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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 15:40

 

2/02/10  21h  Gluck, Orphée et Euridice

 

 

 

Il est temps de se remettre à la lecture. Ce matin, j'ai pas mal dérivé sur la toile, à la recherche de référence sur Schlegel, le premier romantisme, l'écriture par fragment et l'ironie, afin d'avoir une petite approche de l'inachèvement avant Lapassade. J'ai trouvé quelques références à voir et M. m'apporte demain ses bouquins sur le romantisme.

 


 

Je suis aussi allée me balader sur le forum de la relation pédagogique, j'y ai trouvé les échanges de Benyounès Bellagnech avec les étudiants sur la question du journal « Au carrefour des diaristes » et je les ai imprimés (et je me suis inscrite à son blog) et puis je suis allée également sur le forum « Chez Georges et Aziz » qui débute par un texte d'Augustin sur l'entrée dans la vie.

 


 

J'ai commencé aussi à réfléchir à des ateliers de technique de journal dans des écoles de service social. Il faudrait que je note mes premières idées sur ce sujet et commencer, peu à peu à monter un projet. Mes lectures sur le journal et l'expérience que je vis à Paris 8 en ce moment vont alimenter cette réflexion.


 

Là, je me remets sur les cours de Kareen.

 

..........

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 11:53

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 19


« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

L’avis du Dr Michel Caire

 


Le psychiatre Michel Caire (actuellement Chef de service du Département d'Information Médicale de l'EPS Maison-Blanche) a longuement rendu compte et analysé, sur son site « Histoire de la psychiatrie en France », site de référence en la matière, le livre : « L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

 

 

Nous publierons dans les chroniques qui vont suivre (quatre exactement), avec son accord, son avis sur le livre. Les sous-titres sont de moi, Armand Ajzenberg.

 



L’avis du Dr Michel Caire, commence ainsi :

 


« Une contribution polémique au débat sur l'hécatombe dont les hôpitaux psychiatriques furent le théâtre sous l'Occupation, dont le régime de Vichy porterait la responsabilité directe.

 


Bien que très axée sur la dénonciation des thèses opposées et de leurs auteurs, l'étude d'A. Ajzenberg, acteur engagé de longue date dans le combat initié par Lucien Bonnafé et Pierre Durand, et poursuivi par Max Lafont, Patrick Lemoine, Antoine Spire et autres, est intéressante et documentée, comme le texte d'A. Castelli consacré à Montfavet (publié en 1996 dans la revue Chimères) ».

 



Un essai-pamphlet

 


« Cet essai, qui, de l'aveu-même de son auteur, "se veut aussi un pamphlet" (p.102), pourra aussi sans doute être considéré comme partisan et manichéen par ceux qu'il cite à de multiples reprises, pour certains accusés d'erreurs méthodologiques, d'aveuglement, de contradictions, d'ignorance, de "mauvaises manières" (p.102, p.105 et suiv.), de manipulation (p.103, p.113, p.116, p.117, p.148, p.190), de mensonge (p.79, p.102, p.113, p.117, p.119, p.125, p.126, p.137, p.140, p.143, p.190), etc. : Henry Rousso, - « exécuteur sans jugement » (p.30) des livres de Lafont et Durand et suspect d'incompétence en la matière - et Eric Conan, et surtout Isabelle von Bueltzingsloewen, dont le nom revient à de si nombreuses reprises que l'historienne apparaît comme la principale cible de l'auteur, particulièrement pour avoir "innocenté" Vichy sur la question étudiée : « L'abandon à la mort... peut apparaître comme un réquisitoire contre le livre de Mme Von Bueltzingsloewen. Ça l'est effectivement » (p.27) : « Cet essai-pamphlet" se veut « une lecture critique » de ce livre » (p.102).

 



Olivier Bonnet et Claude Quétel, Denis Peschansky, Elisabeth Roudinesco (notamment p.108-109, p.119 à propos de son papier sur Bonnafé en 2003, et p.174), Pierre Assouline sont également cités pour s'être opposés aux conclusions des tenants de la thèse de l'"extermination douce" tolérée sinon organisée par l'État Français, pour avoir partagé, entièrement ou partiellement, les thèses d'Isabelle von B. (p.103) ».

 



Les chroniques suivantes, rendant compte du texte du Dr Michel Caire auront les sous-titres suivant :


- Les mystères d’une circulaire.

- Volonté ou non de laisser mourir.

- Des difficultés à qualifier la « chose ».

- Le nombre des morts ?

 


________________________________

 

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 16:06

 

(...)

 

 

Le lendemain, déjeuner chez M. et G. avant de prendre le train.

