Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
  • Contact

Recherche

8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 00:17

L’illettrisme comme phénomène social en France,

 vu et analysé par une étudiante tunisienne [1]

 

Je suis arrivée à Paris en octobre 2000, contente de mon inscription à Paris VIII en licence de Sciences de l’éducation (j’avais été inscrite par validation des acquis, puisque j’avais cinq ans d’expérience en tant qu’institutrice bilingue -- arabe/français -- en Tunisie). Comme tous les étudiants étrangers sans bourse, je devais travailler pour financer mes études et mes besoins matériels.

Après mon DEA, j’ai très vite compris que l’accès à un emploi qualifié, ou correspondant à mes études, devait passer par un stage de formation. Un ami arrangea une rencontre avec la directrice de l’association « Regain Ile de France » (association luttant contre l’« illettrisme »), qui me proposa, à l’issue de notre premier entretien, de rejoindre l’atelier de formation qu’elle entendait diriger à partir de novembre 2003.

Après cette discussion, j’ai eu comme un déclic pour le choix de mon sujet de thèse !  D’une part, parce que l’on a longtemps cru, en dehors du cercle étroit des spécialistes et des politiques concernés, que les sociétés développées étaient à l’abri de ce « fléau » qu’est l’« illettrisme » et que cela ne concernait que les pays en voie de développement. D’autre part, pendant les cours, les séminaires et les ateliers que j’ai suivis en Licence, en Maîtrise et en DEA, aucun professeur n’avait parlé ou traité de ce sujet.

J’ai pris donc rendez-vous avec mon directeur de recherche pour lui faire part de l’intérêt que je portais à ce sujet. Remi Hess[2] a saisi l’opportunité qui s’offrait ainsi à son étudiante tunisienne, qui s’intéressait au problème de l’« illettrisme ». Nous avions vite convenu que cela semblait être un choix judicieux, d’autant plus que mon origine tunisienne et mon multilinguisme allaient me permettre d’avoir un regard particulièrement profitable pour travailler sur ce type de problématique.

Tout cela justifie pleinement le chantier dans lequel j’ai choisi d’œuvrer.

Pour ma part, j’étais consciente que travailler sur un tel sujet allait me permettre de naviguer désormais à travers différentes approches : sociologique, psychologique, anthropologique et économique.

En fait, je fus interpellée essentiellement par l’aspect pluriel du sujet et par la variété des approches et des théories liées à l’« illettrisme ». Ainsi avons-nous cherché à poser la question de l’« illettrisme » à travers un large éventail de disciplines et de laboratoires de recherche, y compris ceux qui, de prime abord, peuvent en apparaître éloignés. Ainsi, le titre de ma thèse est : Une seconde chance pour l’illettré ? Récits de vie. Une clinique de l’expérience difficile.

Nous avons opté pour l’enquête de terrain, et c’est pour cela que nous avons commencé par une formation de trois mois au sein de l’association « Regain Île de France » (association qui lutte contre l’« illettrisme »). Ce fut en pratique une « observation participante » dont l’objectif premier était de se faire une idée sur la formation proposée, son but et sur les méthodes de travail offertes pour aider les sujets concernés (les « illettrés »). Il s’agissait également d’observer les nouveaux formateurs et de voir si cette formation répondait à leurs interrogations et à leurs « inquiétudes », une fois seuls sur le terrain.

Nous nous sommes dès lors intéressée de plus près aux institutions qui luttent contre l’« illettrisme ». Nous avons ainsi préparé un questionnaire destiné à toutes les associations qui se trouvent sur Paris, et avons demandé à des formateurs et à des responsables de formation de nous parler de leur expérience et de leur pratique de terrain.

Il s’agissait également d’approcher ce sujet sous l’angle de la théorie. Nous étions consciente que de nombreux chercheurs avaient abordé cette thématique, et nous savions d’avance que notre mission ne serait pas facile, vu le nombre d’ouvrages et d’études consacrés à ce problème. La diversité des méthodes mises en place à l’attention du public et des formateurs a également attiré notre attention sur la complexité du problème et sur le besoin d’une approche rationnelle et détachée de ses nombreuses ramifications.

