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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:58

L'entrée dans la vie

 

Le 8/01/2011 8 h 08

 

Voilà, je me suis mise au travail sérieusement sur L'entrée dans la vie. Essai sur l'inachèvement de l'homme.

 

Je dispose de l'édition de 1978, ce doit être la 3ème édition de l'ouvrage mais je n'en suis pas sûre.

 

Il se divise en 3 parties :

- De la nature à la culture,

- Les jeunes générations : de la marginalité à l'intervention,

- Du nihilisme à la non directivité.

C'est un ouvrage de 256 pages.

 

Pour y travailler, j'ai repris mon ancienne technique : ouverture d'un cahier, prise de notes manuscrites, avec d'un côté sur la page droite ce qui se réfère au texte et sur la page de droite les définitions ou autres que je dois chercher, les relations que je fais avec ce que j'ai pu lire ou entendre, les questions que je me pose.

 

Lecture des préfaces de la deuxième et de la troisième édition et de l'introduction. Pp7-14

 

« La maturité est un masque » est l'aphorisme par lequel commence le livre. Lapassade explique que pendant toute une période, il y a eu des rites destinés à dater le passage de l'enfance à l'âge adulte, à la maturité. L'avènement de la société industrielle, mais aussi les écrits de Freud ont bousculé le contenu de ce mythe de l'adulte pour entrer dans l'ère de l'inachèvement de l'Homme. Il exprime sa méfiance, son rejet de la stabilité qui pour lui est un signe de mort. Il lie cela aux institutions dont il veut le renouvellement permanent. Il célèbre l'esthétique de l'inachevé au niveau social et artistique.

 

Alors que ce livre est sa thèse il le nomme Essai pour montrer justement qu'il reste lui aussi inachevé.

 

La préface à la troisième édition a été écrite en 1969. Lapassade affirme que les évènements de 1968 ont opéré une rupture définitive. Le mythe de l'adulte, comme pensée de l'achèvement, doit être brisé par la révolution.

 

« La contestation globale de la Société dite « adulte », la crise ouverte de ses institutions n'est pas seulement un problème interne à l'Etat bourgeois ; elle définit un nouveau stade de la révolution socialiste et devient partie intégrante des nouvelles perspectives révolutionnaires. »(1)

 

Dans l'introduction, Lapassade dit que l'objet de son livre est d'effectuer une anthropologie dialectique sur les naissances sociales qui suivent la naissance biologique (qu'il considère également comme une naissance sociale). Anthropologie car il va tenter d'examiner cette question en liant différentes disciplines ; dialectique car elle représente la logique de l'inachèvement. Il applique donc à un contenu, une méthode d'approche qui lui correspond.

 

Il établit un parallèle entre volonté d'achèvement et aliénation et s'interroge sur notre aptitude actuelle à se passer de ce but. L'impossibilité de définir une norme adulte est le destin des jeunes générations, c'est le nihilisme.

 

J'avoue que je suis tiraillée et que ces lignes m'ont donné des frissons. Si j'adhère à ce propos, je me demande cependant si je ne suis pas obligée de constater que cet idéal, ce ne sont pas les forces révolutionnaires, progressistes qui ne s'en sont pas saisies mais justement l’État et les pouvoirs économiques et financiers. Une des phrases célèbres de Laurence Parisot disait « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »

 

Quelles sont les relations entre l'inachèvement et la précarité?

 

(1) P 10

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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