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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:41

Mardi 28 octobre 2008,

 


L’homme ou le philosophe ou l’esprit objectif n’est rien qu’un instrument.

 


Au scepticisme, Nietzsche oppose le principe de volonté. «Le temps de la petite politique est révolu, le prochain siècle déjà amènera la lutte pour la domination universelle, l’obligation de faire une «grande politique»»p182.

 


«Non seulement, ces philosophes de l’avenir s’imposeront la discipline critique et tout ce qui nous habitue à la netteté et à la rigueur dans les choses de l’esprit, mais ils feront étalage de ces qualités comme d’une parure; cependant ils ne voudront pas être appelés critiques pour autant. Ils considéreront que c’est gravement offenser la philosophie que de décréter, comme on aime tant à le faire aujourd’hui, que la philosophie elle-même est une science critique et rien d’autre»p186.

 


«Les véritables philosophes sont ceux qui commandent et légifèrent (…). Pour eux, connaissance est création, leur œuvre consiste à légiférer, leur volonté de vérité est volonté de puissance…»p188. Le reste, ce ne sont que des soldats de la philosophie (Kant et Hegel aussi).

 


Benyounès Bellagnech

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 14:09

Dimanche 26 octobre 2008,


Tout ce qui est utile à la présentation relève de la morale, ce n’est pas l’amour du prochain, mais c’est la crainte du prochain qui prédomine selon Nietzsche. C’est la peur qui serait à l’origine de la morale; donc dès qu’elle disparaît, toute la morale s’écroule. Nietzsche donne l’exemple de l’Européen : «Un jour, plus tard -la volonté et le chemin qui mènent à cet état -plus rien à craindre -voilà ce que partout en Europe, on appelle aujourd’hui le «progrès»» p162.


Pour Nietzsche, ce qui domine est l’instinct de l’animal de troupeau appelé homme. Le christianisme ne fait que le renforcer. «Bien plus, avec l’aide d’une religion qui s’est montrée docile et flatteuse aux ultimes désirs du troupeau, les choses en sont venues au point que nous trouvons jusque dans les institutions politiques et sociales l’expression de plus en plus évidente de cette morale; le mouvement démocratique est l’héritier du mouvement chrétien»p163.


La démocratie comme forme dégénérée de l’organisation politique, contre laquelle Nietzsche s’élève et assigne aux nouveaux philosophes la tâche de créer autre chose à partir d’autres possibilités.


«Il faudra enseigner à l’homme à sentir que l’avenir dépend d’un vouloir humain; il faudra préparer de grandes entreprises, de grandes expériences collectives de discipline et de sélection, si l’on veut mettre fin à cette effroyable domination de l’absurde et du hasard qui a jusqu’à présent porté le nom d’«histoire» - la formule absurde du «plus grand nombre» n’en est que la forme la plus récente»p165.


«(…) on a la pleine conscience que l’homme n’a pas encore épuisé ses possibilités les plus hautes»p166.


«Quiconque a pensé à bout, ne fût-ce qu’une seule fois, cette possibilité, connaît un dégoût de plus que les autres hommes - et peut-être aussi une tâche nouvelle»p167.


Sixième partie : Nous les savants :


Science et philosophie : La prédominance de la première est expliquée ici par la faiblesse de la philosophie et des philosophes ont réduit la discipline à une théorie de la connaissance.


Cette partie est très condensée et mérite toute mon attention et ma vigilance. Il s’agit en effet de démonstration de ce qu’est le philosophe et qui est le savant.


Benyounès Bellagnech

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 18:15

Samedi 25 octobre 2008,


Levé avant six heures, j’ai passé du temps sur Internet, plus particulièrement sur un site de recherche d’emploi. Je dois décrire les détails de ce que j’ai fait dans le Journal sur le travail. J’ai envie de trouver une transition à la lecture de Nietzsche. C’est fait.


Hier, je me suis arrêté à «Où n’entrent en jeu, ni amour, ni haine, la femme n’est qu’une médiocre actrice»p122.


«Esprit de contradiction, fredaines, méfiance, joyeuse, raillerie sont signes de santé; toute forme d’absolu relève de la pathologie»p131.


