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  • : Le blog de Benyounès Bellagnech
  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 09:29

Ce document est issu d'un exercice auquel je me suis prêté  premier semestre 2008, en vue d'asseoir et de développer l'activité éditoriale et médiatique des IrrAIductibles : l'estimant comme une base de discussion qui pourrait déboucher sur l'action, je le mets à la disposition de tous.  


Résumé

 

La thèse est une sorte de recherche-action visant le dépassement de la crise et des contradictions qui traversent l’université sur le plan pédagogique et de la recherche, par la création collective de nouveaux dispositifs internes et externes à l’université.

Dans sa formation universitaire, l’étudiant est acteur, et non pas sujet, au même titre que les professeurs dans une relation d’apprentissage et d’épanouissement théorique et pratique. L’analyse interne du fonctionnement de l’établissement dans sa relation avec l’institution ou les institutions dont il dépend permet de comprendre les mécanismes du fonctionnement et de résoudre les problèmes qui se posent dans la situation. Comment ?

Dans ma thèse, j’explique comment un groupe d’étudiants et de professeurs a créé des dispositifs autonomes dans le temps, l’espace, sur le plan organisationnel avec une base matérielle limitée privilégiant le potentiel humain aux outils techniques hors de prix, et a réussi à élaborer de nouvelles méthodes pédagogiques et de recherche : introduire le journal de recherche ; l’agorisme, consistant à privilégier le face à face au cours magistral, la participation de tous et de chacun des collaborateurs à l’élaboration du programme pédagogique et de recherche ; le forum électronique et la création d’une liste d’échanges et de discussions sur le plan international, échanges qui donnent lieu à une coordination scientifique entre différents partenaires dans plusieurs pays ; création d’une revue, de plusieurs collections et organisation d’un colloque international annuel qui a lieu la dernière semaine de juin chaque année à Paris 8. Le déplacement de ce colloque dans d’autres pays est envisageable.

 

Les Enjeux scientifiques, techniques, économiques et sociaux

 

Articulation entre la théorie et la pratique en sciences humaines et sociales en se plaçant sur le terrain pédagogique et épistémologique. Apports : pratique du journal, analyse de l’implication du chercheur, résultats sur le terrain, publications scientifiques et une large diffusion dépassant le cadre des spécialistes.

 


Introduction des nouvelles technologies de l’information dans la pédagogie et la recherche.

Réduire les coûts de la formation à la recherche et mettre en place des projets élaborés collectivement à partir des moyens disponibles avec une vision du possible. L’enseignement en ligne fait partie des projets en cours de réalisation par l’équipe pédagogique et le laboratoire Experice.

L’institutionnalisation de nouvelles approches et méthodes visant à résoudre les conflits ou à les dépasser dans toutes les sphères sociales.

Accompagnement des acteurs sociaux dans leur démarche, afin qu’ils puissent par eux-mêmes engager et poursuivre le processus de transformation.

Recours aux méthodes de la socianalyse qui a fait ses preuves depuis plus de 40 ans dans les entreprises publiques et privées.

Dépassement des crises autant dans le travail au sein des entreprises, dans les établissements de formation, que dans la vie sociale ; et transformation pacifique de la société par le dialogue et la discussion, sans exclure les rapports de forces.

 


La thèse dans le contexte général 

 

Ma thèse s’inscrit dans une vision globale du courant de l’analyse institutionnelle. En introduisant la pédagogie du possible, je contribue à donner forme à une pratique pédagogique et sociale qui ne touchait auparavant que certains établissements du primaire, du premier et du second degré.

J’ai joué un rôle important aussi bien au sein de l’équipe qu’au sein du laboratoire qui mène des recherches sur l’éducation informelle et l’éducation ainsi que sur la formation tout au long de la vie.

Comment ? En participant activement aux séminaires, aux débats, aux rencontres organisés par l’équipe ; en participant aux prises des décisions ; en prenant en charge certaines tâches de rédaction, de coordination, de publication, d’animation de groupe et d’animation de la liste Internet qui compte actuellement plus de 300 personnes dans plusieurs pays.

Peut-on parler de concurrence publique dans notre situation. En tout cas, si elle existe, elle serait illicite et non avouée. Des rapports font état d’un surplus de revues de sciences humaines et sociales en France. 170 revues environ. La spécificité de notre revue réside dans le fait qu’elle permet aux chercheurs débutants de publier pour la première fois. Quant à la concurrence privée, elle est manifeste autant sur le plan de l’enseignement que de la publication. Ma situation par rapport au privé est très faible.

Mis à part la diffusion sur Internet des publications, on ne peut pas parler de moyens scientifiques mis à disposition. A l’exception de mon directeur de thèse. En effet, sans mon directeur de thèse, je n’aurais pas été jusqu’au bout de ma démarche. Je lui dois beaucoup. Son soutien permanent a été déterminant pour que je puisse aller au bout de ma démarche de recherche. Je bénéficie de son aide sur le plan de la recherche, dans l’élargissement du réseau de connaissances et de son soutien matériel également.

