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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:07

 

Invitation soutenance de thèse

 

 

Bonjour à tou-tes,

 

 

J'ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse : 

 

 

"Une critique en acte des institutions : émergences et résidus de l'analyse institutionnelle dans les années 1960"

 


le mercredi 11 décembre 2013 

à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, 2, rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro Saint-Denis Université, ligne 13) 

à 14 h 15, salle des thèses, 

Espace Deleuze (bâtiment A, premier étage, face à  l'Amphi A2). 

 

Jury : 

 

Monsieur Remi Hess (Université Paris 8, directeur)

Monsieur Régis Malet (Université de Bordeaux)

Madame Barbara Michel (Université de Grenoble)

Monsieur Pascal Nicolas-Le-Strat (Université de Montpellier)

Monsieur Jean-Yves Rochex (Université Paris 8)

Madame Gabriele Weigand (Université de Karlsruhe)

 

Bien cordialement

Valentin Schaepelynck

 

 

 

Une critique en acte des institutions : émergences et résidus de l'analyse institutionnelle dans les années 1960 

 


L’“analyse institutionnelle” a émergé dans les années 1960, comme formule pratique et théorique, au croisement de la psychothérapie et de la pédagogie institutionnelle, qui s’affirmèrent jusqu’à aujourd’hui comme des tentatives de transformer la psychiatrie et l’école de l’intérieur, et d’une approche politique des processus d’aliénation et de réification à l’oeuvre dans l’ensemble des institutions de la vie sociale. À partir des années 1970, l’expression est devenue, avec Georges Lapassade et René Lourau, le nom d’une forme particulière et politisée de sociologie d’intervention, qui a nourri une conception critique des sciences de l’éducation. Mais c'est dès le milieu des années 1960 que Félix Guattari et Georges Lapassade en ont revendiqué chacun l’invention. Guattari appelle analyse institutionnelle la manière dont un collectif se réapproprie et transforme les institutions qui le traversent : analyser les institutions ne se ramène pas seulement à une opération intellectuelle, mais consiste à produire de nouvelles formes de vie en libérant, face aux normes établies, les potentialités critiques, voire révolutionnaires, du désir inconscient. Dans la version qu’en propose Lapassade, l’analyse institutionnelle se réfère également aux expériences de la psychothérapie et de la pédagogie institutionnelle, mais se développe aussi à partir d’une réflexion et d’une pratique critique de la psychosociologie d’intervention. Il approfondit l’hypothèse selon laquelle la vie des groupes sociaux est continuellement traversée par des enjeux institutionnels, au sens d’une certaine division du travail et d’une certaine distribution du pouvoir, qu’il faut pouvoir révéler par une critique en acte. Mettant en rapport archives et entretiens, textes théoriques et récits biographiques, nous proposons de suivre, à partir de leurs contextes pluriels et parfois polémiques de concepts et de pratiques, l’émergence de ces différentes versions de l’analyse institutionnelle dans les années 1960, en nous efforçant de cerner là où elles se croisent et se séparent, de saisir la manière dont elles problématisent de manière transversale, entre théorie et intervention sociale, les institutions comme des réalités non monolithiques, où se confrontent “groupes sujets” et “groupes assujettis”, dynamiques instituantes et ordre institué, espace de contrainte et expérimentation des possibles. Par là, nous entendons montrer que la généalogie de l’analyse institutionnelle concerne non seulement l’histoire des idées, mais une certaine problématisation critique des institutions, à laquelle doivent pouvoir participer tout autant les sciences sociales que les acteurs sociaux.

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 15:39

 

 

Université Coopérative de Paris

Samedi 7 décembre 2013

 

 

quarto_stato-2-.jpg 

 

 

Laboratoire pratique de chant social italien mené par Salvatore Panu

 

Lieu : Culture et Liberté, 5, rue St. Vincent de Paul, Métro Gare du Nord

Horaires: de 14h jusqu'à 18h

 

(pour réserver et avoir le code répondre à ce e-mail)