«La folie est rare chez les individus; dans les groupes, les partis, les nations, elle est de règle à certaines époques»p131.


«On ne hait pas celui qu’on méprise, mais bien l’adversaire qu’on estime égal ou supérieur à soi»p 135.


Je reprends cette maxime car elle correspond à ce que je pense de certains proches de l’université en ce moment.


Lecture rapide des maximes et interludes. Il faut juste souligner qu’il est possible de les reprendre une à une par exemple pour l’intitulé d’un article ou d’un ouvrage selon les thèmes à traiter.


Cinquième partie : contribution à une histoire naturelle de la morale :


Comme à l’accoutumée, Nietzsche interroge tous les philosophes sur leurs méthodes et procédés d’aborder la morale en tant que «science». Ont-ils étudié toutes les subtilités des comportements humains, l’ont-ils fait partout dans le monde. Est-ce qu’ils ont respecté la méthode simple de la recherche : observation, induction, déduction, analyse et conclusion pour enfin établir une science de la morale? La réponse à toutes ces questions est négative, même chez Schopenhauer, nous dit Nietzsche. La morale reste donc infondée sans fondement.


«L’essentiel de toute morale, ce qui en fait la valeur inestimable, c’est qu’elle est une longue contrainte»pp 141-142.


«Il semble même que l’esclavage sous toutes ses formes, soit le seul et indispensable moyen de discipliner et d’éduquer l’esprit»p144.


L’oisiveté déjà abordée auparavant revient avec la privation et le jeûne, dimanche créé par les Anglais (ennuyeux), le jeûne dans les religions monothéistes et enfin : «Il sera désormais plus facile d’expliquer par quel paradoxe c’est justement pendant l’ère chrétienne de l’Europe et sous la pression des jugements de valeur chrétiens, que l’instinct sexuel s’est sublimé en amour passion»p145.


Tout y passe depuis Platon. Socrate est l’exception, car il soumet la raison aux instincts, se moque de lui-même (dialecticien et ironiste).


Difficile de savoir ou de connaître ce que l’on veut savoir ou connaître, dans les pages 148-149, Nietzsche nous explique les processus : il suffit, dit-il d’observer comment agit-on face à une langue que l’on ne connaît pas, idem au son ou à un objet, etc.


En résumé, dans tout savoir, il y a réduction et interprétation selon qui nous sommes et ce que nous avons ou utilisons comme outils.


La pitié et la propriété : Le cas des parents avec leurs enfants.


Benyounès Bellagnech

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:00

Vendredi 24 octobre 2008,


Le sacrifice est l’une des cruautés religieuses, sacrifice du premier né, de sa «nature» : instincts de vie et de joie… Le temps est venu de sacrifier Dieu au néant, au hasard…


Libérer la pensée de toute morale et laisser vivre la vie telle qu’elle est, c’est la tâche du philosophe Nietzsche toujours enfant, éternel enfant (p101).


Comment l’oisiveté conduit à une position à l’égard de la religion? Nietzsche parle du travail et des plaisirs qui remplacent la prière et la croyance, il prolonge l’idée aux universitaires et savants, pour conclure : «Lui le petit nain prétentieux, le plébéien agile et laborieux, l’ouvrier intellectuel et manuel des «idées», des «idées modernes» p104.


Un rapprochement étonnant entre les artistes et les religieux. Ils accordent trop d’importance aux formes par crainte de la vérité et du pessimisme et pour échapper à la souffrance.


«Aimer les hommes pour l’avenir de Dieu - tel fut jusqu’à présent le sentiment le plus noble et le plus raffiné auquel les hommes aient pu parvenir»p105.


Trois types de relation avec la religion : Les philosophes peuvent s’inspirer des religions pour l’histoire et l’éducation. Le premier type de lien avec la religion est du fait des hommes destinés à commander et à diriger sans se mêler de ceux qu’ils dirigent. Le second type relève des hommes qui dirigent et commandent les autres directement.


Enfin, le troisième type est le plus grand nombre qui se sert de la religion pour supporter la souffrance et la fatalité d’être asservi par les classes dominantes.