Ainsi avons-nous trouvé intéressant de travailler sur la comparaison entre les trois méthodes les plus utilisées par les associations et les formateurs que nous avons interrogés. Il s’agit de LETTRIS (une méthode pour comprendre, lire, écrire, parler), de GILLARDIN (apprentissage de la lecture et de l’écriture pour les adultes en difficulté) et la MNLE (apprendre à lire et à écrire à l’âge adulte).

Nous allons surtout nous pencher sur :

-  la lecture ;

-  la production d’écrits ;

-  les mathématiques.

Enfin, nous avons mené des entretiens (semi-directifs)[3], qui en fait étaient un mélange entre l’entretien, la biographie et le récit de vie. Tout ceci, pour comprendre pourquoi ces sujets en difficulté ont opté pour la « seconde » chance ? Et ce qu’attendaient ces derniers d’une formation ?

 

Avant de détailler notre recherche, nous tenons à différencier trois concepts : l’illettrisme, l’analphabétisme et le français langue étrangère (FLE).

 


 

Illettrisme

Scolarisation en France ou en langue française

Non-maîtrise de la lecture et/ou de l’écriture

Echec scolaire

 

Analphabétisme

Peu ou pas scolarisé dans le pays d’origine (France ou étranger)

Non-maîtrise de la lecture et/ou de l’écriture, et/ou de l’exercice oral d’une langue étrangère.

Français langue étrangère

Personnes étrangères, non francophones, scolarisées dans leur pays d’origine.

 

En France, aujourd’hui, plus de trois millions de personnes rencontrent des difficultés importantes pour lire et écrire. Et pourtant, depuis plus de vingt-cinq ans, aux côtés des réseaux associatifs impliqués sur le terrain, des institutions représentatives du monde du travail et de la société civile, ainsi que des collectivités territoriales et de l’Etat, se sont retrouvées pour dégager une vision commune de « l’illettrisme » et poser les bases d’une action concertée au plan local et régional. Mais, malgré ces efforts et ce patrimoine d’expériences et de compétences, l’« illettrisme » est encore présent.

Il importe donc en priorité de comprendre pourquoi, après un quart de siècle de lutte[4], avons-nous toujours le même nombre d’« illettrés » ?

Traiter cette problématique suppose que l’on parle du système éducatif dans son fonctionnement général. Ce système vise à produire en priorité des jeunes instruits, qualifiés et adaptés à un monde en constante évolution, en constant changement. Il induit également de l’échec.

Face à l’insuffisance du niveau des connaissances de base, à la méconnaissance des savoirs fondamentaux, à l’incapacité de se prendre en charge, et devant le manque évident de compétences clés ou transversales, des actions sont entreprises au niveau local. Parfois même, des programmes se mettent en place au niveau national, le tout visant à combler les lacunes les plus criantes et à compenser une partie des retards accumulés.

Toutes ces initiatives ont en commun de donner de « nouvelles opportunités » de formation à des publics ayant manqué leur première chance à l’école. On parle ainsi par exemple d’école de la deuxième ou de la « seconde » chance, y compris lorsque l’action mise en œuvre se situe en dehors de l’institution scolaire.

Ces formations s’adressent essentiellement à des publics en rupture scolaire et, le plus souvent, en voie d’exclusion économique et sociale. Les actions sont dès lors centrées autour de l’entreprise et visent ainsi à responsabiliser leur public « cible » en l’intégrant à un collectif de travail, à le socialiser en lui donnant accès à un revenu acquis par le travail et à le former, autant sur le plan technique et professionnel que sur le plan social.

