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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:29

 

Les vendredi 16 & samedi 17 mai 2014

 

à l’École Normale Supérieure - 45, rue d’Ulm - 75005 Paris


Naissance(s) de l’esthétique

 Colloque international

 

 

organisé par le groupe THETA du CNRS (UPR 76 - Direction : Pierre Caye) avec le soutien de l’École Normale Supérieure (ENS) et de l’Université Nice Sophia Antipolis (UNS)

 

Contacts Daniel Dauvois <dauvois@dbmail.com>, Serge Trottein <trottein@vjf.cnrs.fr>

 

 

 

Programme

 

Vendredi  16 mai / ENS - Salle Dussane 

Matin / Présidence: Daniel Dauvois

 

9h

Ouverture des travaux

Daniel Dauvois

 

9h15

Frédéric Lelong

Université de Neuchâtel (Suisse)

La civilité et la naissance de l’esthétique

 

10h15

Catherine Fricheau

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Ce que l’esthétique doit à la rhétorique. Les merveilles de nature selon les Pères Binet et Bouhours

 

11h15

Pause

 

11h30

Gérard Bras

Collège international de philosophie

La figure de Poussin dans les conférences de l’Académie Royale (1667-1670)

*

 

Après-Midi / Présidence: Serge Trottein

 

14h30

Denis Kambouchner

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Les dimensions cartésiennes de la figure du génie

 

15h30

Daniel Dauvois

Lycée Lakanal (Sceaux) / THETA (CNRS - UPR 76)

Agitation de l’âme et sentiment esthétique. Les Pensées sur les spectacles de l’Abbé Duguet

 

15h30

Pause

 

15h45

Florence Malhomme

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Dubos et la musique du corps: de la recherche des sources antiques à la naissance de l’esthétique

 

* *

 

Samedi 17 mai / ENS - Salle Weil

Matin / Présidence: Jacqueline Lichtenstein

 

9h

Daniel Dumouchel

Université de Montréal (Canada)

Une esthétique du spectateur: Addison et les plaisirs de l’imagination

 

10h

Laurent Jaffro

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Hume et l’analogie entre le goût et la perception des couleurs

 

11h

Pause

 

11h15

Carole Talon-Hugon

Université Nice Sophia Antipolis

Fausses attributions et véritables répercussions: le moment Baumgarten

 

12h15

Serge Trottein

THETA (CNRS - UPR 76) 

Naissance ou renaissances de l’esthétique?

 

*

 

Après-Midi / Présidence: Daniel Dumouchel

 

15h00

Nicolas Rialland

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Du Bos et Batteux en Allemagne: sur la postérité mendelssohnienne de l’esthétique française

 

16h 

Jacqueline Lichtenstein

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Résistances à l’esthétique en France et en Allemagne

 

17h

Pause

 

17h15

Leonore Bazinek

Université de Rouen

Herbart et l’autonomie de l’esthétique

 

 

18h30

Clôture des travaux

 

 

* * *

 

Naissance(s) de l’esthétique  

 

 

C’est en 1750, dans l’Æsthetica d’A. G. Baumgarten, que le terme d’esthétique apparaît pour la première fois dans le titre d’un ouvrage philosophique. S’il est légitime de soutenir que Baumgarten est le premier philosophe à avoir intégré de manière explicite la nouvelle théorie esthétique dans les exigences architectoniques de la philosophie, on est néanmoins autorisé à se demander si, dans cette histoire du devenir-philosophique du questionnement sur l’art, sur la poésie, et sur l’expérience de la nature, la chose n’a pas précédé – et, d’une certaine façon, excédé – le mot. Qu’en est-il du commencement – ou des commencements? – historique de l’esthétique? À quelles conditions peut-on parler d’un «régime esthétique» des arts, de la littérature ou du moins des théories qui les réfléchissent, et comment peut-on en repérer les seuils historiques? Quelle place accorder à ceux qui, selon les critères que l’on choisit de retenir, en apparaissent ou non comme les précurseurs: Shaftesbury, Addison, Du Bos, Hutcheson, Batteux, etc.? Comment penser les rapports entre la théorie de la peinture – celle des Félibien, Le Brun, de Piles, etc. –, la poétique, la théorie de la musique et la mise en place de la perspective esthétique? Convient-il, comme on l’a fait parfois, de concevoir l’émergence de l’esthétique sur les ruines de la rhétorique? Comment rendre compte de la persistance des réflexions métaphysiques sur la beauté, parallèlement à l’émergence de l’esthétique? Et quelles conceptions des plaisirs faut-il poser afin que cette émergence devienne possible? On remarquera que l’esthétique semble, un peu à la manière dont l’économie politique, dans le même temps, surgit à partir de réflexions morales dont elle procède et s’émancipe à la fois, devoir se détacher des questions de moralité des arts, voire de leur déontologie: il faut sans doute que cesse la subordination au Bien comme au Vrai, et peut-être même au Beau, pour que pointe l’interrogation proprement esthétique. En ce sens, les figures d’Addison et de Du Bos semblent pouvoir exprimer de manière essentielle et charnière ce moment où les poétiques, traditionnellement appliquées sur la fabrique des œuvres d’art, laissent place aux réflexions esthétiques qui se portent vers la réceptivité des spectateurs comme vers leur lieu naturel d’étude. La communication sur les arts, effectuée par de simples amateurs, devient par soi un but approprié, au lieu de tendre vers quelque idéal normatif.

 

Et si le mot d’esthétique n’a pas vraiment précédé la chose, comme on le voit à l’exemple de la pensée de Hume, de Burke, ou de Diderot, est-il vraiment possible de voir à l’œuvre un questionnement unifié derrière la multitude des approches philosophiques et sous la variété des expressions littéraires qui se développent au siècle des Lumières pour rendre compte à nouveaux frais du goût, du génie, du système des arts, des catégories esthétiques, des paradoxes de la fiction, des rapports entre l’art et la morale ou la beauté? Ne peut-on déjà saisir chez plusieurs prédécesseurs du XVIIe siècle, voire plus anciens, des prodromes de la manière esthétique de penser, de sorte que la naissance de l’esthétique serait plutôt une lente émergence dans la durée qu’un événement historiquement assignable ? Ce sont toutes ces questions, et certainement d’autres encore, que nous proposons comme objets de réflexions aux participants à ce colloque. 

 

 

Transmis par Leonore Bazinek

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

http://journalcommun.overblog.com/

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