Nietzsche conclut cette partie du livre en décrivant les méfaits de la religion sur l’homme européen. «Des hommes qui n’étaient ni assez grands, ni assez durs pour avoir le droit de sculpter l’homme, des hommes qui n’étaient ni assez forts, ni assez lucides pour accepter avec une sublime abnégation la loi qui impose des échecs et des naufrages innombrables, des hommes qui n’étaient pas assez nobles pour discerner les degrés vertigineux et les abîmes qui séparent l’homme de l’homme, voila ceux qui ont jusqu’à ce jour, avec leur principe de «l’égalité devant Dieu», régi le sort de l’Europe, jusqu’à ce qu’enfin ait été sélectionnée une race amenuisée, presque ridicule, un animal grégaire, un être docile, maladif, médiocre, l’Européen d’aujourd’hui»p111.


Quatrième partie : Maximes et intermèdes :


A première vue, il me sera difficile de résumer cette partie. Il faut que j’apprenne à ruminer comme le propose Nietzsche. Souligner ou reprendre quelques maximes qui me parlent en ce moment comme celle-ci: «Un éducateur dans l’âme ne prend rien au sérieux que par rapport à ses disciples - soi-même non excepté»p112.


Benyounès Bellagnech

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:20

Jeudi 23 octobre 2008,


Cela fait une semaine que je voulais écrire le Journal de travail; c’est fait ce matin, je pense donc reprendre ma lecture philosophique.


Remarque : Hier après-midi, alors que je marchais à Paris, je me suis interrogé sur ce que m’apporte la lecture de Nietzsche. A Notre Dame, j’ai vu un attroupement ou une foule de gens venue se recueillir sur le cercueil de Sœur Emmanuelle. Mon regard sur la foule et la cérémonie me conforte dans la poursuite de la lecture de Nietzsche.


«Le monde du dedans, le monde défini et désigné par son «caractère intelligible», serait justement «volonté de puissance», et rien d’autre»p77. Cet extrait résume tout le passage sur la vision du monde qui est autre que celle des philosophes du «monde comme représentation» Berkley et Schopenhauer. Je relis le passage pour bien distinguer entre la volonté et la volonté de puissance.


«La pensée n’exprime que la relation des instincts entre eux». Les Instincts, les passions…etc. C’est la vie la nôtre. J’ai auparavant souligné cette primauté de connaître la profondeur de nous-mêmes. Nietzsche tente ici d’expliquer que ce principe appliqué au réel au monde conduit d’une part à ne pas se soumettre au principe cause-effet, et d’autre part à la volonté de puissance qui expliquerait tout. La volonté tout court nous enferme dans (cause-effet).


Je ne saute pas la page 79 dans laquelle Nietzsche explique que le bonheur n’est pas un argument et que le vrai est devant le malheureux et celui qui périt en cherchant le vrai ou la vérité.


A propos de la nécessité du masque pour ce qui est profond : «Tout esprit profond a besoin d’un masque; bien plus, un masque se forme perpétuellement autour de tout esprit profond, grâce à l’interprétation continuellement fausse, c’est-à-dire plate, donnée à toutes ses paroles, à toutes ses démarches, à toutes les manifestations de sa vie»p81.


Ne pas se lier à un ami, une patrie, une science, etc. Il faut savoir se garder, c’est la plus forte preuve d’indépendance.


Les philosophes de demain seront des tentateurs. Ils seront les amis de leurs vérités comme tous les philosophes.


Les nouveaux philosophes décrits dans les pages 83-87 ressemblent curieusement à Nietzsche lui-même, sa pensée, sa méthode de travail, sa vie, son amitié pour la solitude, ses sentiments, ses idées, etc.


Troisième partie : Le phénomène religieux


Le début de cette partie porte sur la religion. Je n’arrive pas à me concentrer sur le texte de Nietzsche lorsqu’il rentre dans les détails du christianisme ou du judaïsme. Cependant, des passages sur la philosophie me réveillent, créent en moi une sorte d’électrochoc.