 
Les difficultés professionnelles

Pendant longtemps, l’«illettrisme » était exclusivement appréhendé au travers de ses dimensions sociales et culturelles. Mais, il reste indissociable des réalités économiques. Le phénomène de l’« illettrisme » est fortement lié aux transformations du marché du travail, au souci d’optimisation des entreprises et à l’exigence de nouvelles compétences. Les mutations du monde du travail et l’évolution des structures de production impliquent une nécessaire élévation du niveau de formation des salariés pour répondre aux nouveaux défis économiques (développement de la concurrence, diversification rapide et continue des produits ou services).

En effet, ce problème doit donc concerner aussi le monde du travail, au niveau des entreprises en termes d’adaptation, au niveau des salariés en termes de maintien dans l’emploi. Les salariés en situation d’« illettrisme » se trouvent en général dans des postes peu ou pas qualifiés, et sont les plus exposés en cas de restructuration. La recherche d’un nouvel emploi sera aussi très difficile.

Au cours des vingt-cinq dernières années, l’emploi non qualifié a peu diminué en volume, il représente 22% du volume total d’emplois salariés contre 27% en 1980. Par contre, il s’est transformé ou déplacé du secteur industriel vers les services. Il s’est développé dans le commerce, les services aux particuliers et les services aux entreprises.

Alors que le gouvernement considérait en 1979 qu’il n’existait pas d’analphabétisme fonctionnel en France, un rapport publié en 1984[5] a mis en lumière le problème de l’« illettrisme ». Cette prise de conscience a été suscitée par la crise de l’emploi : « Le chômage est ainsi un révélateur de l’analphabétisme et celui-ci une cause d’aggravation du chômage »[6]. Dans les années 70, l’industrie minière et sidérurgique a connu de graves difficultés, et de nombreuses mines et usines ont fermé. Leurs salariés, qui jusqu’alors jouissaient d’une parfaite insertion professionnelle, se sont trouvés au chômage. Des formations de reconversion leur ont été proposées. Il était par exemple projeté d’implanter des industries automobiles en Lorraine et de reconvertir les anciens mineurs et salariés qui ne possédaient pas les acquis suffisants en matière de lecture, d’écriture et de calcul pour suivre les formations qui leur étaient proposées. L’on a alors parlé d’« illettrisme » au sujet de ces personnes qui ne maîtrisaient pas suffisamment la lecture et l’écriture pour suivre des stages de reconversion.

Ainsi, si l’analphabète est incapable d’identifier les mots, l’« illettré » peut déchiffrer une phrase mot à mot, mais n’en saisit pas le sens. En même temps que l’attention des enseignants et des responsables de l’Education nationale se focalisait sur le problème de l’échec des enfants dans l’apprentissage de la lecture, l’« illettrisme » des adultes apparaissait comme un problème social. Il se trouva lié à la crise de l’emploi et à l’accroissement du chômage, qui ont contraint les travailleurs peu qualifiés, en quête d’emploi, à être enrôlés dans des stages de formation ou d’insertion, rendant ainsi visibles leurs difficultés face à l’écrit.

C’est pourquoi l’« illettrisme » s’accompagne souvent d’exclusion professionnelle et sociale. Les mutations du monde du travail avec l’automatisation et la robotisation sont à l’origine de cette exclusion.

En effet, pendant les trente dernières années, l’exclusion professionnelle des « illettrés » était moins importante, car les organisations du travail, tel que le Taylorisme dans le secteur secondaire, avaient besoin d’une main-d’œuvre peu qualifiée. La population ouvrière était dans la plupart des cas conduite à produire une série de gestes de manière répétitive et sans avoir réellement besoin de savoir lire ou écrire. Ainsi, la mise à l’écart des personnes en situation d’« illettrisme » allait commencer avec l’évolution des méthodes de travail.

Donc, le constat de départ, tel qu’il était formulé à la fin des années 80, pourrait être synthétisé comme suit : sous l’effet de l’introduction des automatismes industriels et des technologies de traitement de l’information, on assiste à une disparition progressive du travail non qualifié et à une complexité croissante des tâches effectuées par les opérateurs. Les procédures de travail, dans le tertiaire comme dans l’industrie, font appel à des modes de raisonnement plus abstraits : maniements de symboles, raisonnements algorithmiques complexes, résolutions de problèmes impliquant non seulement des connaissances techniques, mais un nombre croissant de paramètres.

