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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 12:16

Jeudi 20 août, 14 h


Repas autour d’une salade de riz, préparée par Lucette, qui a retrouvé un texte de Roustang, démontrant que Freud a caché ses sources romantiques. Selon lui, il connaissait les frères Schlegel et autres. Au fur et à mesure que Lucette parlait, je prenais conscience que j’avais déjà fait la même analyse, en inscrivant Freud dans le continuum du fragment. On n’a pas besoin d’autre chose que des traces (les ruines), pour se faire une idée du tout. La totalité est dans le fragment.


Je ne parle pas de mes lectures psychanalytiques. J’ai lu Freud en français, avant de connaître Lucette, et plus tard en allemand. J’ai lu quelques autres auteurs de ce mouvement : Reich, évidement, mais aussi Groddeck que j’ai trouvé convaincant. J’ai lu aussi Bernfeld et quelques autres pédagogues de son école. Depuis ma rencontre avec Lucette, j’ai lu P. Fedida, J. Laplanche (un peu), J.-B. Pontalis. J’ai lu à Zurich d’autres auteurs (voir Journal de Zurich). Peut-être que je devrais inscrire J. Oury, J. Lacan, J.-C. Polack dans les auteurs de la psychanalyse. Eux aussi, j’ai essayé de les lire.


J. Lacan, je l’inscris plutôt dans l’école surréaliste. Il n’est pas très loin de S. Dali.


Toujours est-il que je n’utilise pas ces sources dans mon œuvre !


 

Dimanche 23 août, 22 h


Je pense à Sandrine avec sa jambe cassée… Et pendant ce temps-là, je n’arrive pas à penser.


Les idées que j’ai actuellement sont tellement farfelues, que je n’ose plus les exprimer à table, de peur d’être rabroué… Par exemple, ce soir, Lucette est partie d’un éclat de rire, parce que je restituais un propos de Régine :

- La maison a retrouvé les odeurs que j’ai connues quand j’y venais, enfant, faire mes devoirs.


Cette remarque faite il y a un an ou deux me semblait très « pertinente ». Enfant, on est marqué par des odeurs. En faisant des tartes aujourd’hui, j’ai retrouvé des souvenirs archaïques. Je faisais de la pâte, enfant, avec ma tante Angèle et même avec ma mère. Ce sentiment fort de retrouver quelque chose de notre enfance est un sentiment rare. Je l’ai retrouvé en malaxant la pâte. Pourquoi Lucette se moque-t-elle de Régine ?


C’est sûr que cette maison a des odeurs qui lui sont spécifiques… Si l’on ne peut exprimer ces impressions, que peut-on dire ?


Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

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