 

 

M. avait commencé à lire mon journal......Elle ne savait pas trop si je l'avais laissé pour cela ou pas et se sentait un peu coupable d'en avoir commencé la lecture. Je l'ai rassurée en lui disant que je l'avais imprimé pour eux. En fait, j'espérais qu'elle l'avait lu et j'attendais avec impatience ses retours.

 

 

M. et G. sont deux scientifiques brillants. Lorsqu'ils examinent un texte, ils le dissèquent comme une souris, ce sont des chercheurs, alors ils cherchent.

 

 

M. avait commencé à annoter le journal. Je lui ai demandé si cela l'avait intéressée et pourquoi et elle m'a dit que son premier attrait était la curiosité de mieux me connaître, savoir comment ça marchait dans ma tête. Elle s'est dite un peu vexée lorsqu'elle a appris que sa visite m'avait empêchée de me concentrer sur mes études et je lui ai dit que c'était un journal et qu'elle ne devait pas en prendre ombrage.

 

 

Elle s'est dite étonnée de mon sentiment de déclassement par rapport au reste de la famille parce que je n'avais pas de doctorat alors que justement, elle me considérait comme sa « grande sœur » (alors que je suis sa petite sœur).

 

 

C'est étrange de pouvoir se dire des choses comme ça par l'intermédiaire d'un journal de formation.

 

 

Ensuite, elle est retournée à son esprit scientifique, me disant qu'elle avait remarqué trois niveaux dans le journal, les prises de note, mes réflexions et ce que je postais sur le forum qui était un condensé des deux premiers écrits et que là, avec ces messages elle comprenait mieux de quoi je parlais et qu'ils étaient très intéressants. :-)))

 

 

Elle m'a dit que cela lui avait donné des idées pour ses recherches. Elle m'a montré ses cahiers de manipulation mais pense qu'un journal de ce type pourrait peut-être se révéler pertinent.

 

 

Nous avons parlé du voyage en Toscane de cet été avec toute la famille et elle a dit que ce pourrait être intéressant de tenir un journal de ce voyage qui risque fort d'être le dernier que feront les parents. J'ai dit, « oh oui, un journal collectif, faut réfléchir au dispositif ».

 

 

Je contamine, je contamine.

 

 

Ensuite, j'ai offert La somme et le reste à G. en lui demandant de le raconter à M. Je lui ai lu le quatrième de couverture et il m'a paru plus qu'intéressé.

 

 

En contre don, il m'a offert un livre écrit par son père Projet de l’académie, pour servir de préface à ses statuts par Jean Rousselet. Son père, grammairien latiniste, était un grand amateur de livres anciens. Dans une brocante, il a acheté pour 10 francs une malle pleine d'anciens manuscrits dont un, le projet de création de l'Académie française écrit en 1635. G. me l'a montré et j'ai pu toucher le document original à partir duquel son père a écrit : quelques feuillets splendides et raturés.

 

 

C'était très bien ce déjeuner, mais trop bref, car je devais reprendre mon train.

 

 

Appel téléphonique de M., juste à l'instant. G. a commencé à lire mon journal. Il ne prend pas de note, il le fera à la seconde lecture. M. va s'acheter un carnet pour le voyage en Toscane....Elle me dit que maintenant, tous les deux parlent de dialectique le soir, elle ne m'a pas précisée si c'était dans le lit.

 

 

Bon, là je commence à fatiguer mais ce récit pointe en fait la question de l'échange qui se fait autour de la lecture d'un journal, ce qui se joue lorsqu'on le donne à lire. Il faudra que j'analyse tout cela plus tard, mais je voulais le poser avant de l'oublier.

 

 

Des fois, j'ai l'impression que ce journal est devenu comme un acouphène. Son bruit est toujours présent. Il exerce une emprise terrible, on voudrait pouvoir y noter tout.


J'ai remarqué aussi qu'il me rendait plus gentille. On vit tellement dans sa tête avec un journal que lorsqu'on rencontre des gens, on a envie d'être gentille. C'est étrange, il faut que je travaille ça.

 


Autre chose : lorsqu'Augustin m'a fait cette proposition de tâche pour son cours du second semestre, je me suis dit que j'allais peut-être prendre sa matière. J'ai pointé alors le nombre de fois où je n'avais pas respecté mes décisions et il va me falloir faire une nouvelle entrée dans mon index, celle des décisions non tenues.

 

 

Bon, je retourne à la vraie vie, les mails des copains et copines attendent des réponses, j'y vais.

 

 

Hélène M.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 14:26

 

18h27

 

Beethoven, Sonate as dur opus 110, sonate e-dur opus 109

 


Je continue...

 

 

A la clope du midi, l'homme qui va prendre en charge le cours sur Freinet au deuxième semestre et dont je ne me rappelle plus le nom, disait que la licence était beaucoup plus dure maintenant et qu'elle était d'ailleurs plus exigeante au niveau travail qu'en master. Il disait aussi qu'il fallait être pragmatique, essayer par exemple de valider deux matières avec la lecture d'un même livre.

