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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 23:46

Le journal de recherche et la nature communautaire de la raison

 

 

 Introduction

 

Au moment où j’écris ce texte, avril 2003, je ne peux pas m’empêcher d'évoquer mon indignation à propos des bombardements fascistes anglo-américains qui massacrent la population d’Irak. Ces remarques ont quelque chose à voir avec le thème dont je m’occupe, le journal de recherche. Les dates, l’or pur du diarisme, comme disait R. Lourau, sont quelque chose d’indispensable dans certains textes. Je m’implique[1].

 

Je m’intéresse à la production d’une penséeaction de la diversité. Je veux donner des moments ( H. Lefebvre, 1962 ) aux forces créatrices, périphériques, communautaires, en les poussant aux centres provisoires certainement, vers un processus d’enchantement du monde (L. M.Ozório, 2001 : 14). Les moments sont des tentatives de réalisation totale d’une possibilité (Lefebvre, 1962).

 

Le journal de recherche est un dispositif qui peut nous aider à être en contact avec cette diversité, la diversité qu’un terrain de recherche nous offre. C’est une posture implicationniste, bien sûr, qui inclut aussi bien la bataille pour donner visibilité à une pensée-action du co-vivre de la/dans la diversité, avec le multiple, que l’exigence de la nécessaire analyse de nous-mêmes, impliqués dans notre champ de travail. Les intellectuels ou comme dit Chauí (1990), les professionnels de la compétence, ont besoin de faire une analyse critique de leurs implications dans ce processus. Plusieurs d’entre elles ratifient la domination, en considérant les savoirs non scientifiques comme des savoirs mineurs. Il s’agit d’un mode d’être qui fonctionne comme contre-feu à une sorte de confiscation de notre pratique qui nous amène à la reproduction étatique (R. Lourau, 1978), capitalistique, qui cherche la plus-value la plus subreptice, présente plusieurs fois dans nos modes d’agir, dans nos désirs. René Lourau encore, en 1988, disait qu’après Hiroshima et Nagasaki, les intellectuels devaient s’impliquer dans la construction d’un monde moins inégal et moins violent.

 

Actuellement, l’inflation sémantique du terme implication nous montre un certain processus qui tend à le vider de son approche politique par les sciences de l’homme: nous sommes tous impliqués, ayant de bons rapports avec des pratiques conformistes. Combien de fois, ce que nous faisons, c’est proposer des modèles, stimuler des copies, faire des dénonciations, co-vivant tranquillement avec une théorie critique et une pratique conformiste, ce qui ne nous différencie pas de ceux que nous critiquons.

 

Le terrain de recherche est un champ de la diversité. Ce sont les différents acteurs sociaux qui participent sur ce terrain-là, y compris nous, les chercheurs. Ce sont les différents savoirs qui s’y transversalisent, qui se nourrissent du vécu. Il est important d'essayer de restituer la parole aux participants, de montrer leurs logiques de réflexion, de garder le vécu, en prenant en compte l’historicité de leurs vies. Le journal du terrain peut nous aider à rendre visible tout ce qui fait partie du terrain, ce qui le traverse. C’est un enregistrement singulier du vécu qui nous aide à avoir une compréhension de la temporalité de nos actes.

 

D´ailleurs, quand je parle d’essayer, c'est dans le sens dans lequel l’emploie Montaigne, c’est-à-dire d’expérimenter une force, l’accomplir (L. Ozório, 2001). De quelle force s’agit-il ? Il s’agit de rechercher, de vouloir expérimenter la nature communautaire de la raison.

 

 

La nature communautaire de la raison et les modes d’actions 

 

En 1993, R. Lourau dans l’article Autoréférentialité, monoréférentialité, multiréférentialité et implication montre l’importance de la genèse sociale et théorique de la production de la connaissance. Il parle de la nature communautaire de la raison, un champ de la diversité. Comme il disait, celle-ci ne privilégie pas la raison, ni ne donne l’autonomie aux rapports sociaux (Lourau, 1993, p. 39). La mettre en marche exige une posture politique-épistémologique qui nous semble encore innovatrice dans le champ de la recherche scientifique. Cela implique de faire un autre mouvement qui n’est pas celui-ci avec lequel nous nous sommes déjà affrontés, qui nous pousse vers sa direction. Nous suivons la ligne du devenir qui nous envoie plus loin que nous ne l'imaginons.

 

G. Althabe (1998 : 30) pose une problématique par rapport à la recherche qui nous intéresse et qui, à mon avis, se connecte avec la pensée de René Lourau. Il dit :

“ Les théorisations et les pratiques constitutives des sciences sociales sont dominées par une tension toujours présente visant à assurer la rupture entre le chercheur et les sujets, ceux-ci étant sans cesse renvoyés à la position d’objet.”

 

G. Althabe, à mon avis, fait attention aux risques du contrôle présent dans les situations de la recherche scientifique, qui a, d’ailleurs, une histoire pleine d’autoritarisme. R. Lourau contribue à la compréhension d’un autre rapport dans la recherche, plus communautaire. Je ne veux pas oublier aussi le brésilien M. Santos (1997) qui s’intéresse aussi à ce thème qui l’amène à parler d’un caractère “ populaire ” de la science qui n’est pas marqué par celui qui la réalise, mais par les intérêts qu’elle sert.

 

Nous, chercheurs, avons tendance à oublier qu’une recherche est un processus. En tant que telle, il faut la penser aussi en termes d’acteurs sociaux ( L. Ozorio, 2001). La participation de plusieurs acteurs sur le terrain, c’est une richesse pour qu’on puisse rechercher la nature communautaire de la raison, qui suppose que les acteurs inter-agissent, s’impliquent, que les savoirs y circulent, s’y transversalisent. C’est la pensée en devenir, la pensée qui considère les différences, les tensions, les contradictions sociales (L.Ozório, 2001 : 30-34). La pensée ne veut pas le repos des formes parfaites, la monotonie des modèles positifs qui veulent contenir, éliminer la différence, annuler la richesse du terrain, ses acquis, ses savoirs. J’emploie terrain, un mot sensible aux approches ethnologiques, comme G. Althabe (1998, 2002) les conçoit. Quand il considère sujets les participants du terrain, il refuse les a priori théoriques des chercheurs, comme les a priori des praticiens ou de ceux qui se considèrent les planificateurs du développement.

 

Quelle est la fonctionnalité du journal de recherche dans notre problématique? R. Lourau disait qu’ “il sert à obtenir des échos, des feed-back dans le cours même de la recherche.”(2000 : 9). Un de ces échos est la quotidienneté. Le quotidien du terrain est compris comme le lieu de transitions et de rencontres, de contradictions, de conflits et de désaccords, de plusieurs interférences (H. Lefebvre, 1962, 1981).

 

Le journal (ici j’inclus aussi le journal institutionnel, une sorte de journal de recherche sur le terrain pédagogique - R. Hess, 1989)  comme un type singulier d´écriture peut être très proche de la quotidienneté du terrain en accompagnant les moments (H. Lefebvre, 1962) qui la tranversalisent. Le quotidien joue un rôle important dans la recherche au fur et à mesure qu’on lui donne la place qu’il a dans la pratique sociale. À partir de lui, nous pouvons avoir une compréhension des modes d’actions des différents acteurs qui sont sur le terrain, comment ils s’agencent à la base, quelles sont leurs contradictions. Le contingent et l'accidentel, quotidiens, liés au terrain, enregistrés dans le journal sont des traces indispensables à prendre en compte, qui montrent la présence de la base matérielle de la production de la connaissance.