 

www.ucp-paris.org

Chants de lutte, de protestation, de travail, anarchistes, anticléricales, socialistes, communistes, antifascistes, 

 antimilitariste et contre la guerre, anti-impérialistes et anticapitalistes, de prison et/ou d'exil, contre les forces de l'ordre, d'émigration, féminins et/ou féministes, chants satiriques, d'amour, para-liturgiques (liée aux rituels des cultures populaires de tradition orale)

Chants du period des Révolutions, Restauration, Risorgimento (1789-1870), de l'unité de l'Italie à la Grande Guerre (1870-1918), de l'après-guerre, Fascisme et Antifascisme (1918-1943), de la Resistenza et de la Deuxième Guerre Mondiale, (1943-1945), de l'après-guerre et la Reconstruction (1945-1962), du centre-gauche à l'Automne Chaud (1963-1969), de la chanson politique et le Mouvement (1970-1980)

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Il Sole dell'Avvenire

 

 

sole-dell-avvenire-1-.jpg 

 

 

Domenica 8 dicembre ore 18.30

 

XM24, via Fioravanti 24, Bologna

 

Presentazione del nuovo libro di Valerio Evangelisti e incontro con l’autore

 

con accompagnamento musicale di Salvatore Panu (fisarmonica e voce)

 

www.eymerich.com

 

www.ecn.org/xm24

 

 

 

 

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Sur les Traces de la Conspiration des Muses (Quatrieme Mouvement)

 

Prochaine rencontre à Bordeaux du mardi 18 au samedi 22 Février 2014

Ceux qui sont interessés à participer peuvent me répondre à cet e-mail

 

Sulle Tracce della Cospirazione delle Muse (Quarto Movimento)

 

Prossimo incontro a Bordeaux dal martedì 18 al sabato 22 Febbraio 2014

Chi fosse interessato a partecipare può rispondermi a questa e-mail

 

Reteivanillich mailing list

Reteivanillich@lists.contaminati.net

https://lists.contaminati.net/listinfo/reteivanilich 

 

 

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 14:35

Bon, je mets les premiers retours de G. sur mon journal

 

Ah oui, bien sur, mes retours....



Je suis embêté. Bien sûr, mes commentaires techniques ne seront pas d'une grande utilité. J'ai commencé à lire sans prendre de notes, en me disant qu'une deuxième lecture serait plus propice pour ça. Je notais dans un coin de ma tête les passages qui me semblaient obscurs, ou semblant montrer un défaut de construction.



Et puis j'ai été pris dans la lecture. Certains passages se connectaient à des choses personnelles, par des chemins si détournés que je ne suis pas sûr de pouvoir les expliciter (et j'ai compris le passage sur la prise de notes dans la voiture; ces chemins se découvrent parfois dans ma tête, et je sais que ce n'est pas sûr qu'ils y restent).

 

"Objectiver ce qui nous objective" est évidemment le début d'un tel chemin, qui m'a conduit vers l'art, Proust, et Charles, et retour vers ton journal. Avec un lien mystérieux vers ta définition de l'empathie, qui consiste à chercher à voir les gens dans le moment qu'ils vivent, et qui par essence nous échappe, puisque c'est le leur (Proust dit que l’œuvre d'art est justement la seule façon d'accéder à une telle vision de l'autre, donc de soi-même, et de l'humanité; c'est un peu ce que dit je ne sais plus qui du journal, non? arriver à l'universel par l'intime).



La construction de soi dans, et contre, l'institution m'a emmené vers des horizons plus lointains, et peut-être un peu fumeux (j'ai compris que c'est comme ça que je me suis construit dans ma famille, et je me suis dit que peut-être la famille, de ce point de vue, pouvait être comprise comme une institution; qu'en tous cas, j'étais (dialectiquement?) un membre de ma famille, et une force qui m'en arrache, et que c'est en partie cette force générée par ma famille qui me fait vivre tel que je suis.)



Et puis bien sur, tout au long de ce parcours, et de plus en plus, j'ai compris que c'était une chance de pouvoir te voir accepter de faire ce chemin, poser ta décision de faire le journal de ta formation (de la formation de toi?), et le faire. D'où mon message précédent.



Du coup, j'ai commencé La Somme et le Reste, et c'est épuisant. J'ai lu les deux premiers chapitres : denses et riches !!!!! Et puis décidément, se construire dans et contre, ça me parle.