 

 

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui. Le pragmatisme dépend de l'objectif que l'on se fixe, si c'est avoir la licence pour passer en master, ok, mais si c'est pour accroître ses connaissances, ce n'est pas pragmatique du tout.

 

 

L'après midi, les étudiants dont je suis, qui avaient pour tutrices Kareen et Sandrine ont attendu pas mal de temps avant qu'on puisse se réunir. J'allais partir lorsqu'elles sont arrivées.

 


On s'est réuni et chacun s'est exprimé sur ce premier semestre. Une jeune femme disait qu'elle avait 4 enfants de tous les âges, qu'elle travaillait et que son mari était comme un cinquième enfant. Quel courage!

 

 

Un homme a évoqué ses difficultés de vie, son déménagement et le fait qu'il n'allait pas très bien. C'est dingue, il y a des étudiants qui viennent des quatre coins de la France, sans compter ceux qui sont à l'étranger. Les situations personnelles sont d'une variété exceptionnelle.

 

 

J'ai bien aimé entendre ces petits bouts d'histoire de vie et de mettre des personnes sur les noms visualisés dans les forums.

 


Rencontre avec M., une jolie jeune femme, toute mince et speedouille qui dit arrêter de fumer en allumant une clope. Elle m'a semblée très sympathique.

 

 

Kareen et Sandrine sont apparemment deux grandes copines, elles étaient très détendues, plaisantant et racontant leur propre expérience.

 

 

Après retour par le bus chez les parents. Avec Maman on s'est ouvert une bouteille de vin et on a discuté. J'étais encore très énervée alors j'ai piqué un valium à Papa pour pouvoir dormir.

 

 

Hélène M.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:07

 

1/02/11  6h15  Mozart Requiem

 

 

Je continue sur le regroupement.


Il y a donc eu une présentation des cours informatiques, un bilan des enseignants du 1er semestre. Celui de Luca était très complet, il s'est dit satisfait de la qualité des échanges du forum en précisant qu'il y avait même eu de la contestation et que cela ne lui avait pas déplu.

 

 

Augustin a parlé aussi et on peut voir qu'il aime ça. Il semble prendre du plaisir dans tout ce qu'il fait. En l'écoutant, je me suis dit que la relève serait assurée à Paris 8 lorsque Remi Hess la quittera.

 

 

Eric Beaudout s'est exprimé également et il ne ressemble absolument pas à ses écrits qui sont souvent brefs et secs. Il semble au contraire très bienveillant, hésitant, se remettant en question et cela m'a donné envie de lui rendre ma fiche de lecture pour l'intro aux sciences humaines.

 

 

C'est étrange comme la parole se différencie de l'écrit. Il y a des paroles qui ressemblent aux écrits et d'autres non. Est-ce une question de congruence? Cela me renvoie à l'impression que je donne avec mes écrits.

 

 

Après, on a du faire une pause et je suis allée fumer une clope. Peu de fumeurs dans cette formation.

 

 

Ensuite il y a eu la présentation des enseignements du second semestre et ça m'a donnée envie de changer tout mon squelette, de prendre l'intro à la psychanalyse/éducation (qui pourrait se lier avec ma fiche de lecture de Cifali), de laisser tomber Freinet et ses deux fiches de lecture, d'aller sur l'agora d'Augustin. Confirmation par contre pour éduc pop et AI.

 

 

Il y a eu un petit débat sur l'anglais et les exigences du prof et Anna Terzian a fait remarquer que cela ne représentait qu'un EC et qu'il ne fallait pas s'énerver là-dessus.


Remi Hess a évoqué le master et les projets d'édition de livres. Il a une voix très douce. Il avait installé également un stand de livres et j'en ai acheté pour 100 euros (30% de réduction).


J'ai pris :

- La somme et le reste d'Henri Lefebvre que j'ai offert à Marianne et Germain.

- 2 ouvrages de Delory Monberger, Les histoires de vie et Biographie et Education

- Les formes de l'écriture impliquée,

- Essai sur l'emploi du temps de Marc Antoine Jullien

- Regard sur la dissociation adolescente et de Vincennes à Saint Denis de Lapassade

- Implication Transduction de René Lourau

 

 

Ensuite nous avons été quelques uns à manger ensemble et Augustin et Luca se sont joints à nous. J'ai rencontré F. la brestoise (prononcer brestouâse comme là-bas). Elle a expliqué qu'étant chômeuse, elle avait du s'inscrire au titre de la formation continue et que cette formation lui coutait 2000 euros dont 800 pris en charge par le Conseil régional. C'est un vrai scandale, c'est plus cher pour les chômeurs que pour les salariés. Elle disait qu'il fallait qu'elle passe absolument sa licence en 1 an car elle ne pourrait se payer sa 2ème année. Luca a eu l'air surpris de connaître le prix de cette formation.

