Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
  • Contact

Recherche

23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 11:04

Mardi 28 février 2007, 8 heures 55

 

Levé à cinq heures et demie ce matin. Je prends les médicaments avec le café ; mesure la tension qui ne bouge pas de 18-9. Je continue la lecture de L’Afrique fantôme. Ce journal est resté dans la chambre à coucher, autre lieu de travail. Ne voulant pas déranger Bernadette qui se couche très tard, je décide de trouver le moyen de marquer les pages qui m’intéressent, afin de les reprendre plus tard dans ce cahier.

 

J’égare la page où l’auteur évoque André Gide, ou plutôt l’un de ses journaux.

 

« Relu le livre de Seabrook (Les secrets de la jungle, Paris, 1931) qui, tout compte fait, n’est pas si mal. Les inexactitudes (erreurs, lacunes ou enjolivures) y fourmillent, mais elles sont compensées par un réel humour. L’ouvrage est même dans l’ensemble, d’une fantaisie assez brillante et la partie consacrée à la Côte d’Ivoire (région que je ne connais pas) peut sembler convaincante. Je lis en tout cas avec plaisir ce livre, le seul que nous ayons dans notre bibliothèque… » p 251.

 

Tout en rédigeant son journal, M. Leiris théorise de temps à autre cette pratique du diarisme. « Je ne relate guère, certes, comme péripétie de ce voyage que celles où j’ai été personnellement engagé. Je ne raconte que les événements auxquels j’ai moi-même assisté. Je décris peu, je note des détails qu’il est loisible à chacun de déclarer déplacés ou futiles. J’en néglige d’autres, qu’on peut juger plus importants. Je n’ai pour ainsi dire rien fait, après coup, pour corriger ce qu’il y a là de trop individuel. Mais ce, afin de parvenir au maximum de vérité, car rien n’est vrai que le concret. C’est en poussant à l’extrême le particulier que, bien souvent, on touche au général ; en exhibant le coefficient personnel au grand jour qu’on permet le calcul de l’erreur ; en portant la subjectivité à son comble qu’on obtient l’objectivité ». p 264.

 

Ce paragraphe choisi parmi d’autres en tant qu’exemple de la réflexion que mène l’auteur sur son journal. Ceci m’incite à feuilleter ce journal – le mien - en m’interrogeant sur sa pertinence et son utilité ! Bien qu’il soit un journal de lecture, sa relecture m’apporte à chaque fois quelque chose que je n’arrive pas à décrire. Bon, je continue à lire.

 

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0

commentaires