Sûr qu'on reparlera de tout ça.

 


G.

 

Hélène M.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 15:28

Lecture de la séquence 7 : Le journal et ses dimensions

 

 

Pour Lourau, le journal est un des outils de l'analyse de l'implication. L'implication est un concept développé par l'analyse institutionnelle. « L'analyse institutionnelle a pris conscience que l'implication de l'observateur est l'horizon indépassable de la production de connaissance ».

 

 

Pour Althabe, l'implication n'est pas subjective, elle permet justement de s'en dégager. Lourau parle lui, d'objectivation de l'implication grâce au journal et ce par l'effet Heisenberg (...à voir ce que c'est) par lequel une production se détache de son auteur pour devenir un contenu neutre, objectivable.

 

 

Pour les socioanalystes, l'implication est un des points centraux de leurs analyses. Elle met fin aux prétentions d'objectivité réellement irréalisables.

 

 

Ce jeu permanent de déplacement entre auteur/acteur/spectateur est un mouvement dialectique qui s'opère par la réflexivité. Il y a mouvement dialectique aussi car en permanence, le journal aliène, et le diariste tente de s'en désalièner. C'est un dépassement permanent qui s'opère.

 

 

La réflexivité, d'un point de vue philosophique est « un processus de décentration favorisant l'émergence d'un point de vue différent sur le monde et sur les autres » (voir réflexivité Beaudelairienne dans la position dandy). L'écriture du journal permet l'émergence de cette réflexivité par la médiation de « la rupture temporelle » qu'il crée. On se revit sans cesse.

 


L'entrée dans le journal doit se préparer, elle détermine la pratique ultérieure (Cf Korczack, à voir). Le journal est le lieu où s'affronte l'insouciance et l'emprise. Insouciance car c'est un espace de liberté, emprise car son rythme quotidien, cette tentation de raccourcir le temps entre le vécu et l'écrit peut devenir obsessionnelle mais aussi jouissive.

 

 

En opérant une conscientisation de soi, le journal ouvre paradoxalement sur le monde. « L’œuvre de l'homme c'est lui même » dit Henri Lefebvre.

 

 

Bref passage sur le lecteur de journaux.

 

 

Il y a un rapport particulier entre le diariste et l'écoulement du temps. Il essaie de poser des balises (d'arrêter le temps?) tout en se plaçant dans le continuum de la vie.

 


C'est une séquence formidable. J'ai adoré, je m'y suis totalement retrouvée. Ce mouvement permanent entre le dehors et le dedans, ce rapport particulier au temps, cette drogue qu'est le journal. Superbe, c'est superbe. J'ai envie de lire toutes les références bibliographiques. C'est époustouflant ce qu'écrire chaque jour peut signifier. C'est une révélation, c'est formidable, je suis heureuse!

 

 

Hélène M.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 14:08

 

6h07 

 

 

Voilà, j'ai fini de travailler sur la séquence 7 du journal. C'est étrange, mais au début, j'avais du mal avec ce cours, et puis plus ça va, plus je me reconnais dans ce qui est écrit. Peut-être parce que j'ai testé vraiment l'outil.

 

 

En lisant cette séquence, je me suis dit qu'il fallait que je me garde un temps avant la reprise des cours du deuxième semestre pour mettre en forme ce journal de l'inter-semestre. C'est un moment particulier, où j'ai travaillé comme je l'entendais, sans sollicitation ni pression. Il me faudrait garder une semaine, finir de compléter les index du premier semestre et tirer un bilan de l'inter-semestre.

 

 

Je viens d'envoyer à Sandrine mon nouveau squelette. Je ne ferai que deux matières l'intro à la problématique psychanalyse/éducation (que je pourrai mettre en relation avec le livre de Cifali pour ma fiche de lecture d'introduction aux sciences humaines) et l'analyse institutionnelle. Je finirai mon travail pour Augustin et je continuerai à travailler sur la pratique du journal. Je tenterai également de valider l'anglais et le stage. Pour le reste, ce sera l'année prochaine.

 

 

En fait, j'ai un peu peur de ce deuxième round. Le chaos va recommencer, je sais qu'il est stimulant mais épuisant aussi.