 

 

Tiens, ça me fait penser qu'ils n'ont toujours pas tiré mes chèques....

 

 

Il faut que je me prépare pour aller travailler.

 

 

Ce soir je finis de raconter ce WE et après je me remets à mon journal de lecture.

 

 

Ah oui, j'ai regardé le film du regroupement, les voix sont inaudibles.

 

 

7h02

 

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org  

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:18

 

31/01/11 18h47 Robert Wyatt, His greatest misses

 

 

Difficile de se concentrer au travail aujourd'hui. J'ai dans la tête la commande d'Augustin. L'inachèvement......

 

 

Je suis arrivée au travail, j'ai couru voir M. et je lui ai dit « si je te dis inachèvement, tu penses à quoi » et elle me répond « les frères Schlegel, le romantisme », bingo!

 

 

Alors je lui ai expliqué le pourquoi de ma question et elle m'a dit « t'es comme moi, tu ne veux pas arrêter de désirer, finir c'est arrêter de désirer », de loin en loin ça nous a mené à la névrose obsessionnelle et à la procrastination.

 

 

Désir, désir, .... Nous qui désirons sans fin, Raoul Vaneigem, les situationnistes qui avaient traité Lapassade de con. Il y a un truc à voir aussi avec la dialectique. Il faut que je reprenne mon ancien journal ou le livre de Hess sur Lefebvre et les moments. Je crois qu'il parle de Hegel et du désir/plaisir....à voir.

 

 

M. m'a dit qu'elle avait trois superbes livres à me prêter et je lui ai demandé d'attendre car il fallait que je finisse mon travail sur le journal avant de m'attaquer à Lapassade.

 

 

Pour revenir à Augustin. Oui, il m'a énervé mais j'avoue aussi que j'ai été flattée qu'il reconnaisse le travail sur mon journal.

 

 

J'en étais contente aussi, satisfaite d'avoir enfin fini quelque chose. Et puis quand j'étais avec M. et G. et qu'on discutait de mon journal, je me suis rendue compte d'un seul coup du travail accompli, tout ce que j'avais survolé en si peu de temps. C'est dingue comme cette plateforme a réussi à nous mettre au travail. Y arriverai-je encore? N'ai-je pas brulé toute mes cartouches?

 

 

Là maintenant, la plateforme est toute silencieuse. Pas de petits news affichés et ça fait tout drôle. Certains travaillent encore un peu, rattrapent leur retard, les autres se reposent, sont retournés à leur vraie vie. E., J. qui vient de terminer sa philo, et C. où est-elle? Et K.?

 

 

Revenons au WE de regroupement.

 

 

J'avais emmené ma caméra et mon pied pour filmer comme convenu avec Sandrine ma tutrice. Quand je suis arrivée, j’ai eu un peu de mal à la reconnaître mais ça s'est fait quand même et lorsque je lui ai parlé de filmer elle m'a dit qu'il fallait d'abord en parler avec Anna Terzian. Je suis donc allée voir Anna Terzian qui n'était pas au courant de cet accord avec Sandrine et qui m'a dit qu'il fallait d'abord demander l'autorisation aux élèves et aux enseignants, pour des questions de droits à l'image. Elle a dit également qu'elle voulait visionner le contenu avant de mettre en ligne au cas où des propos seraient problématiques. J'ai dit ok, et je suis allée me chercher une place en attendant qu'elle voit ça. A vue de nez, on devait être une cinquantaine d'étudiants.

 

 

Et là, j'ai vu J. Elle n'est pas tout à fait comme sur la photo du forum. Dans ma tête, je l'appelle la princesse, car sur sa photo, on dirait une princesse d'un conte qu'on raconte aux enfants. Mais je l'ai reconnu quand même et je crois qu'elle était aussi contente que moi de cette rencontre. Elle n'était pas habillée en princesse car c'est l'hiver et qu'on ne peut pas mettre de décolleté de princesse en hiver, mais elle avait ses cheveux longs et son gentil sourire.

 

 

Je suis allée m'assoir derrière elle et j'étais contente. On cherchait E. du regard et c'est J. qui l'a vue arriver. Franchement, je ne l'aurai pas reconnue. Sur la photo du forum, elle a un visage d'enfant étonné et j'ai pu constater par la suite qu'elle n'a rien d'une enfant étonnée.

