Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
  • Contact

Recherche

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 15:07

Lundi 24 juillet, 6 heures 30,

 

Dans le cadre des approches du concept, Henri Lefebvre s’arrête à la philosophie allemande et au parcours de Hegel, philosophe du concept par excellence et de l’Etat. Il s’agit en effet d’un résumé impossible à résumer ici. Cependant, en poursuivant la lecture des pages suivantes, je peux me faire une idée précise de Hegel.

 

Théorie hégélienne de l’Etat :

 

« L’Etat a pour essence la violence au même titre que la rationalité. La plénitude rationnelle de l’Etat hégélien fait qu’il ne tourne pas forcément la violence contre la nation qu’il unifie et couronne. Il la tourne vers le dehors. Sa face rationnelle est interne, sa face violente est externe. Il doit lutter, risquer, courir le danger de mort pour atteindre la double victoire : contre l’ennemi, contre la mort. Il doit selon sa détermination et son déterminisme, se confronter à d’autres Etats et tenter de les dominer et même de les tuer (ce dont il peut s’abstenir, en cas de victoire, par habileté politique). » pp 155-156.

 

Dans la conclusion, Henri Lefebvre résume bien l’Etat hégélien dont la genèse correspond à la genèse du monde moderne (1789-1815). Dans le chapitre suivant, il reprendra certainement les traits généraux de son analyse en s’appuyant sur la critique de Marx.

« L’essentiel est que Hegel a cru réaliser la philosophie » p 170.

 

L’auteur entame ce chapitre par une série de questions sur Marx et le marxisme. Questions fondamentales sur sa méthode, sur la dialectique, la logique, la théorie et l’action, ainsi que l’Etat et l’idéologie.

 

La critique : hypothétique, catégorique, problématique.

« En entretenant le secret des délibérations et décisions, la bureaucratie poursuit ses intérêts ; elle ne développe pas l’information, mais l’autoritarisme et l’arrivisme et la corruption en son sein » p 204.

 

Comme à l’accoutumée, Henri Lefebvre part du marxisme actuel et ses différentes interprétations – qu’il critique bien sûr – pour déboucher sur une autre lecture plus complexe et plus fine de la relation entre Marx et Hegel. Ce chapitre contient des passages sur la bureaucratie, le savoir, la philosophie et l’Etat.

 

La théorie de l’Etat chez Marx :

 

Dès le début, Henri Lefebvre prévient qu’il est inutile de chercher une théorie de l’Etat chez Marx, mais que des indications importantes démontrant que la question de l’Etat est très présente dans son œuvre. Nuance faite à l’absence d’une pensée systématique chez Marx comme le voudraient bien les dogmatiques et autres positivistes… etc.

 

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Partager cet article
Repost0

commentaires