 

Alors, le journal de recherche apporte une contribution à la problématique de la recherche comprise en termes d’acteurs sociaux. Cela veut dire que le journal de recherche est un outil qui permet d’accompagner des modes des acteurs sociaux qui agissent sur le terrain. 

 

Mode, modus operandi, façon de faire : quand je parle de modes d’agir, en tant que modes, je considère la diversité des différents modes. Nous sommes en rupture avec la pensée du même, rupture qui nous amène comme chercheurs à avoir une sensibilité ethnologique par rapport au terrain. Les modes essayent de rendre compte des différentes façons de faire et de défaire. Ces modes en tant qu’actes, praxis, affirment une puissance : c’est l’affirmation du devenir. Donc, ce sont des modes qui co-portent des actions (L.Ozório, 2001 : 31). Le mode comporte une critique par rapport à l’autoritarisme de la représentation, aux modèles et à la transcendance.

 

Nous essayons de toucher la complexité historique, à la fois du collectif et du sujet en tant qu’acteurs du processus de recherche. Toucher cette complexité est se rendre compte du nécessaire co-vivre de la/dans la diversité, du co-vivre avec le multiple. Nous sommes dans une logique dialectique ( et transductive) d’interférence dans le social et de la connaissance de la réalité (H. Lefebvre, 1962 ; R. Hess, 1978 ; R. Lourau, 1978). Alors, en faisant attention à cette dialectique, nous pouvons comprendre les différents modes d’agir[2] des participants de la recherche en considérant leur potentiel instituant, créateur face aux problèmes qu’ils affrontent mais aussi les vicissitudes des médiations qui vont caractériser leurs relations avec d’autres acteurs, ainsi qu’avec la dimension étatique[3]. 

 

Ces modes d´agir du quotidien de terrain arrivent à certains moments. Nous pouvons dire que le moment actualise des transversalités sur le terrain et en potentialise d’autres. Le moment est dans le tissu de la quotidienneté, comme le dit Henri Lefebvre, il ne la déchire pas, mais a une tendance à la transformer en utilisant ainsi le contingent et l’immanent qui la traversent (H. Lefebvre, 1962). Nous pouvons dire que le quotidien prend sa place dans le processus de la recherche, au fur et à mesure que ses participants prennent leur force.

 

 

Le journal de recherche et la nature communautaire de la raison

 

La nature communautaire de la raison se nourrit et se construit à partir de plusieurs moments, contradictoires, certes, mais qui évitent l’adoption d’une position antinomique qui nie la dialectique et la singularité du devenir. Elle se réalise à partir de la multiple polyrythmie du socius (H. Lefebvre, 1992). 

 

Je me réfère à F. Guattari (1981 :139) quand il mentionne l’importance de l’ouverture aux nouvelles sensibilités, aux nouvelles intelligences, à une nouvelle douceur. À ce moment-là, je ne peux pas m’empêcher de parler de Maria Amélia, femme guerrière, multiple, créatrice de nouvelles sensibilités, habitante du Parque Royal, une communauté dans le quartier d’Ilha du Governador, à Rio de Janeiro, Brésil[4]. Dans mon journal de recherche sur ce terrain-là, elle est si présente. Grâce à mon journal de recherche, mon compagnon de route, j’ai eu l’opportunité d’avoir enregistré des  passages de la vie de cette communauté, y compris de Maria Amélia, qui ont apporté beaucoup à ma recherche, ou mieux, à ce que je comprends comme production de la connaissance, ou mieux encore, à ma compréhension de la vie. Le journal favorise une singulière proximité avec le possible que seul un moment vécu peut  apporter. 

 

Maria Amélia est très présente dans mon journal, dans plusieurs citations, dans plusieurs moments de la vie du Parque Royal où elle disait fréquemment:

"Eu quero viver" , “je veux vivre

“Eu penso com os pés no chão..” , “J´ai les pieds sur terre quand je pense.  (Maria Amélia)[5]

 

Ces commentaires de Maria Amélia arrivaient si souvent, comme une espèce de soulagement face aux violences étatiques qu'elle affrontait, des effets des inégalités de l’Etat brésilien par rapport à sa population. Maria Amélia parlait de ses implications dans son vécu. Combien de fois cette femme m’a fait comprendre la précarité de mes analyses, de ma façon de comprendre le Parque Royal et aussi le monde. Elle me montrait une simplicité de la vie, dans son devenir, qui me faisait rendre compte de l’insuffisance des rationalités explicatives ou herméneutiques présentes dans les sciences sociales.

 

Cette femme avait une capacité unique d´érotiser la pensée qui se chargeait toujours de signifiés de sa quotidienneté. Celle-là tournait constamment autour des conditions de vie difficiles dans lesquelles elle se débattait ; elle gagnait en consistance en fonction de son investissement personnel et des limites qu'elle s'imposait et avec lesquelles elle se confrontait, provoquant immédiatement un autre mouvement, une autre activité (L. Ozório, 2001: 310). Sa pensée-action apprenait avec la vie et moi avec sa pensée-action. D’ailleurs, cette capacité, Maria Amélia la partageait avec René Lourau[6], quand ce dernier se rendait au Parque Royal et c'est probablement ce lien qui les a rapprochés, dès leur première rencontre.

 

La nature communautaire de la raison érotise la pensée en établissant des alliances avec la différence, le multiple. Les modes d’agir de Maria Amélia, je les ai enregistrés dans mon journal de recherche, en essayant de contribuer à la construction d’une épistémologie communautaire. Le journal de recherche peut contribuer à la construction de cette épistémologie qui prend en compte le vécu, les bases matérielles des pratiques sociales, la genèse sociale d’une pensée qui fait des alliances avec la praxis. Ces pratiques, leur contingence et immanence ont des rapports avec les conditions d’existence, avec des investissements dans le vécu, dans un vivre où il y a la puissance de l’affirmation face aux obstacles. Je comprends ce communautaire dans l’affirmation que Milton Santos[7] a fait dans une conférence à l’académie : 

“que a experiência de prazer seja maior que a dor humana",  “… que l’expérience de plaisir soit plus grande que la douleur humaine.

 

Milton Santos affirmait l’existence de meilleurs modes de conduite des aspects de la vie méconnus par la démarche scientifique qui avait tendance à chercher à construire un savoir absolu, coupé de la vie. Milton Santos essaie de trouver d’autres modes de donner des formes au commun.

 

Quand j’écris dans mon journal sur Maria Amélia, je m´implique en tant que chercheuse. Je m’expose et je l’expose dans son quotidien, avec ses modes d’agir. Je peux dire que ce vécu, ainsi que d’autres sur le terrain, sont l’inspiration initiale de la recherche, une impulsion vitale qui suscite le travail. Je comprends G. Althabe (1998) quand il parle de chercheur et de sujets de recherche. Je connecte sa pensée avec celle de H. Lefebvre (1980) qui dit : c’est la production de l’œuvre qui produit le sujet. Lefebvre fait attention au processus de la production du sujet qui se constitue à travers l’action poïetique de la production d’une oeuvre. La compréhension d’Althabe par rapport à la recherche est de toute beauté. C’est poïetique. Le chercheur, en tant qu’étranger, voit l’autre, comme des sujets, comme des producteurs d’œuvres. Lui aussi cherche la production d’une oeuvre qui considère les oeuvres sur le terrain. C’est une rencontre singulière, communautaire, c’est-à-dire, une rencontre qui cherche le commun.