 

 

Bref, le regroupement a commencé et pas de mention d'Anna Terzian de la possibilité de filmer, j'ai donc essayé de me concentrer sur ce qui était dit, mais les profs ne parlaient pas fort et ma surdité ajouté à ma fatigue me laissaient à penser que j'allais tranquillement ronronner. Anna Terzian a regretté l'absence de certains enseignants, il m'a semblé percevoir dans sa voix une pointe de désapprobation.

 

 

Et puis Anna Terzian a du se souvenir d'un truc et elle a dit que le regroupement était filmé.... j'ai du prendre la parole pour la démentir en lui précisant que j'attendais une autorisation. Lucette Colin a fait une remarque sur le pourquoi de cette volonté de filmer, pour voir la tête des profs ? Et j'ai du expliquer que n'étant pas présente au premier regroupement, la visualisation de celui-ci m'avait manquée.

 

 

Bref, je me suis levée et je me suis rapprochée de la « cène » pour filmer mais je savais par avance que c'était grillé. Pour filmer, il faut s'organiser, ne pas être à contre jour, avoir un fond sombre et prévenir tout le monde de parler fort à défaut de disposer d'un micro qui puisse circuler.

 

 

Hélène M.

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 14:33

 

Ami-e-s du soir, bonsoir,

 

Vous trouverez en pièce jointe l'annonce de la parution du n° 10 de la Revue Française d'Education Comparée, consacré au storytelling et co-dirigé par Louis Porcher et Dominique Groux.

 

Bien cordialement,

Bernard Jabin

 

 

 

Vient de Paraître

 

 

LE STORYTELLING

Un angle neuf pour aborder des disciplines multiples ?

La Revue française d’éducation comparée

N°10 Septembre 2013

Louis PORCHER

Dominique GROUX

Collection : Raisons, comparaisons, éducations

ISBN : 978- 2-343-01797-6 • novembre 2013 • 200 pages • Prix éditeur : 20 euros

 

 

 

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La Revue française d’éducation comparée illustre la recherche en éducation comparée dans ce qu’elle a de plus innovant, en France et dans le monde. Le dossier du n°10 de La Revue Française d’éducation comparée est consacré au Storytelling.

 

Il convient de considérer « story telling » au pied de la lettre. C’est le fait de « raconter une histoire », d’étudier un objet comme pouvant s’inscrire dans un récit, être englobé dans une narration, trouver sa place dans une histoire que l’on puisse raconter. Ce serait, manifestement, un angle neuf pour aborder le domaine de l’éducation.

 

D’autres secteurs du savoir se sont lancés dans le storytelling pour ne pas laisser passer une occasion de voir le secteur considéré sous un angle nouveau et pour avoir une chance de mieux le saisir. C’est le cas de quelques domaines particulièrement importants socialement, comme la médecine, ou la politologie, la philosophie.

 

L’un des traits caractéristiques du storytelling est qu’il s’appuie aussi bien sur des données fausses que sur des repères exacts. Telles sont à la fois sa puissance et sa faiblesse. On peut dresser aussi bien un récit indiscutable qu’une narration fondée sur des erreurs ou même des falsifications volontaires. L’établissement de la justesse constitue alors l’un des enjeux du storytelling. Il s’agit de démêler le vrai du faux et l’on sait combien le faux n’est jamais indifférent. C’est dans cette confrontation que se loge la très grande fécondité du storytelling. Le télescopage des récits et leur comparaison permettent un accès à la connaissance le plus solidement établi. On a compris que cet instrument de recherche ne trouve sa pertinence que dans les domaines où n’existe pas une administration péremptoire de la preuve et où, même, aucune démonstration ne permet de trancher. Le storytelling est une forme d’approche d’une « vérité approximative » dirait Bachelard, là où aucune « vérité » (avec toutes les réserves sur le contenu de ce mot) ne peut être constituée.

 

Par exemple, on pourrait aisément étudier, à l’aune du storytelling, la très rude querelle entre les « créationnistes » et les évolutionnistes ». L’évolutionnisme, depuis Darwin au moins, a établi que l’homme descendait de l’animal. C’est scientifiquement démontré. Mais force est de constater qu’une partie de la population croit au créationnisme : le monde est tel que Dieu l’a créé, exactement identique à lui-même, sans changement. On peut en retirer ceci : la science ne fait qu’engendrer une histoire (à laquelle on croit ou pas et c’est cela qui est stupéfiant pour nous qui sommes baignés dans le « conte scientifique »). C’est un leurre de croire qu’une science est démonstrative. Elle aboutit, finalement, à une croyance, dont on pouvait penser, justement, qu’elle s’en était échappée et l’avait réduite. Il est largement plus inquiétant qu’une telle querelle puisse se régénérer aujourd’hui. Mais cela engage à passer au crible du storytelling beaucoup de nos « évidences ». (Louis Porcher).

