Bonsoir,
Je vous transmets ce courrier de Remi Hess,
Cordialement
Le comité
Paris, le 28 octobre 2009,
Aux collègues d'Experice,
Plusieurs dossiers ont avancé hier. J'ai passé la matinée à l'IED. J'ai aussi obtenu, hier, le rendez-vous demandé à Elisabeth Bautier, il y a quelques temps, pour tenter de clarifier plusieurs
dossiers en suspend, ayant des implications au conseil scientifique, et freinant notre activité de recherche. Je vais commencer par faire le bilan de cette rencontre, avant de revenir à l'IED,
puis de proposer quelques méditations non cartésiennes sur l'état de notre équipe.
A).- Relations Experice/Conseil scientifique.
L'entretien a commencé par une affirmation, de part et d'autre, de nos bonnes intentions.
Elisabeth a dit avoir abandonné la direction du master et de son laboratoire. Elle m'a demandé de lui expliquer la teneur de notre
habilitation au master «Education, formation et intervention sociale».
Elle n'avait pas compris que nous avions un master avec 5 spécialités, ayant chacune un parcours recherche et un parcours
professionnel. Ce fait que nous disposons d'un parcours professionnel à Paris 8 l'a beaucoup intéressée.
1).- Crédits Experice.
Vendredi, un Conseil a voté définitivement le montant de la somme qui sera attribué à Experice Paris 8 pour 2009. Cette somme est fixée à 13 000 euros.
Une somme de 6700,40 euros a déjà été créditée sur notre ligne. Reste à verser (dans les jours à venir) : 6300 euros.
Comme vous le savez, je ne voulais pas engager d'argent que nous n'avions pas. Au cours de l'année, j'ai, malgré tout, dû accepter de
signer des engagements absolument nécessaires, pour que nos étudiants puissent bénéficier de l'aide à la mobilité qui est donnée par l'école doctorale, si et seulement si le laboratoire donne
quelque chose.
Liquidés : 766, 46 euros
Engagés : 315, 66 euros.
A la comptabilité de la recherche, voilà l'état de notre ligne budgétaire.
Disponibles aujourd'hui : 5618, 28 euros, auxquels seront ajoutés les 6300 euros.
Une réunion est donc possible pour parler «dépenses».
Compte-tenu de la date tardive de cette attribution, j'ai obtenu auprès du service financier, visité hier, le report sur 2010 du
reliquat qui ne serait pas engagé au 15 novembre 2009. Ce qui n'avait pas été le cas, certaines années antérieures, où les sommes non dépensées au 15 novembre étaient perdues.
2).- Chargés de cours.
Les dossiers de chargés de cours (pour l'IED, par exemple) sont à passer devant le comité de sélection (Rochex) qui donne un avis. Elisabeth s'est engagée à le suivre, pour le Conseil
scientifique. Doivent présenter un dossier:tous les enseignants en poste à Paris 13 qui veulent être payés en heures complémentaires (en conséquence, j'ai demandé à Laurent, à l'IED, d'envoyer un
dossier à Gilles, Brougère, Frédéric Dajez, Christine Delory).
Les professionnels (exemples en M2 en ligne : Swan Bellele, Anne-Claire Cormery, Bertrand Crépeau) suivent la même
procédure.
3).- Thèses.
Dans le cadre du quadriennal, l'engagement de l'université est de ramener à 15, au maximum, le nombre d'inscrits par
directeur.
J'ai posé la question des inscrits avec Lucette, Gladys ou Anna qui sont comptés comme direction au professeur qui
co-signe.
Elisabeth veut bien attribuer ces directions en nom aux MCF non habilités, s'ils font une demande motivée par direction. Ainsi, la
direction de Joël Xavier pourrait être attribuée à Anna, celle d'Anissa Ben Hamouda à Lucette, etc. Il suffit de faire un dossier qui passe devant le Conseil scientifique, qui examinera la
demande en évaluant le profil scientifique du MCF (Anna : nouvelles technologies, Lucette : interculturel, etc).
4).- Habilitations
J'ai demandé s'il serait possible de faire passer des habilitations à des personnes qui ne sont pas en poste de MCF. Je pensais à Augustin Mutuale, chargé de cours en licence en ligne, qui a déjà
publié deux livres et va en publier d'autres. «Non», a répondu Elisabeth. La politique du Conseil scientifique est de n'habiliter que des MCF en poste dans un Labo. Le dossier n'est examiné qu'en
fonction de la publication d'articles publiés dans des revues à comité de lecture.
Les livres publiés ne sont pas pris en compte, ni les traductions d'ouvres, etc.
Sur ce point, à titre personnel, je suis en total désaccord. Pour moi, dans la construction d'une discipline, la publication de livres
compte plus que la publication d'articles. Dans Hauptwerke der Pädagogik, un Dictionnaire dirigé par W. Böhm, qui vient de paraître en Allemagne, sur les principales ouvres de la pédagogie (180
textes émanant des 25 derniers siècles), sur les 16 oeuvres françaises analysées, il n'y a que des livres (aucun article) ! Notre département peut d'ailleurs se flatter de voir, à côté de
Montaigne, Descartes, Durkheim. l'un de ses chercheurs, honoré d'avoir été retenu dans cet ouvrage de référence.