 

Quand je parle du communautaire, je ne veux pas tomber dans une mystification ou dans une opacité idéologique communautaire de laquelle une raison aimante de l’homogénéisation sait bien se servir. 

 

Le terme communauté sert à plusieurs sens, mais comme dit Jean-Claude Nancy, “L'appropriation de ce sens ne peut avoir lieu, elle-même, que dans la communauté, et comme la communauté.” Comment la communauté va s’approprier le sens qu'elle est – il s´interroge. C’est une problématique dont nous nous occupons depuis longtemps.

 

Communauté “... est une praxis, ou processus, qui est toujours en train de se saisir, saisir son concept, mais qui cherche, s’efforce, en même temps, de dépasser tout concept donné, ou fixé déjà de lui-même, de son réel et de sa réalité. Même si c'était par lui-même. C'est-à-dire que "communauté" est un processus qui ne se fige pas dans une image quelconque qu’il se donne à lui-même. C'est un réel privé, plutôt, de sa vérité, selon une réalité abstraite qui ne sait rien d'autre que fixer sur son dos un concept vide, ou cadavérique. C'est pour cela que communauté est le nom exact de lutte commune ou existence en commun. Lutte : d'un peuple sans concept, sans rien non plus du matériel, même dans un corps, ou lui-même comme un corps, sauf son trait unique de surgissement, donc de manifestation. Lutte, donc, d'un peuple comme manifestation de son vouloir commun. Son vouloir commun est : faire venir, justement, le commun d’une revendication, et la déclarer dans un espace ouvert, sans qualité particulière; commune. La manifester. Ou la laisser se manifester. Pas seulement se dire, ou se dire comme purement et simplement discours; mais la réaliser, cette revendication. Réaliser le vouloir commun, qui ne pouvait même pas se dire, auparavant. Coincé par une réalité qui ne savait et qui ne sait encore ni ne connaît rien d'autre que de fixer des concepts caducs, vides, morts, et de les maintenir comme des lois infranchissables. Communauté est une lutte réelle, si j'ose dire, contre une réalité prétendument donnée. Pas seulement prétendument donnée mais encore et beaucoup plus douloureusement, séparatrice.” Hussain Agah

 

Ce texte du philosophe iraquien Hussain Agah contribue à notre thématique. Il a été élaboré dans un moment où lui et moi, essayions de penser communautairement sur la communauté. Nous discutions de ma pratique au Parque Royal, de l’intensité et de la quantité de luttes communes de ses habitants qui nous faisaient comprendre ce que Doimo disait sur la ré-élaboration de la « communauté », dans l’espace urbain, au Brésil (A.M. Doimo, 1995 : 73-94)[8]. 

Hussain me donne ce beau texte avec un geste qui montre un mode communautaire de vivre la raison. En tant que penseur oriental, il cherche avec ses différences à comprendre un vouloir commun. Dans ce moment de la culture où on stimule les impositions aux modèles et au vol des idées, des actions qui ratifient la propriété privée, Hussain propose l´idée de la culture au bénéfice de l’humanité. La nature communautaire de la raison qu'il affirme favorise des approches entre l’Orient et l’Occident, un mode de vivre la raison qui n’est pas basé sur les thèmes d’horreur à la Bush, le violent président des États-Unis[9]. Son geste, un témoignage qui ouvre un peuple à un autre peuple, montre que le communautaire n’accepte pas les fermetures. Comme il dit “...communauté est un  peuple quelconque. Elle est la communauté qui vient, dont parlait Agamben. Et puisqu'elle est quelconque, comme une lutte commune, elle est donc tous les peuples”. 

 

Hussain nous montre un mode communautaire de vivre qui intervient dans une réalité qui substantifie tout, qui n’a aucun réel, qui sépare avant tout le privé du commun, l'individuel du collectif, le tout et les parties. Si la communauté est comme dans le sens que nous donnons ici, identifiable au réel, elle sera aussi identifiable à la praxis commune et ouverte de l’existence en s’opposant au concept substantifié donc privé et dépourvu du mouvement de la réalité. Celle-là comme propriété est toujours privée..”Il est important de dire aussi que la lutte commune ou la communauté, parce que celle-ci n'a pas d'autre définition ou d'autre "signification" que la lutte commune.” (Hussain Agah).

 

La communauté se manifeste dans des situations, ou laisse, ou fait que les situations se manifestent. Ce communautaire, j´ai eu l’occasion de l'enregistrer dans mon journal de recherche. Je remarquais la force de la communauté vécue au Parque Royal qui affirmait ce vouloir commun contre des forces qui voulaient son dépérissement. En même temps, j’ai pu comprendre qu’une communauté n’est pas une substance ou une structure. Elle est peut-être un effet d’un mouvement qui se manifeste dans un espace-temps formé à partir de la /dans le co-vivre avec la diversité, avec des multiplicités infinies, des rapports infinis qui amplifient le partage ou sa possibilité d’arriver.

 

Communauté porte alors une désignation libératrice, non substantielle. Elle est quelque chose qui reste ouverte. Dans notre discussion, dans la rencontre chercheurs-sujets, que partageons-nous? C’est une puissance existentielle ou mieux, le commun. C’est le commun se faisant, se donnant, en arrivant. Le commun est un processus. En tant que tel, il a l’opportunité de se sortir de lui-même, d’avoir un excès sur lui-même. Cette rencontre chercheurs-sujets essaie de réaliser ce vouloir commun, qui se nourrit du partage des vicissitudes de la diversité, ces multiples de multiples, en paraphrasant Alain Badiou. La cohérence de ce commun à partager n’est pas que dans son devenir perpétuel.



 Lucia Ozorio

http://lesanalyseurs.over-blog.org/ 
Publié in Les IrrAIductibles n°3


Bibliographie
 

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Althabe G., Oppression et libération dans l’imaginaire – Les communautés villageoises de la côte orientale de Madagascar. Paris : La Découverte, 2002.

 Althabe G. et Selim M, Démarches ethnologiques au présent. Paris : L’Harmattan, 1998.

Chauí M. Cultura e Democracia: o discurso competente e outras falas. São Paulo : Cortez, 1990.

Favret-Saada J, Les mots, la mort, les sorts. Paris : Gallimard,1977. 

Guattari, F., Psicoanalisis y transversalidad. Buenos Aires : Siglo XXI, 1976.

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Hess R., La sociologie d'intervention, Paris, Presses Universitaires de France, coll. -"Le sociologue", 1981. Trad. portuguaise : Porto : Res, 1983.

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Hess R., La pratique du journal, l’enquête au quotidien. Paris: Anthropos, 1998.

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 Hussain, A. , Communauté (mimeo)

Lefebvre, H., La critique de la vie quotidienne, Paris, L’Arche, 1947, 1962 et 1981 (3 volumes réédités).

Lefebvre, H., De l’Etat 3. Le mode de production étatique, Paris, Union Générale

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Lefebvre, H., La présence et l’absence. Paris: Casterman, 1980.