 

 

Louis Porcher, né en 1940, ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, docteur de 3ème cycle et d’Etat, professeur à l’ENS puis à la Sorbonne, administrateur de l’Alliance Française, a publié de nombreux ouvrages scientifiques et romanesques dont un bon nombre ont été traduits en langues étrangères.

 

Dominique Groux est agrégée de lettres et professeure émérite de l’Université des Antilles et de la Guyane. Elle est présidente de l’Association Française d’Education Comparée.

 

 


Sommaire

 

 

Louis Porcher – Storytelling

 

Louis Porcher – Storytelling et Français langue étrangère

 

Chantal Müller – Utiliser des histoires pendant le cours de FLE à l’école primaire

 

Augustin Mutuale – Storytelling ou la danse de la raison

 

Hélène Bézille – Storytelling, management et accompagnement du changement dans les métiers de l’intervention éducative et sociale

 

Geneviève Baraona – Le storytelling en littérature

 

Florian Schertel – Le storytelling en médecine

 

Patricia Legris - Les grands hommes et la destinée de la nation. Le storytelling dans les manuels d’histoire du secondaire français depuis les années 1980

 

François Audigier – Penser le présent et construire l’avenir : quels récits ?

 

Sophie Ramond – Raconter des histoires, raconter l’Histoire. La narrativité biblique

 

Eric Many, José Alberto Correia, Sofia Marquês Silva –Ruptures biographiques : quand les migrants se rencontrent, quand les migrants se racontent

 

 

Rubrique Histoire : Brigitte Dancel – Storytelling et leçon d’histoire à l’école primaire (1882-1970

 

Rubrique Entretien : Entretien avec Bruno Ollivier : le storytelling, de l’Antiquité à nos jours, ses usages en politique par Dominique Groux

 

Rubrique Thèses et HDR : Emmanuelle Petit, Matérialisations du souvenir en montagne, les enjeux identitaires des places et des placements, thèse de doctorat en géographie, soutenue le 28 septembre 2012, à l’université de Michel de Montaigne Bordeaux 3, et dirigée par le Professeur Guy Di Méo. par Elisabeth Guimbretière

 

Valérie Haas, Traces, silences, secrets - Une approche psychosociale de la mémoire et de l’oubli collectifs, Synthèse de travaux d’habilitation à diriger des recherches, soutenue le 16 novembre 2012, à l’université Paris V - René Descartes, coordinatrice : Madame le Pr. Ewa Drozda-Senkowska. par Elisabeth Guimbretière

 

 

 

BON DE COMMANDE

 

A retourner à L’HARMATTAN, 7 rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris

Veuillez me faire parvenir ....... exemplaire(s) du livre

LE STORYTELLING

La Revue française d’éducation comparée

N°10 Septembre 2013

au prix unitaire de 20 € + 3 € de frais de port, + 0,80€ de frais de port par ouvrage supplémentaire, soit un total de ........ €.

NOM :

ADRESSE :

Ci-joint un chèque de ............ €.

- en euros sur chèques domiciliés sur banque française.

- par virement en euros sur notre CCP 20041 00001 2362544 N 020 11 Paris

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:35

 

Mes chers lecteurs

 

 

Le 30/01/11, 20h21, Iggy Pop, Avenue B

 

 

Voilà, retour à la solitude et au calme après ce WE agité. A la gare de Guingamp, ma voiture n'avait plus de batterie et j'ai du amadouer un conducteur pour m'aider à la démarrer, j'ai failli tomber en panne d'essence car j'avais oublié que j'étais déjà à sec en partant vendredi soir pour Paris.

 

 

Arrivée dans la maison froide, allumage du feu en espérant ne pas le rater car je n'ai plus qu'un cageot......

 

 

Dans la voiture, sur le trajet de Guingamp à Carhaix, je me suis dit qu'il fallait que j'ouvre un deuxième journal, le journal de l'intersemestre. Je me suis rendue compte que je n'arrivais plus à écrire dedans après l'avoir rendu à Augustin et puis j'étais un peu intimidée de me retrouver toute seule dans un journal avec Kareen, j'y mettrais donc mes notes pour la présentation de Lapassade.

 

 

Trop de choses, trop de choses à dire, jamais je n'y arriverai. Le regroupement, la discussion avec ma sœur M. et son mari G. sur le journal, l'emprise du journal.....

 

 

Je raconte le WE.

 

 

Arrivée à Paris vers 23h, je file chez ma sœur et je lui montre mon journal et je lui en parle. Elle lit l'intro et je crois qu'elle a été étonnée. Elle a découvert ce qu'était un journal. Pourtant, au mois d'avril, je leur en avais déjà parlé à elle et son mari et je leur avais passé le livre de Remi Hess. On avait longuement évoqué s'il fallait ou non laisser des traces.