Ainsi, la phrase : «Que fait, somme toute, la philosophie moderne?»p98, m’oblige à redoubler d’attention en lisant la suite. Que veut nous dire Nietzsche ? Je relis.


Certes, la philosophie a mis en doute la croyance en l’âme, mais elle a créé subtilement quelque chose de semblable, la pensée. Penser serait devenu une cause jusqu’à Descartes. Avec Kant, retournement de situation et impossibilité de démontrer le contraire : «pense» déterminant et «je» déterminé. C’est le début de ce qu’on appelle la phénoménologie. L’existence serait purement phénoménale, bien que ses prémisses ont été décelés avant.


Le sacrifice.


Benyounès Bellagnech

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:30

Mercredi 22 octobre 2008,


Une idée m’est venue il y a un instant, mais je l’ai oubliée. Je me souviens tout simplement du fait que je devrais commencer ce journal par cette idée!


«Les divers concepts philosophiques ne sont rien d’arbitraires, ils ne se développent pas chacun pour soi, mais en relation et en parenté entre eux»p52.


Nietzsche constate que tous les philosophes ont le même parcours : lire, relire, répéter, revenir en arrière dans le cadre d’un système prédéfini. Ils tentent tous de se démarquer par quelque chose tirée de ce système. Mais au fond, ce n’est là, qu’une subjectivité particulière du cheminement personnel. La langue et notamment la logique prédéterminent la pensée. Lorsqu’on voit ce que l’homme a fait de la logique, on comprend bien la fermeture dans un cercle vicieux de la philosophie.


Expliquer tout par cause et effet est une absurdité : «Il ne faut user de la cause et de l’effet que comme purs concepts, c’est-à-dire comme de fictions conventionnelles qui servent à désigner, à se mettre d’accord, nullement à expliquer quoi que ce soit»p54.


Nietzsche remplace «le libre arbitre» par le «selfarbitre» «qui n’est qu’un mythe; dans la réalité, il s’agit seulement de volonté forte ou débile»p 55.


Les deux volets différents du déterminisme, responsabilité et indifférence se rejoignent dans le caractère personnel de chaque attitude.


Ce que Nietzsche disait à propos du déterminisme, responsabilité et indifférence se rejoignent dans le caractère personnel de chaque attitude.


Ce que Nietzsche disait à propos des philosophes peut s’appliquer à lui aussi, lorsqu’il parle de lui comme vieux philologue qui donne une certaine interprétation de la nature. On peut dire qu’il se livre. Pas de loi dans la nature, il n’y a que la force. Laquelle et comment agit-elle? Question sans réponse.


A partir du moment où la psychologie commence à s’intéresser aux «mauvais» sentiments: haine, jalousie, cupidité, domination, et ainsi aller dans les profondeurs. Nietzsche prévoit que «la psychologie soit de nouveau intronisée comme la reine des sciences, celle que les autres sciences ont pour fonction de servir et de préparer. Car désormais la psychologie est de nouveau la voie qui conduit aux problèmes fondamentaux»p58. (Prophétie).


Deuxième partie : L’Esprit Libre.


L’ignorance, le non savoir, la simplification, de la vie et de tout ce qui nous entoure permettent une certaine jouissance. La langue qui tend parfois à l’enfermement est aussi vivante. (Morale et science)


Un conseil de Nietzsche que je reprends à mon compte: «Retirez-vous plutôt, à l’écart, réfugiez-vous dans quelque retraite! Mettez vos masques, usez de ruse, afin qu’on vous confonde avec d’autres, ou même qu’on apprenne à vous craindre un peu»p 61.


Autre posture conseillée par Nietzsche réside dans le contact avec les hommes au bénéfice de la connaissance. Il faut, dit-il, être en lien avec les vulgaires, avec ceux qui se lâchent et disent tout sur eux-mêmes. Le mal.

On aura de quoi rire : les amis ou les bons amis : on leur laisse leur intelligence ou s’en débarrasser.


S’en prendre à la langue allemande, voilà ce qui n’est pas nouveau chez Nietzsche. Mais dans ce passage (p 65-66-67), il explique pourquoi. L’incapacité de cette langue à accueillir la satire grecque ou italienne, de traduire Aristophane ou Machiavel.