Lefebvre, H., Eléments de Rythmanalyse. Introduction à la connaissance des rythmes. Paris : Editions Syllepse, 1992. 

Leiris, M.  L’Afrique fantôme. Paris : Gallimard,1934. 

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Malinovski, B.  Journal d’ethnographe 1914-1918. Paris : Seuil, 1985.

Mead, M.  Ecrit sur le vif.  Paris : Dendel Gauthier, 1980.

Ozório, L. Les Politiques Participatives de Santé. Une Analyse Institutionnelle du Parque Royal, thèse présentée pour l’obtention du diplôme de Docteur en Sciences de l’Éducation, Université de Paris VIII, Vincennes-Saint Denis, 2001. 

Santos, M.  A Natureza do Espaço. Técnica e Tempo – Razão e Emoção. São Paulo: Editora Hucitec, 1997.

Santos, M. Técnica Espaço Tempo. Globalização e meio técnico-científico informational. São Paulo : Hucitec, 1998.

 

 

 



[1]Je comprends l’implication selon les contributions de l’analyse institutionnelle. Il s’agit de l’ensemble des rapports dans le réel qui veulent rendre compte de nos appartenances idéologiques, libidinales et institutionnelles. L’analyse de l’implication propose l’analyse de ces appartenances. Sur le concept de l’implication, plusieurs auteurs du courant institutionnaliste. Parmi eux, je cite H. Lefebvre : 1978 ; R. Lourau : 1980 ; 1981 ; 1988 ; 1994 ; 1996 ; 1997 ; R. Hess : 1981 ; 1989 ; 1993 ; G. Lapassade : 1971 ; 1997. Les journaux de recherche vont enrichir la proposition implicationniste (M. Leiris : 1934 ; Favret-Saada : 1981 ; Malinovski :1985 ; M. Mead : 1980) . 

[2] Au fait, ce que H. Lefebvre, R. Lourau, G. Lapassade, R. Hess, P. Ville, Benyounès Bellagnech et moi-même comprenons comme “ analyse institutionnelle ” met en relief l’importance de ce courant dans les apports que je présente ici. 

[3] Je me réfère aux contributions de H. Lefebvre (1977) et de R. Lourau (1978). Celui-ci parle de l´Etat Inconscient, l´Etat en nous, qui nous amène à reproduire les plus différents modes de domination.

[4] J´ai travaillé dans cette communauté de 1991 à 1999. Sur la base de ce travail, j´ai écrit la thèse: Les Politiques Participatives de Santé. Une Analyse Institutionnelle du Parque Royal, thèse présentée pour l’obtention du diplôme de Docteur en Sciences de l’Éducation, Université de Paris VIII Vincennes-Saint Denis, 2001.

[5] L. Ozório, 2001 : 310.  M. Amélia : 1991-1999. 

[6] René Lourau, en tant que mon directeur de recherche, quand il venait au Brésil, aimait beaucoup aller au Parque Royal, profitant toujours de ces moments-là pour rencontrer  Maria Amélia.

[7] Milton Santos, conférence à l’ “ Instituto de Medicina Social ”, “ Institut de Médecine Sociale, Universidade do Estado do Rio de Janeiro, en 1994. 

[8] La ré-élaboration de la « communauté », dans l’espace urbain (A.M. Doimo, 1995 : 73-94), surgit au Brésil en 1975, l’année aussi de l’apparition de la communauté Parque Royal. L’Acte Institutionnel n°5, instrument discrétionnaire de la dictature, était encore en vigueur. À cette époque, autant la valorisation du quotidien, que le rejet de n'importe quel genre de rationalité organisatrice (« foram parar na bôca do pov »,  « ont été adoptés par le peuple »[8]. Plusieurs mouvements revendicatifs surgissent désormais et continuent pendant les années 80. Nous pouvons dire que le quotidien se montrait comme l’unique alternative devant la fermeture par la dictature des voies institutionnalisées de participation. Mais par contre, ces chemins choisis ont continué pendant les années 80.

[9] Selon M. Klare, "Les vrais desseins de M. George Bush", Le Monde Diplomatique, novembre, 2002.

Par Benyounès Bellagnech - Publié dans : journal - Communauté : Tous institutionnalistes
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 15:19

Je pratique le "journal" depuis fort longtemps, à peu près depuis les années 70 donc depuis plus de trente ans. J'ai pubié dans les années 80 un ouvrage "journal" intitulé "Apprendre à vivre" et un autre, peu après, intitulé " Le mal d'aimer". Je suis depuis environ sept ans attelé à un ouvrage intitulé " Le grand écart" où j'essaie de combiner librement le journal, l'autobiographie et la réflexion psychologique et sociologique.

Je vous mets, en pièce jointe, une page de ce journal intitulé "mon père".

Je suis à votre disposition, Michel Lobrot, mlobrot@wanadoo.fr


 

Mon père

 

Mon père faisait claquer sa langue quand il était content… Après chaque repas, il disait « ah, ça va mieux »… Il exprimait discrètement sa satisfaction… je ne le vois pas riant même faiblement… Il avait un côté calme et réservé qui excluait les expressions bruyantes ou intempestives… Je ne l’ai jamais vu en colère….. Mais alors quel sentiment exprimait-il ? L’apaisement… Il était apaisé, paisible, pacifique… Il était content que ses enfants l’entourent et soient gentils avec lui, par exemple qu’ils lui apportent ses chaussons quand il rentrait… Ah si, je le vois embrassant ma mère et lui disant « ma chérie » ou « darling » et je vois ma mère se raidissant et le repoussant gentiment … Tout chez nous était gentil… Je vois surtout mon père faisant quelque chose, agissant. Par exemple, je le vois en train de bricoler. Il le faisait beaucoup et bien. J’ai appris à bricoler avec lui… Il conduisait la voiture et le faisait bien. Quand il s’appliquait à quelque chose, il avait une façon très particulière de sortir la langue… Quand il parlait aux enfants de sa femme, il disait « votre mère ». Par exemple « votre mère veut que vous fassiez ceci ou cela »… Au fond, je n’ai aucun souvenir valable et intéressant de mon père. Je ne savais pas ce qu’il faisait professionnellement. C’est à la fin de sa vie, quand il avait environ 80 ans que je lui ai demandé : « papa, quel était ton métier ? » Il m’a répondu, à ma grande surprise : «Je faisais de l’import-export… ». Il disait cela parce qu’il parlait assez bien l’anglais et l’espagnol. Il avait été employé dans plusieurs boites au service commercial et traduisait les lettres en anglais et en espagnol … IL m’aidait un peu dans mon travail scolaire. Je le revois penché sur des atlas, recherchant désespérément la localisation de telle ou telle ville… Tout cela est désespérément vide et ennuyeux, sans intérêt… Le seul intérêt que présentait mon père était de pousser ceux qui le connaissaient à découvrir son mystère… Qu’y avait-il derrière cette façade parfaite et lisse ? Je ne l’ai jamais su….


