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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:02

Mercredi 25 octobre 2006, 9 heures 15

 

Ce chapitre de production et re-production est centré sur le travail qui, il n’y a pas si longtemps, était réservé aux esclaves. On peut dire que le discours sur le sujet était le fruit de ceux qui ne connaissaient pas  le travail.

Henri Lefebvre remonte dans le temps (Prométhée) pour expliquer la production et la re-production.

Il s’arrête à Marx (travail, production, classes sociales, mode de production). Mais note-t-il que la pensée de Marx est incomplète et que le 20ème siècle a changé le cours des choses : l’accélération de la reproduction notamment à l’aide des automates. Ce qui par conséquent détruit le travail ou réduit les travailleurs (chômage…).

Pendant ce temps, le discours, la communication, l’informatique ont connu un bond spectaculaire.

La dialectique est le moyen qui permet de comprendre ces changements, cette continuité et discontinuité dans la production et la reproduction. L’auteur comme souvent dans cet ouvrage pose beaucoup plus de questions qu’il en apporte de réponses. Cela aide le lecteur à réfléchir.

 

H- Quotidien

 

Le quotidien : rien de nouveau si l’on considère que manger, dormir, procréer… a existé, existe et existera. Il est facile, dit Lefebvre, de regarder le quotidien, mais le plus difficile, c’est de l’analyser. Pourtant, tout tourne autour de la vie quotidienne. Le slogan de 68 était : changer la vie. Après 40 ans, bien des choses ont changé, mais la nouvelle situation garde les mêmes caractéristiques : les bénéficiaires et les laissés pour compte. Nouvelle contradiction et ancienne à la fois.

On voit bien le lien entre ce chapitre et le précédent. La production dans le quotidien et la reproduction dans le même quotidien. Il s’agit d’une répétition. Ce qui échappe à l’analyse, c’est la création. Henri Lefebvre parle des révolutions (l’Iran), je peux citer la révolte des banlieues : spontanéité, feu (véhicules, entreprises, écoles…) symboles de répression de l’Etat et du capital. Et pour l’essentiel, cette révolte est insaisissable par les politiques, les chercheurs, les penseurs, etc.

A mon sens, Henri Lefebvre pointe quelque chose de très important que les discours institués, dominants ou non, n’arrivent pas à atteindre.

« Une révolution survient quand les gens (pas seulement de classe) ne veulent plus, ne peuvent plus vivre comme auparavant. Alors, ils se déchaînent et inventent (en cherchant) une autre façon de vivre ». p 112.

 

I - Relation (relatif)

 

Chapitre qui commence par « la chose » niée par Wittgenstein, la chose n’existe pas ; il n’y a que les faits, qui ont donné lieu à des interprétations de toutes sortes. Pour ceux qui disent le contraire, Henri Lefebvre tente de relativiser, c’est à dire entre « la chose » et « le fait », il y a la relation – c’est relatif, insiste-t-il. Il développe son argumentation sur le temps, la mesure dans la perspective et le devenir de la relation et la relativité.

 

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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