Face à ces évolutions, les aptitudes essentiellement gestuelles et les savoir-faire de métier des salariés, dits de bas niveau, apparaissent inadaptés, voire même constituent des obstacles à l’acquisition des compétences requises. On parle alors   des « exclus de l’abstrait ».

Dans les entreprises,  Benoît HESS montre que : « les ouvriers ont accumulé au cours de leur vie professionnelle un savoir empirique et des compétences pratiques suffisantes pour assurer leur travail, tel qu’il se présente encore actuellement. Mais ces connaissances et ces compétences acquises avec l’expérience l’ont souvent été de manière ponctuelle et fragmentée et n’ont pu, de ce fait, se constituer en un ensemble cohérent, organisé et structuré.

Cette appréhension partielle et épisodique de la réalité n’a pas permis que se développent, chez ces personnes, les processus d’abstraction, de conceptualisation et de généralisation. C’est pourquoi les compétences exercées par les salariés de faible niveau de formation apparaissent souvent comme rigides et difficilement transférables à des situations nouvelles.  Les difficultés rencontrées à ce sujet se font particulièrement sentir lorsqu’il s’agit pour ces personnes :

- d’acquérir des connaissances, de les mettre en relation, de les utiliser en situation, de les enrichir par l’expérience, de les transférer à de nouvelles situations ;

- de se repérer dans le temps et dans l’espace par rapport à leur environnement social et professionnel ;

- d’agir de manière raisonnée par l’analyse de situation, la mise en relation de paramètres, la construction d’hypothèses, l’anticipation de résultats ;

- d’appréhender des situations en jugeant selon différents critères, en admettant le point de vue des autres, en tenant compte de règles, de contraintes »[7].

Ainsi, les années de crise ont contraint une large partie des personnes de bas niveau de qualification à se reconvertir. Celles qui en ont été capables ont échappé à l’exclusion, les autres ont grossi les rangs des chômeurs de longue durée et des « RMIstes ». Le témoignage de cette formatrice est à cet égard intéressant : « Ici je rejoins un peu le travail qu’avait fait Bourdieu dans son dernier ouvrage sur l’éducation (je ne me rappelle pas du titre exact), où il disait : le niveau monte, mais ceux qui sont en retrait sont beaucoup plus mis sur le côté. Il ne parlait pas des illettrés, il parlait des gens qui n’avaient pas une qualification, parce que surtout : le travail a changé et ça c’est capital. L’argument dans presque tous les boulots, c’est qu’il faut savoir lire et écrire ! Mais, je dis ce n’est pas l’argument majeur, c’est surtout les petits boulots répétitifs qui sont en voie de disparition ! Parce qu’à l’époque les années 90, il y avait plein d’illettrés qui travaillaient et qui avaient des familles à nourrir… (silence).

 En fait, il y a une requalification générale de toute la hiérarchie du travail (puisque ces petits boulots sont acceptés par des gens qui ont Bac +1, Bac +2) et donc ceux qui sont en bas sont de plus en plus marginalisés. Cela ne va pas dire qu’il y a des illettrés qui ont des problèmes dans leur boulot ! Moi j’ai connu ! Mais il y en a très peu qui le déclarent dans leur travail, c’est parce qu’ils ont peur du licenciement. ».

Il importe à ce stade de compléter notre analyse par  quelques chiffres.

 

En 2001, plus de cinq millions de personnes occupent des emplois non-qualifiés. Plus précisément, sur 5,1 millions[8] :

- 56% d’entre elles ont une formation de niveau inférieur ou égal au BEPC,

- 75% se trouvent dans le tertiaire (notamment commerce et services),

- 17% sont en contrats courts (CDD, intérim, stages),

- 30% sont à temps partiel (souvent non choisi),

- 60% sont des femmes,

- 26% des emplois non qualifiés sont occupés par des jeunes de moins de trente ans.

