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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:18

 

 

« Qui veut tuer Mediapart ? » Tel était le titre du carnet libre d’Edwy Plenel le 27 décembre 2013. Réponse évidente : bien sûr, ceux que certaines vérités dérangent. Et Mediapart a dérangé beaucoup de gens depuis un certain temps. Des gens de pouvoir.

 

« Mediapart, seuls nos lecteurs peuvent nous acheter». Tel était un autre titre de la rédaction, le 31 décembre 2013. Si on ne peut le tuer, qu’on l’achète ! Immoralement s’entend. Pour lui interdire de révéler d’autres vérités ! Comment ? Par une censure et, plus précisément, par une autocensure imposée résultant par exemple d’un pacte de non-agression, non écrit peut-être mais découlant de pressions financières.

 

Une pétition avait circulé. « La liste des personnalités politiques représentant tous les courants de Gauche, les directeurs de journaux (Le Monde est absent pour le moment), montre qu’une grande partie de l’opinion estime l’attaque scandaleuse, qu’il faut se mobiliser » écrivait encore le collectif CAMedia le 28 décembre 2013. En la matière, aujourd’hui c’est plutôt gagné pour Mediapart. Et plutôt mal parti, à ce jour, pour Libération.

 

Les journalistes de ce quotidien étaient du pouvoir. Le quatrième. Mais les capitaux sont du premier !

 

Dans ce qui suit, c’est aussi de censure qu’il s’agit, et donc aussi d’indépendance et de liberté de la presse.

 

 

CENSURES ? PACTES DE NON-AGRESSION ET AUTRES PRETEXTES OBLIGENT

 

La presse écrite est en crise paraît-il. Le quatrième pouvoir s’effrite. Elle n’a plus le monopole de l’investigation, des révélations… et de la censure. Existe aujourd’hui « Internet ». Ce qui n’est pas découvert par elle, ou si cela l’est mais est censuré, et cela arrive, est révélé ailleurs : sur les « sites » et les « blogs ».

 

Ce dont je voudrais ici rendre compte, c’est aussi d’un cas singulier : l’existence d’un pacte de non-agression, écrit ou non écrit, conduisant à une censure de fait exercée par un grand journal, de référence dit-on, sur son groupe et au delà. Ce qui devrait faire débat, à l’intérieur du groupe et à l’extérieur de celui-ci. En effet, s’il y a assujettissement, obligée ou non, d’une partie de la presse privée à un journal privé, il y a aussi assujettissement de fait d’une partie des médias de service public à ce journal privé. Ce qui devrait aussi faire débat.

 

J’en traiterais ici à partir de cas que je connais bien, comme exemples révélateurs et significatifs de censures, imposées ou non.

 

(...)

 

Armand Ajzenberg

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

 

http://journalcommun.overblog.com/ 

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