Je dispose avec mon équipe d’une salle de réunion et de travail à l’université, d’une bibliothèque et d’un accès à l’imprimerie universitaire payée par l’équipe de recherche. Il faut noter que l’imprimerie risque de fermer à la rentrée prochaine, ce qui risque de rendre les publications plus coûteuses.

On ne peut pas non plus parler de moyens humains mis à disposition et rémunérés correctement, car le travail se fait en équipe et sur la base du volontariat. Les chercheurs, étudiants ou professeurs, avec d’autres acteurs qui ne relèvent pas de l’éducation,  participent tous à la rédaction d’articles ou d’ouvrages. 10 à 20 personnes assistent régulièrement aux réunions hebdomadaires. Une secrétaire de rédaction s’occupe de la correction, de la mise en page des publications. Un à deux coordinateurs sont désignés pour suivre la progression de chaque numéro de revue. Nous avons publié plus de 350 articles et autant d’auteurs : chercheurs, professeurs en fonction ou retraités, étudiants de tous les niveaux de la licence au doctorat, acteurs sociaux dans différents services de la société, auteurs originaires de différents pays dans le monde.

La fusion récente entre les deux laboratoires de Paris 8 et Paris 13 ayant donné naissance au laboratoire Experice, n’a pas encore produit ses effets pour les étudiants chercheurs qui ne sont pas sollicités comme il le faudrait pour participer aux différents travaux du labo et aux différents réseaux qui s’y rattachent. La situation est en train de changer avec la mise en place de la Licence et du Master en ligne. Les doctorants sont sollicités pour animer les cours en tant que tuteurs. Ceci permet aussi une participation active à la préparation du programme pédagogique et au suivi de sa réalisation.

 Sur le plan scientifique, il existe un réseau international du courant de l’analyse institutionnelle. Un colloque annuel a lieu à Paris 8 chaque année qui réunit de nombreux chercheurs de différents pays. La liste Internet que j’anime régulièrement permet de maintenir et de développer ces relations avec des universités étrangères ou des fondations telles que l’Office franco-allemand de la jeunesse (OFAJ). Le réseau manque de structuration qui pourrait permettre une sorte de pérennisation.

Quant aux réseaux industriels, les différentes interventions socianalytiques menées par des membres de l’équipe ont permis d’avoir quelques relations EDF (nucléaire, Télécom, …).

Le travail d’animation, d’écriture et de publication m’intéresse, je m’y suis investi avec passion depuis plusieurs années. Le projet est déjà entamé et c’est pour cela que je compte le poursuivre.

J’ai contribué activement à la conception et  la mise en place de ce projet.

Le fait de s’appuyer sur quelques personnes conduit parfois à une surimplication avec la prise de risque de ne pas être payé pour le travail effectué, de perdre son emploi principal sans substitution sûre. Conscient de ce type de risque, nous évitons d’accélérer le rythme de la production bien que nous nous sentions en mesure de le faire. Nous travaillons en fonction des circonstances et des moyens dont nous disposons.

 

Déroulement, gestion et coût du projet

 

Le projet est parti d’un petit groupe d’étudiants et de professeurs. Il s’est étendu au département des sciences de l’éducation, à l’ensemble de l’université Paris 8 et à l’extérieur. La revue Les irrAIductibles créée en 2002 et la collection « Transductions » (2003), commencent à être connues et deviennent des références dans la recherche en sciences humaines et sociales. Les cours et les publications en ligne rencontrent un accueil favorable au près d’un public varié (étudiants, salariés ou en formation…)

L’implantation institutionnelle locale sous forme de statut pourrait préserver des revenus vitaux de survie, tout en multipliant les ouvertures sur le monde extérieur, cela permet de tenir compte des risques de l’échec du projet et du possible changement tactique ou stratégique de son orientation

La restitution des résultats se fait progressivement et au fur et à mesure que les projets avancent : sur le plan de l’intervention, cela se fait sur la base du contrat conclu avec le commanditaire de l’intervention qui pourrait être une entreprise, un établissement d’éducation ou de formation, une municipalité ou autre organisme privé ou public.

Dans le domaine de la recherche, la publication se fait sur des supports adaptés (brochure, revue, livre, Internet) en fonction de l’objet de recherche et de sa finalité. En matière pédagogique, l’évaluation et les résultats sont restitués sur le long terme. Par exemple : les étudiants des cours en ligne en licence :  bien qu’il y ait un échange au cours de l’année, le résultat ne peut se mesurer qu’en fin d’année ou dans les années qui suivent. Quant aux niveaux supérieurs, les résultats sont évalués en fonction de la qualité de la recherche rendue par l’étudiant.

 

 Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

 

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