 

 

N'est-ce pas un peu masochiste de s'engager dans une formation, de chercher à se faire bousculer et remettre en cause en permanence?

 

 

 

Hélène M.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 13:10

Le 8/02/11 3h41 

 

 

Je me suis souvenue aussi de la lecture du Nietzsche de Deleuze et je sais qu'il faut que je le reprenne car il y parlait du chaos héraclitéen et puis Remi Hess aussi parle de Nietzsche dans son livre sur Henri Lefebvre.

 

 

J'ai l'impression que tout cela a à voir avec l'écriture du journal mais je n'arrive pas à faire le lien. Ce dont je me rends compte c'est que ce qui fait aussi peut-être la richesse du journal c'est cette juxtaposition d'écrits, de pensées, de sujets différents et que ce chaos est producteur en lui même de quelque chose qui le dépasse. N'est-ce pas cette linéarité de l'étude d'une seule matière (le journal) dont je m'étais méfiée lorsque je disais redouter de me retrouver toute seule dans un journal avec Kareen? N'est-ce pas ce qui faisait l'ennui de mon journal lorsqu'il y a de longues notes de lecture sur Lapassade ou sur certaines grandes figures? Est-ce qu'il ne faut pas justement organiser le chaos dans un journal, faire se frotter des matières et sujets différents, de manière rapide.

 


Quand je vois les journaux de Remi Hess ou de Benyounès Bellagnech, les notes ne sont pas très longues, ils n'écrivent pas des pages et des pages par jour. Il y a une certaine fulgurance. Comment font-ils lorsqu'ils travaillent sur un livre? Ils prennent des notes à côté?

 


Sur le forum du journal, les copines ont écrit, écrit, écrit..... J. attend les notes, elle pousse des AHHHHHH, OHHHHH d'impatience. Elle dit aussi qu'elle ne peut faire lire son journal à quelqu'un d'autre. Je me demande si la véritable évaluation n'est pas là. Arriver à faire lire son journal à quelqu'un d'autre.


J'ai lu hier, la séquence sur l'implication dans le journal qui évoque le fait qu'il devient un objet extérieur à soi. Je sens bien que mon journal du premier semestre ce n'est déjà plus moi. Je suis une autre. C'est comme d'accoucher, l'enfant né, vient de moi, mais il n'est plus moi.


Il y a eu des échanges également sur l'engagement et ce en relation avec la parution du livre de Hessel Indignez-vous. On a écrit des lignes et des lignes et le débat n'est peut-être pas fini.


Je vais peut-être accueillir une stagiaire de première année fin février. Ne serait-ce pas l'occasion de tester l'outil journal?.....


Assez discuté, je vais finir ma lecture de la séquence 7 du journal.

 

 

Hélène M.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:56

 

CHRONIQUE POLITIQUEMENT INCORRECTE No 21

 



« L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy ».

L’avis du Dr Michel Caire (suite 2)

 



Volonté ou non de laisser mourir ?

 


L'une des questions reposée à l'occasion de cette publication est terminologique : « "abandon à la mort" » était déjà employé dans la pétition lancée en 2001 par Ajzenberg, Patrick Tort et autres : « Pour que douleur s'achève ». Ce terme se substituait à celui d'«extermination douce » retenu par l'éditeur de la thèse de Max Lafont, qui connurent - le terme comme la thèse - un grand succès, et s'oppose aux « morts par inanition » et autres « hécatombe des fous » [« hécatombe par carence », avait proposé Bonnafé, carence alimentaire, relationnelle, des autorités, etc., formule qui a notre préférence].



Dans son ouvrage, A. Ajzenberg retient deux formules : l'« abandon à la mort » (le "laissez-les mourir"), et la «non-assistance à personnes en danger de mort », précisant p.62 que cette non-assistance, « non seulement en connaissance de causes mais parfois encore souhaitée, semble avérée », idée reprise p.72.