Alors que le niveau de formation initiale des adultes entrant sur le marché du travail est plus élevé qu’il y a vingt-cinq ans, on constate qu’une partie de la population ne maîtrise pas suffisamment les savoirs de base pour bénéficier d’une intégration satisfaisante dans la société. S’ajoute à cela l’inégalité d’accès à la formation continue. Les personnes qui ne possèdent pas de diplômes sont mises à l’écart de cette formation dans tous les secteurs professionnels, y compris ceux qui consacrent une part importante de leur masse salariale à la formation.

La prise en compte du phénomène de l’« illettrisme » en entreprise date de la fin des années 1980. Depuis une dizaine d’années, des entreprises ont réalisé à destination des salariés en situation d’« illettrisme » des actions de formation, sous des appellations diverses, dans lesquelles le mot « illettrisme » n’était pas affiché.

 
Quelques chiffres sur la formation financée par les entreprises

En 1999[9], six millions de salariés ont suivi une formation financée par leur employeur, parmi lesquels :

- 13% sont des personnes qui occupent un emploi non qualifié,

- 14,9% sont  des salariés sans diplômes.

Certaines branches professionnelles qui, du fait de la nature de leurs activités, emploient traditionnellement des personnes de faible niveau de qualification (propreté, bâtiment, agro-alimentaire, métallurgie, secteur social) se sont engagées dans des actions de lutte contre l’« illettrisme ».

Cependant, le problème de l’« illettrisme » est encore méconnu de nombreuses entreprises. Il recouvre des situations très hétérogènes. Il est souvent non repéré au moment de l’embauche. Les syndicats et les responsables sont peu mobilisés, car le problème est mal connu et masqué. Certains chefs d’entreprises dénient l’existence au sein de leurs entreprises de salariés en difficulté face à l’écrit. D’autres considèrent que la maîtrise des savoirs de base ne fait pas partie des missions de l’entreprise, mais est de la responsabilité de l’Education nationale.

De leur côté, les salariés qui ne maîtrisent pas les savoirs de base sont conduits à dissimuler leur handicap en développant des stratégies de contournement pour réaliser leur travail et compensent les lacunes par d’autres qualités. De ce fait, il est difficile de connaître précisément le nombre de salariés en situation d’« illettrisme ».

A part cette « exclusion » professionnelle due aux nouvelles exigences du monde du travail, les personnes en difficulté face aux savoirs de base souffrent aussi de l’exclusion sociale.


Zoghlami Saida

http://lesanalyseurs.over-blog.org/

Publié in Les IrrAIductibles n°13

[1] Zoghlami Saida. (2007), Une seconde chance pour l’illettré ? Récits de vie. Une clinique de l’expérience difficile, thèse de doctorat sous la direction de Remi HESS, Université de Paris 8, 416 p.

[2] Remi Hess, professeur en sciences de l’éducation à Paris 8.

[3] Nous avons fait 20 entretiens : 10 avec les formateurs et 10 avec les personnes en difficulté face aux savoirs de base (les stagiaires).

[4] En janvier 1984, un rapport est remis au Premier ministre sous le titre : Des illettrés en France, rapport qui alerte l’opinion en faisant état d’une situation très préoccupante. Jusqu’alors, l’illettrisme semblait ignoré des pouvoirs publics, alors que son existence a été révélée, dès 1977, par les travailleurs sociaux qui militaient dans le mouvement ATD-Quart Monde.  

[5] ESPÉRANDIEU V. (1984), Des illettrés en France : rapport au Premier ministre, Paris, La documentation française.

[6] Ibid. p. 42.

[7] HESS B. (1997), L’entreprise face à l’illettrisme : les enjeux de la formation, Paris, Anthropos,   p. 36-37

[8] Sources : INSEE, n°796, juillet, 2001.

[9] Sources : INSEE, n° 759, février, 2000.

Partager cet article
Repost0

commentaires