septembre de 15 h à 18 h.

 

 

(Pour ceux qui ne seraient pas libres ce jour-là, d’autres temps de rencontre sont envisageables.)

 

 

Les ateliers débuteront le Samedi 6 octobre

(15 h – 18 h).

 

 

Ils sont prévus tous les mois soit en après-midi ou soirée le week-end (14 h 30-17h30 ou 18 h-21 h) soit en soirée la semaine (18h30- 21h30), à condition, bien sûr, que des groupes d'au moins 5 personnes (au plus 8) se constituent.

 

 

Des séances supplémentaires de travail sur des projets en cours sont à prévoir soit en doublant le temps de la séance mensuelle soit en ajoutant une séance au cours du mois.

 

 

Des échanges sur internet de lectures critiques sont envisageables également.

 

 

Tarifs : 25 € l’adhésion. 250 € l’inscription. 25 € la séance supplémentaire.

(Règlements en plusieurs mensualités possibles, tarifs chômeur et/ou étudiant envisageables.)

 

 

Pour plus de détails voir le site : atelierdecritures.org

 


Vous êtes les bienvenus ce samedi, pour discuter autour du stand devant la mairie de  Vincennes, ou bien aux ateliers, dès Samedi 22 septembre au :

62 rue de la Liberté, à Vincennes, M° Château de Vincennes (ou RER A, Vincennes).

 

Merci de prévenir par mail ou téléphone si vous pensez venir.

 

Christine Campini

Tél.: 06 02 19 51 21

 

 

Merci d’avance de penser à diffuser l’info autour de vous auprès des personnes susceptibles d’être intéressées par des activités en atelier ou par un accompagnement personnalisé à l’écriture (coaching rédactionnel).


http://lesanalyseurs.over-blog.org 

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