« Au fil des pages, on retrouve divers termes qui renvoient à la question de l'intentionnalité, de la préméditation, de la planification : « famine intentionnelle » (déniée par Isabelle von B.), « processus organisationnel, processus d’intentionnalité, programme systématique de mise à mort (id.), « génocide », terme dont Isabelle von B. aurait usé, explique Ajzenberg, pour caricaturer la thèse adverse, bien qu'il ne l'ait lui-même jamais prononcé ni écrit, pas plus que ses partisans, sinon dans la première édition du « Train des fous » :



Pour Isabelle von B., à propos des mesures adoptées en décembre 1942 qui ont permis de sauver de nombreuses vies, « le simple fait qu’elles aient été prises suffit à prouver l’absence d’intentions génocidaires de la part du régime en place », et A. Ajzenberg ajoute : « Même si l’historienne ne peut prouver que quelqu’un, à part elle et quelques-uns de ses émules, ait utilisé cette formule, elle l’attribue cependant généreusement à ceux qu’elle entend déconsidérer espérant démontrer, contre eux, son postulat de 2001 : Vichy, aucune responsabilité. » (p.73)

 



« Nous verrons en détail ce qu’il en était pour elle de l’expression génocide des fous qu’elle utilise abondamment - elle n’est pas la première - pour nous l’attribuer : ils ne l’ont pas dit, mais à peu près… » (p.116-117)

 



« Personne n’a jamais dit rien d’autre que ceci, répétons-le encore une fois : Vichy, par non-assistance à personnes en danger a laissé mourir des dizaines de milliers de patients dans les hôpitaux psychiatriques » (p.119)

 



« Mme von B. attribue abondamment - à Lucien Bonnafé, à Max Lafont, à André Castelli, à Patrick Lemoine, à Patrick Tort, à moi-même et quelques autres - l’utilisation de l’expression « génocide des fous ». Il s’agit d’un mensonge pur et simple. Aucune de ces personnes n’a utilisé cette expression, et encore moins celle de « volonté génocidaire de Vichy » s’agissant des malades mentaux, ou de plan concerté à leur égard. (…) Cette attribution est une véritable cabale, et imposture (…) » (p.137)

 



« Seule, dans la première édition du « Train des fous », aux éditions Messidor, l’expression « génocide » est utilisée dans le sous-titre du livre, dans la quatrième de couverture et une ou deux fois dans le roman de Pierre Durand » (p.138)

 



Notons qu'Henry Rousso avait également, en 1989, dénoncé l'usage du mot : « Non contents d’inventer un génocide, certains prétendent avoir trouvé son responsable en la personne du docteur Alexis Carrel ».

 



Ajzenberg précise en outre que « Lucien Bonnafé, Max Lafont, Patrick Lemoine et bien d’autres n’ont jamais écrit » que le régime de Vichy « menait une politique eugéniste éliminatoire » (p.87) ».

 


________________________________

RAPPEL : CES INFORMATIONS RÉGULIÈRES SONT DIFFUSÉES ACTUELLEMENT À UN GROUPE DE PLUS DE 930 RELATIONS DE 1ER NIVEAU ET, SI VOUS Y VOYEZ UN INTÉRÊT, À PLUS DE 200 000 AUTRES RELATIONS DE 2ÈME NIVEAU, SI BIEN SÛR CELLES-CI SONT PAR VOUS RELAYÉES.

 



À SUIVRE…

 

 

Transmis par Armand Ajzenberg

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 16:47

Un détour romantique

 

Le 7/02/11 3h54

Carl Maria Van Weber, Der Freischutz

 

 

Pas beaucoup travaillé hier! J'ai en fait passé pas mal de temps à lire le journal des copines que je n'avais que survolé. J'ai tout de même commencé à lire et prendre des notes sur Introduction au romantisme d'Iéna de Laurent Van Eynde (1). Ce n'est pas un livre facile à lire, c'est un ouvrage de philosophie.

 

 

 

Notes à partir de la lecture de Introduction au romantisme d'Iéna

 

 

Dans son introduction, l'auteur pense qu'il y a urgence à mener un travail herméneutique sur le Romantisme allemand et notamment sur la revue l'Athenäum du fait des différents courants qui s'en réclament et le détournent. Cette étude s'appuie sur deux principes : l'Athenäum est une œuvre à part entière et l'essence du romantisme est la question transcendantale c'est à dire « le rapport de l'idéal au réel et la réflexion sur les conditions de possibilité de ce rapport » (2).