Michel Lobrot

Extrait de son journal Le grand écart    

Par Benyounès Bellagnech - Publié dans : journal - Communauté : Tous institutionnalistes
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 18:44

Journal d’un article*

 

 

Préambule

En se développant, la revue Les IrrAiductibles a tendance à la normalisation. Certaines normes demeurent incontournables pour tout périodique se réclamant du domaine des sciences de l’homme et de la société et cherchant à exister dans le paysage éditorial des revues. Ces normes sont donc relatives à la publication même : dépôt légal, périodicité et certaine régularité dans la parution, nombre limité de pages, traitement d’un dossier principal, etc. D’autres normes en revanche se mettent en place au fur et à mesure de la parution des numéros successifs. La diversité des sujets abordés et le nombre de pages ont été revus depuis la parution du numéro quatre. Au moment de la mise en impression du numéro quatre, l’imprimeur nous a expliqué qu’il lui était impossible avec les moyens techniques à sa disposition de mettre sous presse une revue comptant plus de 400 pages. De plus, certains lecteurs et collaborateurs estimaient que les gros volumes décourageaient la lecture. La question du dossier, conçu au départ comme élément central de la revue, a tendance à devenir le sujet principal autour duquel doivent tourner tous les articles, limitant ainsi la liberté des auteurs de traiter d’autres thèmes ou des sujets périphériques.

Une autre norme, qui est l’objet même de cette introduction, réside dans le fait de demander aux auteurs de ne pas dépasser 40 000 caractères. La raison évoquée est relative, d’une part à la volonté de la rédaction de faire participer le plus grand nombre de contributeurs à chaque numéro, et d’autre part à la nécessité de limiter le nombre de pages de chaque volume. Jusqu’ici la norme ou sa mise en place ou encore son respect ne laisse entrevoir que la dimension formelle des articles, or il est bien évident que le quantitatif a des répercussions sur le qualitatif et que les jeux de forces entre forme et contenu doivent être mis en relief.

C’est la décision de publier le journal de lecture qui m’a amené à me poser ces questions. En effet, au départ, il ne s’agissait nullement pour moi d’écrire un journal alors que ma préoccupation portait nécessairement sur l’article qui devait répondre aux normes admises par « notre communauté » et notamment celles relatives au nombre de pages limitées. Ce faisant, je considérais ce que j’écrivais comme des notes de brouillon destinées à la poubelle une fois l’article envoyé à la rédaction. C’est en relisant ces notes et en les comparant avec l’article que je me suis rendu compte de l’absence presque totale de mon implication, alors que celle-ci, quoiqu’en pensent les teneurs de la science sans vie, est une notion fondamentale du paradigme de l’analyse institutionnelle.

A mon insu, les notes se sont transformées en journal d’un article, expérience que je tente pour la première fois et que je compte bien poursuivre. Certes, j’écris plusieurs journaux, mais celui-ci me révèle non pas ce que j’ai écrit, mais ce que je n’ai pas écrit, notamment certains événements dramatiques liés à la disparition de ma mère (le libidinal), à la disparition des amis des IrrAIductibles : Hubert de Luze, Gérard Althabe, Gérard Chalut-Natal, (l’organisationnel et l’idéologique), sans oublier Jacques Derrida dont l’œuvre a beaucoup compté dans ma formation philosophique.

Les dispositifs, thème des numéros 6 et 7 de la revue, que je devais coordonner, ont certes parus, après d’âpres discussions avec certains auteurs qui voyaient des normes nouvelles s’installer, mais qui ne comprenaient pas que la transgression des normes et la déviance sont des grands carrefours permettant parfois de suivre d’autres voies, pour atteindre les mêmes objectifs, c’est à dire faire valoir ses arguments. Jusqu’à présent, les normes régissant les articles ne permettent pas d’introduire le journal dans un article. Jean Oury, René Lourau, Georges Lapassade, Remi Hess … ont tenté le coup en intégrant des journaux dans le corps du texte du livre et ce fut incontestablement une réussite et un apport important à la conception du livre traitant des sciences sociales. Il est temps de trouver des astuces pour faire en sorte qu’un article puise contenir un journal si court soit-il, afin de donner vie à un texte en lui ajoutant ce qui lui manque très souvent, c’est-à-dire l’implication de son auteur.        

Le journal d’un article n’est pas un autre article, mais il est une partie de l’article. Il éclaire certains aspects de l’implication de son auteur. Peu avant leur mort, Bourdieu et Derrida ont profondément regretté de ne pas avoir écrit leurs récits de vie, c’est à dire le journal, en somme leur implication. C’est une leçon de plus et un regret qu’il ne faudrait probablement ne pas avoir.

Ce journal est à inscrire dans le dispositif d’écriture, dispositif tel que je l’ai exposé dans l’article « Pour une critique du dispositif ».               

 

Juillet 2004,

Dispositifs contre dispositifs, Les enjeux des dispositifs (titres envisagés)

Reprendre la définition de Michel Foucault : Le savoir

« Le propre du savoir n’est ni de voir, ni de démontrer, mais d’interpréter », p 55. Les mots et les choses.

Les faits constatés : Patrice dans une école et Remi dans une université (pédagogie positive et recherche-soutenance)

Raconter comment et quand nous étions amenés à nous intéresser à la question du dispositif.

L’intervention américaine en Iraq (et contre le dispositif iraqien).

Hermès, Lyotard, Foucault, Deleuze et les ouvrages sur l’intervention.

 

Lectures : Dérive à partir de Marx et Freud. Cet ouvrage annonce à l’avance la parution de : Des dispositifs pulsionnels, quelques mois plus tard, ou plutôt, la même année. Dans l’introduction, la préface, Jean-François Lyotard utilise le mot dispositif en liaison avec le Kapital. Premier usage : le dispositif du Kapital. Dispositif de désir, dispositif économique, libidinal, dispositif figural, dispositif libidinal, les dispositifs visibles , « le désir… s’articule en dispositifs…Le Kapitalisme est l’un de ces dispositifs » p 16.

[En effet, il l’utilise pas moins de treize fois sur 15 pages. Voir les points communs entre les différents usages].

« Tout est-il donc permis ? – Tous les beaux coups le sont. Il y a à veiller à ce qu’aucun coup ne puisse passer pour beau s’il fait un usage même indirect, même symbolique, de la menace de mort à l’intention de ses destinataires ».

                           Jean-François Lyotard, Avertissement. Des dispositifs pulsionnels.

 

Dispositif : effet de mode ou véritable question de recherche ? C’est à la fois l’un et l’autre. (voir Barthes et Jean-Pierre Faye pour l’un et Foucault pour l’autre). La nouveauté réside dans le fait de questionner les dispositifs. [p 41, Jean-François Lyotard, 10/18 ] science et structure = structuralisme. C’est à la page 140 que l’on trouve des définitions des dispositifs.

La mise en jeu des dispositifs ne relève pas de la pure imagination, ni d’une méditation métaphysique, mais bel et bien de l’observation participante définie par Georges Lapassade, de l’implication et de l’acte manqué du groupe Hermès dans le numéro consacré au dispositif (Absence de la référence à l’ouvrage de Jean-François Lyotard (10/18).

A noter qu’au début, je voulais travailler sur les contradictions entre les dispositifs – [Lutte à mort – Remi Hess in Les IrrAIductibles n°1].

[Qu’est-ce qu’être acteur dans le dispositif ?

Questionner, c’est problématiser ! C’est moi.

Malaise dans les dispositifs ?!?!

Analyse des implications !]