 

 

Je défendais l'idée que c'était important, que la petite histoire c'était aussi la grande histoire et puis que c'était bien de démythifier. Dans notre famille et peut-être à cause de nos origines juives, on avait tendance à se raconter beaucoup d'histoires, à construire des légendes qu'on trainait comme des boulets et que le journal permettait de ramener les ancêtres à leur simple statut d'humain.

 

 

Marianne, elle, préfère les légendes, elle ne veut pas laisser de traces.

 

 

G. est ensuite revenu de sa répète, vers 01h30, il a lu l'intro et je crois que lui aussi s'est rendu compte de ce qu'était un journal.

 

 

Je leur ai dit que selon Marc Antoine Jullien, on ne faisait lire son journal qu'à des personnes d'une certaine qualité.

 

 

Couchée à 3h, impossible de m'endormir, le regroupement, montrer mon journal à d'autres....et puis je crois que les corticoïdes pour ma toux n'y sont pas étrangers.

 

 

Dans le métro pour aller à Saint Denis, j'étais excitée comme une puce « je vais voir les copines, du journal, je vais voir les enseignants ». C'était comme si j'allais à un rendez vous galant. On espère, on espère et ça ne peut être que sublime ou raté.

 

 

Ce n'était ni sublime, ni raté, c'était un regroupement.

.

......

 

Bon, j'ai vagabondé un peu à relire certains passages de mon ancien journal (je dirais pourquoi demain), le temps a passé, il est tard, il faut que j'aille me coucher, demain, c'est le retour au boulot.

 

 

Hélène M.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 14:41

 

Un journal, des journaux ?

 

 

David Friedrich CASPAR, Femme regardant le soleil

 

 

 

 

28/01/11  6h21 Iggy Pop, Avenue B

 


J'ai rendu hier mon journal à Augustin, les index ne sont pas finis mais j'ai bien avancé. Il y a encore certainement plein de fautes à corriger pour la remise à Kareen.


C'est bizarre, j'ai l'impression de me retrouver toute seule avec elle après une grosse fête. Elle a accepté de me lire malgré le fait que je ne puisse valider cette matière et j'en suis très contente. C'est quand même la « pro » du journal.

 

 

Et puis, elle n'est pas embêtante, elle laisse libre.

 

 

Je me donne un mois pour finir ce journal. Finir les cours, lire des livres sur le journal, essayer de comprendre ce qui s'y passe, peut-être poser des bases pour développer des outils à partir de là.

 

 

Là, il faut que je me prépare pour le travail, je prends le train directement après pour Paris pour assister demain au deuxième regroupement. C'est super, je vais voir les copines du journal, E. et J.. C. et K. ne peuvent venir, dommage.

 

 

J'emmène ma caméra pour le filmer pour que les étudiants qui ne peuvent y assister puissent quand même en profiter.

 

 

J'ai répondu à une étudiante K., sur le forum de psychosocio, qui était très en retard et complètement perdue.....

 

 

J'espère que la bibliothèque de Paris 8 est ouverte demain pour que je puisse prendre des livres.....

 

 

Allez vite, je me prépare.

 

 

 

Hélène M.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 14:20

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 18



Et les livres d’histoire à l’école sous Vichy ?



« Français, si le Gouvernement qui a recueilli l’héritage de la défaite, ne peut prétendre toujours obtenir votre adhésion, du moins ses actes tendent-ils à continuer l’Histoire de France. Leur place est marquée dans les manuels qui l’enseigneront à vos enfants. Faites que cette place reste une place d’honneur, que ceux qui viendront après vous n’aient à rougir ni de la Nation ni de leurs chefs » (message du maréchal Pétain prononcé sur les ondes le 1er janvier 1942). Ce message est révélateur de l’importance attribuée aux manuels scolaires par le Chef de l’État. « … le manuel demeurait, au service d’un régime autoritaire un puissant instrument d’endoctrinement de la jeunesse, instrument d’autant plus précieux que le corps enseignant lui était majoritairement opposé » écrit Alain Choppin dans une étude publiée en mai 1987 (« Histoire de l’éducation », No 34, Service d’histoire de l’éducation de l’I.N.R.P.).



« En 1940-1942, Vichy suit de très près l’évolution des programmes scolaires et plus particulièrement des programmes d’histoire. Une liste “noire” est même dressée, par Vichy et les Allemands, interdisant un certain nombre de livres et de manuels d’enseignement primaire, à défaut d’avoir les moyens d’en imprimer de nouveaux, faute de papier. C’est en histoire que les interdictions sont les plus nombreuses » écrit en 2010 Éric Alary (professeur d’histoire en classes préparatoires, chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po Paris) dans TDC (« La revue des enseignants »)



« Le 30 août 1940, une semaine après la parution au «Journal officiel » du décret pris par le gouvernement de Vichy le 21 août , le chef de l’Administration militaire en France prenait une ordonnance concernant l’interdiction de livres de classe français » écrit Alain Choppin : 


« En vertu des pleins pouvoirs qui m’ont été conférés par le Führer et Chef Suprême de l’Armée, je décrète ce qui suit :


1. En raison des propos offensants et injustifiés qu’ils contiennent contre le peuple allemand et son armée, les livres de classe mentionnés ci-après seront interdits dans toutes les écoles françaises du territoire occupé.


