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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 09:20

Dimanche 20 juillet

 

Je me suis précipité hier en parcourant rapidement les propos sur Anaximandre. J’ai failli passer outre une partie qui me semble intéressante à transcrire ici. Qui est en fait Anaximandre ? « Il vivait comme il écrivait, il parlait avec autant de solennité qu’il s’habillait. Il levait la main, il posait le pied comme si cette vie eût été une tragédie dans laquelle il était prédestiné à jouer un rôle héroïque » p.49.


Anaximandre dépasse Thalès et sa volonté ou son besoin de réduire la pluralité à l’unité en s’interrogeant : « Comment la pluralité est-elle possible ? » p.43. La pluralité se dévore sans cesse et se nie elle-même. La cause en est la mort, d’où la morale ; elle n’est pas justifiée, mais elle s’expie sans cesse par la mort.


L’impossibilité de trouver une origine de l’indéfini qui devient défini, autrement-dit, le passage de l’un à l’autre, conduit Anaximandre à la mystique, à la contemplation de l’univers dans une nuit prolongée. Le devenir reste indéfinissable car il est infini et indéfini.

Sans cette note que j’allais omettre, il me serait difficile d’établir le lien entre Anaximandre et Héraclite, tel que Nietzsche essaie de le faire. On a l’impression avec lui d’un enchaînement d’idées. En effet, chaque philosophe part du point où son prédécesseur s’est arrêté.


L’intuition contre la raison, c’est le credo d’Héraclite : « Toute chose, en tout temps, réunit en soi tous les contraires » p.46. Aristote accuse cette expression de crime suprême contre la raison, de pêché contre le principe de contradiction. Tout le devenir naît du conflit des contraires. La justice éternelle est une lutte permanente des contraires.

Dois-je ajouter autre chose à ce que dit Nietzsche sur Héraclite ? Non, pour l’instant, je me contente d’admirer le passage et de me dire qu’il faut que je revienne aux sources de la dialectique, c’est-à-dire à Héraclite.


Il faut noter qu’en commentant ce dernier, Nietzsche revient et cite souvent Schopenhauer et pas les autres philosophes allemands, pourquoi ?


Plus j’avance dans ce chapitre consacré à Héraclite, plus je me dis que Nietzsche fait la part belle à ce philosophe. Aussi, je constate que le commentaire est plus approfondi avec des textes à l’appui en bas de page. Je ne sais pas si cette édition de l’ouvrage est du fait de l’auteur, de l’éditeur ou encore du traducteur ! En tout cas, l’étude d’Héraclite se prolonge, comparée aux études de ses prédécesseurs.


La forme, la métamorphose, le feu, la mer, la terre, le jeu, l’enfant et l’artiste, ce sont les notions qu’étudie Nietzsche en introduisant sa grille de lecture et sa philosophie qui est également une démarche de recherche et de commentaire. « Ce qu’Héraclite a contemplé, la présence de la loi dans le devenir et du jeu dans la nécessité, sera désormais contemplé éternellement, c’est lui qui a levé le rideau sur ce spectacle sublime.» p.61.


Bien qu’il vécut à peu près à la même époque que les philosophes cités, Parménide pose les mêmes questions que ses prédécesseurs, mais il apporte des réponses tout à fait opposées  à celles d’Anaximandre et d’Héraclite.


Parménide invente quelque chose de nouveau, que l’on peut résumer dans l’être et le non-être. Il réalise le passage de l’un à l’autre par l’Aphrodite et le désir qui s’éteint avec la mort.

 

Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

 

 

    

     

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