[Critique à partir de la périphérie] [une position]

L’obsession ? C’est quoi à définir ?

[Il ne faut pas préparer des choses qui ne se mangent pas ?!] économie politique.

Pp 157-177, lues ce mardi 20 juillet 2004, une lecture intéressante de l’œuvre de Bachelard.

Comparaison entre la production au sens marxiste et la production du discours-narration capital face à un dispositif libidinal (p 182)

Le dispositif narratif : régie Renault annonçant la mort d’un ouvrier (Pierre Overney) [organisation selon des modalités]

« Dispositif : formation toute positive, affirmative, de distribution des intensités libidinales, mais les détraquant toujours jusqu’au disfonctionnement ». (p 190)

 

Mercredi 21 juillet,

Nulle part, je n’ai trouvé hier la référence à des Dispositifs pulsionnels dans Hermès. Je dois confirmer cela et évoquer l’acte manqué du numéro.

 

Jeudi 22 juillet 2004, 8 heures 50,

A l’instant, Augustin vient de m’appeler au téléphone. Il me propose d’avancer le rendez-vous de 15 heures à 13 heures. Je ne prendrai donc pas de livres à la bibliothèque.

 

Vendredi 23 juillet,

 Très peu lu Témoigner du différend.

 

Samedi 24 juillet,

Groupe-recherche : Loi d’orientation

Préparer un dispositif ? Expérience canadienne – Chris [Franceculture.com, Le Monde.fr]

 

Dimanche 25 juillet, 9 heures 30,

Je termine la lecture de Des dispositifs Pulsionnels de Jean-François Lyotard. Le livre me conforte dans ma démarche critique affirmative. Dispositif libidinal face/contre le dispositif du capital.

A revoir quelques citations.

Je lis aussi Le Différend et je retiens : « Mais les sciences humaines du langage sont comme les jurys des conseils des prud’hommes » p 28 et ce après la définition du différend entre le travail et le capital, qui n’est pas un litige.

 

Lundi 26 juillet,

Alors que je poursuis la lecture de Le Différend, à l’instant (21 heures 35, p 83), une question s’impose à moi : qu’est-ce qui ne relève pas du dispositif ? A creuser.

 

Mardi 27 juillet,

Journal inédit de Michel Leiris lu par Jean-Louis Trintignant sur France Culture. 8 heures 20

[Ecrire hors norme et hors texte] La série noire – Le libidinal.

Par le oui-dire, j’apprends que : l’absence/hors dispositif.

9 heures 40, Bachelard parle sur France Culture : le matérialisme et Socrate en passant par Aristote : bibliographie sur France Culture.com.

 

Mercredi 28 juillet, 8 heures 10,

Journal intime, suite (pages arrachées)

G. Bachelard : 9 heures 05 (suite)

Si l’on reformule les questions : qu’est-ce que le dispositif ? Qui conçoit, met en œuvre, exécute les dispositifs ? Quels sont les effets des dispositifs ? etc.

La fonction régulation, légitimation, domination…

Justification [guerre, droit, technique] finalisation ou objectifs visés.

[Pourquoi faire simple quand c’est compliqué] sans illusion sur l’opinion.

Disfonctionnement ou crise des dispositifs.

 

Vendredi 30 juillet, 9 heures 20,

Ecoute G. Bachelard.

Epuisé après la traduction.

Je feuillette les livres apportés hier de la bibliothèque de la fac. Je poursuis la lecture de Le Différend de Jean-François Lyotard.

 

Samedi 31 juillet, 19 heures 10,

Je lis Le Différend de Jean-François Lyotard.

Idée de combattre les fossoyeurs de l’esprit ou de l’âme vincennoise/ En pensant Jean-François Lyotard comme philosophe de Vincennes.

Idée de mettre les institutionnalistes les uns à côté des autres [Deleuze, Guattari, Georges Lapassade, René Lourau…]

Dans cet ouvrage, la notion d’échange occupe une place importante.

20 heures, je termine la lecture du Différend de Jean-François Lyotard.

L’impossibilité de l’histoire.

Je vais tenter de lire d’autres ouvrages sur Jean-François Lyotard.

21 heures 30, je reprends la lecture de Témoigner du différend, quand phraser ne se peut, Jean-François Lyotard [al]. Le texte de Françis Guibal éclaire ma compréhension de la pensée de Jean-François Lyotard.

 

Dimanche 1er août, 7 heures 25,

Je poursuis la lecture de Témoigner du différend.

Aporie : contradiction insurmontable  (en philosophie).

La suspension de la course vers la définition du dispositif : hors ou à la marge des dispositifs : l’implication.     

L’anamnèse : Je ne trouve rien dans le Dictionnaire encyclopédique 2000 LAROUSSE.

18 heures 20,

Je termine la lecture de [Témoigner du différend, quand phraser ne se peut, autour de Jean-François Lyotard, avec des exposés de Françis Guibal et Jakob Rogozinski, éd Osiris, 1989 , 130 p].

Je commence la lecture de [J.Derrida, V.Descombes, G. Kortian, P. Lacoue-Labarthe, J.F. Lyotard, J.L. Nancy, La faculté de juger, Paris, Les Editions de Minuit, coll « Critique », 1985, 240 p.].

Yann-Elias et Solène organisent les jeux olympiques, compétitions et distributions de médailles aux peluches.

 

Samedi 7 août, 11 heures,

Je viens à l’instant de terminer la lecture de Jean-François Lyotard, Rudiments païens, Union générale d’éditions, 10-18, 1977. L’idée de lire cet ouvrage est intervenue alors que je lisais l’article de Jacques Derrida dans La Faculté de juger. Ce livre m’aide à approfondir la compréhension de la pensée de Jean-François Lyotard et notamment son incessante référence au paganisme comme singularité presque absolue et irréductible à la Raison, la vérité, la totalité et l’universel… etc. Il m’aide aussi à réfléchir sur les minorités et sur le centre et la périphérie.

J’en suis à la page 100 de la Faculté de juger. Je poursuis la lecture. Lorsque je ne lis pas, je pense à l’article à écrire. Des idées défilent devant moi de mémoire et je me demande pourquoi ne pas les écrire sur le champ dans l’article. Encore une fois, le dispositif domestique fait défaut. L’été 2003 est comme un spectre qui me hante très souvent et je me sens incapable de passer outre et de prendre une position radicale, d’abandonner ce dispositif.

Voir la loi : voir Derrida à propos de la loi.

 

Dimanche 8 août, 9 heures 20,

Levé à 7 heures, j’ai lu Droit de la philosophie de Garbis Kortian, in La Faculté de juger. Le droit chez Hegel et Kant avec des recours aux philosophes post-modernes. [Les enjeux des dispositifs sont également idéologiques, libidinaux et organisationnels].

 

Lundi 9 août , 11 heures 30,

Je reprends la lecture suspendue hier matin. Je viens de marcher pendant une heure, aller et retour à Choisy. Mon corps avait besoin de cela. Je me sens mieux pour reprendre la lecture. [Je dois jeter un coup d’œil sur la revue Critique à la bibliothèque Paris 8].

 

Mardi 10 août, 17 heures,

Depuis 8 heures ce matin, je me fixe un objectif modeste, certes, mais efficace : terminer la lecture de La faculté de juger. C’est fait. Vers la fin du livre, je commence à m’ennuyer, n’ayant pas le souffle de suivre Jean-François Lyotard dans sa lecture de Kant. Auparavant, P. Lacoue-Labarthe élabore une critique intéressante à l’adresse de Lyotard. Pas de réponse de ce dernier.