«Il ne faut pas aller dans les églises si l’on veut respirer un air pur»p69.


La jeunesse en trois actes : l’insouciance, la conscience et le doute et plus tard encore de la jeunesse. Autrement-dit, la jeunesse et son contraire reviennent sans cesse à la jeunesse. «Dix ans plus tard, on comprend que tout cela, c’était encore- de la jeunesse!»p70.


Première étape: on juge l’acte par ses conséquences.


Deuxième étape : on le juge par ses causes ou ses intentions. La première étape correspond à la préhistoire, la deuxième à la morale. Nietzsche dit qu’il est temps de remettre la morale en question et de la dépasser en approfondissant la connaissance de nous-mêmes.


Soyons prudents vis-à-vis des sentiments de dévouements, de sacrifices…etc.


La prudence du philosophe est légitime, car il s’est fait avoir et berné depuis longtemps. Il s’est enfermé dans la pensée du vrai et du faux. Soumis à la morale, il n’a pas pu franchir le pas et reconnaître la fausseté du monde et sortir de la contradiction vrai-faux, pour ne pas la considérer que comme une gradation.


«Le philosophe n’est-il pas fondé à dépasser la confiance crédule que l’on témoigne à la grammaire? Je respecte fort les gouvernantes, mais ne serait-il point temps que la philosophie renonça à une foi de gouvernante?» p 75.


Quand l’homme cherche le vrai que pour faire le bien, il ne trouvera rien.


Benyounès Bellagnech
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:21

Mardi 21 octobre 2008,


«Qu’est-ce que la vérité? Question déjà posée à maintes reprises. Mais pour y répondre, il faut en poser d’autres et notamment la plus fondamentale d’entres elles, c’est-à-dire la volonté ou le vouloir de la vérité, quelle est l’origine de ce vouloir ou encore pourquoi chercher le vrai et pas le non-vrai, pourquoi ne pas chercher l’ignorance ou l’incertitude? «Qu’est-ce en nous qui veut trouver la vérité?».«Nous nous sommes interrogés sur la valeur de ce vouloir»p 27.


La chose en soi ou un dieu caché, c’est «la vérité» aucun doute là-dessus n’est permis, aucune antinomie non plus, la vérité se cache et il faut la chercher. C’est le lot de tous les métaphysiciens. C’est la mise en question de ce postulat que Nietzsche met en œuvre. Il dit que peut-être il y a autre chose et que des philosophes chercheront «ce peut-être».


Il ne faut pas que j’oublie de souligner que Nietzsche nomme cette «vérité-la chose en soi» le préjugé, qu’il se donne la peine de questionner.


Les philosophes, contrairement à ce qu’ils prétendent, obéissent eux-aussi à l’instinct de conservation, leur tour de passe, leur procédé en apparence logique n’échappe pas à leur instinct de vie même s’ils le nient.


Le jugement faux est nécessaire à la vie, y renoncer serait nier la vie. «Admettre que le non-vrai est la condition de la vie, certes, c’est résister dangereusement au sentiment qu’on a habituellement des valeurs, et une philosophie qui se permet cette audace se place déjà, de ce fait, au delà du bien et du mal»p31.


Nietzsche, dans l’élan, cite pour la première fois dans cet ouvrage Kant et Spinoza, comme représentatifs, je suppose, de cette philosophie qu’il veut mettre à nu.


La philosophie ne serait qu’une expression de la vie même du philosophe. Nietzsche ne croit pas à l’instinct de connaissance, il ne croit même pas au penchant du philosophe, que l’on peut trouver chez les savants.


«Chez le philosophe, au contraire, rien n’est impersonnel, et sa morale, en particulier, donne un témoignage net et décisif de ce qu’il est, c’est-à-dire de la hiérarchie qui préside chez lui aux instincts les plus intimes de sa nature»p34.


De la méchanceté des philosophes, Nietzsche cite Epicure contre Platon. Par la suite, il reproche aux philosophes de vouloir être ce qu’ils ne sont pas, par rapport à eux-mêmes et par rapport à la nature.