2. Les éditions existantes desdits livres seront confisquées et détruits.


3. Cette ordonnance entrera en vigueur le jour de sa publication.

 
4. Le personnel enseignant qui se servira, pour ses cours, de ses livres de classe interdits, sera frappé d’emprisonnement allant jusqu’à une année et d’une amende, ou bien de l’une de ces deux peines ».



Cette interdiction frappait quatre ouvrages d’histoire de France : ceux de L. Brossolette, H. Guillemein et l’Abbé Le Ster, M. Guiraud et A. Lechevalier. « Pour tenter d’éviter les préjudices qu’une censure « a posteriori » aurait causé à l’exercice de la profession, le Syndicat des éditeurs signa, avec les autorités d’occupation, le 28 septembre 1940, une convention aux termes de laquelle chaque éditeur français était entièrement responsable de sa propre production. Il devait prendre soin que les ouvrages qu’il publiait “ne puissent, ni ouvertement, ni d’une autre manière dissimulée sous quelque forme que ce soit, nuire au prestige et aux intérêts allemands » et qu’ils « ne soient l’œuvre d’aucun auteur dont les œuvres étaient interdites en Allemagne”» […] En application de la convention fut publié en septembre une première liste, dite “liste Otto”, des ouvrages retirés de la vente par les éditeurs ou interdits par les autorités allemandes. Elle comprenait deux manuels scolaires publiés chez Hachette qui ne figuraient pas dans l’ordonnance du 30 août précédent».



Le 13 décembre 1940, le gouvernement français aligna la procédure en matière de contrôle des livres de classe sur les pratiques des autorités d’occupation : 
« Art. 1er. – L’usage de certains livres scolaires peut être interdit dans les écoles primaires élémentaires publiques, dans les cours complémentaires et dans les écoles primaires supérieures, par arrêté du secrétaire d’État à l’Instruction publique pris après consultation d’une Commission instituée à cet effet ». Alain Choppin ajoute, en note : « La note du Commandant militaire allemand ne fut transmise à Vichy que le 20 décembre. Il est difficile d’imaginer que le décret - qui ne parut au «Journal officiel » que le 1er janvier 1941 – fût antidaté car la chute du ministère Laval, le 13 décembre précisément, avait entraîné le remplacement, au secrétariat d’État à l’Instruction publique, de Georges Ripert, signataire du décret, par Jacques Chevalier. Il est plus probable que le gouvernement du maréchal Pétain chercha à prévenir, en un moment particulièrement délicat, toute détérioration des relations avec les autorités allemandes ». À la suite de ce décret, d’autres arrêtés suivirent étendant l’interdiction de ces quatre livres d’histoire (d’autres y furent ajoutés) aux établissements d’enseignement secondaire, technique ainsi que dans les colonies.



Dans une note Alain Choppin signale qu’en vertu de la convention d’armistice les prescriptions de la liste Otto ne devaient pas être appliquées en zone libre. Mais le gouvernement de Vichy, estimant ces mesures «compatibles avec les directives qui devaient présider à la création d’un nouvel État français », les étendit à la zone non occupée. Ainsi les forces d’occupation allemande et le gouvernement collaborationniste de Vichy s’accordaient pour censurer ou interdire les manuels scolaires d’histoire de France et, s’agissant de Vichy, pour réécrire cette histoire dans le sens de la Révolution nationale. « le 15 août 1940, le maréchal Pétain, dans un article de «La Revue des deux mondes», exposait les principes qui devaient y présider. «L’école française de demain enseignera avec le respect de la personne humaine, la famille, la société, la patrie. Elle ne prétendra plus à la neutralité. La vie n’est pas neutre ; elle consiste à prendre parti hardiment […] L’école primaire […] substituera à l’idéal encyclopédique de l’homme abstrait, conçu par des citadins et pour des citadins, l’idéal beaucoup plus large, beaucoup plus humain, de l’homme appuyé sur un sol et sur un métier déterminés » (cité par Alain Choppin).



Quand Vichy accordait tant d’importance à la réécriture de l’histoire de France, à quoi pouvait bien travailler les historiens d’alors, et que publiaient-ils ? Pas d’ouvrages à ce propos des historiens ayant depuis abondamment publié sur Vichy.


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RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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