Je souligne quelques passages, probablement pour en faire usage.

Je commence la lecture de Jean-Pierre Faye, La raison narrative, Paris, Ed Balland, coll « Metajora, 1990, 472 pages.

La lecture de cet ouvrage risque d’être compliquée du fait que je dois le rendre à la bibliothèque. Je ne peux donc me contenter de souligner, mais je dois transcrire ce qui m’intéresse dans cet ouvrage.

 

Mercredi 11 août, 8 heures,

Pas de traduction ce matin.

Hier, j’ai bien utilisé mon temps. J’ai terminé Jean-François Lyotard et j’estime avoir bien avancé dans la lecture de La raison narrative. Je commence à me faire une idée sur la pensée de Jean-Pierre Faye. J’en suis à la page 70.

[Ibn Al Madine = Bibliographe premier …… Le livre des livres]

Georges Trabichi sur Radio Orient à 17 heures 30.

[Lire ce livre pour se rendre compte de ce que l’Iraq représente dans la civilisation humaine. [Gilgamesh- Uruk] ]

p 166. Sumer = l’écriture (pensée début) voir p 171 important

[Cherchons alors le global dans le détail de ce qui va être, sous nos yeux, redoutablement dé-formé] p 208.

Cet ouvrage m’aide à penser ma pratique de l’écriture (compte-rendu, rapport, conte… etc., article).

 

Samedi 14 août, 10 heures 50,

Changement de lieu de travail. Je suis à la page 215.

Définition de la guerre dans sa relation avec l’esclavage, chez Aristote : « Une chasse qui permet d’acquérir des hommes nés pour obéir » p 227.

 

Dimanche 15 août, 10 heures 40,

Le voyage dans ce livre se poursuit, me permettant de faire des rencontres avec l’histoire du déploiement de la pensée par la narration. J’en suis à la page 290.

[L’été 90-Août 1990 : invasion de l’Iraq]

«  Nous appellerons ici raison une faite d’éclats, capable d’interrogation perpétuelle sur les contradictions » p 307.

 

Jeudi 19 août, 17 heures 45,

Encore 10 pages et j’en aurais terminé avec ce gros pavé de Jean-Pierre Faye. Je dois passer à l’écriture de cet article et lire le reste des ouvrages au fur et à mesure.

La lecture de cet ouvrage est un labeur éprouvant, mais nécessaire pour affronter des textes difficiles et complexes.

« L’effet n’est pas seulement un mal de l’histoire, mais aussi un mal de langage », p 463 Jean-Pierre Faye.

Les chemins de la raison narrative bien tracés par Jean-Pierre Faye dans ce livre. Fin 20 heures 10.

21 heures,

Je débute la lecture de la revue Hermès n°25 intitulée Le dispositif entre usage et concept, n°25, CNRS éditions, 1999.

 

Dimanche 22 août, 8 heures 30,

J’attaque Hermès ce dimanche. Vendredi et samedi n’ont pas été bien exploités. Je ne crois pas que je puisse me permettre le luxe de ne pas travailler comme cela pendant 2 jours. Sinon le travail serait reporté sine die !… Je dois à partir d’aujourd’hui marier la lecture avec l’écriture sur ordinateur.

 

Mardi 24 août, 10 heures 55,

Penser les dispositifs comme des médiations/ des entre-deux/ postulat qui revient souvent dans les articles de Hermès.

[Dispositif comme médiation culturelle de l’identité

Le dispositif : une aide aux identités en crise pp 67-80. ]       

Je dois critiquer cette notion de médiation/ dispositif

 

Mercredi 25 août, 12 heures 10,

Internet comme dispositif hétérotopique, Philippe Hert, département de communication, Université Nancy 2.

Cet article, publié in Hermès, me paraît intéressant car il aborde le dispositif à partir de M. Foucault, tout en essayant, tentant, de l’appliquer sur Internet. Travail à relire dans le cas où il faudrait écrire sur Internet.

 

Samedi 28 août,

A huit heures ce matin, je commence à mettre de l’ordre dans mes affaires. Dossier contenant les documents relatifs aux dispositifs. Je suis décidé d’écrire au fur et à mesure que j’avance dans la lecture de Hermès et des autres ouvrages en attente.

Dispositifs de croyance, Jean-Louis Weissberg, Paris 13.

 

Lundi 30 août, 11 heures 35,

Jean-Louis Weissberg conclut son article par une préférence accordée à la disposition par rapport au dispositif.

A noter que son article est une reprise de l’un des chapitres de son livre Présences à distance, Paris, L’Harmattan, 1999.

 

Mardi 31 août, 19 heures 40,

J’ai beaucoup suivi les infos presse, radio, internet… J’ai envie ce soir d’avancer dans la lecture d’Hermès.

 

Samedi 4 septembre, 9 heures,

Lectures et écriture suspendues depuis mardi en raison probablement de la fatigue due aux longues traductions et au bouleversement de l’emploi du temps dû à la rentrée scolaire.

Pourtant, j’aurais dû au moins terminer la lecture de Hermès et commencer l’écriture de l’article tout en m’attaquant aux livres de Guattari et de Lapassade.

Je lis l’article « Du département des modalités de contrôle » de Gérard Leblanc. L’auteur introduit sa contribution par l’institutionnalisation et la normativité. Par la suite, je n’arrive pas à le suivre (médias et dispositifs). Néanmoins, l’article reste utile et intéressant, notamment quand il évoque la médiation entre l’auteur et le spectateur au cinéma comme à la télé.

Il est midi, je termine cette lecture par Emmanuel Belin qui cite Donald Winnicott, Foucault et Bachelard…

Cette page ne sera pas consacrée aux conclusions de mes lectures, mais sera le moyen de prise de notes de lecture.

A noter que E. Belin cite une définition des dispositifs de M. Foucault à reprendre : « Un ensemble résolument hétérogène, comportant des discours, des institutions, des aménagements architecturaux, des décisions réglementaires, des lois, des mesures administratives, des énoncés scientifiques, des propositions philosophiques, morales, philanthropiques, bref : du dit, aussi bien que du non-dit, voilà les éléments du dispositif. Le dispositif lui-même, c’est le réseau qu’on peut établir entre ces éléments ». Michel Foucault, Dits et écrits, Paris, Gallimard, 1994, p 299. cité par E. Belin…, et dans les notes, ajoute des références à Castoriadis, Domaines de l’Homme, Paris, Seuil, 1986. et Gilles Deleuze dans Michel Foucault philosophe.

Encore deux autres ouvrages à lire et j’en aurais fini avec ce travail sur les dispositifs du moins pour l’instant.

Je passe à la lecture de Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions, Paris, Gauthier-Villars, Coll « Hommes et organisations », 1967, 2ème édition 1970.

Déjà lu la préface et l’avant-propos écrit par Georges Lapassade.

« L’institution familiale pèse lourd ; mon dos ne peut plus la porter, ni la supporter » 17 heures 55. Voir l’habitat chez Bachelard.

« Refuser la propriété privée de l’organisation qui est la marque de notre vie sociale et son fondement ultime » p 26 (introduction) (1966).