«La philosophie n’est autre que cet instinct tyrannique, la volonté de puissance sous la forme la plus intellectuelle, la volonté de «créer le monde», d’instaurer la causa prima»p37.


La posture nihiliste est ici réfutée car elle relève de l’instinct de la mort. Nietzsche s’attaque aussi au positivisme rejeté par les sceptiques qui cherchent à aller au fond de la connaissance, de la réalité et du corps. Il voit dans leur passéisme une volonté non pas de revenir en arrière, mais de passer au-delà.


Vient le tour de Kant, le plus influent selon Nietzsche, même s’il y en a qui veulent nier ce fait. «Il-Kant- s’enorgueillissait d’avoir découvert dans l’homme une faculté nouvelle, celle de former des jugements synthétiques à priori»p39. Nietzsche s’interroge sur le bien fondé de cette catégorie.


L’atomisme et son versant religieux et psychologique sont aussi mis en examen par Nietzsche (pp 42-43).


La primauté de l’instinct de vie sur celui de la conservation. Méfiance à l’égard de Spinoza.

La physique, science moderne fondée sur la base des sens (voir et toucher), dominera le siècle, assure Nietzsche. Mais, ajoute-t-il, cela se fera au détriment de la pensée platonicienne qui a établi un «réseau de concepts, pâles, froids et gris, autrement-dit une profondeur et de la jouissance à interpréter. Alors que les choses ont tendance à se limiter au voir et au toucher. Nietzsche ne se dresse pas, pour une fois contre Platon, mais il l’utilise contre les «scientistes».


Les organes ne sont pas des phénomènes comme le prétend la métaphysique ou encore ceux qui croient que le réel est l’œuvre des organes; dans ce cas, les organes seraient issus des organes, s’exclame Nietzsche.


L’introspection en prend elle aussi pour son grade. En effet, Nietzsche tente de la démanteler en prenant l’exemple de «je pense» et de «je veux». Il s’attarde sur le premier et démontrer sa vulgarité.


Encore une attaque contre le «je» ou le «moi» qui pense. Nietzsche estime que cela vient d’une superstition imposée par la logique et renforcée par l’atomisme.


«Ce n’est pas le moindre charme d’une théorie que d’être réfutable; elle séduit par là les esprits tant soi peu subtils. Il semble que la théorie cent fois réfutée «du libre arbitre» ne doive sa survivance qu’à ce charme là; on voit toujours à nouveau réapparaître quelqu’un qui se sent de force à la réfuter encore»pp48-49.


Nietzsche estime que la notion de volonté (vouloir) de Schopenhauer n’est guère différente de la chose en soi ou du moi et que je critique dans les pages précédentes. On constate le même procédé de préjugé a priori, ce qui induit qu’il suffit de vouloir pour réaliser ou créer. Or, Nietzsche interroge le qui veut, quoi, comment, etc. Vouloir suppose quelqu’un qui commande et un autre qui obéit, ou une chose. Autrement-dit, vouloir est soumis à des conditions et le tout exige une analyse fine et profonde, ce que ne font pas les philosophes.


«Dans tout vouloir, il s’agit simplement de commander et d’obéir à l’intérieur d’une structure collective, complexe, faite, comme je l’ai dit, de «plusieurs âmes»; c’est pourquoi une philosophe devrait pouvoir se permettre de considérer le vouloir sous l’angle de la morale, la morale conçue comme la science d’une hiérarchie dominatrice, d’où naît le phénomène de la vie»pp51-52.


Benyounès Bellagnech

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:06

Lundi 20 octobre 2008,


Lu le journal. En plus des concepts cités hier ci-dessus, j’ajoute la critique, la connaissance et d’autres thèmes importants pour moi en ce moment : l’éducation sentimentale chez Kierkegaard et la pratique du journal…


Nietzsche, Par delà le bien et le mal, UGE, coll «10-18», 1982.