 

 

La durée de cette revue est brève, de 1798 à 1800 et elle mêle littérature et philosophie. Van Eynde précise que le romantisme d'Iéna, c'est la revue l'Athenäum au delà de ses auteurs même si Friedrich Schlegel y a tenu une place prépondérante.

 

 

Dans la première partie, Van Eynde étudie la situation du romantisme d'Iéna. Il souligne sa fulgurance. S'inspirant de l’œuvre de Rousseau et de son apologie de la vie naturelle, le romantisme s'oppose, dans le courant vitaliste, à ce qui est appelée la modernité, de Bacon, Descartes et de Kant. Ces auteurs représentent la prétention de l'homme à être au dessus de la Nature, à la maîtriser. Pour les romantiques, dans la modernité « la vie devient étrangère à elle-même dans un site absurde qui la nie » (3). Le projet romantique est de restaurer la vie.

 

 

La première pensée de la restauration de la vie c'est le Sturm und Drang (4) dans les années 1770 représentée principalement par Herder et Goethe. Ce sont des écrivains révoltés, opposés au classicisme et qui prônent l'action héroïque. Ils refusent l'organisation rationnelle, la rationalité incapable de saisir la vie et veulent le surgissement, l'évènementialité. Ils manifestent une nostalgie de la Grèce antique.

 

 

En lisant la définition du fragment et le début de l'ouvrage sur les romantiques dans le but de me préparer à étudier correctement la pensée de l'inachèvement de Lapassade, j'ai en fait été ramenée au mode d'écriture du journal, qui me semble aussi être une écriture par fragments.

 

 

Je me suis souvenue alors de la lecture d'un ouvrage de Jean Yves LELOUP, Jésus Marie Madeleine et l'Incarnation (5). Dans la partie sur le Logos (6), il dit que toutes les études le concernant débutaient par Héraclite pour qui le Logos c'est le lien, le feu qui unit les phénomènes divers entre eux.

 

 

5h00

 

(1) Laurent Van Eynde, Introduction au romantisme d'Iéna, édition Ousia, K Mihalassa, Grèce, 1997.

(2) p13

(3) p28

(4) Tempête et passion.

(5) J-Y. LELOUP, Jésus, Marie-Madeleine et l'Incarnation, Albin Michel, Paris, 2005.

(6) p59

 

 

 

Hélène M.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 10:29

 

J'ai montré mon journal de formation à F., j'en avais relié un spécialement pour lui, et ça ne l'a pas du tout intéressé. Par contre, G. m'a envoyé un message, me disant qu'il l'avait fini et que c'était splendide. J'étais vraiment heureuse de ce message. G., c'est pas rien, il est très cultivé, lit beaucoup de philosophie, de sociologie, et puis de la littérature et c'est un chercheur, un scientifique.

 

 

J'ai hâte d'être à Paris, et que lui et M. m'en parlent. Pas tant pour la satisfaction mais pour voir, ce que des personnes extérieures peuvent retirer de cela. Qu'est-ce qu'un écrit de ce type peut apporter à des personnes qui n'ont pas suivi la formation. Est-ce qu'ils apprennent quelque chose?

 

 

Je m'aperçois que je conçois que ce journal est devenu pour moi une expérience, une expérimentation sur moi en relation avec les autres. C'est étrange, j'ai l'impression de faire en permanence un aller-retour extérieur/intérieur. J'écris, je regarde, j'écris, je regarde. J'en parle, je vois les réactions. C'est moi et c'est pas moi. Est-ce la dissociation dont parle Lapassade?

 

 

J'ai pris une décision aussi pour le deuxième semestre. Je résiste à la tentation de prendre le cours d'Augustin. Son appel du pied dans son message sur le retour par rapport à mon journal m'avait déstabilisée. Il donne envie et c'est sûr que c'est grâce à lui que j'ai appris le plus mais je redoute d'être trop sous son emprise.

