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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 11:57

Vendredi 23 février 2007, 11 heures 10,

 

Après avoir terminé Les mots et les choses de Foucault, j’attaque son autre ouvrage célèbre Histoire de la folie à l’âge classique (1). C’est un gros pavé, difficile à lire entièrement, très utile aux psychologues. Ce n’est pas ma posture de lecture. Comme (Solène m’interrompt en me demandant de lui chercher un jouet qu’elle n’arrive pas à atteindre) le précédent ouvrage, celui-ci a été lu en tant que livre épistémologique, car la rareté d’approches épistémologiques en sciences humaines et sociales, m’oblige parfois à revenir aux classiques, si tant que Michel Foucault en soit un.

 

Il faut être un peu fou pour écrire un livre pareil. L’auteur y cherche la vérité de l’homme qu’il va tuer dans les mots et les choses. Toutefois, il accomplit un travail considérable en s’attaquant à l’histoire de la folie en Occident. C’est en répondant à la question du fou dans l’histoire qu’on peut comprendre l’homme actuel. Méthode régressive, progressive. N’est-ce pas.

 

Le fou, le malade, l’hôpital, les institutions, la morale et la politique, sont les thèmes qui reviennent souvent tout au long de l’ouvrage. Après l’avoir lu, je change mon regard sur les hôpitaux et les autres institutions de soin. Les grands hôpitaux parisiens, dont l’architecture ancienne m’impressionne, ont pris un autre sens pour moi.

 

Michel Foucault, influencé par le thème complexe par essence qu’il traite, évite de parler des pouvoirs, sauf parfois par nécessité alors qu’on sait qu’il est le penseur des pouvoirs par excellence.

 

L’œuvre de Foucault participe à ma formation et fait partie de la communauté de mes références. L’histoire de la folie est l’histoire de tous. La folie, la psychiatrie et les institutions aussi bien décrites dans cet ouvrage, n’auront plus de secret pour celui qui se donne la peine de lire cet ouvrage. Il ne s’agit pas seulement du passé, mais aussi du présent.

 

Rares sont les livres qu’une fois lus occupent une place, dans votre vie, incontournable et vous accompagnent dans le quotidien. L’histoire de la folie fait partie de ces livres.

 

Avant le 14 février, jour de mon rendez-vous à l’hôpital Henri Mondor à Créteil, j’ai lu d’autres livres ou fragments dont je n’ai pas rendu compte. Je songe à Michel Authier et Pierre Levy, Les arbres de connaissance (2). Livre relu avec autant de plaisir, car il traite des connaissances d’une manière très concrète. Les dispositifs mis en place socialement permettent à tout un chacun, non seulement de mettre ses connaissances en valeur, mais aussi de les partager avec les autres.

 

Dans ma réflexion sur le compte-rendu, je dois citer cet ouvrage.

 

Je n’ai pas non plus parlé de Michel Onfray, La puissance d’exister  (3). Livre que j’ai lu d’un trait, car je me trouve en phase avec cet auteur qui traite de la philosophie comme mode d’existence.

 

L’université populaire créée par lui est une réussite et un modèle du genre : accès libre et gratuit pour tous, aucune exigence, entrée libre à la philosophie, débat sans limite, ni tabou. Mon seul reproche à cette expérience est la domination du cours magistral dans le dispositif ; ce qui limite la participation des auditeurs à la réflexion collective. En tout cas, l’expérience est nettement mieux que celle du collège international de philosophie initié par Jacques Derrida.

 

Le souvenir que j’ai gardé de cette lecture, qui date de Noël dernier, est la première partie traitant de la biographie d’Onfray. Lorsque j’en ai entamé la lecture, j’ai cru que l’ouvrage serait centré sur la biographie, mais l’auteur ne lui consacre que la première parie. Dans le reste de l’ouvrage, il aborde des questions philosophiques. Il n’en demeure pas moins que le livre est agréable à lire et à relire par thème ou par chapitre. Onfray appelle à la relecture d’Henri Lefebvre entre autres !

 

(1) Michel Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Gallimard, 1972, 600 p.

(2) Michel Authier et Pierre Levy, Les arbres de connaissance, Paris, La Découverte, Coll. « Poche », 1999, 200 pages.

(3) Michel Onfray, La puissance d’exister, Paris, Ed Bernard Grasset, 2006, 230 pages.

 

Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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