« Dans l’histoire, comme dans la nature, la pourriture est le laboratoire de la vie » Marx cité par Georges Lapassade p 32.

 

Dimanche 5 septembre, 11 heures,

Je lis la phrase dans Groupes, organisations, institutions de Georges Lapassade, où il évoque l’expérience de C. Rogers dans les domaines thérapeutique et pédagogique. Ce dernier aspect peut m’être utile dans ma thèse [La non de directivité]

« On ne peut aborder les problèmes des groupes sans aborder en même temps ceux des organisations et des institutions »

Le modèle dialectique en pédagogie inspiré par Sartre p 45, Georges Lapassade et Ardoino l’ont adopté. Georges Lapassade souligne que des modifications ont été apportées à ce modèle.

 

Mardi 6 septembre, 19 heures 30,

Lorsque je me suis rendu compte que je devais rendre des ouvrages à la bibliothèque de la fac, j’ai entamé hier dans la matinée la lecture de Dialectique, F.D.E Schleiermacher, Cerf-Labor et Fides-Presses de l’Université de Laval, 1997, auteur que je ne connais que de nom, philosophe à l’ombre de Hegel.

J’ai emprunté ce livre pour travailler la dialectique en vue d’avancer dans ma thèse où cette notion a une place importante.

 

Dimanche 12, 10 heures 45,

Avant de commencer à préparer le repas, je lis quelques pages de Groupes, organisations, institutions de Georges Lapassade. J’en suis à la page 88 et je viens de lire les extraits consacrés à Hegel, Marx sur la bureaucratie. Je dois passer à Lénine.

 

Lundi 13 septembre, 9 heures 30,

En lisant le livre de Georges Lapassade, je constate (page 108) que le terme dispositif n’est toujours pas utilisé par l’auteur, bien qu’il traite de l’organisation et de la bureaucratie.

Max Weber occupe, tient une place importante dans le travail de Georges Lapassade sur la bureaucratie. Il le rapproche de Marx, Hegel et Lénine. Il souligne les limites de l’approche weberienne (sociologique) en insistant sur l’absence de la critique à l’égard de la bureaucratie. Rôle attribué à d’autres : Merton, Selznick, Gouldner, Crozier, E. Enriquez. Bien que ce dernier ait fait avancer l’analyse de la bureaucratie, il n’en demeure pas moins prisonnier du schéma classique de la bureaucratie, note Georges Lapassade.

Alain Touraine, critiqué par J. Delvaux et Claude Lefort

[p 132. propos sur la recherche] en citant W. Mills.

[Le dispositif nucléaire prohibé pour certains et admis pour d’autres]

[La critique de la pédagogie traditionnelle est ainsi une critique de la bureaucratie] p 138.

 

Mardi 14 septembre, 7 heures 20,

Hier soir, j’ai terminé la partie consacrée à la bureaucratie et entamé la partie traitant des institutions. Durkheim : « La sociologie est la science des institutions ». Cruvitch critique cette tendance.

« [L’analyse institutionnelle est donc indispensable pour comprendre les phénomènes de domination pédagogique ou bureaucratique »] Georges Lapassade p 163 (Groupes, organisations, institutions).

Expliquer la pédagogie institutionnelle : ce passage est central dans ma recherche (à revoir).

Chapitre V : Dialectique des groupes, des organisations et des institutions. « La dialectique comme logique de l’inachèvement, de l’action « toujours recommencée » p 175.

Sur le groupe, Georges Lapassade s’appuie sur Sartre dans Critique de la raison dialectique.

Analyse du conflit au sein du groupe.

La structure du groupe est organisation fonctionnelle. Le passage dialectique de l’organisation à l’institution.

  -Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions, Paris, Gauthier-Villars, 1967, 2ème édition 1970, coll « Hommes et organisations »] 250 p.

             -Félix Guattari, Psychanalyse et transversalité, essais d’analyse institutionnelle, préface de Gilles Deleuze, Paris, Ed François Maspéro, 1972, 290 p.

 

Mercredi 15 septembre, 11 heures 15,

J’ai terminé la lecture de Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions dans le train, en allant à la fac déposer (rendre) les livres empruntés. J’ai pris[1] Carl Von Clausewitz, De la guerre, Paris, Ed Gérard Lebovici, 1989. Ouvrage posthume, traduit de l’allemand par le lieutenant-colonel De Vatry, publié en allemand par Marie Von Clausewitz, 1832-1837. 

Après une longue attente, le moment est venu pour lire cet ouvrage fondamental sur la guerre. Je ne sais pas s’il aura une quelconque utilité dans le travail sur les dispositifs, mais en tout cas, je dois le lire pour tenter de comprendre pourquoi cet ouvrage est jugé incontournable pour toute approche de la question de la guerre.

De retour de la fac, j’ai lu l’avant-propos de Marie Von Clausewitz, par le biais duquel j’apprends que l’auteur a travaillé pendant douze ans sur cet ouvrage.

« L’analyse et l’observation, la philosophie et l’expérience jamais ne doivent s’exclure, ni se mépriser ; chacune apporte à l’autre sa caution » p 25.

Définition de la guerre p 33.

« La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cherchons à contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté ».

 

Dimanche 19 septembre, 9 heures,

J’en suis à la page 70 du livre De la guerre. « Qu’est-ce que la guerre et la nature de la guerre » constituent les chapitres I et II. Avant d’entamer le chapitre III, « Du génie de la démarche méthodologique et conceptuel », l’auteur exhorte le lecteur à garder en tête les conclusions des deux premiers chapitres.

« Le génie de la guerre » est un chapitre d’ordre moral, psychologique, social et intelligible. Il met en lumière les différents et multiples éléments et caractéristiques des chefs de guerre, ainsi que le lien entre politique et guerre, savoir et guerre, histoire et guerre…

 

Dimanche 17 octobre, 9 heures 45,

Rien ce dimanche. Début de la maladie.

 

Mercredi 20 octobre, 9 heures 20,

Les effets moraux de la guerre ne sont pas prévisibles.

«  Il sera donc toujours beaucoup plus facile de formuler une théorie pour la tactique que pour la stratégie » p 1290.

 

Samedi 23 octobre, 8 heures 25,

A la question de savoir s’il faut utiliser le terme de science ou de l’art de la guerre, Clausewitz distingue entre l’art comme étant un savoir-faire et la science comme savoir pur.

            Très instructif, le chapitre « De la critique », pp.152-173.

L’auteur utilise l’art de la guerre et non pas la science de la guerre (c’est à souligner). Art militaire.

 

Mercredi 27 octobre, 12 heures 20,

Je devais rendre le livre hier. Je ne l’ai pas fait. Je continue la lecture aujourd’hui.

Carl Von Clausewitz, De la guerre, Paris, Ed Gérard Lebovici, 1989.

Ouvrage posthume, traduit de l’allemand par le lieutenant-colonel De Vatry, publié en allemand par Marie Von Clausewitz, 1832-1837.   

 

 Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

Publié sous le nom de Benyounès

In Les IrrAIductibles n°10

Normes et déviances



* Benyounès Bellagnech, Pour une critique des dispositifs, in Les IrrAIductibles n°7.

Par Benyounès Bellagnech - Publié dans : journal - Communauté : Tous institutionnalistes
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