 

 

Et là, je me suis dit qu'il manquait quelque chose dans mon journal de formation, c'est la relation qu'on développe avec les enseignants ou les tuteurs. J'ai censuré une partie de ce que je disais sur Luca, je n'ai pas mis non plus la totalité de mes réflexions sur les autres et sur Augustin entre autre. Pourtant ce lien avec eux, je sens bien qu'il est essentiel dans le processus de formation. Je ne sais pas si c'est comme cela pour tout le monde, mais moi j'ai besoin de construire des histoires avec les enseignants. S'opposer, plaire, s'en foutre, rejeter, admirer. Tout ça c'est de la vie, c'est pour moi une sorte de médiation indispensable.

 

 

Du coup, et puisque c'est le journal de ma formation, tout cela devrait s'y trouver, si je veux pouvoir continuer ensuite à prendre ce journal comme un matériel. Mais je vois bien aussi que c'est compliqué de poser cela par écrit et de le faire lire. Ce n'est pas la question de mon intimité ou de son exposition, c'est celui en fait d'entrer dans celle des enseignants. Ce qu'ils induisent, les effets de leurs méthodes éducatives, c'est leur intimité, non?

 

 

Il va falloir que je prenne une décision sur mes réflexions sur les enseignants. Est-ce que je les écris et que je les surligne pour pouvoir les enlever facilement lors de la remise de mon travail? Est-ce que je les note dans un journal à part? Est-ce que les garde dans ma tête?

 

 

Bon, ça suffit, je vais continuer à lire sur les romantiques. Je mettrais mes notes de lecture plus tard.

 

 

Hélène M.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:58

Le 6/02/11 4h35

 

Danger Mouse & Sparklerhouse, Dark Nigth of the soul 

 

 

 

J. a mis son journal en ligne. C'est bien. Je me rends compte comme la présence des copines du journal est importante. Les lire et savoir que je suis lue provoque une dynamique stimulante. J'ai envie d'écrire pour elles même si je sais bien qu'on ne se lit que rapidement du fait de la charge de travail. Mais, c'est un tiers autre que les profs qui eux ne nous lisent qu'une fois la « bataille » finie, dans l'après coup. En fait, je m’aperçois que c'est pour les copines que j'écris vraiment.

 

 

C'est à réfléchir dans un dispositif de formation par l'écriture d'un journal. D'un autre côté je crois qu'il n'y a vraiment que notre groupe qui fonctionne. Je vais voir.....ben oui, on carbure.

 

 

Qu'est-ce qui nous a permis de nous y investir de la sorte? Qu'est-ce qui a favorisé cela? Il faut que je reprenne nos premiers échanges, voir ce qui a permis l'établissement d'un climat de confiance. Si je veux pouvoir ré-utiliser ce processus pour mettre en place un atelier de ce type en école de service social, il faut étudier correctement le dispositif.

 

 

J'ai travaillé hier, mais peu écrit. Le retour des copines et la venue de mon fils m'ont remise à la vie. J'ai fait du ménage, de la gym, à manger. J'ai vu plein de monde, une copine, une libertaire de 60 ans avec laquelle on a parlé de Lopsi 2 et de ses échanges avec des syndicalistes sur l'autogestion autour du livre Autogestion-Hier, aujourd'hui, demain de Lucien Collonges paru aux éditions syllepse. Un pavé ! Il paraît qu'une conférence dessus va avoir lieu (ou a eu lieu), elle ne savait pas trop. Si c'est à venir, j'irai.

 

 

On a parlé du journal, bien sûr, mais sans s'étendre car je devais aller faire un peu d'agitation à une réunion de l'Ump. On était 10 et les membres du Npa étaient sortis avec leurs drapeaux comme d'habitude. J'aime pas trop leur être assimilée, mais bon, je n'ai qu'a avoir un drapeau moi aussi. Peut-être m'en faire un « non NPA » ce serait rigolo. On a crié dehors un peu, puis on est rentrés dans leur salle de réunion et une dame nous a dit « laissez-nous, on parle de la dépendance, c'est important » et je lui ai répondu « nous c'est l'indépendance qu'on veut ». Après on est allés boire un café au bar et il y avait plein d'hommes qui nous ont dit que c'était bien ce qu'on faisait, que le gouvernement nous embêtait assez comme ça tous les jours à la télé et dans la vie, alors fallait pas, en plus, qu'il s'installe dans les villages.

 

 

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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