Leonore Bazinek a mis dix ans à faire la traduction des Ecrits pédagogiques de Schleiermacher, qui vont paraître bientôt. On
attendait, pour notre discipline, ce travail depuis 1827 ! Penser que cela compte pour zéro dans un dossier est tellement absurde que je publierai, évidemment dans une revue scientifique à comité
de lecture, un commentaire détaillé sur ce point.
Par contre, toujours selon Elisabeth, si nous trouvons quelqu'un qui est MCF ailleurs, on peut envisager une soutenance d'HDR à Paris
8.
B).- Relations avec l'IED.
Hier, j'ai fait le point avec Simon sur l'état des inscriptions, avec Laurent sur l'état du paiement du travail accompli en
2008-2009.
1).- Inscriptions.
En M1, il y a déjà des étudiants qui ont reçu leur carte d'étudiants (c'est aussi le cas en licence). Combien? Simon ne peut pas me
répondre. Peut-être 20 en M1? 30 en licence?
Par contre, pour le M2, c'est très clair : Claude Roldos est le seul dont le dossier est traité. Il y a donc un étudiant en M2 qui
dispose de sa carte d'étudiant. 21 autres seront bientôt servis et iront rejoindre Claude sur la liste de celles et ceux qui peuvent avoir accès à la plateforme! Il en restera 50 à traiter ! dont
28 qui ont été identifiés hier, mais 22 sont à retrouver.
2).- Paiement.
Les sommes dûes par l'IED pour les cours de master, assurés en 2008-2009, ne sont toujours pas mises en paiement.
Pourquoi ? Hélène était très occupée l'an passé : elle n'a lancé l'enquête sur les heures faites qu'en septembre, alors que certains
auraient apprécié que les heures accomplies au premier semestre soient payées en février.
Le relevé des heures, fait finalement par Hélène à la mi-septembre, n'est toujours pas traité.
Cela s'explique par la prise de fonction d'un nouveau responsable financier.
Méditations non cartésiennes sur ce qui précède
Si l'on est optimiste, on dira que tout finit par s'arranger. On a obtenu une somme non négligeable sur notre ligne budgétaire de
recherche, à la fin octobre. J'aurais préféré que l'on ait cette somme en janvier.
Pour l'IED, il faudrait travailler pour 2009-2010, sans imaginer être payé pour l'année précédente. Pour certains d'entre nous, cette
question de l'argent, promis mais toujours si longtemps différé, est difficile à vivre (impossibilité de participer à des colloques, ou au contraire paiement de sa poche qui obère d'autres
dépenses). Pour certains tuteurs, ce «non-paiement» de l'IED a entraîné leur retrait de leur activité pour 2009-2010.
En tant que responsable du master «Education, formation et intervention sociale», je suis tenté de reculer la date de l'ouverture
officielle du master en ligne. J'en ai parlé à Gilles Brougère qui n'est pas contre. Cela nous donnerait du temps pour rédiger de vrais cours.
J'ai découvert qu'Hélène n'avait pas rendu de notes pour certains étudiants de M2, ce qui bloque l'organisation du jury. Hélène prend
son temps! Elle a raison!. Le retard général de l'université (on a pris dix mois de retard pour le budget), ce n'est pas à nous, en tant que personne, à l'éponger. Prenons notre temps! Vivons
bien ! Faisons les choses comme il faut les faire!
Si l'on reportait l'ouverture officielle des cours du master en ligne au 1er janvier ou au 1er février, tous les étudiants auraient
leur carte. On pourrait commencer les cours et intervenir sur les fora. Je m'investis personnellement beaucoup sur les foras, mais quand? Je ne vais pas m'animer des fora pour moi tout seul! Je
ne commence pas si je n'ai qu'un étudiant qui dispose de son code d'accès !
Je ne suis pas favorable de commencer les cours en ligne, tant que tous les étudiants de sciences de l'éducation ne sont pas inscrits,
et que je ne suis pas payé de l'année passée. Cette phrase est une réponse à Francis qui s'inquiète que je n'ai pas encore mis en ligne mes cours de M1 (Penser l'institution, Le journal de
recherche). Sur ce point précis, le M1, il me faudrait développer une page entière. On le fera oralement! L'impossibilité de connaître les effectifs empêchent le recrutement des tuteurs. Ce qui a
des effets catastrophiques sur la vie de certaine, que l'on licencie avant de l'avoir recruté ! On est entré dans l'inhumain!
De toutes ces questions, il nous faut discuter ! Depuis hier soir, j'ai informé le directeur de l'UFR et le directeur du laboratoire
de l'état de mes méditations. En fait, depuis les deux dernières réunions de l'équipe Experice (mai et juin) que Jean-Louis avaient sabotées, lors de nos échanges sur le remplacement d'Hélène
qu'il voulait remplacer «terme à terme» (la solution précipitée imposée par notre directeur ne me satisfait pas), notre groupe a implosé. Peut-être l'heure est-elle venue d'adopter une posture
pragmatique et de tenter de se reparler ?