Pourquoi lire la présentation de l’ouvrage ? Pour en avoir un résumé, pour le situer dans un contexte, pour y déceler les conditions de son écriture ou de son élaboration, pour le situer dans l’ensemble de l’œuvre propre à l’auteur; je peux continuer ainsi à chercher les raisons sans parvenir à me dire que je suis convaincu par celle-ci ou par celle-là. Ces interrogations me sont venues à la suite de la lecture de cette présentation.


Dans la préface, Nietzsche nous prévient qu’il s’agit d’une attaque en règle contre le système. «Ne nous montrons pas ingrats, même s’il faut avouer que la pire, la plus tenace, la plus pernicieuse de toutes les erreurs connues a été celle d’un faiseur de système, je veux dire l’invention de Platon de l’esprit pur et du bien en soi»p24.


Première partie : Des préjugés des philosophes


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:46

Dimanche 19 octobre 2008


Il est 18 heures 20, je tiens ma promesse en entamant ce deuxième cahier du Journal philosophique. J’ai envie de commencer par lire le premier cahier de ce journal, afin d’en saisir le lien et la succession entre ces deux journaux d’une part, et de vérifier une possible construction de la pensée philosophique d’autre part.


Le programme que je me suis assigné n’est qu’au début, mais au fur et à mesure que j’avance dans la lecture, des horizons se dessinent et ma démarche se précise; l’objectif étant la construction de la critique : Des concepts, tels que l’éducation, l’homme et le possible sont à l’œuvre dans ma machine interrogative.


Benyounès Bellagnech

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 10:37

Jeudi 16 octobre 2008,

 


Ce que j’ai vécu hier m’incite plutôt à écrire le Journal du travail qu’à poursuivre cette lecture. Cependant, je suis sur le point de terminer ce journal, qui me permettra de faire un bilan de lecture philosophique et d’envisager la suite à donner à ce travail. Décalage, certes, par rapport à mon vécu actuel, n’est-ce pas de la philosophie simple et profonde dans une situation complexe.

 


«…Les personnages du poète chant de la mélancolie, de l’illusionniste et du génie se fondent dans l’unique personnage de l’illusionniste»p479.

 


Dans les pages suivantes je tombe sur des notes et explications du personnage qui m’intéresse, car j’ai envie de l’introduire dans mon intervention sur Georges Lapassade ; il s’agit du mendiant volontaire. Ce que je viens de lire ne m’apporte rien de nouveau. Il faudrait que je relise le passage concernant ce sujet dans le texte.

 


De l’homme supérieur : des ajouts non négligeables sur qui est l’homme supérieur ; le concept de l’homme est remis en question (495-496).

 


Je termine la lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra. Que faire maintenant? Dois-je relire le premier cahier de ce journal du début à la fin et en tirer quelques leçons pour la suite ou poursuivre mon programme de lecture décidé auparavant sans marquer un arrêt? Ce premier cahier de journal n’est pas terminé, il reste une page et demi à remplir. L’urgence pour moi réside dans la relecture du passage du mendiant volontaire.

 


Pourquoi comparer Georges Lapassade au mendiant volontaire? En réponse à la surprise d’apprendre que ce dernier payait l’impôt sur la fortune et donc était riche. Contrairement à ce que j’ai toujours cru. Georges se comportait comme un pauvre. Il ne parlait pas d’argent et très peu d’implication. Quelle explication puis-je donner à ce comportement? Dans cet ouvrage, l’ombre de Zarathoustra suit immédiatement le mendiant volontaire, tous les deux l’accompagnent dans son périple. Ce n’est plus un hasard, car c’est l’occasion pour Nietzsche de dire sa haine des riches et des pauvres en même temps, la populace d’en haut et celle d’en bas. Quel est le message que Nietzsche veut donner ou faire passer?

 


Ruminer et faire la sieste au soleil, c’est la leçon des vaches. Le mendiant volontaire est parmi eux, il mange du miel et des graines. C’est un pacifiste. Zarathoustra l’invite dans sa caverne et lui demande de parler à ses bêtes, à son serpent et à son aigle. Zarathoustra s’énerve lorsque le mendiant volontaire tente de le vénérer ou de le remercier.


«Déguerpis! Loin de moi, méchant flatteur! Cria Zarathoustra»p328.

 

 

Benyounès Bellagnech

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