Je voudrais vous proposer une date de réunion proche, mais certains profitent peut-être des vacances scolaires pour s'absenter. Je me
contente aujourd'hui de vous informer, d'autant plus, comme vous l'aurez certainement perçu, il n'y a plus d'urgence nulle part!
Concernant les thèses, officiellement, j'en ai 18 inscrites (deux soutenances ramènent le chiffre à 16). Je suis au-dessus du quota. Les dossiers demandés par Elisabeth à Anna, Lucette. étant
lourds, le conseil scientifique ayant mis dix mois à nous attribuer notre budget, je ne m'attends pas à être allégé cette année 2009 de mon effectif de thésards. Aussi, et par mesure de
précaution, je n'inscrirai à Paris 8 aucune thèse en 2009. Au moment de la période des inscriptions en thèse, je me retirerai à Sainte Gemme écrire des livres et bêcher mon jardin, pour éviter
les pressions étudiantes que j'ai dû subir les années antérieures qui ont fait que j'ai en thèse des gens que je n'ai jamais voulu et dont l'inscription m'empêche d'avoir les gens que je voudrais
diriger.
Sur le plan personnel, je ne vis pas bien cette situation de chaos qui nous est imposée par la LRU, le LMD, la Préfecture (pour les
étudiants étrangers), par le management, par la connerie de quelques collègues... Mais, après tout, pourquoi s'en faire?. Si j'ai pu envisager le suicide au moment de la thèse d'Armando Zambrano
(quelle connerie!), la série de suicides à France-Télécom et autres entreprises, me fait penser qu'il nous importe à nous qui voulons promouvoir une éducation tout au long de la vie, de ne pas
prendre sur nous le chaos induit par Sarkozy, Hortefeux (et ses acolytes de la Préfecture), et leurs relais dans la fac.
La solution, contre les pratiques de survie qui nous sont imposées, c'est de vivre, et de vivre bien! J'ai décidé d'un banquet
hebdomadaire de recherche le jeudi de 12 à 14 h 30. Nous l'animons avec Augustin.
C'est la qualité de la relation pédagogique qui importe! Imposons que les conditions d'une bonne relation pédagogique soient réunies,
avant de commencer à travailler. Contre le travailler plus. dont les méfaits sont décrits partout, l'université s'engage dans le travailler mieux, je dirai même le travailler « cool »! Si
certains acceptent de devenir des esclaves ou des serfs d'Etat, prenons exemple sur Martial qui fait patienter les profs devant son bureau ! Il joue à des jeux électroniques jusqu'à 9h35, car
valider une carte de parking avant l'heure, non merci pour lui ! L'heure affichée, c'est 9 h 30, pas 9 h 20!
La sagesse de Martial doit nous servir d'exemple, à nous que Pierre Bourdieu décrivait comme une «noblesse d'Etat» ! Le jour où les
esclaves, au lieu de se suicider, liquideront leurs managers (on a connu cela dans les années 1970 où, chez Renault, on liquidait les petits chefs trop chiants : ils se sont vite calmés!),
l'horizon se dégagera pour des apprentissages informels et une éducation tout au long de la vie.
Il y a d'autres questions qui préoccupent Jean-Louis. Je ne tiens pas à présenter à sa place ou à la place des autres collègues,
d'autres points que l'on pourra aussi rajouter à l'ordre du jour de la réunion si souvent désirée par Dan.
Je voulais juste vous dire que je suis prêt pour jeter les prolégomènes des conditions nécessaires pour imaginer le cadre de
possibilité et la propédeutique qu'exigerait l'introduction de cette idée que l'on pourrait vouloir se reparler, et donc travailler à la mise en place d'un dispositif et de procédures qui nous
permettraient d'ouvrir l'horizon d'un ordre du jour autogéré. Si ma proposition retenait votre attention, on pourrait même aller jusqu'à envisager le moment de réalisation de cet ordre du jour et
laisser aller notre rêverie jusqu'au fantasme d'une refondation d'une intérité, enfin retrouvée. Car, si, sur le radeau de la Méduse, certains étaient prêts à manger leur frère de malheur, c'est
vraiment que la tempête traversée ne laissait guère d'autre possibilité. Or, avec la fortune que nous laisse Elisabeth, on va pouvoir mettre du baume au ventre de tous les affamés (pas
grand'chose de plus, malheureusement)!
Remi.
Lors de cette réunion, je vous donnerai quelques chiffres concernant les ventes de certains livres de notre équipe:en 2009, c'est
l'ouvrage de Lucette et Jean-Louis qui s'annonce comme un best-seller! C'est vraiment une très bonne nouvelle! D'autres marchent très bien aussi! L'idée des droits d'auteurs consolera celles et
ceux qui imaginaient faire oeuvre scientifique en publiant des livres!